VIII

Ce sont là des formules, un fait sera plus clair. En voici un: on y va

voir les méthodes en exercice; il y a un exemple qui les rassemble

presque toutes. Il s'agit de la théorie de la rosée du docteur Well.

Je cite les propres paroles de Mill; elles sont si nettes, qu'il faut

se donner le plaisir de les méditer.

«Il faut d'abord distinguer la rosée de la pluie aussi bien que des

brouillards, et la définir en disant qu'«elle est l'apparition

spontanée d'une moiteur sur des corps exposés en plein air, quand il

ne tombe point de pluie ni d'humidité visible[166].» La rosée ainsi

définie, quelle en est la cause, et comment l'a-t-on trouvée?

«D'abord, nous avons des phénomènes analogues dans la moiteur qui

couvre un métal froid ou une pierre lorsque nous soufflons dessus, qui

apparaît en été sur les parois d'un verre d'eau fraîche qui sort du

puits, qui se montre à l'intérieur des vitres quand la grêle ou une

pluie soudaine refroidit l'air extérieur, qui coule sur nos murs

lorsqu'après un long froid arrive un dégel tiède et humide.--Comparant

tous ces cas, nous trouvons qu'ils contiennent tous le phénomène en

question. Or, tous ces cas s'accordent en un point, à savoir que

l'objet qui se couvre de rosée est plus froid que l'air qui le touche.

Cela arrive-t-il aussi dans le cas de la rosée nocturne? Est-ce un

fait que l'objet baigné de rosée est plus froid que l'air? Nous sommes

tentés de répondre que non, car qui est-ce qui le rendrait plus

froid? Mais l'expérience est aisée: nous n'avons qu'à mettre un

thermomètre en contact avec la substance couverte de rosée, et en

suspendre un autre un peu au-dessus, hors de la portée de son

influence. L'expérience a été faite, la question a été posée, et

toujours la réponse s'est trouvée affirmative. Toutes les fois qu'un

objet se recouvre de rosée, il est plus froid que l'air[167].

«Voilà une application complète de la _méthode de concordance_: elle

établit une liaison invariable entre l'apparition de la rosée sur une

surface et la froideur de cette surface comparée à l'air extérieur.

Mais laquelle des deux est cause, et laquelle effet? ou bien

sont-elles toutes les deux les effets de quelque chose d'autre? Sur

ce point, la méthode de concordance ne nous fournit aucune lumière.

Nous devons avoir recours à une méthode plus puissante: nous devons

varier les circonstances, nous devons noter les cas où la rosée

manque; car une des conditions nécessaires pour appliquer la _méthode

de différence_, c'est de comparer des cas où le phénomène se rencontre

avec d'autres où il ne se rencontre pas[168].

«Or la rosée ne se dépose pas sur la surface des métaux polis, tandis

qu'elle se dépose très-abondamment sur le verre. Voilà un cas où

l'effet se produit, et un autre où il ne se produit point.... Mais,

comme les différences qu'il y a entre le verre et les métaux polis

sont nombreuses, la seule chose dont nous puissions encore être sûrs,

c'est que la cause de la rosée se trouvera parmi les circonstances qui

distinguent le verre des métaux polis[169].... Cherchons donc à

démêler cette circonstance, et pour cela employons la seule méthode

possible, celle des _variations concomitantes_. Dans le cas des métaux

polis et du verre poli, le contraste montre évidemment que la

_substance_ a une grande influence sur le phénomène. C'est pourquoi

faisons varier autant que possible la substance seule, en exposant à

l'air les surfaces polies de différentes sortes. Cela fait, on voit

tout de suite paraître une échelle d'intensité. Les substances polies

qui conduisent le plus mal la chaleur sont celles qui s'imprègnent le

plus de rosée; celles qui conduisent le mieux la chaleur sont celles

qui s'en humectent le moins[170]: d'où l'on conclut que «l'apparition

de la rosée est liée au pouvoir que possède le corps de résister au

passage de la chaleur.»

«Mais si nous exposons à l'air des surfaces rudes au lieu de surfaces

polies, nous trouvons quelquefois cette loi renversée. Ainsi le fer

rude, particulièrement s'il est peint ou noirci, se mouille de rosée

plus vite que le papier verni. L'_espèce de surface_ a donc beaucoup

d'influence. C'est pourquoi exposons la même substance en faisant

varier le plus possible l'état de sa surface (ce qui est un nouvel

emploi de la méthode des variations concomitantes), et une nouvelle

échelle d'intensité se montrera. Les surfaces qui perdent leur chaleur

le plus aisément par le rayonnement sont celles qui se mouillent le

plus abondamment de rosée[171]. On en conclut «que l'apparition de la

rosée est liée à la capacité de perdre la chaleur par voie de

rayonnement.»

«À présent l'influence que nous venons de reconnaître à la _substance_

et à la _surface_ nous conduit à considérer celle de la _texture_, et

là nous rencontrons une troisième échelle d'intensité, qui nous montre

les substances d'une texture ferme et serrée, par exemple les pierres

et les métaux, comme défavorables à l'apparition de la rosée, et au

contraire les substances d'une texture lâche, par exemple le drap, le

velours, la laine, le duvet, comme éminemment favorables à la

production de la rosée. La texture lâche est donc une des

circonstances qui la provoquent. Mais cette troisième cause se ramène

à la première, qui est le pouvoir de résister au passage de la

chaleur, car les substances de texture lâche sont précisément celles

qui fournissent les meilleurs vêtements, en empêchant la chaleur de

passer de la peau à l'air, ce qu'elles font en maintenant leur surface

intérieure très-chaude pendant que leur surface extérieure est

très-froide[172].

«Ainsi les cas très-variés dans lesquels beaucoup de rosée se dépose

s'accordent en ceci, et, autant que nous pouvons l'observer, en ceci

seulement, qu'ils conduisent lentement la chaleur ou la rayonnent

rapidement,--deux qualités qui ne s'accordent qu'en un seul point, qui

est qu'en vertu de l'une et de l'autre le corps tend à perdre sa

chaleur par sa surface plus rapidement qu'elle ne peut lui être

restituée par le dedans. Au contraire, les cas très-variés dans

lesquels la rosée manque ou est très-peu abondante s'accordent en

ceci, et, autant que nous pouvons l'observer, en ceci seulement,

qu'ils n'ont pas cette propriété. Nous pouvons maintenant répondre à

la question primitive et savoir lequel des deux, du froid et de la

rosée, est la cause de l'autre. Nous venons de trouver que la

substance sur laquelle la rosée se dépose doit, par ses seules

propriétés, devenir plus froide que l'air. Nous pouvons donc rendre

compte de sa froideur, abstraction faite de la rosée, et, comme il y a

une liaison entre les deux, c'est la rosée qui dépend de la froideur;

en d'autres termes, la froideur est la cause de la rosée[173].

«Maintenant cette loi si amplement établie peut se confirmer de trois

manières différentes. Premièrement, par déduction, en partant des lois

connues que suit la vapeur aqueuse lorsqu'elle est diffuse dans l'air

ou dans tout autre gaz. On sait par l'expérience directe que la

quantité d'eau qui peut rester suspendue dans l'air à l'état de vapeur

est limitée pour chaque degré de température, et que ce maximum

devient moindre à mesure que la température diminue. Il suit de là

déductivement que, s'il y a déjà autant de vapeur suspendue dans l'air

que peut en contenir sa température présente, tout abaissement de

cette température portera une portion de la vapeur à se condenser et à

se changer en eau. Mais, de plus, nous savons déductivement, d'après

les lois de la chaleur, que le contact de l'air avec un corps plus

froid que lui-même abaissera nécessairement la température de la

couche d'air immédiatement appliquée à sa surface, et par conséquent

la forcera d'abandonner une portion de son eau, laquelle, d'après les

lois ordinaires de la gravitation ou cohésion, s'attachera à la

surface du corps, ce qui constituera la rosée.... Cette preuve

déductive a l'avantage de rendre compte des exceptions, c'est-à-dire

des cas où, ce corps étant plus froid que l'air, il ne se dépose

pourtant point de rosée: car elle montre qu'il en sera nécessairement

ainsi, lorsque l'air sera si peu fourni de vapeur aqueuse,

comparativement à sa température, que même, étant un peu refroidi par

le contact d'un corps plus froid, il sera encore capable de tenir en

suspension toute la vapeur qui s'y trouvait d'abord suspendue. Ainsi,

dans un été très-sec, il n'y a pas de rosée, ni dans un hiver très-sec

de gelées blanches[174].

«La seconde confirmation de la théorie se tire de l'expérience directe

pratiquée selon la méthode de différence. Nous pouvons, en

refroidissant la surface de n'importe quel corps, atteindre en tous

les cas une température à laquelle la rosée commence à se déposer.

Nous ne pouvons, à la vérité, faire cela que sur une petite échelle;

mais nous avons d'amples raisons pour conclure que la même opération,

si elle était conduite dans le grand laboratoire de la nature,

aboutirait au même effet.

«Et finalement nous sommes capables de vérifier le résultat, même sur

cette grande échelle. Le cas est un de ces cas rares où la nature fait

l'expérience pour nous de la même manière que nous la ferions

nous-mêmes, c'est-à-dire en introduisant dans l'état antérieur des

choses une circonstance nouvelle, unique et parfaitement définie, et

en manifestant l'effet si rapidement, que le temps manquerait pour

tout autre changement considérable dans les circonstances antérieures.

On a observé que la rosée ne se dépose jamais abondamment dans des

endroits fort abrités contre le ciel ouvert, et point du tout dans les

nuits nuageuses; mais que, si les nuages s'écartent, fût-ce pour

quelques minutes seulement, de façon à laisser une ouverture, la rosée

commence à se déposer, et va en augmentant. Ici il est complétement

prouvé que la présence ou l'absence d'une communication non

interrompue avec le ciel cause la présence ou l'absence de la rosée;

mais puisqu'un ciel clair n'est que l'absence des nuages, et que les

nuages, comme tous les corps qu'un simple fluide élastique sépare d'un

objet donné, ont cette propriété connue, qu'ils tendent à élever ou à

maintenir la température de la surface de l'objet en rayonnant vers

lui de la chaleur, nous voyons à l'instant que la retraite des nuages

refroidira la surface. Ainsi, dans ce cas, la nature ayant produit un

changement dans l'antécédent par des moyens connus et définis, le

conséquent suit et doit suivre: expérience naturelle conforme aux

règles de la méthode de différence[175].»

[Note 166: We must separate dew from rain, and the moisture of

fogs, and limit the application of the term to what is really meant,

which is, the spontaneous appearance of moisture on substances exposed

in the open air when no rain or _visible_ wet is falling.]

[Note 167: "Now, here we have analogous phenomena in the moisture

which bedews a cold metal or stone when we breathe upon it; that which

appears on a glass of water fresh from the well in hot weather; that

which appears on the inside of windows when sudden rain or hail chills

the external air; that which runs down our walls when, after a long

frost, a warm moist thaw comes on." Comparing these cases, we find

that they all contain the phenomenon which was proposed as the subject

of investigation. Now "all these instances agree in one point, the

coldness of the object dewed in comparison with the air in contact

with it." But there still remains the most important case of all, that

of nocturnal dew: does the same circumstance exist in this case? "Is

it a fact that the object dewed _is_ colder than the air? Certainly

not, one would at first be inclined to say; for what is to make it so?

But.... the experiment is easy; we have only to lay a thermometer in

contact with the dewed substance, and hang one at a little distance

above it, out of reach of its influence. The experiment has been

therefore made; the question has been asked, and the answer has been

invariably in the affirmative. Whenever an object contracts dew, it

_is_ colder than the air."]

[Note 168: Here then is a complete application of the Method of

Agreement, establishing the fact of an invariable connexion between

the deposition of dew on a surface, and the coldness of that surface

compared with the external air. But which of these is cause, and which

effect? Or are they both effects of something else? On this subject

the Method of Agreement can afford us no light: we must call in a more

potent method. We must collect more facts, or, which comes to the same

thing, vary the circumstances; since every instance in which the

circumstances differ is a fresh fact: and especially, we must note the

contrary or negative cases, i. e., where no dew is produced: for a

comparison between instances of dew and instances of no dew is the

condition necessary to bring the Method of Difference into play.]

[Note 169: "Now, first, no dew is produced on the surface of

polished metals, but it _is_ very copiously on glass, both exposed

with their faces upwards, and in some cases the under side of a

horizontal plate of glass is also dewed." Here is an instance in which

the effect is produced, and another instance in which it is not

produced; but we cannot yet pronounce, as the canon of the Method of

Difference requires, that the latter instance agrees with the former

in all its circumstances except in one; for the differences between

glass and polished metals are manifold, and the only thing we can as

yet be sure of, is, that the cause of dew will be found among the

circumstances by which the former substance is distinguished from the

latter.]

[Note 170: In the cases of polished metal and polished glass, the

contrast shows evidently that the _substance_ has much to do with the

phenomenon; therefore let the substance _alone_ be diversified as much

as possible, by exposing polished surfaces of various kinds. This

done, a _scale of intensity_ becomes obvious. Those polished

substances are found to be most strongly dewed which conduct heat

worst, while those which conduct well, resist dew most effectually.]

[Note 171: The conclusion obtained is, that, _ceteris paribus_,

the deposition of dew is in some proportion to the power which the

body possesses of resisting the passage of heat; and that this,

therefore (or something connected with this), must be at least one of

the causes which assist in producing the deposition of dew on the

surface.

But if we expose rough surfaces instead of polished, we sometimes find

this law interfered with. Thus, roughened iron, especially if painted

over or blackened, becomes dewed sooner than varnished paper: the kind

of _surface_, therefore, has a great influence. Expose, then, the

_same_ material in very diversified states as to surface (that is,

employ the Method of Difference to ascertain concomitance of

variations), "and another scale of intensity becomes at once apparent;

those _surfaces_ which _part with their heat_ most readily by

radiation, are found to contact dew most copiously."]

[Note 172: The conclusion obtained by this new application of the

method is, that, _ceteris paribus_, the deposition of dew is also in

some proportion to the power of radiating heat; and that the quality

of doing this abundantly (or some cause on which that quality depends)

is another of the causes which promote the deposition of dew on the

substance.

"Again, the influence ascertained to exist of _substance_ and

_surface_ leads us to consider that of _texture_: and here, again, we

are presented on trial with remarkable differences, and with a third

scale of intensity, pointing out substances of a close firm texture,

such as stones, metals, etc., as unfavourable, but those of a loose

one, as cloth, velvet, wool, eiderdown, cotton, etc., as eminently

favourable to the contraction of dew. The Method of Concomitant

Variations is here, for the third time, had recourse to; and, as

before, from necessity, since the texture of no substance is

absolutely firm or absolutely loose. Looseness of texture, therefore,

or something which is the cause of that quality, is another

circumstance which promotes the deposition of dew; but this third

cause resolves, itself into the first, viz. the quality of resisting

the passage of heat: for substances of loose texture are precisely

those which are best adapted for clothing or for impeding the free

passage of heat from the skin into the air, so as to allow their outer

surfaces to be very cold, while they remain warm within."]

[Note 173: It thus appears that the instances in which much dew is

deposited, which are very various, agree in this, and, so far as we

are able to observe, in this only, that they either radiate heat

rapidly or conduct it slowly: qualities between which there is no

other circumstance of agreement, than that by virtue of either, the

body tends to lose heat from the surface more rapidly than it can be

restored from within. The instances, on the contrary, in which no dew,

or but a small quantity of it, is formed, and which are also extremely

various, agree (so far as we can observe) in nothing, except in _not_

having this same property.

This doubt we are now able to resolve. We have found that, in every

such instance, the substance must be one which, by its own properties

or laws, would, if exposed in the night, become colder than the

surrounding air. The coldness therefore, being accounted for

independently of the dew, while it is proved that there is a connexion

between the two, it must be the dew which depends on the coldness; or

in other words, the coldness is the cause of the dew.]

[Note 174: The law of causation, already so amply established,

admits, however, of efficient additional corroboration in no less than

three ways. First, by deduction from the known laws of aqueous vapour

when diffused through air or any other gas; and though we have not yet

come to the Deductive Method, we will not omit what is necessary to

render the speculation complete. It is known by direct experiment that

only a limited quantity of water can remain suspended in the state of

vapour at each degree of temperature, and that this maximum grows less

and less as the temperature diminishes. From this it follows,

deductively, that if there is already as much vapour suspended as the

air will contain at its existing temperature, any lowering of that

temperature will cause a portion of the vapour to be condensed, and

become water. But, again, we know deductively, from the laws of heat,

that the contact of the air with a body colder than itself, will

necessarily lower the temperature of the stratum of air immediately

applied to its surface; and will therefore cause it to part with a

portion of its water, which accordingly will, by the ordinary laws of

gravitation or cohesion, attach itself to the surface of the body,

thereby constituting dew. This deductive proof, it will have been

seen, has the advantage of proving at once causation as well as

coexistence; and it has the additional advantage that it also accounts

for the _exceptions_ to the occurrence of the phenomenon, the cases in

which, although the body is colder than the air, yet no dew is

deposited; by showing that this will necessarily be the case when the

air is so undersupplied with aqueous vapour, comparatively to its

temperature, that even when somewhat cooled by the contact of the

colder body, it can still continue to hold in suspension all the

vapour which was previously suspended in it: thus in a very dry summer

there are no dews, in a very dry winter no hoar frost.]

[Note 175: The second corroboration of the theory is by direct

experiment, according to the canon of the Method of Difference. We

can, by cooling the surface of any body, find in all cases some

temperature (more or less inferior to that of the surrounding air,

according to its hygrometric condition), at which dew will begin to be

deposited. Here, too, therefore, the causation is directly proved. We

can, it is true, accomplish this only on a small scale; but we have

ample reason to conclude that the same operation, if conducted in

Nature's great laboratory, would equally produce the effect.

And, finally, even on that great scale we are able to verify the

result. The case is one of those rare cases; as we have shown them to

be, in which nature works the experiment for us in the same manner in

which we ourselves perform it; introducing into the previous state of

things a single and perfectly definite new circumstance, and

manifesting the effect so rapidly, that there is not time for any

other material change in the preexisting circumstances. It is observed

that dew is never copiously deposited in situations much screened from

the open sky, and not at all in a cloudy night, but _if the clouds

withdraw even for a few minutes, and leave a clear opening, a

deposition of dew presently begins_, and goes on increasing.... Dew

formed in clear intervals will often even evaporate again, when the

sky becomes thickly overcast. The proof, therefore, is complete that

the presence or absence of an uninterrupted communication with the sky

causes the deposition or non-deposition of dew. Now, since a clear sky

is nothing but the absence of clouds, and it is a known property of

clouds, as of all other bodies between which and any given object

nothing intervenes but an elastic fluid, that they tend to raise or

keep up the superficial temperature of the object by radiating heat to

it, we see at once that the disappearance of clouds will cause the

surface to cool; so that Nature, in this case, produces a change in

the antecedent by definite and known means, and the consequent follows

accordingly: a natural experiment which satisfies the requisitions of

the Method of Difference.]

Histoire de la Littérature Anglaise (Volume 5 de 5) · 第 83 / 109 题