5. Sur Raimon de Miraval, cf. P. Andraud, _La vie et l'oeuvre du
troubadour Raimon de Miraval_, Paris, 1902.
6. Bernard Sicard de Marvejols, Raynouard, _Choix_, IV, 191.
7. Peire Cardenal, _Gr._, 30; Appel, _Prov. Chr._, nº 78.
8. Bartsch, _Chr. Prov._, col. 174.
9. _Parn. occ._ p. 306.
10. Mahn, _Gedichte_, nº 1 248.
11. Raynouard, _Lexique roman_, I, 448.
12. _Parn. occit._, 313.
13. _Ibid._, 312.
14. _Ibid._, 321.
15. _Ibid._, 310.
16. _Ibid._, 309. Cf. dans la même pièce la strophe suivante:
«Maintenant est venue de France l'habitude de ne convier que ceux qui
ont abondance de blé ou de vin». Sur Simon de Montfort, cf. la pièce
_Per fols tenc..._ str. 2 (_Parn. occ._, p. 311).
17. Clercs et Français sont attaqués ensemble dans une strophe de la
pièce _Tartarasso ni voutour_ (_Parn. occ._, p. 320). Mêmes attaques
dans une poésie de Guillaume Anelier de Toulouse, Raynouard, L. R., 481.
18. Appel, _Prov. Chr._, p. 113.
19. Mahn, _Gedichte_, nº 975.
20. Raynouard, _Choix_, IV, 337.
21. Mahn, _Gedichte_, nº 1 233.
22. _Ibid._, nº 1 228.
23. Bartsch, _Chr. prov._, col. 173.
24. _Parn. occit._, p. 324; cf. aussi Appel, _Prov. Chr._, nº 79.
Cardenal appelle son poème un _estribot_, mot assez rare désignant un
genre peu connu. Cf. encore Raimbaut d'Orange dans la pièce: _Escotatz_.
25. Cf. cependant la satire de la papauté et des hauts prélats dans la
_Geste_ de Peire Cardenal (_Car motz homes fan vers_), sorte de poème
satirique où il s'attaque à toute la société, du pape aux paysans.
26. Sur Guillem Figueira, cf. l'édition de ce troubadour par Emil Levy,
Berlin, 1880.
27. Crescini, _Manualetto_, p. 327. La pièce se compose de vingt-trois
strophes.
28. Raynouard, _Choix_, IV, 319.
CHAPITRE IX
Voir sur la poésie religieuse chez les troubadours un excellent article
de M. Lowinsky, publié dans la _Zeitschrift für französische Sprache und
Litteratur_, 1898, XX, p. 163 et suiv.
1. Parmi les poésies érotiques des troubadours, il faudrait citer
quelques poésies de Guillaume de Poitiers, une d'Arnaut Daniel, quelques
chansons de Daude de Prades, chanoine de Maguelone, les tensons
grossières de Montan et de sa dame, de Mir Bernard et de Sifre, quelques
tensons de Guiraut Riquier.
2. Cf. un article de M. A. Luchaire, _Revue Bleue_, janvier 1908. A
propos de l'aventure de la fille de l'empereur Manuel, voir les réserves
que nous avons faites dans les notes du chapitre VII.
3. Arnaut Daniel, _Parn. occ._, p. 257.
4. Cf. chap. III.
5. Ed. Jeanroy, XI.
6. Pierre d'Auvergne, éd. Zenker, XV, str. VIII.
7. Ed. Zenker, XIX.
8. _Ibid._, XVIII.
9. Crescini, _Manualetto_, p. 225.
10. Raynouard, _Choix_, IV, p. 304.
11. Fauriel, _Histoire de la poésie provençale_; II, 184.
12. Le troubadour qui a composé cette curieuse tenson avec Dieu est
Daspol ou Guillem d'Autpoul, qui a vécu dans la deuxième partie du XIIIe
siècle. Cf. le texte dans Paul Meyer, _Les derniers troubadours de la
Provence_, in _Bibl. Ec. Charles_, 30e année, p. 282.
13. Raynouard, _Choix_, IV, 442.
14. Appel, _Prov. Chr._, nº 58.
15. En 1207 saint Dominique fonde le couvent de Prouille. C'est l'époque
où se fondent les confréries (laïques) du Rosaire qui ont tant contribué
à répandre le culte de la Vierge. Cf. Lowinsky, _op. laud._, p. 12 du
tirage à part.
16. Cf. pour tout ce qui suit notre étude sur le troubadour Guiraut
Riquier, p. 284 et suiv.
17. Lanfranc Cigala, de Gênes; Mahn, _Gedichte_, nº 305.
18. Bernard d'Auriac (2e moitié du XIIIe s.).
19. _Le troubadour Guiraut Riquier_, p. 296.
20. Folquet de Lunel, éd. Eichelkraut, Berlin, 1872. L'édition est
d'ailleurs médiocre.
A propos de la place qu'occupe la Vierge dans l'art religieux du XIIIe
siècle, voir E. Mâle, _L'art religieux du XIIIe siècle en France_,
Paris, 1898, p. 308. «C'est un fait curieux qu'au XIIIe siècle la
légende ou l'histoire de la Vierge soient sculptées aux portails de
toutes nos cathédrales... Le XIIIe siècle est par excellence le siècle
de la Vierge. Saint Dominique répand le Rosaire en son honneur. On
récite tous les jours son office... Les ordres nouveaux, les
Franciscains, les Dominicains, vrais chevaliers de la Vierge, répandent
son culte dans le peuple.»
CHAPITRE X
Nous ne donnons pour ce chapitre qu'une bibliographie très sommaire. On
trouvera l'essentiel dans la plupart des histoires de la littérature
italienne. Cf. en particulier Gaspary, _Storia della letteratura
italiana_, tradotta del tedesco dà N. Zingarelli, Turin, 1887, tome I.
A. Restori, _Letteratura provenzale_, p. 94 et suiv.
A. Thomas, _Francesco da Barberino et la littérature provençale en
Italie au Moyen âge_, Paris, 1883.
Schultz, Die _Lebensverhältnisse der italienischen Trobadors_
(_Zeitschrift für rom. Phil._, VII, 187).
A. Jeanroy, _Les origines de la poésie lyrique en France_, p. 223-273
(La poésie française en Italie).
Bartoli, _I primi due secoli della letteratura italiana_, Milan, 1880.
Gaspary, _La scuola poetica siciliana del secolo XIII_ (traduction),
Livourne, 1882.
Fauriel, _Dante et les origines de la langue et de la littérature
italiennes_, tome I, leçons VII et VIII.
Paul Meyer, _Influence des troubadours sur la poésie des peuples
romans_, =Romania=, V, 266. L'ouvrage de Baret sur le même sujet est
vieilli.
Cf. enfin pour Dante et le XIVe siècle la grande histoire littéraire de
l'Italie intitulée: _Storia letteraria d'Italia, scritta di una societa
di professori_, Milan; tome III, _Dante_ (par M. Zingarelli); tome V,
_Il Trecento_ (par G. Volpi).
1. Cf. la pièce _Bona aventura..._ Mahn, _Gedichte_, nº 375. Cependant
les troubadours viennent plus nombreux à la cour de Frédéric II à la
suite de la croisade contre les Albigeois. (Cf. C. Appel, _Deutsche
Geschichte in der provenzalischen Dichtung_, Breslau, 1907.) Parmi les
troubadours qui ont été en relations avec l'Italie M. Restori cite:
Bernard de Ventadour, Peirol, Cadenet, Bernard de Bondeillo, Elias
Cairel, Peire Cardenal, Cavaire, Palais, Pistoleta, etc.: près d'une
trentaine. _Lett. prov._, p. 100, n. 1.
2. Appel, _Prov. Chr._, nº 92.
3. Chose piquante, ces vers italiens écrits par un poète provençal sont
à peu près les plus anciens de la poésie italienne; cf. Gaspary, _op.
laud._, p. 48.
4. Bartsch, _Chr. Prov._, col. 128.
5. Diez, _Leben und Werke_, p. 236.
6. _Saint-Nicolas de Bari_: le comte de Champagne et celui de Bar
faisaient partie de l'expédition. Mais est-ce Saint-Nicolas de _Bar_ ou
de _Bari_ qu'il faut entendre? Sans doute de _Bari_.
7. Raynouard, _Choix_, IV, 277.
8. Cf. Diez, _Leben und Werke_, p. 239.
9. Gaspary, _op. laud._, p. 53. Cf. pour le paragraphe suivant Gaspary,
_ibid._ et Hauvette, _Littérature italienne_, p. 49.
10. Boniface Calvó a été édité par M. Pelaez, Turin, 1897 (Extrait du
_Giornale Storico della letteratura italiana_, XXVIII-XXIX).
11. Diez, _Leben und Werke_, p. 392.
12. Raynouard, _Choix_, III, 446.
13. Mahn, _Gedichte_, nº 553.
14. Cf. sur Sordel _Vita e poesie di Sordello di Goito_ per Cesare de
Lollis, Halle, 1896 (=Romanische Bibliothek=, XI).
15. _Ibid._, p. 58.
16. Ed. de Lollis, V.
17. Sur Bertrand d'Alamanon, cf. l'édition Salverda de Grave, Toulouse
(=Bibliothèque méridionale=).
18. Peire Bremon, Raynouard, _Choix_, IV, 70.
19. Ed. de Lollis, p. 17.
20. Cf. le vers connu de Montanhagol: _D'amor mou castitatz_ (d'amour
vient la chasteté).
21. Cf. Fauriel, _Dante_, I, 504.
22. Sauf une exception; cf. éd. de Lollis, _Introduction_.
23. La _Vita Nuova_ a été composée en 1292 suivant Gaspary, _Storia
lett. ital._, I, 450.
24. Fauriel, _Dante_, I, 340.
25. _Vita Nuova_, trad. Delécluze, Paris, 1853.
26. _Ibid._
27. Dante connaissait sans doute la plupart des troubadours (du XIIe s.
et du début du XIIIe) dont les oeuvres nous sont parvenues: Bernard de
Ventadour, Peire Rogier et Arnaut de Mareuil, Guillem de Cabestanh et
Jaufre Rudel, etc. Il connaissait sans doute aussi les biographies des
troubadours. Cf. Zingarelli, _Dante_, p. 70-71 (_Storia lett. ital._,
III). Cf. Chaytor, _The troubadours of Dante_, Oxford, 1902.
Ce n'est pas le lieu d'insister ici sur le _dolce stil nuovo_ et sur ses
origines. On peut voir là-dessus les deux ou trois ouvrages suivants qui
ont en partie renouvelé le sujet: K. Vossler, _Die philosophischen
Grundlagen zum «Süssen Neuen Stil» des Guido Guinicelli, Guido
Cavalcanti, und Dante Alighieri_, Heidelberg, 1904; Cesare de Lollis,
_Dolce stil nuovo e «noel dig de nova maestria»_, in _Studj Medievali_,
I, p. 5-23; Paolo Savj-Lopez, _Trovatori e Poeti_ (Biblioteca «Sandron»
di Scienze et Lettere, nº 30). Le premier de ces auteurs est en
désaccord sur plusieurs points essentiels avec les deux autres. Le fond
de son travail--exposé d'ailleurs sous forme un peu trop didactique--est
que la morale chrétienne et la philosophie scolastique ont été d'une
importance capitale dans la transformation du vieux «style» en «style»
nouveau. Les deux autres auteurs ont une tendance à rechercher chez les
derniers troubadours les traces, les germes du nouveau «style»; il est
certain que des troubadours comme Montanhagol, quand ils parlaient du
«noel dig de nova maestria», sentaient qu'ils s'éloignaient des anciens
modèles et le dernier troubadour Guiraut Riquier se rapproche beaucoup,
par sa conception supraterrestre et mystique de l'amour, du «dolce stil
nuovo». Aucun des deux ne paraît avoir été connu en Italie, mais il n'en
est pas de même de Sordel dont la doctrine sur l'amour se rapproche tant
de celle de Montanhagol.
A propos du «pardon des offenses», dont il est question à la fin de la
chanson de Dante, M. Savj-Lopez rapproche de ces mots un passage
semblable du dernier troubadour Guiraut Riquier; ce n'est là qu'une
coïncidence, mais qui montre que l'évolution de la poésie provençale en
décadence est sur certains points parallèle à celle de la lyrique
italienne (_Trovatori e Poeti_, p. 66).
28. Cf. Gidel, _Les troubadours et Pétrarque_ (Thèse de Paris, 1857).
L'ouvrage est vieilli, mais les rapprochements, que Gidel est un des
premiers à avoir indiqués, sont nombreux; trop nombreux même, car
plusieurs ne sont exacts qu'en apparence.
29. «Il se privait...» Cf. Gaspary, _Storia della lett. ital._, p. 296.
30. Cette citation et celles qui suivent sont empruntées à l'ouvrage de
Gidel, p. 109, 121, 130.
31. Gaspary, _op. laud._, p. 401-402.
32. On peut lire cette histoire dans l'excellent livre que M. Antoine
Thomas a jadis consacré à _Francesco da Barberino et la littérature
provençale en Italie au Moyen âge_, Paris, 1883.
CHAPITRE XI
Voir en ce qui concerne l'Espagne le livre capital de Milà y Fontanals.
_De los trovadores en España_: 1re édition, Barcelone, 1861; 2e édition,
Barcelone, 1889 (_Obras completas del doctor D. Manuel Milà y
Fontanals_, tomo segundo). Voici les quatre divisions de ce livre:
1º De la langue et de la poésie provençales.
2º Troubadours provençaux en Espagne.
3º Troubadours espagnols en langue provençale.
4º Influence provençale en Espagne.
1. Sur l'importance de cette voie au point de vue de la formation des
légendes épiques, cf. maintenant le livre de M. Bédier, _La formation
des légendes épiques_, Paris, 1908.
2. Guiraut Riquier, _Gr._, 65; cf. notre étude sur ce troubadour, p. 72
et 73.
3. Sur ces chroniques qui forment «quatre perles de la littérature
catalane du Moyen âge», cf. _Grundriss der rom. Phil._, II, 2
(L'histoire de la littérature catalane est de M. Morel-Fatio).
4. Sur Jaime Ier d'Aragon, cf. de Tourtoulon, _Jaime Ier le Conquérant,
roi d'Aragon_, Montpellier, 1863-1867, 2 vol.
N'At de Mons écrivit surtout des poésies religieuses; voir notre étude
sur Guiraut Riquier, _passim_, et l'introduction à l'édition de N'At de
Mons, par M. Bernhard (=Altfranzösische Bibliothek=, XI).
5. Montanhagol. éd. Coulet, III.
6. Cf. _Bernard de Rouvenac, ein provenzalischer Trobador des XIII.
Jahrhunderts_, par G. Bosdorff, Erlangen, 1907.
7. Gavauda, ap. Mila, _op. laud._, p. 128.
8. Cf. l'excellente histoire de la littérature portugaise de Mme C.
Michaelis de Vasconcellos et de M. Th. Braga dans le _Grundriss_ de
Groeber, II, 2, p. 129 et suiv. Trois manuscrits comprennent les poésies
lyriques du XIIIe et du XIVe siècle: le _Vaticanus_ a été publié
plusieurs fois, dernièrement par Mme C. Michaelis de Vasconcellos; un
autre manuscrit, dit de Colocci-Brancuti, du nom de deux de ses
possesseurs, l'humaniste Colocci (mort en 1548) et le comte Brancuti di
Cagli, est également en Italie. En Portugal se trouve le manuscrit dit
de Ajuda, du nom du château royal, près de Lisbonne, où il est conservé.
(Groeber, _Grundriss_, II, 2, p. 200.) Trois autres manuscrits
contiennent des poésies religieuses (d'Alphonse X).
Sur toute cette période de la littérature portugaise voir surtout: R.
Lang, _Das Liederbuch des Königs Denis von Portugal_, Halle, 1894. Le
texte est précédé d'une excellente étude d'histoire littéraire.
9. On peut, avec Mme C. Michaelis de Vasconcellos, diviser cette
littérature d'une manière plus précise d'après les règnes d'Alphonse X
et du roi Denys: période préalphonsine (1200-1248); période du roi
Alphonse (1248-1280); période du roi Denys (1280-1325); période
postdionysienne(1325-1350). _Grundriss_, II, 2, p. 179. Cf. encore de
Mme de Vasconcellos, _Randglossen zur altportugiesischen Liederbuch_ (In
_Zeitschrift für rom. Philologie_).
10. «Époque provençale». _Grundriss_, II, 2, p. 143.
11. Cf. Mme de Vasconcellos, _loc. laud._, p. 188, et suiv.
12. Lang, _op. laud._, nº 63; _ibid._, nº 3.
13. _Ibid._, nº 59.
14. _Ibid._, nº 16.
15. _Ibid._, nº 73.
16. _Ibid._, nº 43.
17. Voir sur ce point important que nous ne faisons qu'indiquer ici:
Jeanroy, _Origines_, p. 308-338 (_La poésie française en Portugal_). M.
Jeanroy combat l'origine populaire de la lyrique portugaise, défendue
par la plupart des critiques qui se sont occupés avant lui de la
question et en particulier par M. Th. Braga. Cf. enfin la conclusion de
l'étude de M. Lang, _op. laud._, p. CXLII-CXLV.
18. Ici encore nous ne citerons, en fait de bibliographie, que
l'indispensable.
W. Scherer, _Geschichte der deutschen Litteratur_, 2e édit., Berlin,
1884.
Kock et Vogt, _Geschichte der deutschen Litteratur_, 2e éd., Leipzig.
Textes: _Des Minnesangs Frühling_, Berlin, 1888: K. Pannier, _Die
Minnesänger_, Goerlitz, 1881.
A. Lüderitz, _Die Liebestheorien der Provenzalen bei den Minnesingern
der Stauferzeit_, Berlin, 1902. (Autre édition plus complète dans les
_Literarhistorische Forschungen_, Berlin, 1904.)
A. Jeanroy, _Origines_, p. 270-307.
19. Scherer, _op. laud._, p. 202.
20. Jeanroy, _Origines_, p. 285-286.
21. Lüderitz, _op. laud._, p. 5 et suiv. Aux «médisants» (_lauzengiers_)
correspondent chez les Minnesinger les _lugnære, merkære_.
22. Diez, _Poesie der Troubadours_, p. 239. A. Lüderitz, _op. laud._, p.
26.
Diez, après avoir établi une série de rapprochements entre la poésie
lyrique provençale et celle des minnesinger, ajoute que cette
ressemblance n'est pas due à l'imitation, mais qu'elle est due aux idées
du temps et au caractère particulier de la poésie amoureuse. (Diez,
_Poesie der Troubadours_, p. 240.) Cette raison n'est certainement pas
suffisante, quoiqu'elle explique bien des choses.
Diez le premier, Bartsch ensuite ont relevé les imitations formelles
qu'un minnesinger, Rodophe de Neufchâtel, a faites de Folquet de
Marseille (et de Peire Vidal); Bartsch a signalé à son tour une
imitation de Folquet de Marseille par le minnesinger Frédéric von Hausen
(fin du XIIe siècle, comme Rodophe de Neufchâtel) et une imitation d'une
forme strophique difficile de Bernard de Ventadour par le même Frédéric.
Cf. Bartsch, _Grundriss zur Geschichte der provenzalischen Literatur_, §
30.
23. _Des Minnesangs Frühling_, p. 127.
24. D'après Scherer, _op. laud._, p. 212, Walter ne devrait rien à
l'imitation de modèles français ou provençaux.
25. Voir pour tout ce qui suit: Gaston Paris, _Esquisse historique de la
littérature française au Moyen âge_, Paris, 1907, p. 89, 156 et suiv.;
_Histoire de la langue et de la littérature françaises_, publiée sous la
direction de Petit de Julleville; A. Jeanroy, _De nostratibus medii aeui
poetis qui primum Aquitaniæ carmina imitati sint_, Paris, 1889. Nos
citations sont faites d'après la _Chrestomathie de l'ancien français_ de
Bartsch, 9e édition, 1908.
26. Bartsch, _Chr. de l'anc. français_, p. 158. La reine est Alix de
Champagne, veuve de Louis VII, et son fils est le roi Philippe Auguste
(vers 1180).
27. Bartsch, _ibid._
28. _Ibid._, p. 164.
29. _Ibid._, p. 163.
30. Dante, _De vulg. Eloq._ d'après Groeber, _Grundriss_, II, 1, p. 677.
Dante attribue d'ailleurs la chanson à Thibaut de Champagne, _ibid._, p.
683.
31. Bartsch, _Chr._
32. Bartsch, _Ibid._, p. 184.
33. G. Paris, _Esquisse_, p. 161.
CHAPITRE XII
Voir pour tout ce chapitre J. Anglade, _Le troubadour Guiraut Riquier_,
Paris, 1905. On y trouvera la bibliographie concernant les troubadours
de la décadence.
Paolo Savj-Lopez, _Trovatori e poeti_, Milan, Palerme, Naples, [S. d.]
[1907] (chap. II, _L'ultimo trovatore_).
Texte: _Die Werke der Troubadours_, herausgegeben von C.-A.-F. Mahn.
Berlin, 1853. L'éditeur est le Dr Pfaff.
J.-B. Noulet et C. Chabaneau, _Deux manuscrits provençaux du XIVe
siècle_. Montpellier-Paris, 1888.
Les _Leys d'Amors_ ont été publiées dans les _Monumens de la littérature
romane..._, par M. Gatien-Arnoult, Toulouse, 1841, 3 vol.
Ces trois volumes sont complétés par un quatrième intitulé: _Monumens de
la littérature romane..._, par M. Gatien-Arnoult, _seconde publication_,
Paris-Toulouse, s. d. [1849]. Ce volume, dont la publication est due au
Dr Noulet, contient un grand nombre de pièces couronnées depuis les
origines des Jeux Floraux jusqu'au XVe siècle.
Sur la légende de Clémence Isaure, cf. Chabaneau, _Histoire générale de
Languedoc_, tome X, p. 177, note et Noulet: _De Dame Clémence Isaure
substituée à Notre-Dame la Vierge Marie comme patronne des Jeux
littéraires de Toulouse_, Mém. de l'Acad. nat. des sciences,
inscriptions et belles-lettres de Toulouse, 1852, série 4, tome II, p.
191. Cf. enfin la _Grande Encyclopédie_, article de M. Antoine Thomas.
TABLE DES MATIÈRES
CHAPITRE PREMIER
INTRODUCTION
La civilisation gallo-romaine.--Maintien de traditions
artistiques et littéraires.--Les limites de la langue
d'oc.--Les origines «limousines» de la poésie des
troubadours.--La période préparatoire (XIe s.).--Le premier
troubadour.--Caractère artistique et aristocratique de la
poésie des troubadours.--Germes de faiblesse et de
décadence--Aperçu sommaire de son histoire.--Grandes
divisions.--Comparaison avec la poésie de langue d'oïl. 1
CHAPITRE II
CONDITION DES TROUBADOURS LÉGENDES ET RÉALITÉ TROUBADOURS ET
JONGLEURS
Troubadours d'origine noble, bourgeoise.--Poétesses
provençales.--Les protecteurs des troubadours.--Sources de
leurs biographies.--Nostradamus.--Biographies de Bernard de
Ventadour, de Guillem de Capestang, de Jaufre Rudel, de Peire
Vidal, de Guillem de la Tour, de Giraut de Bornelh.--Légendes
et réalité.--Jongleurs et troubadours. 26
CHAPITRE III
L'ART DES TROUBADOURS. LES GENRES
La poésie des troubadours est essentiellement lyrique.--Écoles
de poésie?--Le culte de la forme.--Le «trobar clus»; admiration
de Dante et de Pétrarque pour Arnaut Daniel.--La musique des
troubadours.--Les genres: la chanson, le sirventés, la tenson,
la pastourelle, l'aube.--Autres genres. 50
CHAPITRE IV
LA DOCTRINE DE L'AMOUR COURTOIS COURS D'AMOUR
La doctrine de l'amour courtois: son originalité.--L'amour est
un culte.--Le «service amoureux» imité du «service féodal».--La
discrétion; les pseudonymes: les hommages des troubadours ne
s'adressent qu'aux femmes mariées.--La patience vertu
essentielle.--L'amour est la source de la perfection littéraire
et morale.--L'orthodoxie amoureuse chez le troubadour Rigaut de
Barbezieux.--Les cours d'amour d'après Nostradamus et
Raynouard. 74
CHAPITRE V
LES PRINCIPAUX TROUBADOURS: PREMIÈRE PÉRIODE
Marcabrun: sa conception de l'amour; un troubadour
«misogyne».--Jaufre Rudel: son amour pour la «Princesse
Lointaine».--Bernard de Ventadour.--Sa conception de la
vie.--Sa brouille avec le seigneur de Ventadour.--Son séjour
auprès d'Éléonore d'Aquitaine; auprès du comte de Toulouse,
Raimon V.--Originalité de Bernard Ventadour. 100
CHAPITRE VI
LA PÉRIODE CLASSIQUE
La période «classique».--Arnaut de Mareuil: tendance à la
poésie morale et didactique.--Girault de Bornelh.--Sa
manière.--La poésie morale.--Le poète de la «droiture».--Arnaud
Daniel; Dante.--Le «style obscur».--Bertran de Born; le
sirventés politique; la poésie de la guerre. 123
CHAPITRE VII
LA PÉRIODE CLASSIQUE (_suite_).
Raimbaut d'Orange et la comtesse de Die.--Sincérité des
poétesses provençales et de la comtesse de Die en
particulier.--Pierre d'Auvergne.--La satire littéraire.--Le
message du rossignol.--Peire Vidal.--Une vie
originale.--Folquet de Marseille.--Folquet évêque de Toulouse
et les hérétiques albigeois. 148
CHAPITRE VIII
LA PÉRIODE ALBIGEOISE: PEIRE CARDENAL
Débuts de la décadence.--Les causes.--La croisade contre les
Albigeois.--Raimon de Miraval.--La Chanson de la
Croisade.--Bernard Sicard de Marvejols.--Peire Cardenal.--Ses
attaques contre les femmes et l'amour.--La satire morale et
sociale.--Satires contre les croisés et contre le
clergé.--L'anticléricalisme de Peire Cardenal.--Satire contre
la papauté: Guillem Figueira.--Défense de la papauté: Dame
Gormonde de Montpellier. 172
CHAPITRE IX
LA POÉSIE RELIGIEUSE
Le paganisme de la poésie des troubadours.--La morale.--La
conception de la Divinité.--Chants de repentir: Guillaume de
Poitiers.--Pierre d'Auvergne.--Les chansons de croisade.--Les
plaintes funèbres.--Folquet de Marseille.--Les poésies
religieuses de Peire Cardenal.--Ses poésies à la Vierge.--Saint
Dominique et les Frères Prêcheurs.--Développement des poésies à
la Vierge.--Transformation de la lyrique courtoise en lyrique
religieuse: Lanfranc Cigala, Guiraut Riquier, Folquet de
Lunel. 196
CHAPITRE X
LES TROUBADOURS EN ITALIE
Relations entre le Midi de la France et le Nord de
l'Italie.--Rambaut de Vaquières et le marquis de
Montferrat.--L'école sicilienne et Frédéric II.--Troubadours
nés en Italie.--Les Génois Lanfranc Cigala et Boniface
Calvó.--Sordel: sa vie aventureuse; le poète.--Le Sordel de
Dante.--Dante et les troubadours.--L'école de Bologne.--Le
_dolce stil nuovo_.--Pétrarque. 223
CHAPITRE XI
LES TROUBADOURS EN ESPAGNE, EN PORTUGAL, EN ALLEMAGNE
TROUBADOURS ET TROUVÈRES
Les troubadours en Catalogne.--Relations entre le Midi de la
France et la péninsule ibérique.--Jaime 1er d'Aragon et les
troubadours.--Les troubadours en Castille: Alphonse X le
Savant.--La poésie galicienne ou portugaise.--Le roi-poète
Denis.--Influence provençale.--Les Minnesinger.--Influence
provençale: comment elle s'est produite.--L'originalité des
Minnesinger.--Walter von der Vogelweide.--La poésie lyrique de
la langue d'oïl.--L'école «provençalisante».--Conon de Béthune;
le châtelain de Coucy; Gace Brulé. 252
CHAPITRE XII
LE DERNIER TROUBADOUR
Guiraut Riquier de Narbonne.--Narbonne au XIIIe siècle. Riquier
et le roi de France.--Riquier à la cour d'Alphonse X de
Castille.--Sa requête au roi: distinction à établir entre
jongleurs et troubadours.--Riquier et le comte de Rodez, Henri
II.--Son oeuvre: les pastourelles.--Sa conception de
l'amour.--Transformation de cette conception sous l'influence
des idées religieuse du temps.--Commentaire de la chanson de
Guiraut de Calanson.--Les chansons à la Vierge.--Le Consistoire
du Gai-Savoir.--Clémence Isaure.--La Renaissance
provençale. 279
Bibliographie et notes. 303