LXXXIV

Paris, 8 juin 1866.

Mon cher Panizzi,

Vous dites que vous comptez pour les affaires d'Italie sur Dieu et

Napoléon III. Il me paraît qu'il y en a déjà un qui se prépare. J'ai

tout lieu de croire que M. Fould, dont la guerre détruirait tous les

plans financiers, a l'intention de se retirer. Sa retraite veut dire un

emprunt; un emprunt veut dire la guerre.

Il y a ici l'aversion la plus profonde pour la guerre, et contre les

Prussiens. La question est de savoir si on peut en redonner le goût?

Adieu; soignez-vous et faites-moi connaître vos derniers projets et

surtout les dates.

Lettres à M. Panizzi, tome II · 第 87 / 206 题