jusque sur les montagnes pour attaquer les troupeaux ; ils sont
généralement en troupes de quatre ou cinq, ils ont le pelage
rayé de noir et de blanc, mais le noir domine ; la tête est longue
et étroite ; les canines sont très grandes ; la queue longue et
foncée. Ils terrassent même les taureaux. Pendant les chaleurs,
lorsque la pluie manque, ils se rapprochent des montagnes pour
boire. Le forgeron les dit aussi dangereux que les lions. Ils
sont exclusivement carnivores, et recherchent spécialement les
cadavres[221].
_4 sept._ — Hadj Iata m’offre spontanément de me prêter de
l’argent pour le voyage ; j’accepte avec reconnaissance. Les
chameaux sont enfin arrivés ; nous partons cette nuit pour
Zéloufiet.
_5 sept._ — Nous avons quitté Zéloufiet, non sans que le marabout
Toufik m’ait encore fait parvenir du sucre et des dattes. Arrivée
dans l’oued Tachouen, où notre troupe a fait sa jonction avec
les autres caravanes qui nous attendaient.
Ici cesse, à vrai dire, le journal de route du voyageur. Refaisant
son itinéraire d’aller en sens inverse, il s’est borné dès
lors à jeter sur le papier quelques indications très brèves qui
n’ont d’intérêt que pour la construction de la carte. Arrivé
le 3 octobre à Ghât, il écrivit le soir un billet de quelques
lignes ; le lendemain il était mort.
* * * * *
=APPENDICE I=
* * * * *
=NOTE GÉOLOGIQUE=
* * * * *
Ghât, 25 décembre 1876.
Du bord méridional de la grande hamada El-Homra jusqu’au massif
de Tafélamine dans le Tasili, et au delà, le terrain reste le
même. C’est toujours le même grès rouge-brun[222], dont les
couches horizontales composent les montagnes et donnent naissance
aux mêmes formes orographiques. La chaîne d’Amsak, l’Akakous,
l’Ikohaouen, le Tafélamine sont tous des massifs tabulaires
découpés dans la même formation. Tantôt ils prennent les
contours de plates-formes allongées ; tantôt, lorsque l’érosion
des couches supérieures est plus avancée, c’est une crête
dentelée qui apparaît. Quelques monts isolés affectent la forme
conique, lorsqu’il ne reste de la couche supérieure que le sommet
actuel[223] ; c’est le cas du mont Nasaret, de l’Errouine et de
beaucoup d’autres plus petits. On trouve des crêtes dentelées au
sommet de l’Idinen, de l’Ouadersine et des monts d’Aouénat. Par
contre, c’est une plate-forme qui termine l’Amsak, l’Akakous
et le Tafélamine.
On observe à la base de ces grès une série de schistes formés de
bandes très fines de couleur blanche, rouge ou grise ; ces schistes
sont parfois remplacés par des calcaires compacts. Dans l’oued
Inessane, la limite inférieure du grès est à environ treize mètres
au-dessous du niveau de la hamada. Je n’y ai pas trouvé de fossiles
reconnaissables ; par contre, les tiges de crinoïde sont nombreuses
dans les calcaires, notamment dans l’Akakous et le Tadrart. Parmi
les cailloux roulés de l’oued Mihero, j’ai ramassé un morceau de
lave poreuse qui, au dire de mes compagnons, provenait de l’Ahaggar.
En ce qui concerne la mer saharienne, je dois dire que je n’en
ai pas trouvé la moindre trace. Bien au contraire, à en juger
par ce que j’ai vu de Tripoli à Ghât, le sol de l’Afrique
du Nord doit être émergé depuis bien longtemps, car il ne s’y
trouve même pas de dépôts marins tertiaires — à moins que la
désagrégation atmosphérique et l’érosion n’en aient fait
disparaître jusqu’au dernier vestige.
Les dunes ne fournissent point d’argument en faveur de cette
hypothèse, car elles sont visiblement composées des détritus de
toutes les roches qui affleurent, détritus charriés et accumulés
par le vent. Quant à leur mobilité, il est vrai qu’une tempête
ne peut pas déplacer des dunes en une fois, mais il y a des dunes
qui marchent : on en a la preuve à Tripoli même. Elles envahissent
là-bas le côté ouest de l’oasis, et bien des palmiers encore
vivants sont aujourd’hui ensevelis jusqu’à moitié de leur
hauteur. Naturellement, il faut pour cela un certain nombre
d’années. L’existence d’endroits habités et de routes au
milieu de l’Erg ne prouve pas plus en faveur de l’immobilité des
dunes, que l’existence des ports ne démontre l’immuabilité des
rivages. Le rapport de mon voyage à l’oued Mihero fournit plusieurs
exemples de dunes amoncelées par le vent derrière de hautes parois,
dans une contrée d’où les dunes sont généralement absentes :
leur localisation serait inexplicable sans l’action du vent. Ce
qui ne veut pas dire que toutes les dunes changent de position ;
il est, au contraire, vraisemblable que les dunes situées dans des
dépressions entourées de terrains plus élevés sont destinées
à garder leur volume et leur emplacement, tant que dureront les
conditions météorologiques actuelles.
=APPENDICE II=
* * * * *
=SUR LE CARACTÈRE DÉSERTIQUE DE L’AÏR=
_(Lettre du Dr de Bary au Professeur Ascherson[224].)_
* * * * *
Adjiro, le 11 avril 1877.
Me voyant à Ghât forcé de rester inactif, car même aux portes
de la ville, on n’était pas en sûreté contre les Hoggar, je
me suis décidé à gagner l’Aïr avec la caravane des Kel-Ouï,
pour comparer la flore de ce pays avec celle du pays des Touareg
du Nord. Et bien qu’on m’ait accueilli ici d’une façon qui
n’était rien moins qu’amicale, et qu’on me traite presque en
prisonnier, je ne regrette pas les fatigues et les dangers, puisque
j’ai pu arriver à quelques résultats positifs.
Le mot de Barth, qui appelle l’Aïr « les Alpes du Sahara »,
en a donné peut-être une idée trop grandiose.
On peut conserver la définition, seulement le mot important à
retenir est _Sahara_. Sans doute, lorsqu’on a traversé les
solitudes désolées qui s’étendent entre l’oued Arokam et la
limite nord de l’Aïr, et qui sont encore plus vides de plantes que
la hamada El-Homra, on contemple avec ravissement cette chaîne de
bleus sommets qui, pendant la marche vers le sud, vous fait cortège
pendant des jours, et l’on admire dans les vallées les hautes
silhouettes des gommiers et des _adjar_, à l’ombre desquels le
cavalier à méhari chemine. Et c’est ainsi que l’explorateur
du désert court le risque de donner une expression trop éloquente
à sa surprise, et d’oublier que son point de vue n’est pas le
même que celui du lecteur européen.
Exclure l’Aïr de la région saharienne, à cause de ses pluies
d’été tropicales, c’est ne voir qu’un petit côté de la
question. A supposer que le massif central de l’Ahaggar reçoive
des pluies d’hiver régulières, serait-ce une raison pour en faire
au milieu du Sahara un pays à part, alors que la flore, la faune et
la géologie s’y opposent ? La présence de grands fauves a paru
également incompatible avec une définition rigoureuse du Sahara
(Rohlfs). Mais la panthère (_fehed_[225]) existe aujourd’hui encore
dans le Fezzân septentrional, à l’état de rareté, il est vrai,
et dans l’Ahaggar il est question du _tahouri_, qui est, selon toute
apparence, un fauve très voisin de la panthère. Pourquoi retrancher
les grands fauves de la faune saharienne, lorsque nous sommes forcés
d’y comprendre les crocodiles ? Il s’y ajoutera, sans doute,
encore plus d’une espèce, dont on n’eût pas soupçonné la
présence ; par exemple, un quadrupède semblable à la marmotte,
qu’on me dit être très fréquent dans tout le pays touareg[226].
Mon célèbre compatriote Rohlfs a donné du désert une définition
en apparence paradoxale, en disant qu’il commence là où la puce
disparaît. Je ne puis que confirmer le fait, si inexplicable qu’il
paraisse, à propos d’un parasite qui, dans les autres parties du
monde, a suivi l’homme partout où il est allé[227]. L’Aïr se
distingue également par ce mérite négatif, car on ne trouve la puce
ni dans le nord, ni dans le sud de ses montagnes, et cependant, il y a
longtemps que les caravanes l’y auraient importée, si le climat le
permettait. Je crois pouvoir démontrer que l’Aïr fait réellement
partie de la zone saharienne, bien que le lion soit répandu dans tout
le pays, bien que des animaux semblables à des marmottes en habitent
les montagnes, bien que des troupeaux de singes s’y rencontrent
partout où l’on voit des dattiers et des palmiers Faraoun.
Remarquons tout d’abord que les montagnes d’Aïr sont dénuées de
toute végétation et montrent partout à nu leurs brunes parois de
granite. On n’y voit pas un gazon, pas une mousse, pas un lichen,
et c’est aussi le cas des monts granitiques du versant sud-est de
l’Ahaggar, sur la route des caravanes entre l’oued Touffok et
l’oued Arokam.
Dans les vallées, c’est la flore saharienne qui se déploie
avec une surprenante richesse. Les _talha_, dont nous n’avions
vu jusqu’alors que des exemplaires rabougris, acquièrent ici la
taille de nos arbres de haute futaie et, par leur forme, m’ont même
rappelé les chênes ; mais ils n’en ont pas le vert feuillage, car
leurs folioles sont si exiguës qu’elles disparaissent en quelque
sorte au milieu des branches et des masses d’épines. Aussi le
plus beau gommier, vu de loin, a-t-il l’air desséché, à moins
qu’une plante parasite, le _Loranthus_ par exemple, ne lui prête
la fraîcheur de sa verdure.
L’_adjar_, qui, comme le remarque fort justement Duveyrier, est un
petit arbrisseau isolé dans le pays des Touareg Azdjer, est ici très
répandu et atteint jusqu’à 12 mètres de hauteur. Ses branches
rigides, qui se ramifient à angle droit, forment un véritable
fourré autour du tronc principal qu’elles cachent presque
complètement en pendant presque jusqu’à terre. L’_adjar_,
lui aussi, a des feuilles très petites, posées isolément sur
les branches noueuses et ne forme pas, à vrai dire, un parasol
de feuillage.
L’_éborak_ (fémin., _téborak_), qu’on trouve déjà chez les
Touareg du Nord, a donné son nom à l’oued qu’on traverse sur
la route de l’Aïr. Quiconque a vu ses énormes épines évitera
son voisinage. L’_éborak_ (_Balanites aegyptiaca_ Del.) est
d’ailleurs si pauvre en feuilles que ses branches ont l’air
presque nues.
Telles sont les trois espèces d’arbres qui, associées les unes
aux autres, forment le plus souvent la masse de ces forêts claires
dont la vue enchante le voyageur venu du nord.
On trouve dispersé çà et là le _sedra_ de la Tripolitaine[228] où
il devient rarement aussi haut qu’ici ; puis encore le _tadomet_,
capparidée[229] dont le frais feuillage, semblable à celui du
laurier, repose la vue. Et voilà tout ce que je connais en fait
d’arbres qui croissent dans l’Aïr à l’état sauvage.
Le dattier et le palmier de Pharaon sont cultivés un peu partout où
la nappe des puits est assez abondante. Car il n’est pas question
d’eau courante dans l’Aïr, sauf pendant la saison des pluies. Je
n’ai pas encore vu moi-même l’arbre de Pharaon[230], mais on
vend partout ses graines ligneuses. Il semble surtout répandu dans
le sud de l’Aïr.
Parmi les arbrisseaux, l’_abesgui_ (_Salvadora persica_ L.) mérite
la première place. Sa riche et fraîche verdure dédommage de
la déplorable nudité des arbres. Dans la vallée d’Iferouane
l’_abesgui_ forme d’épais bosquets, entre lesquels le _brombach_
(_Calotropis procera_ R. Br.) pousse avec une telle vigueur, que les
Touareg de la caravane ont dû s’ouvrir un chemin à coups de sabre.
Le _talha_ et le _sedra_ prennent aussi la forme buissonnante, et
sont répandus dans toutes les vallées, même les plus sèches,
tandis que le _Salvadora persica_ se voit surtout près des villages
ou au pied des montagnes, là où l’on trouve de l’eau à une
faible profondeur.
Les oueds, dont le lit est toujours rempli de sable granitique,
se reconnaissent de loin, grâce aux chaumes jaunâtres
de l’_afezo_[231] qui les recouvre sur de longues distances,
et y crée un ruban de couleur claire, au milieu duquel le gommier
élève de loin en loin sa couronne de branches desséchées.
Le pays est si pauvre en herbes nourrissantes, que les chèvres
vivent surtout des folioles du _talha_ et de l’_adjar_. Les
femmes esclaves, qui dans l’Aïr ont la garde des troupeaux,
possèdent toutes une gaule d’environ 7 mètres de long, munie
à son extrémité d’un crochet d’environ 15 centimètres. Cet
instrument leur sert à saisir les branches et à faire tomber les
feuilles et les rameaux destinés aux chèvres rassemblées au pied
de l’arbre.
Ceci peut donner une idée du caractère saharien de la végétation
de ces vallées.
La grande majorité des plantes sont hérissées d’épines ou
couvertes de poils ; les plantes à suc laiteux (_Calotropis procera_,
etc.) font exception.
D’autres, comme l’_abesgui_ et le _tadomet_, sont abritées
contre la sécheresse par leurs feuilles parcheminées semblables à
du cuir. Nulle part je n’ai trouvé de représentants de formes
tropicales, et leur absence est significative, à une si faible
distance du Soudan.
Les gorges du Baghzen, qui se transforment en torrents au moment
des pluies, renferment des espèces rares, qu’on chercherait
vainement dans les vallées. C’est ainsi qu’une _Stapelia_ à
fleurs d’un rouge sombre[232] croît fréquemment entre les hauts
blocs de granite, et surprend le voyageur par sa forme de cactus,
qui contraste si fort avec les autres plantes de l’Aïr. Deux
arbrisseaux, dont l’un, à en juger par les fruits, se rattache
aux acacias, et l’autre aux célastrinées, manquent également
à la plaine.
Je crois que ces raisons vous sembleront suffisantes pour attribuer
avec moi cette flore de l’Aïr à la zone du Sahara. En suivant le
versant sud-est de l’Ahaggar, j’ai trouvé les vallées garnies
des mêmes plantes, et je suis persuadé que la flore de l’Ahaggar
présentera une complète analogie avec celle de l’Aïr, tout
comme la faune.
Mais on ne sait presque rien de cette flore hoggar, car il est bien
rare de rencontrer quelqu’un qui ait vu de ses yeux le massif
central de l’Atakor. Ceux mêmes qui ont été chez les Hoggar
ont suivi les chemins de caravanes, qui évitent ces montagnes,
et ils n’en connaissent par conséquent que la périphérie.
Il serait d’autant plus souhaitable qu’un voyageur européen
s’avance jusqu’au cœur de l’Atakor ; il faudrait pour cela
s’établir à Idélès, et faire de là une série d’excursions
dans la montagne.
* * * * *
APPENDICE III
* * * * *
=REGISTRE MÉTÉOROLOGIQUE=
* * * * *
DATE HEURE LIEU THERM. OBSERVATIONS
CENTIGR.
— — — — —
Oct. 1876
15 10 h. mat. Ghât 26° Tempête du Sud. Ciel
couvert, éclairs. Quelques
grains de pluie.
16 » — » Beaucoup de vent, pluie.
17 11 h. mat. — 27° Beau temps.
18 midi — 30° Quelques nuages.
19 » — » Pluie.
20 2 h. 15 soir — 34° Ciel voilé.
21 11 h. soir — 24° Forte pluie.
23 » Titersine » Forte pluie dans la nuit.
24 » Tihobar » Pluie toute la nuit.
25 5 h. soir Tintorha » Forte pluie.
27 2 h. 15 soir O. » Pluie.
Tifergasine
Nov.
3 4 h. soir O. » Orage. Forte pluie la nuit.
Erinerine
Janv. 1877
8 » Akaouf » Eau gelée dans la nuit.
12 » O. » Eau gelée dans la nuit.
Touhikaham Brouillard épais à l’aube.
13 » O. Tisga » Eau gelée dans la nuit. Vent
fort et très froid.
14 » Hamada » Eau gelée dans la nuit.
23 » O. Arokam » —
26 } { O. Katelet }
} » { } » —
31 } { O. Immider }
Fevr.
1 } { O. Immider }
} » { } » —
4 } { O. Zerzou }
Mars
4 » Adjiro » Cirrus venant de l’ouest.
(Aïr) Chaleur modérée.
5 » — » Vent froid la nuit.
10 » — 28° Température prise dans ma
case. Le matin, souvent
de violentes bourrasques
d’ouest.
11 » — » Le soir, nuages dans le sud
et l’ouest.
12 2 h. soir — 28° Temp. au soleil : 52°. Vents
du sud et d’ouest, amenant
des brumes de poussière.
14 — 28° Chaleur lourde le matin.
Vent violent fréquent
l’après-midi et le soir.
16 » — » Nuages venant du S.W.
18 après-midi — 22° Ciel pur. Nuit froide et
vent.
19 » — 22° Temp. max. (dans ma case).
Vent violent.
20 » — 22° 23° Ciel pur. Vent fort le matin.
21 midi — 25° —
23 après-midi — 27° — Poussière.
24 midi — 30° Beaucoup de vent et de
poussière.
25 vers midi — 32° Temp. max.
26 » — 30° Temp. max. Au dehors,
chaleur étouffante.
27 midi — 32° T. max. Au dehors 52°.
28 » — 35° T. max.
Avril
1 » — 26° T. max. Vent fort et frais.
2 » — 26° T. max.
4 » — 27° T. max.
5 » — 30° T. max.
6 » — 33° T. max. Ciel toujours pur.
7 » — 35° T. max.
8 » — 38° T. max.
9 » — 39° T. max. Au dehors, 37° à
l’ombre à l’abri du vent et
55° au soleil.
10 avant l’aube — 21° Dans ma case et dehors.
12 » — 36° T. max. Ciel pur.
13 après-midi — 37° T. max. Brumes légères d’E.
Avant l’aube : 25°.
15 » — » Des cumulus dans le Sud.
Premières gouttes de pluie.
16 » — 38° T. max. Vent fort et
poussière l’après-midi et le
soir.
17 » — 33° T. max. Ciel voilé, vent du
S. Temp. avant l’aube : 19°5.
18 midi — 35° Temp. avant l’aube : 18°5.
19 » — 35° T. max. Brume de poussière
sans vent. T. à l’aube : 19°.
21 » — 34° T. max. Cumulus venant du
S.E.
22 » — 33° T. max. Vent très fort. Ciel
couvert de cumulus. Eclairs
à l’W. et au N.
23 » — 35° Le soir, nuages au S.E.
24 » — 31° T. max. Brume de poussière.
Rafales du S.W.
25 » — 33° T. max. Nuages du S.W.
26 soir — 31° Ciel nuageux. Vent S.W.
27 » — 33°5 Ciel pur.
28 » — 37° T. max. Calme.
30 » — 35° T. max. Rafales du Sud.
Poussière. T. avant l’aube :
24°.
Mai
2 soir — 36° Quelques nuages. Vent S.W.
3 » — 38°5 T. max. Calme. Trombes de
poussière.
4 » — 39° T. max. Vent S.E., puis S.
5 » — 39° T. max.
6 » — 37° Cumulus du S.W. Chaleur
lourde.
7 » — 36° Vent fort du S. et du S.E.
8 » — 37° —
9 matin — 38° —
11 midi — 37° Temp. à l’aube : 23°, et au
dehors : 20°.
12 » — 38° Brume de poussière.
13 » — 36°5 —
14 » — 36°5 Vent fort S. et S.E. Trombes
de poussière.
15 » — 37° Brume de poussière.
16 » — 37° Vent brûlant du S.E.
17 » — 38° Vent N.E. le soir. Cumulus
du N.N.W.
18 » — » Ciel pur. Vent S.
20 » — 39° Rafales violentes du S.W. et
S.
21 » — 36°5
22 » — 37° Temp. du sable : au-dessus
de 71°, limite de la
graduation du thermomètre.
23 » — 35° Ciel voilé. Tonnerre au S.
24 » — 37° Vent et cumulus du S.
Quelques gouttes de pluie.
25 » — 37° Fort vent de S.E.
28 } » Baghzen 39° Temp. à l’ombre, à l’air
} libre, dans un courant d’air.
29 }
30 » — 40° _Id._ La nuit, orage venu de
l’E., un peu de pluie.
31 » — 39° Pluie l’après-midi et la
nuit.
Juin
1 » Adjiro 27° Temp. pendant la pluie.
Orage de l’E.
2 midi — 32° Ciel nuageux. L’après-midi,
pluie du S.W.
3 à l’aube — 22° Brouillard épais. Ciel
couvert.
4 midi — 32° A l’aube : 22° en plein air.
Orage et pluie l’après-midi.
5 » — 34° Chaleur étouffante.
6 » — 38°
7 » — 36° Le soir, orage dans l’W.
8 » — 32° Ciel voilé, l’après-midi,
averse violente de l’W.
9 » — 32°
10 » — 34° Ciel pur. Le soir, nuage de
l’W.
11 matin — 35° 34° en plein air (vent).
12 » — » Courte et violente averse.
Il pleut dans la montagne au
Sud.
16 » — 34° Chaleur étouffante, pluie
fine le soir.
17 midi — 25° Temps rafraîchi par une
forte pluie.
18 — — » Orage au Nord.
19 » — 36° Chaleur étouffante.
20 » — 37° Ciel pur. Rafales du Sud.
21 » — 36° Au coucher du soleil, forte
tempête de sable de l’E.
22 après-midi — 34° T. max. A midi, un peu de
pluie.
23 » — 35° Ciel pur.
24 » — 36°5 Brume de poussière.
25 » — 37°5 —
26 _docher_ — 38° A midi, orage de l’E. Pluie.
27 » — 40° T. max. L’après-midi, pluie
du N.E. et du S.
28 » — 37° Vent du S. Poussière.
29 » — 38° —
30 midi — 39° Forte tempête de sable la
nuit.
Juill.
1 » — 36°
2 » — 37°
3 » — 37° Coups de vent du S. et de
l’E.
4 » — 36° Coups de vent. Ciel pur.
5 » — 37° —
6 » — 36° Vent. Cirrus.
7 » — 36° Nuages de l’W.
8 » — 37°
23 » O. » Orage et pluie.
Ounankerane
31 » Tintarhodé » Orage et pluie dans le S.
Août
1 » — » Orage et pluie.
2 » — » Orage l’après-midi, forte
pluie le soir.
4 » — » Chaleur étouffante à midi,
orage et forte pluie ensuite.
6 » — » Orage violent l’après-midi.
7 » — » Pluie la nuit. Brouillard
jusqu’à midi. Chaleur
étouffante.
11 » — » Brouillard dense le matin.
12 » — » Tempête de sable du S.E.,
gouttes de pluie.
21 » — » Tempête de sable du S.E.
22 » — » Pluie l’après-midi.
23 » — » —
27 » — » Chaleur étouffante, puis
tempête et pluie.
28 » — » Chaleur étouff. Temp. du S.E.
29 » — » Fort vent d’E.
Sept.
2 » — » Un peu de pluie l’après-midi.
3 » — » Chaleur étouffante. Orage
et pluie, après tempête de
sable du S.E.
4 » — » Pluie le soir.
INDEX BOTANIQUE ET ZOOLOGIQUE
* * * * *
abesgui, 174, 206.
_Acacia albida_, 177.
adjar, 108, 111, 204.
adoua, 102.
adoular, 147.
afetazzen, 42.
agolès, 193, 194.
akoka, 161.
alouad, 109.
amateltel, 63.
amderh, 183.
ameo, 104.
ana, 54, 104.
_Anastatica Hier._, 43.
Arenkad, 55.
_Arthratherum pungens_, 41, 109.
_Atriplex halimus_, 42.
Aza, 170.
_Balanites aegyptiaca_, 102.
brambach, 25, 206.
_Calotropis procera_, 25, 111, 206.
_Cassia obovata_, 105.
cheggaa, 98.
chobrom ou chebrek, 42.
_Corbicula fluminalis_, 25.
_Cornulaca monacantha_, 100.
damousa, 193.
djemda, 98.
doum, 205.
drine, 109.
el-hichen, 35.
ellel, 51.
éthel, 103.
_Euphorbia calyptrata_, 107.
_Fagonia arabica_, 78.
faraoun, 145, 174, 205.
foul-el-djemel, 109.
ganga, 43.
had, 100.
hadjilidj, 102, 162.
keroukerou, 109.
_Leptadenia pyrotechnica_, 54, 104.
_Limnea_, 25.
_Loranthus_, 204.
_Maerua rigida_, 108, 109, 145.
_Melania tuberculata_, 25.
_Moricandia suffruticosa_, 109.
okoua, 147.
oum-el-leben, 103, 107.
ourked, 149.
_Physa_, 25.
_Planorbis_, 25.
_Pulicaria undulata_, 104.
_Rhus dioïca_, 46, 99.
_Salvadora persica_, 112, 206.
sbot, 109.
_Senecio coronopifolius_, 150.
_Solanum sodomaeum_, 163.
_Stapelia_, 120, 147, 208.
_Succinea_, 25.
tabaket, 120.
tachelt, 167.
tadegra, 150.
tadjdjart ou tegart, 150.
tadomt, 150, 205.
talha, 99, 102, 104, 109, 150, 204.
_Tamarix_, 40, 64, 94.
tamat, 150, 161.
tanedfert, 41.
tarakat ou terakat, 161, 170.
tarhalam, 150.
teborak, 102, 204.
tefah, 163.
tehak, 51.
tehonak, 46.
telokat, 54, 63.
temoulet, 145, 161.
tirhès, 193.
toreha, 25.
toullout, 103.
tountafia, 183, 186.
_Zilla macroptera_, 42.
_Zizyphus Lotus_, 120, 205.
* * * * *
INDEX DES NOMS PROPRES
* * * * *
Adamoulet (mont), 50, 52.
Ader, 167.
Adgag, 181.
Afodet (mont), 177.
Agadès, 71, 131, 133, 145, 172, 179.
Aguelal, 181.
Aguélalaben, 156.
Aguéraguer, 177, 182.
Ahitaghel, 20, 83.
Aït-el-Mokhtar, 28.
Aït-Hamouden, 28.
Aït-Hoguen, 153, 176.
Aït-Tedjenen-Hana, 28.
Akaouf, 96.
Akakous, 96, 97, 197, 198.
Alakkos, 126.
Aloumtaghil (mont), 54.
Anaï, 192.
Aouélimiden, 26, 30, 38, 71, 81, 125, 129, 131, 152, 159, 162, 172,
178.
Aoulad-Sliman, 127, 168.
Aourer (mont), 115.
Arikine, 97.
Ascherson, 54.
Attanoux, 38.
Baghzen (mont), 116, 126, 147, 163.
Barth, 26, 81, 92, 105, 109, 112.
Bendaï (mont), 115.
Berabich, Berabra, 160.
Bernard (Ct), 72.
Bilkhou, 127, 188, etc.
Bilma, 142, 184.
Bou-Bekr, _voir_ Eg-Bekr.
Dider, 21.
Djémia, 175.
Djerma, 192.
Dournaux-Dupéré, 22.
Duveyrier, 25, 28, 30, 33, 51, 54.
Eg-Bekr (le cheikh), 23, 26, 27, 28, 30, 35, 69, 78, 79, 86, 91.
Eguéchine (dunes), 100.
Errouïne (mont), 53, 198.
Etakhès (mont), 39.
Fezzan, 75.
Foureau, 17, 24, 25, 27, 55, 60, 89.
Garamantes, 153.
Ghadamès, 18, 75.
Gober, 129.
Hadj el-Amin, 15.
Hadj Iata, 178, 190.
Hoggar, 23, 26, 38, 48, 58, 88, 130, 178, 189.
Ibakammazen, 28.
Ifaden, 111.
Ifoghas, 22, 160, 187.
Ihadjenen, 28.
Ihadanaren, 70, 129.
Ikanaren, 40.
Ikhenoukhen, 18, 20, 23, 33, 34, 73.
Ikohaouen (mont), 49, 197.
Imanan, 21.
Imanghasaten, 20, 23, 32.
Imekamesan, 29.
Imetrilalen, 41.
Imocharh, 38, 40, 184.
Imrhad, 38, 40, 66, 180, 184.
Ingal, 152, 172.
In-Salah, 74.
Iwarwaren, 159.
Kaouar, 32, 142.
Kel-Djemia, 176, 182.
Kel-Eidilet, 160.
Kel-Fadé, 45, 124, 159, 162, 166, 189.
Kel-Ferouan, 186.
Kel-Guérès, 138, 167, 172.
Kel-Rhapsa, 28.
Kel-Rhezer, 171, 189.
Kel-Telak, 28, 29.
Khetama, 23.
Kokoumen (mont), 34.
Maradé, 172.
Mariaou (mont), 100.
Méchagra, 181, 190.
Mégarha, 72.
Mouley-Taïeb, 74, 77.
Nachtigal, 30.
Oraghen, 21.
Ouaderous (mont), 50.
Oudân (mont), 27, 30.
Oued Adamouline, 52.
— Ahanaret, 40.
— Arokam, 102.
— Edjef-n-amouni, 64.
— Ezeti, 98.
— Ezelil, 177.
— Falezlez, 100, 141, 185.
— Igharghar-Mellen, 52, 62.
— Immider, 108.
— Inessan, 45, 198.
— Ireren, 51.
— Isseyen, 94.
— Katelet, 105.
— Mihero, 54, 82, 198.
— Nasaret, 54, 62.
— Ouadersine, 52.
— Ounankerane, 177.
— Rhallé, 39.
— Tadonet, 105.
— Tafelamine, 53, 54.
— Taffassasset, 168.
— Taherhaït, 42.
— Tanesso, 39.
— Tehennet, 64.
— Telak ou Talak, 129, 190.
— Terhezer, 175.
— Tesorar, 62.
— Tifergasine, 46.
— Tiout, 109.
— Touffok, 102, 105.
— Tounikanaham, 98.
— Zibel, 108.
Oufenaït, 32, 66, 89.
Overweg, 27.
Rapsa, 28.
Rhezer, 171.
Richardson, 17, 20, 130.
Safi, 15, 31, 32, 70, etc.
Senousiya, 74, 77.
Sokoto, 179.
Tadera, 108.
Tadrart, 42, 198.
Taïtoq, 69, 130, 191.
Takedda, 152.
Tarhel, 174.
Tasili, 39, 50, 65, 96.
Tebous, Tibbous, 32.
Tekindouhir, Tekindjir, 121, 137, 169.
Telout (mont), 40.
Tiguedda, 152.
Timgué (mont), 178.
Tin-el-Koum, 153.
Tintarhodé, 177, 189.
Tignoutine (mont), 107.
Tinkeradet (mont), 107, 153.
Tinné (Mlle), 23, 30.
Tintorha, 44, 66.
Tisga (mont), 99.
Titersine, 40, 41.
Touât, 24.
Toufik, 72.
Tounine, 15, 24.
Zinder, 149.
* * * * *
TABLE DES MATIÈRES
* * * * *
NOTE DU TRADUCTEUR 4
NOTICE BIOGRAPHIQUE 9
CHAPITRE PREMIER. — La ville de Ghât 13
CHAPITRE II. — Voyage au Tasili et à l’oued Mihero 37
CHAPITRE III. — Séjour à Ghât 69
CHAPITRE IV. — En route pour l’Aïr 95
CHAPITRE V. — Au pays d’Aïr 111
APPENDICE I. — Note géologique 197
— II. — Du caractère désertique de l’Aïr. 201