J'ai passé de nuit Airolo, Bellinzona et la Val-Levantine: je n'ai point
vu la terre, j'ai seulement entendu les torrents. Dans le ciel, les
étoiles se levaient parmi les coupoles et les aiguilles des montagnes.
La lune n'était point d'abord à l'horizon, mais son aube s'épanouit par
degrés devant elle, de même que ces _gloires_ dont les peintres du XIVe
siècle entouraient la tête de la VIERGE: elle parut enfin, creusée et
réduite au quart de son disque, sur la cime dentelée du Furca; les
pointes de son croissant ressemblaient à des ailes; on eût dit d'une
colombe blanche échappée de son nid de rocher: à sa lumière affaiblie et
rendue plus mystérieuse, l'astre échancré me révéla le lac Majeur au
bout de la Val-Levantine. Deux fois j'avais rencontré ce lac, une fois
en me rendant au congrès de Vérone, une autre fois en me rendant en
ambassade à Rome. Je le contemplais alors au soleil, dans le chemin des
prospérités; je l'entrevoyais à présent la nuit, du bord opposé, sur la
route de l'infortune. Entre mes voyages, séparés seulement de quelques
années, il y avait de moins une monarchie de quatorze siècles.
Ce n'est pas que j'en veuille le moins du monde à ces révolutions
politiques; en me rendant à la liberté, elles m'ont rendu à ma propre
nature. J'ai encore assez de sève pour reproduire la primeur de mes
songes, assez de flamme pour renouer mes liaisons avec la créature
imaginaire de mes désirs. Le temps et le monde que j'ai traversés n'ont
été pour moi qu'une double solitude où je me suis conservé tel que le
ciel m'avait formé. Pourquoi me plaindrais-je de la rapidité des jours,
puisque je vivais dans une heure autant que ceux qui passent des années
à vivre?
* * * * *
Lugano est une petite ville d'un aspect italien: portiques comme à
Bologne, peuple faisant son ménage dans la rue comme à Naples,
architecture de la Renaissance, toits dépassant les murs sans corniches,
fenêtres étroites et longues, nues ou ornées d'un chapiteau et percées
jusque dans l'architrave. La ville s'adosse à un coteau de vignes que
dominent deux plans superposés de montagnes, l'un de pâturages, l'autre
de forêts: le lac est à ses pieds.
Il existe, sur le plus haut sommet d'une montagne, à l'est de Lugano, un
hameau dont les femmes, grandes et blanches, ont la réputation des
Circassiennes. La veille de mon arrivée était la fête de ce hameau; on
était allé en pèlerinage à la beauté: cette tribu sera quelques débris
d'une race des barbares du Nord conservée sans mélange au-dessus des
populations de la plaine.
Je me suis fait conduire aux diverses maisons qu'on m'avait indiquées
comme me pouvant convenir: j'en ai trouvé une charmante, mais d'un
loyer beaucoup trop cher.
Pour mieux voir le lac, je me suis embarqué. Un de mes deux bateliers
parlait un jargon franco-italien entrelardé d'anglais. Il me nommait les
montagnes et les villages sur les montagnes: San-Salvador, au sommet
duquel on découvre le dôme de la cathédrale de Milan; Castagnola, avec
ses oliviers dont les étrangers mettent de petits rameaux à leur
boutonnière; Gandria, limite du canton du Tessin sur le lac;
Saint-Georges, enfaîté de son ermitage: chacun de ces lieux avait son
histoire.
L'Autriche, qui prend tout et ne donne rien, conserve au pied du mont
Caprino un village enclavé dans le territoire du Tessin. En face, de
l'autre côté, au pied du San-Salvador, elle possède encore une espèce de
promontoire sur lequel il y a une chapelle; mais elle a prêté
gracieusement aux Luganois ce promontoire pour exécuter les criminels et
pour y élever des fourches patibulaires. Elle argumentera quelque jour
de cette _haute justice_, exercée par sa permission sur son territoire,
comme d'une preuve de sa suzeraineté sur Lugano. On ne fait plus subir
aujourd'hui aux condamnés le supplice de la corde, on leur coupe la
tête: Paris a fourni l'instrument, Vienne le théâtre du supplice:
présents dignes de deux grandes monarchies.
Ces images me poursuivaient, lorsque sur la vague d'azur, au souffle de
la brise parfumé de l'ambre des pins, vinrent à passer les barques d'une
confrérie, qui jetait des bouquets dans le lac, au son des hautbois et
des cors. Des hirondelles se jouaient autour de ma voile. Parmi ces
voyageuses, ne reconnaîtrai-je pas celles que je rencontrai un soir en
errant sur l'ancienne voie de Tibur et de la maison d'Horace? La Lydie
du poète n'était point alors avec ces hirondelles de la campagne de
Tibur; mais je savais qu'en ce moment même une autre jeune femme
enlevait furtivement une rose déposée dans le jardin abandonné d'une
villa du siècle de Raphaël, et ne cherchait que cette fleur sur les
ruines de Rome.
Les montagnes qui entourent le lac de Lugano, ne réunissant guère leurs
bases qu'au niveau du lac, ressemblent à des îles séparées par d'étroits
canaux; elles m'ont rappelé la grâce, la forme et la verdure de
l'archipel des Açores. Je consommerais donc l'exil de mes derniers jours
sous ces riants portiques où la princesse de Belgiojoso a laissé tomber
quelques jours de l'exil de sa jeunesse? J'achèverais donc mes
_Mémoires_ à l'entrée de cette terre classique et historique où Virgile
et Le Tasse ont chanté, où tant de révolutions se sont accomplies? Je
remémorerais ma destinée bretonne à la vue de ces montagnes ausoniennes?
Si leur rideau venait à se lever, il me découvrirait les plaines de la
Lombardie; par delà, Rome; par delà, Naples, la Sicile, la Grèce, la
Syrie, l'Égypte, Carthage: bords lointains que j'ai mesurés, moi qui ne
possède pas l'espace de terre que je presse sous la plante de mes pieds!
mais pourtant mourir ici? finir ici?--n'est-ce pas ce que je veux, ce
que je cherche? Je n'en sais rien.
Lucerne, 20, 21 et 22 août 1832.
J'ai quitté Lugano sans y coucher; j'ai repassé le Saint-Gothard, j'ai
revu ce que j'avais vu: je n'ai rien trouvé à rectifier à mon esquisse.
À Altorf, tout était changé depuis vingt-quatre heures: plus d'orage,
plus d'apparition dans ma chambre solitaire. Je suis venu passer la nuit
à l'auberge de Fluelen, ayant parcouru deux fois la route dont les
extrémités aboutissent à deux lacs et sont tenues par deux peuples liés
d'un même noeud politique, séparés sous tous les autres rapports. J'ai
traversé le lac de Lucerne, il avait perdu à mes yeux une partie de son
mérite: il est au lac de Lugano ce que sont les ruines de Rome aux
ruines d'Athènes, les champs de la Sicile aux jardins d'Armide.
Au surplus, j'ai beau me battre les flancs pour arriver à l'exaltation
alpine des écrivains de montagne, j'y perds ma peine.
Au physique, cet air vierge et balsamique qui doit ranimer mes forces,
raréfier mon sang, désenfumer ma tête fatiguée, me donner une faim
insatiable, un repos sans rêves, ne produit point pour moi ces effets.
Je ne respire pas mieux, mon sang ne circule pas plus vite, ma tête
n'est pas moins lourde au ciel des Alpes qu'à Paris. J'ai autant
d'appétit aux _Champs-Élysées_ qu'au Montanvers, je dors aussi bien rue
Saint-Dominique qu'au mont Saint-Gothard, et si j'ai des songes dans la
délicieuse plaine de Montrouge, c'est qu'il en faut au sommeil.
Au moral, en vain j'escalade les rocs, mon esprit n'en devient pas plus
élevé, mon âme plus pure; j'emporte les soucis de la terre et le faix
des turpitudes humaines. Le calme de la région sublunaire d'une marmotte
ne se communique point à mes sens éveillés. Misérable que je suis, à
travers les brouillards qui roulent à mes pieds, j'aperçois toujours la
figure épanouie du monde. Mille toises gravies dans l'espace ne
changent rien à ma vue du ciel; Dieu ne paraît pas plus grand du sommet
de la montagne que du fond de la vallée. Si pour devenir un homme
robuste, un saint, un génie supérieur, il ne s'agissait que de planer
sur les nuages, pourquoi tant de malades, de mécréants et d'imbéciles ne
se donnent-ils pas la peine de grimper au Simplon? Il faut certes qu'ils
soient bien obstinés à leurs infirmités.
Le paysage n'est créé que par le soleil; c'est la lumière qui fait le
paysage. Une grève de Carthage, une bruyère de la rive de Sorrente, une
lisière de cannes desséchées dans la Campagne romaine, sont plus
magnifiques, éclairées des feux du couchant ou de l'aurore, que toutes
les Alpes de ce côté-ci des Gaules. De ces trous surnommés vallées, où
l'on ne voit goutte en plein midi; de ces hauts paravents à l'ancre
appelés montagnes; de ces torrent salis qui beuglent avec les vaches de
leurs bords; de ces faces violâtres, de ces cous goîtreux, de ces
ventres hydropiques: foin!
Si les montagnes de nos climats peuvent justifier les éloges de leurs
admirateurs, ce n'est que quand elles sont enveloppées dans la nuit dont
elles épaississent le chaos: leurs angles, leurs ressauts, leurs grandes
lignes, leurs immenses ombres portées, augmentent d'effet à la clarté de
la lune. Les astres les découpent et les gravent dans le ciel en
pyramides, en cônes, en obélisques, en architecture d'albâtre, tantôt
jetant sur elles un voile de gaze et les harmoniant par des nuances
indéterminées, légèrement lavées de bleu; tantôt les sculptant une à une
et les séparant par des traits d'une grande correction. Chaque vallée,
chaque réduit avec ses lacs, ses rochers, ses forêts, devient un temple
de silence et de solitude. En hiver, les montagnes nous présentent
l'image des zones polaires; en automne, sous un ciel pluvieux, dans
leurs différentes nuances de ténèbres, elles ressemblent à des
lithographies grises, noires, bistrées: la tempête aussi leur va bien,
de même que les vapeurs, demi-brouillards, demi-nuages, qui roulent à
leurs pieds ou se suspendent à leurs flancs.
Mais les montagnes ne sont-elles pas favorables aux méditations, à
l'indépendance, à la poésie? De belles et profondes solitudes mêlées de
mer ne reçoivent-elles rien de l'âme, n'ajoutent-elles rien à ses
voluptés? Une sublime nature ne rend-elle pas plus susceptible de
passion, et la passion ne fait-elle pas mieux comprendre une nature
sublime? Un amour intime ne s'augmente-t-il pas de l'amour vague de
toutes les beautés des sens et de l'intelligence qui l'environnent,
comme des principes semblables s'attirent et se confondent? Le sentiment
de l'infini, entrant par un immense spectacle dans un sentiment borné,
ne l'accroît-il pas, ne l'étend-il pas jusqu'aux limites où commence une
éternité de vie?
Je reconnais tout cela; mais entendons-nous bien: ce ne sont pas les
montagnes qui existent telles qu'on les croit voir alors; ce sont les
montagnes comme les passions, le talent et la muse en ont tracé les
lignes, colorié les ciels, les neiges, les pitons, les déclivités, les
cascades irisées, l'atmosphère _flou_, les ombres tendres et légères: le
paysage est sur la palette de Claude le Lorrain, non sur le
Campo-Vaccino. Faites-moi aimer, et vous verrez qu'un pommier isolé,
battu du vent, jeté de travers au milieu des froments de la Beauce; une
fleur de sagette dans un marais; un petit cours d'eau dans un chemin;
une mousse, une fougère, une capillaire sur le flanc d'une roche; un
ciel humide, enfumé; une mésange dans le jardin d'un presbytère; une
hirondelle volant bas, par un jour de pluie, sous le chaume d'une grange
ou le long d'un cloître; une chauve-souris même remplaçant l'hirondelle
autour d'un clocher champêtre, tremblotant sur ses ailes de gaze dans
les dernières lueurs du crépuscule; toutes ces petites choses,
rattachées à quelques souvenirs, s'enchanteront des mystères de mon
bonheur ou de la tristesse de mes regrets. En définitive, c'est la
jeunesse de la vie, ce sont les personnes qui font les beaux sites. Les
glaces de la baie de Baffin peuvent être riantes avec une société selon
le coeur, les bords de l'Ohio et du Gange lamentables en l'absence de
toute affection. Un poète a dit:
La patrie est aux lieux où l'âme est enchaînée.
Il en est de même de la beauté.
En voilà trop à propos de montagnes; je les aime comme grandes
solitudes; je les aime comme cadre bordure et lointain d'un beau
tableau; je les aime comme rempart et asile de la liberté; je les aime
comme ajoutant quelque chose de l'infini aux passions de l'âme:
équitablement et raisonnablement, voilà tout le bien qu'on peut en dire.
Si je ne dois pas me fixer aux revers des Alpes, ma course au
Saint-Gothard restera un fait sans liaison, une vue d'optique isolée au
milieu des tableaux de mes _Mémoires_: j'éteindrai la lampe, et Lugano
rentrera dans la nuit.
À peine arrivé à Lucerne, j'ai vite couru de nouveau à la cathédrale, à
la _Hofkirche_, bâtie sur l'emplacement d'une chapelle dédiée à saint
Nicolas, patron des mariniers: cette chapelle primitive servait aussi de
phare; car, pendant la nuit, on la voyait éclairée d'une manière
surnaturelle. Ce furent des missionnaires irlandais qui prêchèrent
l'Évangile dans la contrée presque déserte de Lucerne; ils y apportèrent
la liberté dont n'a pas joui leur malheureuse patrie. Lorsque je suis
revenu à la cathédrale, un homme creusait une fosse; dans l'église, on
achevait un service autour d'un cercueil, et une jeune femme faisait
bénir à un autel un bonnet d'enfant; elle l'a mis, avec une expression
visible de joie, dans un panier qu'elle portait à son bras, et s'en est
allée chargée de son trésor. Le lendemain, j'ai trouvé la fosse du
cimetière refermée, un vase d'eau bénite posé sur la terre fraîche, et
du fenouil semé pour les petits oiseaux: ils étaient déjà seuls, auprès
de ce mort d'une nuit. J'ai fait quelques courses autour de Lucerne
parmi de magnifiques bois de pins. Les abeilles, dont les ruches sont
placées au-dessus des portes des fermes, à l'abri des toits prolongés,
habitent avec les paysans. J'ai vu la fameuse Clara Wendel[413] aller à
la messe derrière ses compagnes de captivité, dans son uniforme de
prisonnière. Elle est fort commune; je lui ai trouvé l'air de toutes ces
brutes de France présentes à tant de meurtres, sans pour cela être plus
distinguées qu'une bête féroce, malgré ce que veut leur prêter la
théorie du crime et de l'admiration des égorgements. Un simple chasseur,
armé d'une carabine, conduit ici les galériens aux travaux de la journée
et les ramène à leur prison.
[Note 413: Le 15 septembre 1816, le conseiller d'État
Lucernois Xavier Keller fut trouvé mort dans l'Aar, près de
Lucerne. Toutes sortes de rumeurs furent répandues au sujet
de cette mort mystérieuse: on soupçonnait un meurtre. Aucune
preuve cependant n'était venue confirmer ces soupçons,
lorsque, en 1825, des vagabonds, parmi lesquels se trouvait
_Clara Wendel_, furent arrêtés et firent des révélations sur
ce drame nocturne. Il fut alors appris que Xavier Keller
avait été victime d'un crime politique dont les instigateurs
avaient été deux personnages officiels de Lucerne. Cinq
personnes, parmi lesquelles un frère et une soeur de Clara
Wendel, en avaient été les exécuteurs. Il en résulta un
procès, dont le retentissement fut européen, et qui se
termina par plusieurs condamnations. Clara Wendel fut
condamnée à la détention perpétuelle et subit sa peine dans
la prison de Lucerne.]
J'ai poussé ce soir ma promenade le long de la Reuss, jusqu'à une
chapelle bâtie sur le chemin: on y monte par un petit portique italien.
De ce portique, je voyais un prêtre priant seul à genoux dans
l'intérieur de l'oratoire, tandis que j'apercevais au haut des montagnes
les dernières lueurs du soleil couchant. En revenant à Lucerne, j'ai
entendu dans les cabanes des femmes réciter le chapelet; la voix des
enfants répondait à l'adoration maternelle. Je me suis arrêté, j'ai
écouté au travers des entrelacs de vignes ces paroles adressées à Dieu
du fond d'une chaumière. La belle, jeune et élégante jeune fille qui me
sert à _l'Aigle d'or_ dit aussi très régulièrement son _Angelus_ en
fermant les rideaux des croisées de ma chambre. Je lui donne en rentrant
quelques fleurs que j'ai cueillies; elle me dit, en rougissant et se
frappant doucement le sein avec sa main: «Per me?» Je lui réponds:
«Pour vous.» Notre conversation finit là.
Lucerne, 26 août 1832.
Madame de Chateaubriand n'est point encore arrivée, je vais faire une
course à Constance. Voici M. A. Dumas[414]; je l'avais déjà aperçu chez
David, tandis qu'il se faisait mouler chez le grand sculpteur. Madame de
Colbert, avec sa fille madame de Brancas, traverse aussi Lucerne[415].
C'est chez madame de Colbert, en Beauce, que j'écrivis, il y a près de
vingt ans, dans ces _Mémoires_[416], l'histoire de ma jeunesse à
Combourg. Les lieux semblent voyager avec moi, aussi mobiles, aussi
fugitifs que ma vie.
[Note 414: Le 5 juin 1832, le jour des funérailles du général
Lamarque, Alexandre Dumas avait suivi le cortège en costume
d'artilleur; le bruit courait qu'il avait distribué des armes
à la Porte Saint-Martin. Le 9 juin, un journal annonça que
l'auteur de _la Tour de Nesle_, pris les armes à la main,
avait été fusillé le 6 au matin. Un aide de camp du roi
courut chez lui, le trouva en parfaite santé, et l'informa
que l'éventualité de son arrestation avait été sérieusement
discutée. On lui conseillait d'aller passer un mois ou deux à
l'étranger, pour se faire oublier. Il mit ordre à ses
affaires dramatiques, toucha de l'argent de Harel (ce qui
n'était pas un petit succès), et, le 21 juillet 1832, muni
d'un passeport en règle, il partit pour la Suisse. Vers le
commencement d'octobre, il était de retour à Paris. Ses
_Impressions de voyage_, dont la publication commença en
1833, sont restées le meilleur de ses ouvrages. Au tome III,
il raconte sa visite à l'auteur du _Génie du Christianisme_
dans un chapitre intitulé: _Les Poules de M. de
Chateaubriand._]
[Note 415: L'une et l'autre ne sont plus. (Paris, note de
1836.) CH.--Sur la comtesse de Colbert, voir, au tome I, la
note 2 de la page 124.]
[Note 416: Voir, première partie, livre III, les pages
123-126.]
Le courrier de la malle m'apporte une très belle lettre de M. de
Béranger, en réponse à celle que je lui avais écrite en partant de
Paris: cette lettre a déjà été imprimée en note, avec une lettre de M.
Carrel, dans le _Congrès de Vérone_[417].
[Note 417: La lettre de Béranger est du 19 août 1832; celle
d'Armand Carrel du 4 octobre 1834. Elles ont été imprimées
toutes les deux à la fin du _Congrès de Vérone_, t. II, p.
455 et suivantes.]