VI

Préludes de la journée du 20 juin.--Proposition de Danton au sujet de

la reine.--Lettre de Lafayette à l'Assemblée.--Menaces d'un coup

d'Etat.--Manifestation du peuple de Paris.--Il pénètre dans

l'Assemblée.--Envahissement des Tuilleries.--Conduite de Louis XVI.--A

qui la victoire?--Fête du Champ-de-Mars.

Louis XVI tenait toujours l'Assemblée nationale bloquée par ses vétos.

Les faubourgs s'indignaient, trépignaient.

Peuple, en marche!

Quelques mots sur les incidents qui préparèrent la journée du 20 juin.

Les griefs qui s'élevaient déjà contre le château, la démission du

ministère girondin, la résistance du roi à un décret de l'Assemblée

frappant des prêtres rebelles, tout cela suffisait bien pour exciter

les méfiances. Dès soupçons, qui ont acquis depuis le caractère de la

certitude, planaient sur les manoeuvres de la reine. Le _comité

autricien_, formé autour d'elle et par elle, communiquait sans cesse

avec l'ennemi.

Danton avait percé à jour ces intrigues de femme. Dès le 4 juin, il

proposa deux mesures pour désarmer l'influence de la cour et déjouer

ses sinistres projets. La première était d'asseoir l'impôt sur de

nouvelles bases, d'exonérer le pauvre et de charger le riche; par ce

moyen, l'Assemblée s'attacherait les sympathies de la classe la plus

nombreuse. La seconde loi forcerait Louis XVI «à répudier sa femme et à

la renvoyer à Vienne avec tous les égards et tous les ménagements dus à

son rang».

Pendant que la situation extérieure était alarmante, on faisait courir

à l'intérieur des bruits de coup d'État. Pour frapper un coup d'État,

il faut une armée et un chef. Ce chef existait-il? Le 16 juin, du camp

de Maubeu, Lafayette écrivit à l'Assemblée législative une lettre dure,

insolente, contenante les reproches les plus amers. Le nom de Cromwell

fut prononcé et courut sur quelques bancs. Lafayette eût fait un pauvre

Cromwell; telle n'était d'ailleurs pas son ambition. Il eût plus

volontiers joué le rôle d'un Monk honnête homme. Quoique détesté de la

cour, son rêve était de relever les débris du trône constitutionnel et

de l'asseoir sur l'union de la noblesse avec la classe moyenne.

[Illustration: Les pétitionnaires du 20 Juin.]

Cette lettre maladroite souleva d'abord une tempête dans l'Assemblée;

puis, après un moment de réflexion, on décida qu'il n'y avait pas lieu

à délibérer. C'était répondre à la menace par le mépris. De quel droit,

d'ailleurs, un général s'immisçait-il en maître dans les affaires du

pays?

Les défiances populaires s'accrurent; on commentait surtout ce passage

de la lettre: «Que le règne des clubs, anéantis par vous, fasse place

au règne de la loi, leurs usurpations à l'exercice ferme et indépendant

des autorités constituées, leurs maximes désorganisatrices aux vrais

principes de la liberté, leur fureur délirante au courage calme et

constant...» Était-ce clair? On en voulait au droit de réunion; mais ce

droit avait jeté, en deux années, de trop profondes racines dans les

moeurs pour qu'on l'en arrachât sans rencontrer de résistance.

On attribue à Danton une part considérable dans les événements qui vont

suivre; il faut pourtant avouer qu'à cet égard les preuves nous

manquent. On a beau fouiller dans les journaux et les Mémoires du

temps, on n'y trouve aucune trace de son influence directe. S'il fut

l'âme du mouvement, ce fut d'ailleurs le peuple seul qui marcha.

Deux prétextes servirent à masquer les desseins des meneurs: une

pétition qu'on irait présenter à l'Assemblée; un arbre de la liberté

qu'on planterait sur la terrasse des Feuillants, en mémoire du serment

du Jeu-de-Paume.

Le 20 juin, un rassemblement d'environ vingt mille hommes, dans lequel

les faubourgs Saint-Antoine, Saint-Marceau, Saint-Jacques avaient versé

leurs habitants, se dirigea vers la salle du Manége. Le mouvement

reconnut tout de suite ses meneurs: c'étaient le brasseur Santerre,

Legendre, le terrible marquis de Saint-Huruge. Ce dernier avait dissipé

sa fortune et sa réputation dans des aventures scandaleuses; prisonnier

sous le règne de Louis XVI, il avait amassé dans son coeur un trésor de

vengeance contre l'aristocratie et contre la cour. Sa formidable voix

évoquait sans cesse le fantôme de la Bastille, cette prison d'État où

il avait été renfermé. D'une force physique extraordinaire, il se fit

le chef des _Enragés_ et des _Hurleurs_. La foule enflait de moment en

moment. Le rendez-vous était fixé sur la place de la Bastille. Les

colonnes en désordre s'ébranlent; des inscriptions, parsemées çà et là

dans la longueur du cortége, annoncent l'esprit et les desseins du

rassemblement. Hommes, femmes, enfants, s'avancent, précédés de la

Déclaration des droits et de quelques canons. Ils suivent

processionnellement la rue Saint-Honoré, au milieu des acclamations et

du tumulte. Cette multitude hérissée de piques, de faux, de fourches,

de croissants, de leviers, de bâtons garnis de couteaux, de scies, de

massues dentelées, se meut comme une forêt vivante. Les femmes mêlées

au cortége marchent gravement le sabre au poing. Voilà, il faut en

convenir, de singuliers pétitionnaires! Le peuple ayant épuisé les

voies de réclamations pacifiques, le peuple dédaigné et foudroyé, le

peuple avait fini par mettre un bout de fer sur sa signature.

Il était deux heures quand on arriva sur la place Vendôme. Les

terribles visiteurs s'étaient annoncés par leurs cris, par leur marche

sonore et par le cliquetis de leurs armes. De violents débats

s'élevèrent dans l'Assemblée Nationale entre la gauche, qui était

d'avis de les recevoir, et la droite qui voulait qu'on leur refusât

l'entrée de la salle. Cependant les portes commençaient à être

secouées: que faire? Allez donc désarmer vingt mille hommes! Les portes

s'ouvrent; les pétitionnaires se rangent dans la salle du Corps

législatif; l'orateur désigné par la déposition s'avance et dit d'une

voix énergique: «Législateurs, le peuple français vient aujourd'hui

vous présenter ses craintes et ses inquiétudes. Nous ne sommes d'aucun

parti; nous n'en voulons adopter d'autre que celui qui sera d'accord

avec la Constitution. Le pouvoir exécutif n'est pas d'accord avec vous;

nous n'en voulons d'autres preuves que le renvoi des ministres

patriotes. C'est donc ainsi que le bonheur d'un peuple libre dépendra

du caprice d'un roi! Mais ce roi ne doit avoir d'autre volonté que

celle de la loi. Le peuple veut qu'il en soit ainsi, et sa tête vaut

bien celle des despotes couronnés. Cette tête est l'arbre généalogique

de la nation, et devant ce chêne robuste le faible roseau doit

plier.... Nous nous plaignons, messieurs, de l'inaction de nos armées.

Pénétrez-en la cause, et si elle dérive du pouvoir exécutif, qu'il soit

anéanti!... Nous avons déposé dans votre sein une grande douleur. Le

peuple est là; il attend dans le silence une réponse digne de sa

souveraineté.»

L'Assemblée répondit, mais faiblement: elle avait peur. Le cortége

défila solennellement, les armes hautes et les bannières déployées; on

lisait çà et là:

Résistance à l'oppression!

Avis à Louis XVI.

Le peuple las de souffrir

Veut la liberté tout entière

Ou la mort!

A bas le véto!

Aux Tuileries! aux Tuileries! On tourne la tête du rassemblement vers

le château. Vergniaud lui-même n'avait-il pas dit: «La terreur est

souvent sortie de ce palais funeste; qu'elle y rentre au nom de la

loi?...» Elle allait y rentrer cette fois au nom du peuple. Les piques,

suivies ou précédées du canon, se présentent sur la place du Carrousel.

Les abords de la demeure royale étaient gardés par des forces assez

considérables et flanqués d'artillerie; mais les armes ne tiennent pas

longtemps, quand les coeurs sont atteints; tout ce simulacre de

résistance s'évanouit pièce à pièce. Il y eut pourtant deux ou trois

fausses alertes; la foule, resserrée çà et là par quelque mouvement des

troupes, s'enflait et allait éclabousser les murs des maisons voisines.

Tous ces flots dispersés revenaient bien vite dans le courant qui

montait, montait toujours. La foule dévora successivement les

intervalles et les obstacles qui la séparaient du château. Les grilles,

les cours intérieures étaient forcées: la multitude tenta tous les

passages. Elle hésitait, toutefois, à violer la demeure royale. «C'est

le domicile du roi, lui criait un municipal, vous n'y pouvez entrer en

armes. Il veut bien recevoir votre pétition, mais seulement par

l'entremise de vingt députés.» Ces paroles firent quelque impression

sur la foule; mais bientôt elle pousse des cris de joie à la vue d'un

canon que des hommes déterminés montaient sur leurs épaules jusque dans

la salle des gardes, au sommet du grand escalier. Une porte résiste

encore: on la travaille à coups de hache. Au même instant, une voix

crie: «Ouvrez!»

Louis XVI avait d'abord compté sur la troupe et sur ses fidèles

gentilshommes pour garantir l'inviolabilité de la demeure royale; mais,

averti de moment en moment par des clameurs et des soubresauts furieux,

il avait fini par se présenter lui-même au-devant de l'orage. Silence

et respect: le flot populaire recula. Toule cette multitude avait bon

coeur; elle voulait avertir la royauté, lui montrer de quel côté était

la force; elle ne tenait point à avilir le roi. L'émeute poussant

l'émeute, hommes, femmes, enfants, se répandirent bientôt dans les

appartements. Quel spectacle! Cette apparition de la misère armée sous

le toit pompeux des souverains, au milieu des glaces, des marbres et

des dorures, présentait un contraste qui serrait le coeur. Ces

brigands, comme on les nommait à la cour, ces sans-culottes, comme ils

s'appelaient eux-mêmes fièrement, ces malheureux épuisés par le travail

ou exaltés par les privations et les souffrances.... Sire, voici votre

peuple!--Cet homme faible, dominé par une femme et par un parti

d'incorrigibles, ce pauvre aveugle qui ne sait où appuyer sa main....

Peuple, voilà ton roi!

Les tables des droits de l'homme furent placées en face de Louis XVI,

qui occupait l'embrasure d'une fenêtre; la loi devant le roi. Les flots

de citoyens se portaient, l'un après l'autre, au-devant de lui:

«Sanctionnez les décrets, lui criait-on de toutes parts; chassez les

prêtres; choisissez entre Coblentz et Paris.» Louis XVI tendait la main

aux uns, agitait son chapeau pour satisfaire les autres; mais sa voix

ne pouvait dominer le tumulte. De nouvelles clameurs ayant demandé la

sanction des décrets, il répondit fermement: «Ce n'est ni la forme ni

le moment pour l'obtenir de moi.» Le mot le plus dur de la journée fut

dit par Legendre: s'adressant au roi, il l'appela «monsieur», lui

reprocha d'avoir toujours trompé le peuple, d'être un perfide, et

proféra des menaces inconvenantes. Louis XVI se contenta de répondre:

«Je ferai ce que m'ordonnent de faire les lois et la Constitution.»

Cette foule était orageuse, passionnée, mais non malveillante; elle

voulait que le roi donnât un gage à la liberté. Un homme du peuple lui

tendit un bonnet rouge au bout d'une pique; Louis XVI accepta le bonnet

et s'en couvrit. La vue de ce signe démagogique sur la tête du roi

produisit un effet immense: la foule sourit, elle était désarmée.

Apercevant alors une femme qui portait à son épée une cocarde

tricolore, il demanda la cocarde et l'attacha au bonnet rouge. Cet acte

de patriotisme enivra la foule qui se mit à crier: «Vive le roi! vive

la nation!»--«Vive la nation!» répondit le roi en agitant son bonnet.

Louis XVI, debout sur une banquette placée près d'une fenêtre,

étouffait de chaleur et de soif; un sans-culotte lui tendit une

bouteille, en lui disant: «Si vous aimez le peuple, buvez à sa santé.»

Le roi prit la bouteille sans hésiter et but à la nation. Des

applaudissements éclalèrent alors de toutes parts.

Il y avait cinq heures que durait cette revue de l'opinion et de la

misère parisienne; le roi était fatigué; de grosses gouttes de sueur

coulaient sous son bonnet rouge. L'Assemblée avait enfin appris ce qui

se passait aux Tuileries; c'est alors qu'arrivèrent deux ou trois

députations de l'Assemblée nationale. Elles furent accueillies avec des

marques de respect et de confiance; la foule s'ouvrit pour leur livrer

passage. Isnard et Vergniaud parlèrent successivement au peuple, et

l'engagèrent à se retirer; puis trouvant le roi entouré de toute cette

multitude armée, furieuse de n'avoir rien obtenu, et dont toute la

fougue bruyante venait se briser contre l'impassibilité d'un homme qui

répétait sans cesse: «Je ne peux pas.... ma conscience me le défend....

--Sire, n'ayez pas peur, lui dirent-ils.--Moi, craindre! répondit le

roi; non, je suis tranquille;» puis saisissant la main d'un garde

national: «Tiens, grenadier, mets ta main sur mon coeur, et dis s'il

bat plus vite qu'à l'ordinaire.» Pétion survint vers six heures du soir

et balaya d'un signe les traînards.--Ainsi se termina cette journée que

les journaux royalistes du temps ne manquèrent pas de représenter comme

une journée de deuil et d'abomination. La violation du domicile royal

leur parut un attentat; mais les révolutionnaires leur répondaient:

«L'Europe entière saura que Louis XVI n'a couru aucun danger, puisqu'il

est encore plein de vie et de santé, qu'il n'a pas même été pressé par

ceux qui l'entouraient; elle saura qu'il n'a point été avili ni

contraint, puisqu'il n'a rien signé ni promis. Quoiqu'il ait été

pendant cinq heures à la discrétion de vingt mille hommes, venus exprès

pour lui demander la sanction de deux décrets salutaires, le roi n'a

subi aucune violence. Le peuple venait faire ses représentations à son

délégué; il est maintenant tranquille et satisfait.»

Qui sortait vainqueur de cette journée? Évidemment le roi. A la force,

il avait opposé la patience, les droits que lui donnait la

Constitution. On l'avait vu admirable de calme, de sang-froid, de

courage. Il avait montré un certain esprit d'à-propos; mais la

difficulté restait toujours pendante entre lui et la nation.

Lorsque le château fut rentré dans le calme, la famille royale ne

s'occupa qu'à compter les outrages et les plaies faites à son

inviolabilité; elle visita les boiseries endommagées, les meubles

détruits, les glaces brisées par le passage des barbares. Louis XVI

mettait ses mains sur sa figure comme pour cacher l'humiliation que

venait de subir la royauté. Un voile de rougeur couvrait le visage

enflammé de la reine et un souffle de colère gonflait son nez

légèrement aquilin. Les familiers du château gardaient un silence

abattu. On voyait sur le parquet les traces insolentes de gros souliers

ferrés. L'émeute avait laissé çà et là des vestiges de son passage,

comme le torrent qui jette son écume sur les bords. Le mouvement du 20

juin ne fut pas une insurrection, ainsi que l'ont dit avec une mauvaise

foi évidente les royalistes: il n'y eut de porté à la monarchie qu'une

offense morale, et encore cette offense était-elle provoquée par les

circonstances en face desquelles se trouvait alors le pays. Il fallait

renverser les dernières espérances de la monarchie et détruire ce mur

d'inviolabilité derrière lequel se cachait la trahison. Le tort de

cette journée fut d'être l'ouvrage d'un parti; elle flatta

l'amour-propre des Girondins dont le peuple demandait le retour au

pouvoir. Aussi cette entreprise, quoique appuyée sur des griefs

sérieux, provoquée par l'indignation qu'excitait dans le pays la longue

résistance du roi, fut-elle dépourvue de résultat. Les pétitionnaires

n'obtinrent pas la sanction qu'ils demandaient, et le roi souffrit

tout, mais n'accorda rien, ne promit rien.

La royauté, déconsidérée, poursuivie par les faubourgs jusque dans son

palais des Tuileries, humiliée, non soumise, allait-elle se relever en

se montrant à son peuple? Le sentiment, qui joue un si grand rôle dans

les affaires humaines, n'était-il pas en sa faveur? La haine qu'on

portait à la reine ne céderait-elle point le terrain à la pitié pour la

femme? Digne et touchante, n'avait-elle point opposé au flot populaire

la meilleure des défenses, son fils, le jeune dauphin, qu'elle serrait

dans ses bras? Une occasion se présenta de sonder à cet égard les

dispositions de la multitude.

Une fête se préparait au Champ-de-Mars pour célébrer l'anniversaire du

14 juillet, le jour de la prise de la Bastille. En tête du cortége

militaire figurait le bataillon des Marseillais, arrivé à Paris le 20

juin. On les reconnaissait à leur teint bruni, à leur mine vaillante.

Avant la journée du 20 juin, ils avaient envoyé à l'Assemblée une

adresse violente «sur le réveil du peuple, ce lion généreux qui allait

enfin sortir de son repos.» Le jour de leur entrée dans Paris, tout le

faubourg Saint-Antoine, Santerre en tête, s'était porté à leur

rencontre. Le 14 juillet 1792, ils passèrent devant l'estrade sur

laquelle était placée la famille royale en criant: «Vive Pétion! Pétion

ou la mort!» Le maire de Paris venait d'être destitué de ses fonctions.

Ce cri de _vive Pétion!_ était donc un reproche adressé au pouvoir

exécutif. A peine si quelques voix faisaient entendre, comme un adieu à

la monarchie expirante, le cri de _vive le roi!_

L'expression du visage de la reine était navrante. Ses yeux étaient

abîmés de pleurs; la splendeur de sa toilette contrastait avec le

cortége dont elle était entourée: une haie de gardes nationaux la

séparait à peine de la masse compacte des citoyens armés de piques. Le

roi se rendit à pied du pavillon sous lequel était la famille royale

jusqu'à l'autel élevé à l'extrémité du Champ-de-Mars. C'est là qu'il

devait une fois de plus prêter serment à la Constitution. Quelques

gamins de Paris suivaient le roi en riant et en applaudissant. Sa tête

poudrée se détachait au milieu de la multitude à cheveux noirs ou

blonds; son habit brodé tranchait sur les vêtements des hommes du

peuple qui se pressaient autour de lui et dont quelques-uns étaient

fort dépenaillés. Il redescendit les degrés de l'autel de la Patrie,

et, traversant de nouveau les rangs en désordre, il revint s'asseoir

auprès de la reine et de ses enfants.

«Depuis ce jour, dit mélancoliquement Mme. de Staël, le peuple ne l'a

plus revu que sur l'échafaud.»

Histoire des Montagnards · 第 38 / 146 题