Dans une communication faite à la Société de statistique de Paris, M. A.
Neymarck a établi que l'épargne française possède plus de 23 milliards
en actions et en obligations des six grandes compagnies de chemins de
fer, actions et obligations réparties et morcelées à l'infini. En outre,
cette épargne possède un capital de 26 milliards en rente 3% perpétuelle
et en rente 3% amortissable. Le même morcellement s'observe dans ce
capital, la même diffusion dans les plus petits portefeuilles. 75% des
titres des obligations des chemins de fer et des rentes sur l'État sont
au nominatif et constituent un placement en quelque sorte définitif.