COMMENT ÉVITER LE MAL DE MER.

Mille méthodes, procédés et remèdes ont été préconisés pour combattre le

mal de mer; quelques-uns font un certain bien; mais, de façon générale,

pour beaucoup de personnes, le mal de mer reste un mal odieux et

inévitable. Il semble toutefois, d'après M. Legrand, médecin principal

de la marine en retraite, que la théorie de la thérapeutique du mal de

mer la plus ancienne est encore la meilleure; la vieille théorie

mécanique de Kéraudren, de la contention des viscères abdominaux.

«Immobilisez le ventre», disait notre compatriote il y a soixante-dix

ans. Et l'on répète, aujourd'hui: immobilisez le ventre. Le mal de mer

serait essentiellement une asphyxie due à la contracture du diaphragme

et au retentissement réflexe de celle-ci sur les grandes fonctions.

Avant tout, il faut faciliter la respiration, et c'est pourquoi l'air

pur du pont convient mieux que l'atmosphère renfermée de la cabine. Mais

il faut aussi immobiliser les viscères: autrement ils viennent frapper

le diaphragme et le contracturer. Pour éviter ce choc, il faut sangler

l'abdomen. C'est du moins la conclusion à laquelle arrive la Ligue

contre le mal de mer. Il faut comprimer le tronc, du pubis aux fausses

côtes, au moyen d'une bande de flanelle par exemple, large de 10 ou 15

centimètres, longue de 10 ou 15 mètres, avec laquelle on comprime le

ventre de bas en haut, 4 ou 5 heures après les repas. Et il est bon de

s'être exercé au sanglage avant de s'embarquer.

[Illustration: A ATHÈNES.--Une représentation d'"Antigone" en présence

de la reine d'Angleterre dans le Stade panhellénique.--_Phot.

Macropoulos._]

[Illustration: A ALEXANDRIE.--La statue de Méhémet-Ali illuminée pour

les fêtes du centenaire.--_Ph. Damadian._]

L'Illustration, No. 3249, 3 Juin 1905 · 第 19 / 27 题