INDEX BOTANIQUE ET ZOOLOGIQUE 217
INDEX DES NOMS PROPRES 219
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Lyon. — Imp. PITRAT AINÉ, A. REY Succ., 4, rue Gentil. — 17697
NOTES :
[Note 1 : Publié en 1880 dans le même recueil, t. XV.]
[Note 2 : Voir Alf. de Bary, _Notice généalogique et historique
sur la famille de Bary_, in-8, Colmar, 1877.]
[Note 3 : Je dois à une lettre de M. Arthur de Bary, consul général
d’Allemagne à Tunis, les détails qui précèdent sur la carrière
de son frère, antérieure à son exploration. Je le prie d’agréer
l’expression de ma gratitude pour l’obligeance qu’il a mise à
me communiquer ces renseignements.]
[Note 4 : Tounine est un village touareg, de fondation récente
(Duveyrier), situé au voisinage de Ghât. Sur sa population, voir
plus loin p. 24.]
[Note 5 : C’était le fils cadet d’un riche marchand du Touât et
de la sœur du dernier Sultan berbère de Ghât. Il avait forcé son
frère aîné, l’héritier légitime, à lui céder le commandement
de la ville, et il travaillait en 1861 à la livrer aux Turcs pour
consolider son usurpation. Il était naturellement le chef du parti
antifrançais. (Duveyrier, _les Touareg du Nord_, p. 273.)]
[Note 6 : Deux mois plus tard, de Bary était bien revenu de son
impression première. Voir plus loin ce qu’il dit de la faiblesse
de l’autorité turque.]
[Note 7 : Richardson (_Travels in the Great Sahara_, Londres, 1848,
t. I) nous a laissé un tableau très vivant de la vie de Ghât à
cette époque.]
[Note 8 : Cette mesure a été la source d’interminables différends
entre les Touareg et les Turcs, et les premiers ont fini par avoir
gain de cause. En 1894, les Touareg disaient à M. Foureau : « Nous
avons combattu parce que les Turcs avaient la prétention de nous
empêcher d’entrer dans la ville en armes, et nous avons été
vainqueurs. Nous le serions encore, le cas échéant. » (Foureau,
_Ma mission au Sahara_, 1893-1894, p. 214.)]
[Note 9 : Il s’agit du thaler Marie-Thérèse, autrefois seule
monnaie ayant cours au Soudan. Depuis l’occupation de Tombouctou,
il cède la place à notre pièce de cinq francs.]
[Note 10 : Le commandant Mircher avait déjà publié la même
information (_Mission de Ghadamès_ p. 52).]
[Note 11 : Les Kel-Ouï sont maîtres de couper tout commerce entre
Ghadamès Ghât et le Sokoto, en interdisant le passage par leur
oasis de l’Aïr. De là ce privilège dont ils jouissent à Ghât.]
[Note 12 : Cette prévision ne s’est pas réalisée. Aujourd’hui
encore, les Touareg ne paient aucun impôt.]
[Note 13 : Ici, de Bary a pris au pied de la lettre ce qui n’était
sans doute de la part des Azdjer qu’une simple bravade. Jamais,
dans la suite, Ahitaghel ne les a réunis sous son commandement.]
[Note 14 : C’est le nom d’une famille de chefs politiques et
religieux, qui, il y a deux siècles, régnaient en rois féodaux sur
les Touareg Azdjer et les Touareg Hoggar. Détrônés par les Oraghen
(la tribu d’Ikhenoukhen), les Imanan ne forment plus aujourd’hui
que la moindre des tribus nobles azdjer. Déjà du temps de Duveyrier,
cette famille ne comptait plus que cinq représentants mâles. (_Les
Touareg du Nord_, p. 346.)]
[Note 15 : Ceci n’est pas tout à fait exact. Dournaux-Dupéré et
Joubert avaient déjà dépassé la hamada de Tinghert ; ils furent
tués au sud de l’oued Ohanet, sur la route suivie autrefois
par Duveyrier, au moment de pénétrer dans la région des dunes
d’Edeyen. Voir notamment la version plus exacte, donnée par
le P. Richard, Voyage chez les Touareg Azgueurs (_les Missions
catholiques_, janvier, juillet 1881, t. XIII, p. 161).]
[Note 16 : D’après le P. Richard, les assaillants étaient
des Chambba dissidents. En tout cas, la complicité des guides
ifoghas reste nettement établie : « les trois Ifoghas, dit le
P. Richard, font demi-tour avec tous les chameaux et se mettent
à distance, laissant les deux chrétiens seuls avec le razzi
de Bou-Saïd. Dournaux-Dupéré et Joubert sont immédiatement
saisis... Ifoghas et Chambba se rapprochent alors, et le partage du
butin s’opère immédiatement. »]
[Note 17 : L’auteur fait allusion à la situation politique exposée
par Dournaux-Dupéré (Lettre à H. Duveyrier, _Bull. de la Soc. de
géogr. de Paris_, 1874, II, p. 161). Les Ifoghas s’étaient pour
la plupart alliés à la tribu des Imanghasaten alors en guerre
avec Ikhenoukhen. Khetama était le chef Imanghasaten, ennemi
d’Ikhenoukhen, qui, après avoir vainement essayé de s’imposer
à Dournaux-Dupéré comme protecteur et de le détourner de sa
route, l’avait quitté en proférant des menaces. En somme,
la version touareg confirme les déductions de Duveyrier en 1894
: Dournaux-Dupéré est mort victime de la jalousie d’ennemis
d’Ikhenoukhen, à qui était réservé le bénéfice éventuel du
passage de la caravane française.]
[Note 18 : Voir plus loin sur ce personnage, p. 26, 28 et 30.]
[Note 19 : En 1890, M. Foureau évaluait la force des Hoggar à 1200
hommes (_Une Mission au Tademayt_, p. 92).]
[Note 20 : Cette influence des chérifs du Touât se fait encore sentir
chez les Azdjer. « Ces marabouts, écrivait M. Foureau en 1894,
sont plus ou moins lettrés, et le plus souvent fort intelligents ;
ils sont les secrétaires et les conseils des chefs ; ils ne perdent
aucune occasion de réchauffer le fanatisme endormi des Touareg,
en leur prêchant la haine de l’infidèle en général et du
chrétien en particulier. Ce sont pour la plupart des émissaires
secrets du gouvernement du Maroc, qui depuis quelque temps est en
correspondance constante et directe avec les chefs des Ahaggar, et
même avec ceux des autres fractions. » (_Mission chez les Touareg,
d’octobre 1894 à mai 1895_, p. 162).]
[Note 21 : C’est la latitude la plus méridionale sous laquelle
ces arbres aient été signalés au Sahara.]
[Note 22 : D’après Ascherson, ce nom désigne la _Calotropis
Procera_ R. Br., appelée aussi _toreha_ par les Touareg, asclépiadée
caractéristique du Soudan septentrional, et qu’on retrouve au
Sahara jusqu’au Mzab et jusqu’à Tripoli (_Pflanzen des mittlern
Nord-Afrika_, dans Rohlfs, _Kufra_, p. 483).]
[Note 23 : Il y a là sans aucun doute une erreur de transcription
; le journal de route ayant été écrit primitivement en
sténographie. Erwin de Bary fait évidemment allusion à une
espèce connue. D’après M. Locard, à qui nous avons soumis le
cas, ce ne peut être que la _Melania tuberculata_ Müller, qui
est répandue dans toute l’Asie méridionale et dans l’Afrique
méditerranéenne depuis l’Egypte jusqu’au Maroc. Au Sahara,
elle avait été signalée jusqu’ici par Duveyrier dans l’oasis de
Mraïer près Touggourt, et par le Dr Marès à Ngouça (Bourguignat,
_Malacologie de l’Algérie_, II, p. 253). La correction de M. Locard
paraît d’autant plus justifiée, que M. Foureau vient de trouver
dans l’Erg d’Issaouan, au nord-ouest de Ghât, les dunes et les
dépôts quaternaires récents jonchés de coquilles subfossiles
de _Melania tuberculata_ associées à des _Planorbis_, _Limnea_,
_Physa_, _Corbicula fluminalis_ et _Succinea_ (_Rapport sur ma mission
au Sahara, 1893-1894_, p. 159, 156, 153, 67, etc.). Ces constatations,
ainsi que celles toutes semblables faites par M. Foureau dans la
région de Timassinine et de l’Erg de Constantine et par M. Flamand
dans l’Erg oranais, sont une preuve de plus à l’encontre
de l’hypothèse de la mer saharienne quaternaire et donnent
à l’observation d’Erwin de Bary sa véritable portée. Elle
indiquerait la survivance, au Sahara central, de représentants
d’une faune d’eau douce quaternaire, qui grâce au régime
éminemment aquatique d’une partie de cette période, se serait
étendue de l’Atlas jusqu’au Tasili, et peut-être jusque dans
le Sahara méridional.]
[Note 24 : Ce chiffre ne cadre pas tout à fait avec celui de
soixante-seize ans que Duveyrier attribuait à l’émir en 1861. On
conçoit qu’il soit difficile d’être fixé sur l’âge exact
de ces nomades.]
[Note 25 : Voir plus loin, p. 28.]
[Note 26 : Ce renseignement concorde avec ceux de Barth.]
[Note 27 : Beyrich en avait déjà signalé parmi les
fossiles recueillis par Overweg, entre Mourzouk et Ghât
(_Zeitsch. deutsch. Geol. Gesellsch._, IV, 1852). Plus au nord,
M. Foureau a trouvé des tiges de crinoïdes en grand nombre dans
la région des dunes d’Issaouan et du plateau d’Eguélé, entre
27 et 28 degrés de lat. Nord (_Rapport sur ma mission au Sahara,
1893-1894_, p. 233 et suiv.).]
[Note 28 : Montagne de l’Ahaggar, située au nord du Tifedest,
sur l’Igharghar supérieur (carte Duveyrier).]
[Note 29 : C’est le cas de presque toutes les oasis bien
arrosées. Nous avons résumé ailleurs ce qu’on sait des conditions
sanitaires du Sahara (_le Sahara_, Paris, 1893, ch. XIII).]
[Note 30 : Voir plus loin, sur l’identité de ce personnage, p. 30.]
[Note 31 : Le marchand tripolitain qui avait amené de Bary à Ghât.]
[Note 32 : Duveyrier donne une version légèrement
différente. D’après son informateur, Ghât aurait été fondée,
il y a quatre ou cinq siècles, par les Ihadjenen, avec le concours
des Kel-Rhapsa, des Kel-Tarat, des Kel-Telak et des Ibakammazen
(_les Touareg du Nord_, p. 267).]
[Note 33 : Ce nom de Kel-Rhapsa (gens de Rapsa) a été mis en relation
par Duveyrier avec l’oppidum de Rapsa cité par Pline, parmi les
villes sahariennes dont le général Cornelius Balbus triompha. Nous
pouvons signaler à l’appui de cette hypothèse une coïncidence
bizarre. On lit dans le dictionnaire d’Étienne de Byzance : «
Istos, île de la Libye, que les Grecs appellent Oudenoé, et les
Phéniciens Kella-Raphsat. » Cette île d’Istos n’a jamais pu
être retrouvée sur les côtes d’Afrique, et aucun commentateur
n’a pu expliquer ce nom de Kella-Raphsat, qui n’a rien de commun
avec la langue des Phéniciens. Il est certain qu’on se trouve
en présence d’une information de source lointaine, inexactement
rapportée : ce nom de Kella-Raphsat est le nom ethnique d’une
tribu berbère, et le mot νῆσος s’applique non à une île,
mais à une oasis de Sahara.]
[Note 34 : Il s’agit de la caravane de M. Largeau.]
[Note 35 : Allusion à l’enquête faite par Nachtigal à Mourzouk
après le meurtre de Mlle Tinné, et qui attribuait au chef de
l’escorte touareg le nom de Hadj-ech-Cheikh. Voir aussi Duveyrier,
l’Afrique nécrologique (_Bull. Soc. géogr. de Paris_, VIII,
1874). En réalité, ce personnage, proche parent d’Ikhenoukhen,
s’appelait Ech-Cheïkh-bou-Bekr ou Eg-Bekr (_Eg_ signifie _fils de_
en targui, comme _bou_ en arabe) ; mais on l’appelait souvent à
Ghât ech-Cheïkh, « le cheikh » tout court. Erwin de Bary, qui
a eu affaire à lui, emploie indifféremment l’un ou l’autre de
ces termes.]
[Note 36 : Voir plus haut, p. 20.]
[Note 37 : Chez les Musulmans soupçonneux du Tafilelt, Rohlfs
n’échappa point à une semblable visite, et ne dut la vie qu’aux
traces d’une opération qu’il avait subie jadis.]
[Note 38 : Célèbre théologien du IXe siècle, dont le recueil de
sentences est très connu dans le monde musulman.]
[Note 39 : Il s’agit de Tibbous croisés de nègres, comme ceux de
l’oasis de Kaouar.]
[Note 40 : Autre chef des Imanghasaten. Lors des derniers voyages de
M. Foureau, il a été un des chefs hostiles qui n’ont voulu avoir
aucun rapport avec l’explorateur français. Dans une lettre écrite
à Adjiro (Aïr), Erwin de Bary a fait de lui le portrait suivant,
qu’il n’est pas sans intérêt de reproduire : « C’est le
type du noble targui. Très blanc de teint, doué d’une vigueur
exceptionnelle, il a une voix retentissante, dont la basse profonde,
même dans la conversation, me frappait d’étonnement. A la moindre
émotion, ses yeux noirs s’allument, et l’on devine un nez en
bec d’aigle sous son litham. Il est violent et susceptible, de
sorte qu’il n’est pas commode de traiter avec lui. Othman me
disait d’ailleurs : Oufenaït a l’extérieur d’un lion, mais
le cœur d’un enfant. — Ce qui veut dire : ménage son orgueil
et son ambition, et tu auras bon marché de lui. J’ai vu plus tard
qu’Othman avait raison. »]
[Note 41 : Droit de passage.]
[Note 42 : On était en 1876. C’est un exemple assurément peu
ordinaire, que celui de ce vieux chef de nomades, qui du fond de son
Sahara, se tenait si bien au courant de la situation de l’Europe,
et « parlait beaucoup » des Français, lui qui depuis quinze
ans n’en avait pas revu un seul ! Il est certain que Duveyrier,
avec ses manières généreuses et chevaleresques, avait produit
sur l’émir une impression profonde, et quelles que soient les
preuves de duplicité que nous aient données les Touareg, nous
n’avons pas de raison de croire qu’Ikhenoukhen ne nous soit
pas resté fidèle jusqu’à la fin. Son intérêt nous répondait
d’ailleurs de la sincérité de ses sentiments, puisque les taxes
payées par les caravanes françaises devaient, d’après le traité
de Ghadamès, ne profiter qu’à lui seul. Ainsi s’explique aussi
son attitude presque hostile vis-à-vis d’Erwin de Bary, qui tout
en se présentant comme médecin musulman, était le protégé
des Imanghasaten. Malheureusement, l’autorité d’Ikhenoukhen
n’était plus acceptée sans conteste, les Imanghasaten et les
Ifoghas étaient en état de rébellion ouverte, et Dournaux-Dupéré
était mort victime de ces rivalités des tribus azdjer.]
[Note 43 : Plante non déterminée.]
[Note 44 : Plus d’un voyageur européen s’en est aperçu. Ce sont
des Imrhad qui en 1894 ont menacé par exemple la mission d’Attanoux
et l’ont mise un instant dans une position critique.]
[Note 45 : Il y a encore une autre raison : comme le remarque
M. Foureau, les nobles prennent chez les Imrhad ce qu’ils trouvent
à leur convenance, et ceux-ci se dédommagent sur le passant (_Rapport
sur ma mission au Sahara, 1893-1894_, p. 261).]
[Note 46 : Voir Duveyrier, _les Touareg du Nord_, p. 165.]
[Note 47 : En Arabe _Chabrek_ ou _Chobrom_, en Touareg _afetazzene_
(Foureau, _Essai de catalogue des noms arabes ou berbères_, etc.,
p. 13). C’est le point le plus méridional où cette crucifère
ait été observée jusqu’ici.]
[Note 48 : _Atriplex halimus_. Cette salsolacée est très recherchée
des chameaux.]
[Note 49 : Ils sont généralement en peau d’antilope, et viennent
pour la plupart de l’Aïr.]
[Note 50 : Tous les Touareg ne se coiffent pas de la même façon. De
Bary signale plus loin une ancienne coutume qui a persisté chez
les Kel-Fadé de l’Aïr et chez une partie des Ifoghas du Sahara
méridional.]
[Note 51 : Déjà Duveyrier avait signalé l’identité probable
de l’oléandre avec l’arbuste appelé _elel_ par les Touareg
(p. 212). L’observation d’Erwin de Bary confirme l’existence,
dans les hautes parties du pays Touareg, d’une petite flore
méditerranéenne qui comprend sans doute le myrte et le thuya.]
[Note 52 : Ici le rapport donne une série d’indications
topographiques pour la construction de l’itinéraire.]
[Note 53 : Il prend ici le nom d’oued Tafelamine.]
[Note 54 : Ascherson a identifié l’_Ana_ avec la _Leptadenia
pyrotechnica_ (Asclépiadées). (_Pflanzen des mittlern Nord-Afrika_,
dans Rohlfs, _Kufra_, p. 484).]
[Note 55 : Voir plus loin, p. 63.]
[Note 56 : Plante non déterminée.]
[Note 57 : Voir dans F. Foureau, _Rapport sur ma mission au Sahara
1893-1894_, p. 133, le tableau de la partie inférieure de l’oued
Mihero. Les deux descriptions se complètent très bien.]
[Note 58 : « La paix ! la paix ! »]
[Note 59 : Tuer une femme serait une ignominie pour les Touareg, et
les Hoggar eux-mêmes ne l’oseraient pas. C’est ce qui explique que
le berger ait envoyé sa femme en se mettant lui-même à l’abri.]
[Note 60 : M. Foureau a trouvé des flaques d’eau jusque dans
l’oued Mihero inférieur. Après la pluie, l’oued est, dit-on,
impraticable. (Ouv. cité, p. 130.)]
[Note 61 : Erwin de Bary ayant étudié les sciences naturelles,
on peut considérer l’observation comme acquise. L’oued Mihero
est jusqu’ici le seul point où la survivance du crocodile ait
été signalée dans l’immense espace qui sépare le Nil du coude
du Niger. On sait qu’il a disparu également des pays de l’Atlas.]
[Note 62 : Depuis cette époque, un seul Européen a revu l’oued
Mihero : c’est M. Fernand Foureau. Il fut malheureusement arrêté
dans sa marche, à deux jours au nord des _Sebarbarh_, par un Targui
fanatique, propriétaire du pâturage, qui lui interdit d’aller
plus loin. (_Rapport sur ma mission au Sahara, 1893-1894_, p. 134).]
[Note 63 : Il ne faudrait pas cependant inférer de ces expressions
admiratives que ces oueds touareg soient des terrains de colonisation
qui fourniraient à nos colons de vastes étendues cultivables. Au
Sahara tout est relatif, et les oueds du Tasili, balayés de temps
à autre par une crue torrentielle, qui les rend impraticables,
constituent de bien piètres et bien insignifiantes parcelles
cultivables au milieu de l’immensité du désert stérile et
inabordable. Comme on l’a dit, ce sont des contrées « que l’on
peut traverser, mais non pas mettre en valeur ». (Foureau, _Rapport
sur ma mission au Sahara, 1893-1894_, p. 13)]
[Note 64 : Plante non déterminée. Ce nom ne figure pas dans
le _Catalogue des noms arabes et berbères relatifs_ à la flore
saharienne publié récemment par M. Foureau.]
[Note 65 : Il ne faut pas s’étonner de cette épithète appliquée
à des Touareg de la classe des nobles. Chez les Azdjer, il y a
extrêmement peu de riches parmi les nobles ; ce sont les Imrhad
(vassaux) qui possèdent. (Foureau, _Mission chez les Touareg,
1894-1895_, p. 74.)]
[Note 66 : On sait que les Touareg Taïtoq (ou Touareg de l’Ahenet)
faits prisonniers en 1888 ont prétendu faire partie d’une
confédération indépendante des Hoggar, mais que leur sincérité
pouvait être mise en doute (voir Bissuel, _les Touareg de l’Ouest_,
Alger, 1888). Ceci prouve, en tout cas, qu’en 1876 les Taïtoq
comptaient encore parmi les Hoggar.]
[Note 67 : Tribu azdjer.]
[Note 68 : C’était, en réalité, un marabout de l’Aïr, nommé
Toufik, et dont il sera question plus loin.]
[Note 69 : Ceci paraît une vanterie, à en juger par ce qui s’est
passé plus tard. En 1894, un rhezi de 70 Tibbou « a pénétré
dans le village de Taderamt, à 800 mètres de Ghât, y a tué trois
hommes ; puis a volé une cinquantaine de chameaux à une caravane
campée sous les murs de la ville, et est reparti tranquillement
sans que la garnison turque ait même fait mine de se montrer ;
il paraît, du reste, que cette garnison agit toujours ainsi. »
(Foureau, _Mission chez les Touareg, 1894-1895_, p. 76.)]
[Note 70 : Celle des Megarha de l’oued Châti, qui infligèrent
aux Hoggar une défaite sensible près du mont Tifedest.]
[Note 71 : Il y avait là, en effet, une indication précieuse,
dont le colonel Flatters eût pu faire son profit. Le commandant
Bernard, membre de la première mission Flatters, recommande également
l’adjonction d’une trentaine de chevaux comme une des mesures les
plus efficaces pour assurer le succès d’une mission transsaharienne
(_Deux Missions françaises chez les Touareg_, Alger, 1896, p. 327). Il
ne faut pas oublier que les chameaux touareg n’étant pas habitués
aux chevaux manifestent à leur vue la plus grande terreur.]
[Note 72 : Les Kel-Ouï de l’Aïr sont des Touareg de teint très
foncé par suite de leurs nombreuses unions avec des femmes nègres.]
[Note 73 : Cette offre curieuse montre bien à quel genre
d’opposition la pénétration française s’est heurtée chez
certaines tribus azdjer. C’était avant tout le dépit de voir une
source de revenus nouvelle venir augmenter la force du chef d’un
parti rival. La convention de Ghadamès avait fait des jaloux. Les
Imanghasaten, antifrançais farouches, seraient devenus maniables
s’ils avaient eu l’espoir d’avoir pour eux les droits de passe
réservés à l’émir.]
[Note 74 : 500 francs. C’est la somme qu’ont payée Duveyrier et
M. Foureau.]
[Note 75 : Chef de la zaouïa de Tounine. Ne pas confondre ce
personnage avec le chérif arabe Moulay-el-Mahadi, marabout des
Tidjaniya, à qui M. Foureau a eu affaire en 1895, et qui s’est
montré fort bien disposé pour lui.]
[Note 76 : Abd el-Kader-Ould-Badjouda était chef de la tribu arabe
des Ouled-ba-Hammou. Tant qu’il a vécu, il a été l’ennemi de
l’influence française. Son fils a hérité de sa haine.]
[Note 77 : Dournaux-Dupéré et Joubert. E. de Bary a écrit plus
tard : « Comme je l’ai appris de source certaine, chacun savait à
Ghadamès que ces voyageurs allaient à la mort. Aucun de ces marchands
jaloux de leur monopole n’eut l’idée de les avertir. En général,
les Français doivent bien se persuader qu’ils n’ont pas, dans
leurs tentatives commerciales, d’adversaires plus acharnés que
ces Ghadamésiens faux et polis. Tous les efforts faits de ce côté
échoueront tant que la France n’aura pas recours à des mesures
plus énergiques. » (Lettre du 1er avril 1877, _Verhandlungen_
de la Soc. de géogr. de Berlin, 1877, p. 248).]
[Note 78 : Il est bien plus probable que le marabout n’a pas voulu
le renseigner sur ce point. Il est extrêmement difficile d’obtenir
des détails sur l’extension réelle des diverses associations
religieuses ; comme on verra plus loin, les amis touareg d’Erwin
de Bary se sont dérobés, lorsqu’il leur a demandé de lui servir
de parrains pour s’affilier à deux de ces confréries.]
[Note 79 : Cette seconde supposition est invraisemblable. Bien des
musulmans sont affiliés simultanément à plusieurs confréries.]
[Note 80 : Infidèle.]
[Note 81 : Les esprits.]
[Note 82 : On ne saurait s’en étonner. Les musulmans instruits se
défient au Sahara des Européens convertis, et E. de Bary ne tenait
nul compte de ce sentiment.]
[Note 83 : Oasis de l’Adrar méridional.]
[Note 84 : Barth (_Reisen_, I, p. 524, 542) a indiqué, d’après
les renseignements fournis par les Kel-Ouï, les étapes de la route
des pèlerins dans le Sahara méridional.]
[Note 85 : Les Tagama de Barth.]
[Note 86 : Chacun de ces oueds a son propriétaire qui ne laisse
pâturer les chameaux des autres qu’en échange d’une redevance,
et exige même un droit du voyageur qui ne fait que passer sur
son terrain. C’est en vertu de ce droit de propriétaire qu’en
1894 le cheikh Mohammed a intimé à M. Foureau l’ordre de quitter
l’oued Mihero, malgré la présence d’un envoyé du chef suprême
des Azdjer.]
[Note 87 : Nom inconnu. N’y a-t-il pas erreur de transcription ?]
[Note 88 : L’émir des Hoggar.]
[Note 89 : Ce récit n’est jamais parvenu en Europe.]
[Note 90 : On peut se demander si cet incident n’a pas coûté la
vie au voyageur.]
[Note 91 : Tribu de la confédération des Azdjer, campée
d’ordinaire dans la plaine d’Admar. Duveyrier en fait un portrait
des moins favorables.]
[Note 92 : Tous les voyageurs qui ont été en contact avec les Touareg
ont eu à faire la même expérience. « Les Touareg, dit M. Foureau,
sont avant tout mendiants, depuis les chefs jusqu’au dernier des
esclaves ; tous viennent demander au passant de l’argent, des
cadeaux et de la nourriture. C’est une véritable plaie, et nul ne
peut se soustraire à cette déplorable coutume qui consiste à se
faire donner du matin au soir, et à faire fournir par le voyageur
la nourriture à tous les visiteurs. Les principales excuses à ce
défaut sont : la pauvreté du pays, leur misère et la difficulté
de se procurer du gain, l’habitude séculaire du pillage. Leurs
instincts mendiants découlent aussi un peu de leur organisation. Il y
a chez eux trois classes : les nobles, peu nombreux, les serfs et les
nègres. Les nobles sont habitués à prendre chez les seconds, qui
sont leurs vassaux, tout ce qui peut leur convenir ; ceux-ci rendent
la pareille aux passants, quand les nobles ont d’abord exigé les
droits d’usage. » (F. Foureau, _Rapport sur ma mission au Sahara,
1893-1894_, Paris, 1894, p. 210.)]
[Note 93 : Nom probablement mal transcrit.]
[Note 94 : Par suite de leurs fréquentes unions avec des femmes
achetées au Soudan, les Kel-Ouï parlent la langue haoussa aussi
couramment que leur propre dialecte berbère. Ce dialecte est
d’ailleurs mélangé d’une foule d’expressions haoussa. (Barth,
_Reisen und Entdeckungen in Nord- und Central-Afrika_, I, p. 374).]
[Note 95 : Ceci dénote l’inexpérience d’Erwin de Bary. S’il
avait eu sous la main l’ouvrage de Barth, par exemple, il aurait
vu que ce taux qui lui paraissait exorbitant ne représentait même
pas le bénéfice ordinaire que le négociant transsaharien retire de
la vente de ses marchandises. Les risques étant très forts et les
pertes nombreuses, il faut que le taux des bénéfices s’élève
en proportion.]
[Note 96 : Il faut se rappeler qu’en cette saison les nuits du
Sahara sont souvent très froides.]