Une édition de Bernard de Ventadour, par M. C. Appel, est en

préparation. Une édition de _Marcabrun_ par le Dr Dejeanne va paraître

incessamment.

K. Bartsch, _Die Lieder Peire Vidal's_, Berlin, 1857.

Plusieurs éditions de troubadours ont été publiées dans la _Bibliothèque

méridionale_ (Toulouse); ce sont: _Bertran de Born_ (éd. A. Thomas, cf.

supra), _Montanhagol_ (éd. Coulet); _Bertran d'Alamanon_ (éd. Salverda

de Grave); _Elias de Barjols_ (éd. Stronski). D'autres ont été publiées

dans la _Romanisch Bibliotheke_ (Leipzig): _Sordel_ (éd. de Lollis),

_Folquet de Romans_ (éd. Zenker), ou dans l'_Altfranzösische Bibliothek_

(Heilbronn): _N'At de Mons_, éd. Bernhard. Cf. encore les éditions de

_Peire d'Alvergne_, par R. Zenker (Erlangen, 1900), de _Guillem

Figueira_, par E. Levy (Thèse de Berlin, 1880), de _Peire Rogier_, par

C. Appel (Berlin, 1892), de _Pons de Capduelh_, par Napolski, etc.

=D. Manuscrits.=--Le travail capital sur les manuscrits des troubadours

est celui de M. Groeber, _Die Liedersammlungen der Troubadours_,

Strasbourg, 1877 (_Romanische Studien_, IX).

=4.= =Histoire littéraire.=--[Millot] _Histoire littéraire des

troubadours_, 3 vol. Paris, 1774. (D'après les manuscrits de

Sainte-Palaye).

F. Diez, _Leben und Werke der Troubadours_, 2e édition, revue par K.

Bartsch, Leipzig, 1882. La 1re édition avait été traduite en français

par de Roisin.

F. Diez, _Die Poesie der Troubadours_, 2e édition, revue par K. Bartsch,

Leipzig, 1883.

C. Fauriel, _Histoire de la poésie provençale_, 3 vol. Paris, 1846.

Ouvrage vieilli, mais contenant d'excellents chapitres sur la poésie

«lyrique» des troubadours.

K. Bartsch, _Grundriss zur Geschichte der provenzalischen Literatur_,

Elberfeld, 1872. La première partie (p. 1-95) contient un aperçu de

l'histoire de la littérature provençale, des renseignements sur les

manuscrits, sur les éditions, etc. La deuxième comprend la liste

alphabétique des troubadours, avec l'indication du premier vers de

chacune de leurs poésies _lyriques_. C'est d'après cette liste que se

font ordinairement les citations dans les études littéraires: ainsi

_Gr._, 101, 2, renvoie à la deuxième poésie lyrique (ordre alphabétique)

de _Bonifaci Calvo_ qui porte le numéro _101_ dans le _Grundriss_ de

Bartsch. Une nouvelle édition de cet indispensable instrument de travail

est en préparation et paraîtra sans doute bientôt.

C. Chabaneau, _Les Biographies des Troubadours_, Toulouse, 1885; fait

partie de l'_Histoire générale de Languedoc_ (tome X). A la suite des

biographies vient une liste des troubadours contenant non seulement

l'indication de leurs poésies lyriques, mais de leurs autres

compositions, et d'abondantes et précieuses notes biographiques,

renvois, rapprochements, etc.

A. Stimming, _Provenzalische Litteratur_, dans le _Grundriss_ de

Groeber, tome II, 2e partie.

A. Jeanroy, _La poésie provençale du Moyen Age_ (_Revue des Deux

Mondes_, 1899 et suiv.).

A. Restori, _Letteratura provenzale_, Milan, 1891 (Manuali Hoepli)

Excellent petit manuel, traduit en français par A. Martel.

A. Jeanroy, _Les Origines de la Poésie lyrique en France_, 2e édition,

Paris, 1904.

A. Pätzold, _Die individuellen Eigenthümlichkeiten einiger

hervorragender Trobadors im Minneliede_, Marbourg, 1897 (Excellent par

les innombrables citations qu'il renferme).

Ou peut citer encore les chapitres consacrés aux troubadours dans

l'_Esquisse historique de la littérature française au Moyen âge_ de

Gaston Paris, dans les histoires de la littérature française de MM.

Lintilhac et Lanson et dans la _Geschichte der franzoesischen

Litteratur_ de MM. Suchier et Birch-Hirschfeld.

M. V. Crescini, professeur à l'Université de Padoue, prépare une

_Histoire de la littérature provençale_.

CHAPITRE PREMIER

1. Roger, _L'enseignement des lettres classiques, d'Ausone à Alcuin_,

Paris, 1905.

2. Kiener, _Verfassungsgeschichte der Provence seit der

Ostgothenherrschaft bis zur Errichtung der Konsulate_ (510-1200).

Leipzig, 1900, p. 48.

3. Les limites approximatives du _franco-provençal_ sont données d'après

la première carte du _Grundriss_ de Groeber, t. I.

4. Cette langue s'appela d'abord langue _romane_, puis prit le nom de

_limousine_; la dénomination de _provençal_ date du XIIIe siècle:

c'était, dans ce sens, la langue de la «Province» comprenant à peu près

tout le Sud de la France.

5. M. Chabaneau, en classant par province d'origine les troubadours dont

il existe une biographie (111, un quart environ du chiffre total) donne

pour l'Aquitaine quarante-un noms: parmi eux Guillaume de Poitiers, les

troubadours gascons Cercamon et Marcabrun, Jaufre Rudel et Rigaut de

Barbezieux (Saintonge), Arnaut de Mareuil, Arnaut Daniel, Giraut de

Bornelh, Bertran de Born, etc. L'Auvergne et le Velay ont douze

troubadours avec biographie: parmi eux Peire d'Auvergne, Peire Rogier,

Peirol, Peire Cardenal. Le Languedoc en a dix-huit, parmi lesquels les

Toulousains Peire Vidal et Aimeric de Péguillan, Raimon de Miraval,

Guiraut Riquier. Enfin la Provence et le Viennois présentent vingt-huit

noms; les principaux sont ceux de Raimbaut d'Orange, de la comtesse de

Die, Folquet de Marseille, Raimbaut de Vaquières, Folquet de Romans,

etc. Quoique cette liste ne comprenne qu'un quart des troubadours (et

que, par conséquent, la classification soit incomplète) il faut

remarquer que parmi ces troubadours se trouvent les plus illustres.

6. Sur les genres populaires dans l'ancienne poésie provençale, cf.

Ludwig Roemer. _Die volksthümlichen Dichtungsarten der

altprovenzalischen Lyrik_, Marbourg, 1884, et Jeanroy, _Origines de la

poésie lyrique en France_.

7. Sur la métrique des troubadours cf. P. Maus, _Peire Cardenal's

Strophenbau_, Marbourg, 1884.

8. Le poème de _Sainte Foy_ d'Agen a été publié par M. Leite de

Vasconcellos dans la _Romania_, XXXI (1902), p. 177 et suiv.

9. Cf. Jeanroy, _Origines_, 1re partie, chap. I.

CHAPITRE II

Voir pour tout ce chapitre les _Biographies des Troubadours_, par M. C.

Chabaneau (_Histoire générale de Languedoc_, éd. Privat, tome X).

1. Cf. en particulier Chabaneau, _Notes sur quelques manuscrits

provençaux égarés ou perdus_, Paris, 1886.

2. Paul Meyer, _Les derniers Troubadours de la Provence_, Paris, 1871.

3. G. Bertoni, _I trovatori minori di Genova_, Dresde, 1903. Id., _Nuove

rime di Sordello di Goïto_, Turin, 1901 (Extrait du _Giornale Storico

della letteratura italiana_).

4. Cf. A. Stimming in Groeber, _Grundriss der romanischen Philologie_,

II, A, p. 19. Une partie des détails qui suivent est empruntée à cet

excellent résumé.

5. O. Schultz (-Gora), _Die provenzalischen Dichterinnen_, Leipzig,

1888.

6. Raimon de Miraval et son épouse Gaudairenca; Hugolin de Forcalquier

et Blanchemain (A. Stimming, l. s., p. 19).

7. Sur les protecteurs des troubadours, voir Paul Meyer, _Provençal

language and litterature_, in _Encyclopædia britannica_, et la liste

dressée par Diez, _Leben und Werke_, 2e éd., p. 497. Cf. aussi Restori,

_Lett. prov._, p. 77-79.

8. Jean de Nostredame, _Vies des plus célèbres et anciens poètes

provençaux_, Lyon, 1575. M. Chabaneau préparait depuis de nombreuses

années une réédition de cet ouvrage. Nous la publierons le plus tôt

possible. Cf. Chabaneau, _Le Moine des Iles d'or_, =Annales du Midi=,

1907.

9. Chabaneau, _Biographies des Troubadours_.

10. La duchesse de Normandie était Éléonore d'Aquitaine, petite-fille du

premier troubadour, Guillaume, comte de Poitiers, épouse divorcée de

Louis VII depuis 1152. C'est entre 1152 et 1154 que Bernard de Ventadour

aurait séjourné à sa cour; cf. Diez, _L. W._, p. 25.

11. Cf. sur le châtelain de Coucy, G. Paris, _La Littérature française

au moyen âge_, § 128, et _Esquisse historique_..., § 135.

12. Sur la légende de Jaufre Rudel, cf. G. Paris, _Jaufre Rudel_, _Rev.

hist._, t. LIII, p. 225 et suiv.

13. _Histoire littéraire_, XXVII, 723-724.

14. A. Stimming, dans le _Grundriss_ de Groeber, II, B, p. 16.

15. Cf. notre étude sur le dernier troubadour, Guiraut Riquier, p. 122

et suiv.

16. Le gracieux roman de _Flamenca_, comprenant plus de 8 000 vers, a

été publié deux fois par M. Paul Meyer, en 1865, et en 1901: le premier

volume de cette deuxième édition (contenant le texte) a seul paru

jusqu'ici. Le roman est du XIIIe siècle et il est aussi intéressant pour

l'histoire littéraire que pour l'histoire de la civilisation.

17. Sur ces _ensenhamens_, cf. notre étude citée plus haut, p. 131. Le

premier et le plus ancien de ces _ensenhamens_, auquel est empruntée la

citation qui suit, est de Guiraut de Cabreira, noble catalan

contemporain de Bertran de Born et de Peire Vidal.

18. La citation est empruntée à l'_ensenhamen_ de Guiraut de Calanson.

Ce poème a été publié récemment par M. Wilhelm Keller sous le titre

suivant: _Das Sirventes_ «Fadet Joglar» _des Guiraut von Calanso_,

Erlangen, 1905. Le texte est accompagné d'un abondant commentaire. La

«symphonie» était un instrument à vent, ou peut-être un «tambour de

basque» (Keller, p. 63).

CHAPITRE III

1. Leur nom leur vient du mot _trobar_, _trouver_ en parlant de

l'invention poétique.

Cf. en général, pour ce chapitre, Diez, _Poesie der Troubadours,_ 2e

édition.

2. Traduction de l'abbé Papon, _Parnasse occitanien_, p. 21.

3. Pétrarque, _Trionfo d'amore_.

4. Cf. Gaston Paris, _Esquisse historique de la littérature française au

Moyen âge_, p. 159: «ce sont les troubadours de cette école [du _trobar

clus_] qui, malgré leurs défauts et indirectement, ont créé le style

moderne».

5. Sur la musique cf. un excellent article de M. A. Restori, dans la

_Rivista musicale italiana_, vol. II, fasc. 1, 1895. Voir surtout la

récente publication de M. J.-B. Beck, _Die Melodien der Troubadours_,

Strasbourg, 1908.

Cf. encore A. Jeanroy, Dejeanne, P. Aubry: _Quatre poésies de

Marcabrun_, troubadour gascon du XIIe siècle, texte, musique et

traduction, Paris, 1904.

Les troubadours dont il nous reste le plus d'airs notés sont les

suivants: Bernard de Ventadour, Folquet de Marseille, Gaucelm Faidit,

Guiraut Riquier, Peire Vidal, Raimon de Miraval. Le plus grand nombre de

ces mélodies (les deux tiers) se trouvent dans le manuscrit R (Bibl.

nat.,_f. fr._, 22543).

6. Ludwig Roemer, _Die volksthümlichen Dichtungsarten_, Marbourg, 1884.

7. Bernard de Ventadour, _Quant erba vertz e fuelha par_ (M. W. I, 11;

_Gr._, 39); _id., Lo gens temps de pascor_ (M. W. I, 13; _Gr._, 28).

8. Marcabrun, _Pois l'iverns d'ogan es anatz_ (M. W. I, 57).

9. J. Rudel, _Quan lo rius de la fontana_ (M. W. I, 62; _Gr._, 5).

10. Arnaut de Mareuil, _Belh m'es quan lo vens_ (M. W. I, 155; _Gr._,

10).

11. Peire Rogier, _Tan no plou ni venta_ (M. W. I, 120; _Gr._, 8).

12. Raimbaut d'Orange, _Non chant per auzel ni per flor_ (M. W. I, 77;

_Gr._, 32).

13. _Sirventés_: la vraie forme provençale est _sirventes_; nous

l'accentuons pour mieux marquer que l'accent doit porter sur la dernière

syllabe.

14. Cf. Jeanroy, _Origines_..., p. 45 et suiv. De la _tenson_ on

distingue le _jeu-parti_ (prov. _partimen_) qui est une variété du genre

et où les interlocuteurs choisissent entre deux propositions contraires;

nous employons le mot de _tenson_ qui est le terme le plus général.

Sur la question de savoir si les tensons appartiennent à des auteurs

différents, cf. Diez, _Poesie der Troubadours_, p. 165. Pour les sujets

des tensons cf. _ibid._, p. 169. Voici quelques autres exemples: quel

est l'homme le plus amoureux, celui qui ne peut résister au désir de

parler constamment de la dame qu'il aime ou celui qui y pense en

silence? Un amoureux qui est heureux dans son amour doit-il préférer

être l'amant ou le mari de sa dame?

15. Pour les tensons avec un personnage imaginaire, cf. Jeanroy,

_Origines_..., p. 54, note 1: on a des tensons du Moine de Montaudon

avec Dieu, de Peirol avec Amour, de Raimon Béranger et Bertran Carbonel

avec leur cheval, de Lanfranc Cigala avec son coeur et son savoir.

16. Les deux tensons qui suivent sont de Guiraut Riquier.

17. Une des études les plus récentes sur la pastourelle est celle de M.

A. Pillet, _Studien zur Pastourelle_, Breslau, 1902 (extrait de la

_Festschrift zum zehnten deutschen Neuphilologentag_).

18. Traduction de M. A. Jeanroy, _Origines_, p. 31.

19. _Ibid._, p. 80.

20. Le plus récent travail sur l'_aube bilingue du Vatican_ (ainsi

nommée du manuscrit qui la contient) est dû au Dr Dejeanne dans les

_Mélanges Chabaneau_: on trouvera dans cet article la bibliographie du

sujet.

21. Il n'y a qu'un exemple de _serena_; dans Guiraut Riquier; il faut y

voir sans doute une invention du poète et non une imitation d'un genre

populaire.

22. Le _descort_ de Raimbaut de Vaquières est composé de six strophes:

la première en provençal, la seconde en italien (génois), la troisième

en français, la quatrième en gascon, la cinquième probablement en

portugais (Cf. sur le dernier point Carolina Michaelis de Vasconcellos,

dans le _Grundriss_ de Groeber, II, B, p. 173, Rem. 1).

CHAPITRE IV

1. Une partie des pages qui suivent ont paru en article dans le _Mercure

de France_, juin 1906.

2. Cf. _Poésies de Guillaume IX, comte de Poitiers_, éd. Jeanroy, Paris,

1905.

3. Sur le «vasselage amoureux», cf. un excellent article de M. E.

Wechssler, _Frauendienst und Vassalität_, dans _Zeitschrift für

französische Sprache und Litteratur_, XXIV, 1, 159-190.

4. Cf. Diez, _Poesie der Troubadours_, p. 128, 129, etc.

5. A. Restori, _Lett. prov._, p. 52.

6. Diez, _Poesie der Troubadours_, p. 127.

7. Traduction de Raynouard, _Des Troubadours et des Cours d'amour_, p.

XXII, XXVI.

8. Cf. P. Vidal: «le présent d'un simple cordon que m'a accordé la belle

Raimbaud me rend plus riche à mes yeux que le roi Richard lui-même avec

Poitiers, Tours et Angers». Cf. encore de Guillaume de Saint-Didier:

«cependant elle pourrait me rendre heureux, si elle m'accordait

seulement l'un des cheveux qui tombent sur son manteau, ou l'un des fils

qui composent son gant». Cité par Raynouard, _Des Troubadours et des

Cours d'amour_, p. XIV.

9. Diez, _Poesie der Troubadours_, p. 135.

10. Mahn, _Gedichte_, nº 737. La deuxième citation est tirée du nº 344.

11. Sur Rigaut de Barbezieux, cf. l'article que nous venons de publier

dans la _Revue d'Aunis et de Saintonge_, juillet 1908. On y trouvera sa

romanesque biographie.

12. Cette allusion aux habitudes de la tigresse se retrouve dans un

Bestiaire provençal, recueil de légendes ayant trait aux animaux. Quand

les chasseurs ont enlevé les petits de la tigresse, ils placent des

miroirs sur le sol; la tigresse s'y mire et oublie sa douleur.

13. Raynouard, _Des Troubadours et des Cours d'amour_, Paris, 1817.

La question a été reprise depuis par Diez (_Ueber die Minnehöfe_,

Berlin, 1825), Pio Rajna (_Le Corti d'Amore_, Milan, 1890), V. Crescini

(_Per la questione delle Corti d'Amore_, Padoue, 1891).

CHAPITRE V

1. Sur Cercamon, cf. l'édition du Dr Dejeanne, Toulouse-Paris, 1905.

Cercamon fait allusion une fois au Poitou (V) et il a écrit un _planh_

sur la mort de Guillaume X, comte de Poitiers. Ces détails nous

paraissent avoir quelque importance pour l'étude de l'influence qu'a pu

exercer l'oeuvre du premier troubadour Guillaume IX.

2. Marcabrun fut un satirique si violent que, si l'on en croit son

biographe, les châtelains de Guyenne, dont il avait dit beaucoup de mal,

le firent mettre à mort.

3. Pierre d'Auvergne, ap. Diez, _L. W._, p. 43. Cf. l'édition de Pierre

d'Auvergne par M. Zenker, p. 190-191. Pour la suite cf. Diez, _ibid._,

p. 44.

4. Sur Jaufre Rudel, cf. Gaston Paris, _Rev. hist._ (cf. supra chap.

II), Carducci, _Jaufre Rudel_, _poesia antica e moderna_, 1888,

Savj-Lopez, _Mistica profana_ (in _Trovatori e poeti_).

5. Appel, _Prov. Chr._, p. 55.

6. M. C. Appel, in _Archiv für das Studium der neueren Sprachen_, tome

CVII.

7. «Depuis que nous étions enfants...» C'est l'âge aussi où Dante

commença à aimer Béatrice.

8. M. W., I, p. 19.

9. M. W., p. 20.

10. Texte de Mahn, _Gedichte der Troubadours_, nº 707.

11. Marcabrun aussi aurait visité l'Angleterre, cf. G. Paris, _Esquisse

historique_, § 86.

12. M. W., p. 23.

13. Sur les nombreuses allusions aux _médisants_ (_lauzengiers_) cf.

Pätzold, _Die individuellen Eigenthümlichkeiten einiger hervorragender

Trobadors_, § 79.

14. M. W. I, 21. A propos de la «joie» il est bon de rappeler avec M.

Jeanroy (éd. de Guillaume de Poitiers, p. 19) que «l'espèce d'exaltation

mystique qui a pour cause et pour objet à la fois la femme aimée et

l'amour lui-même était... désignée sous le nom de _joi_».

15. Geoffroy de Vigeois, ap. Diez, _L. W._, p. 322.

16. Sur les troubadours à la cour du comte de Toulouse, cf. Paul Meyer,

in _Histoire générale de Languedoc_, tome X.

17. Sur les troubadours à Narbonne, cf. notre article dans les _Mélanges

Chabaneau_, p. 737-750.

18. M. W. I, 30.

19. Carducci, _Un poeta d'amore del secolo XII_, =Nuova Antologia=,

XXV-XXVI.

20. M. W., I, 33.

21. M. W., I, 36.

CHAPITRE VI

1. M. W. I, 184.

2. M. W. I, 151 et suiv.

3. On peut rapprocher de cette description un passage d'une poésie

lyrique d'Arnaut de Mareuil (M. W. I, p. 156). «Elle est plus blanche

qu'Hélène, plus belle qu'une fleur naissante, pleine de courtoisie; de

ses dents blanches ne sortent que des mots sincères, son coeur est franc

sans mauvaises pensées, sa couleur est fraîche et ses cheveux blonds;

que Dieu la garde, car jamais je n'en vis de plus belle.»

4. Les oeuvres de Giraut de Bornelh ont commencé à paraître en édition

critique avec traduction (allemande) sous le titre suivant: _Saemtliche

Lieder des Trobadors Guiraut de Bornelh_, von Adolf Kolsen (tome I,

fasc. 1), Halle, 1907.

5. Ed. Kolsen, nº 1.

6. _Id._, nº 19.

7. _Id._, nº 21.

8. _Id._, nº 2.

9. Dante, _De vulg. Eloq._, II, 2 et 6. «Bertran de Born, dit Dante, a

chanté les armes, Arnaut Daniel l'amour, Giraut de Bornelh la droiture,

l'honnêteté (_honestum_) et la vertu», _De vulg. Eloq._, II, 2.

10. M. W. I, 186.

11. M. W. I, 201.

12. Tenson de Linhaure et de Giraut de Bornelh, Appel, _Prov. Chr._, p.

87. Cf. aussi dans l'édition Kolsen les numéros 4 et 20. Nous empruntons

au premier des deux le couplet suivant: «Je pourrais écrire (une

chanson) plus obscure; mais la poésie n'a sa valeur que si tout le monde

la comprend; pour moi, quoi qu'on en puisse penser, je suis heureux

quand j'entends dire qu'on chante ma chanson d'une voix sombre ou claire

et quand j'apprends qu'on la chante à la fontaine.» L'autre chanson

débute ainsi: «Je ferais, si j'avais assez de talent, une chansonnette

assez claire pour que mon petit-fils la comprît et que tout le monde y

prît plaisir.» Ce sont là de véritables manifestes littéraires contre

les théories du _trobar clus_. Ce ne sont pas les seuls d'ailleurs dans

la littérature provençale. Cf. la pièce de Pierre d'Auvergne, _Sobre'l

vieilh trobar e'l novel_ et le commentaire qu'en a donné M. J. Coulet

dans les _Mélanges Chabaneau_, p. 777 et suiv.

13. _Purgatoire_, ch. XXVI. Le chant se termine par huit vers provençaux

que Dante met dans la bouche d'Arnaut Daniel. Celui-ci se trouve avec

Guido Guinicelli parmi le troupeau de ceux qui n'ont pas observé, dans

la satisfaction de leurs appétits charnels, l'_umana legge Seguendo come

bestie l'appetito_. Dante cite plusieurs fois encore Arnaut Daniel dans

le _De vulgari Eloquentia_; il y déclare en particulier qu'il a emprunté

au poète limousin la sextine. Cf. Diez, _L. W._, p. 282.

14. Cf. Diez, _L. W._, p. 285.

15. Le Moine de Montaudon lui reproche de n'avoir composé dans sa vie

que deux mauvais vers, auxquels personne ne comprend rien; Diez, _L.

W._, p. 283.

16. Mahn, _Gedichte der Troubadours_, nº 427.

17. Voir pour tout ce qui suit A. Thomas, _Poésies complètes de Bertran

de Born_, introduction. Le _rôle historique de Bertran de Born_ a été

étudié par M. Clédat, Paris, 1879. Bertran de Born est un des rares

troubadours qui aient eu l'honneur de plusieurs éditions (Ed. A.

Stimming [deux], éd. A. Thomas).

18. Thomas, _loc. sign._, p. xv.

19. La fille de Henri II, Mathilde, était mariée avec Henri, duc de

Saxe; aussi B. de Born l'appelle-t-il une fois la _Saissa_ (la Saxonne).

20. On a émis des doutes sur l'authenticité de cette pièce. Plusieurs

manuscrits l'attribuent à d'autres troubadours que Bertran de Born. La

pièce est composée sur les mêmes rimes qu'une pièce de Giraut de

Bornelh. Ce qu'il y a de certain c'est que un ou deux couplets sont

interpolés; mais nous croyons que ce brillant morceau de poésie est bien

de Bertran de Born.

CHAPITRE VII

1. M. W. I, 77. _Non chant per auzel ni per flor_

2. M. W. I, 70 et I, 67.

3. Cf. l'ouvrage déjà cité de O. Schultz, _Die prov. Dichterinnen_, et

Sernin Santy, _La Comtesse de Die_.

4. M. W. I, 87. _Ab joi et ab joven m'apais._

5. M. W. I, 88.

6. M. W. I, 80. _A chantar m'er de so qu'ieu no volria._

7. Sur Pierre d'Auvergne, cf. Zenker, _Die Lieder Peires von Auvergne_,

Erlangen, 1900.

8. «Au delà des montagnes», c'est-à-dire au delà des Pyrénées; Marcabrun

y avait été avant lui, cf. Zenker, p. 19.

9. C'est la poésie célèbre _Chantarai d'aquestz Trobadors_, Zenker, nº

XII. Un troubadour postérieur, le Moine de Montaudon, a imité cette

satire.

10. Roderic de Tolède, ap. Zenker, p. 26.

11. Ed. Zenker, nº IX. Sur «les oiseaux dans la poésie et dans la

légende» cf. un article de M. Savj-Lopez, dans _Trovatori et Poeti_, p.

245. Un troubadour postérieur, Arnaut de Carcassés, a composé une

nouvelle où un perroquet joue le principal rôle; pour faciliter un

rendez-vous d'amour entre son seigneur et une châtelaine il met le feu à

la tour du château: pendant le désordre et le tumulte qui s'ensuivent

l'entrevue a lieu. Le «perroquet» d'Arnaut de Carcassés est d'une

éloquence insinuante et surtout d'une merveilleuse activité. Cette

nouvelle est d'ailleurs l'_Ecole des Maris_. L'auteur l'a écrite pour

«reprendre les maris qui veulent surveiller leurs femmes et pour les

avertir que la meilleure précaution est de leur laisser la liberté». Cf.

Bartsch, _Chr._, c. 259 et suiv. Sur les oiseaux messagers d'amour dans

la poésie populaire cf. Savj-Lopez, _op. laud._

12. M. W. I, 224, Rayn., _Ch._, III, 318. _Parn. occ._, 181.

13. M. W. I, 224, Rayn., _Ch._, III, 321.

14. M. W. I, 226, Rayn., III, 324. _Parn. occ._, 185.

15. _Parn. occ._, 187. Gauvain est le neveu d'Arthur dans les légendes

bretonnes. Sur les légendes épiques chez les troubadours voir

Birch-Hirschfeld, _Ueber die den provenzalischen Troubadours bekannten

epischen Stoffe_, Halle, 1878. L'ouvrage est incomplet, mais il n'a pas

été remplacé.

16.

Per ma vida gandir

M'en anei en Ongria

Al bon rei N' Aimeric

On trobei bon abric. Raynouard, _Ch._, V, 342.

17. Sur Folquet de Marseille, cf. Hugo Pratsch, _Biographie des

Troubadours, Folquet von Marseille_, Berlin, 1878.

18. Dante, _Par._, ch. IX, v. 88 et suiv. La ville dont il s'agit dans

le dernier vers est Marseille; Dante fait allusion au siège qu'elle

soutint contre Brutus.

19. M. W. I, 319.

20. «Guillaume VIII [seigneur de Montpellier] avait épousé depuis

Eudoxe, fille de Manuel Comnène.» _Hist. gén. Lang._, éd. Privat, VI, p.

61. La source de cette indication est dans la Chronique de Jaime Ier

d'Aragon (ch. 1) qui ne donne pas d'ailleurs le nom de la princesse. Ce

nom est donné par un compilateur moderne, Gariel, _Series praesulum

Magalonensium_, 2e édit., p. 279: et l'authenticité de la chronique est

douteuse (Cf. Morel-Fatio, Groeber, _Grundriss_, II, 2, p. 118). Nous

ajouterons qu'un de nos collègues, qui s'occupe d'histoire byzantine, ne

croit pas à l'existence d'Eudoxie ou Eudoxe: la seule fille de Manuel

Comnène a été mariée au marquis de Montferrat.

21. M. W. I, 324.

22. La _Chanson de la Croisade contre les Albigeois_ a été éditée deux

fois, d'abord par Fauriel, puis par M. Paul Meyer, 2 vol. Paris, 1875.

Le passage cité commence au vers 3320. Ajoutons que l'identification de

Folquet de Marseille avec Folquet, évêque de Toulouse, a été contestée;

mais il semble que ce soit à tort.

CHAPITRE VIII

1. Cf. Lea, _Histoire de l'Inquisition_, trad. fr., Paris, 3 vol.

2. Cf. pour une partie de ce qui suit A. Luchaire, _Innocent III, la

croisade contre les Albigeois_, Paris, 1905.

3. Luchaire, _loc. sign._, p. 182.

Les Troubadours: Leurs vies — leurs oeuvres — leur influence · 第 19 / 20 段