il lui a fait enconner sa soeur. Il la fout ensuite sans laver,
pendant que le père encule le jeune homme. D'autres fois le
frère encule sa soeur, tandis que le vieux bougre l'enconne...
Voilà quelle est la vie que mène mon vieux confrère, et qu'il
trouve délicieuse à son âge... La fille est délicate et jolie.
Le garçon est beau. Le père est affreux. La fille est devenue
grosse. Le financier croit, avec raison, que c'est du jeune
frère. Il désire que ce soit une fille, espérant qu'elle sera
jolie, comme tous les enfants incestueux. Car il faut savoir
que ce joli garçon est fils d'un frère aîné, qui, devenu
éperdument amoureux de sa mère, donna la courante à son père,
en mettant de la manne dans son potage au lait du soir. Le
père fut obligé de se lever souvent, et le fils, à chaque
sortie, alla auprès de sa mère, qu'il enconna six fois au
moins pendant la nuit... Voilà d'où provenait le beau garçon,
ressemblance de sa mère avec une telle perfection, que, vêtu
des habits de la belle, qui n'est plus, on le prend pour elle.
C'est en conséquence qu'un amant, piocheur de la mère,
entretint le jeune homme sur le même pied que sa feu
maîtresse, à condition que, pour la jouissance, il prendrait
les habits de sa mère, en porterait le nom, Mme Brouette-vit;
qu'il ferait la petite voix, dirait mon con, au lieu de mon
cul; tandis que lui, Vitacon, se ferait illusion, en disant à
sa maîtresse:
-- Allons, ma chère Brouettevit, venez que je vous le mette en
levrette!
Chapitre XXXI Suite des mêmes. Piochète. Dix ans après.
Je vais donner la suite de cette aventure.
Piochée eut effectivement une fille, qui a 14 ans aujourd'hui,
et qui est jolie comme sa grand'mère. Elle sert aux plaisirs
du vieux traitant qui, ne pouvant plus enconner, s'en fait
caresser, tandis que la mère lui suce le vit. C'est dans les
extases de ce plaisir long et difficile, causé par le
chatouillement que faisait éprouver à son vit paralytique le
palais de Piochée, qu'il conçut le dessein de faire dépuceler
Piochète à 14 ans, par Pioché l'Adonis, son père et son oncle,
que justement la jeune enfant aimait incestueusement; puis
enculer alternativement.
-- Bande, bougre (dit-il à l'Adonis), et ne décharge pas! Tu me
dépucelleras ta petite garce de fille... dès que ton grand-père
t'aura déculé. La petite fut gamahuchée par le vieux
singe; puis pommadée par sa mère. Son père, déculé, bien
bandant, vint sur elle, et lui darda son vit dans le connin,
dont la mère écartait les babines. Le fouteur n'entrait pas;
la petite déchirée se récriait; le vieux satyre, émotionné,
bandochait, en s'écriant:
-- Oh! pousse donc, mâtin! ô pousse donc, bougre! Fends,
pourfends le connichon de ta fille!... et mets-y une petite
garce, que nous déflorerons un jour! Gzée, gzée, mon étalon!
fais-moi des cavales!...
Et le vieux décharné, par un phénomène, émit quelques gouttes
d'un foutre clair, dans la bouche de Piochée, au moment où
Adonis, forçant toutes les barricades, malgré les cris de sa
fille, lui déchargeait au fond de son connin ensanglanté! Le
bélître en fut si glorieux qu'il fit à Piochette mille écus de
rentes, et autant à Piochée, outre ce qu'elles avaient déjà.
Son grand délice, pendant qu'il fait servir la bouche de la
mère de con à son vit, qui ne décharge plus, est de voir
piocher Piochette, non seulement par le vigoureux Adonis
Pioché, qui pioche, soit en con, soit en cul, mais de faire
alors enculer le père, qui fout sa fille, par le grand-père
qu'encule un laquais, sur le cul duquel est assise Piochée,
foutue par un autre laquais... Il a soin qu'on fasse suivre au
vieux Piochard un régime échauffant, afin que ce monstre
tantôt enconne sa fille, tantôt encule son fils. Pendant cette
scène, l'impuissant Ribaud patine les tétons et le connin du
tendron, ou bien la gamahuche. Il lui prend quelquefois des
vertigôts de faire enconner la mère, enculer Adonis par douze
de ses amis en une seule séance. La jeune personne est alors
nue en perspective, montrant le cul aux enculeurs, et le con
aux enconneurs... C'est le vieux Piochard qui insère les vits
dans le con ou dans le cul.
Tu vois par-là quel parti nous pouvons tirer de ta femme,
lorsqu'une fois elle sera dépucelée. Tu ne seras pas privé; tu
mettras les vits dans le con et dans le cul de ta femme; tu en
seras le maquereau, et quand elle sera bien élargie des deux
trous, peut-être te permettra-t-on de la foutre en con ou même
en cul. Lélargisseur.
P.-S. J'apprends par une dernière visite faite à Piochencul
que Piochette a effectivement eu la plus jolie petite fille;
on me l'a montrée; elle a 3 ans. Mais, ce qui est le comble du
libertinage, le vieux Piochencul lui fait déjà téter son vit
flasque, pendant que la jeune mère lui chatouille les
couilles. Je lui en demandai la raison?
-- Je profite, répondit-il, du temps où l'enfant n'a pas encore
de discernement, ni de dégoût à me sucer.
Que dis-tu du vieux bougre?
Chapitre XXXII Du connin goûté.
-- Voilà quel aurait été votre sort, Madame, dis-je à
Conquette, si vous n'étiez pas décédée, et que vous fussiez
restée l'épouse de Vitnègre.
Expressions qui étonnèrent tout le monde, hors ma fille, et
les Brideconnin.
Cette lettre, qui avait été lue après le champagne, avait mis
les jeunes gens en rut. On descendit au magasin, pendant que
les hôtes serraient les débris du souper. Là, Traitdamour,
demi-grisé, me dit, en me désignant ses camarades:
-- Comment ces bougres-là peuvent-ils avoir une idée de notre
bonheur, et de ce qu'est le connin de votre maîtresse, s'ils
n'en tâtent pas?... Je n'entends nullement qu'ils y
déchargent; mais seulement qu'ils y plongent rapidement leurs
vits, pour en palper le satiné. Dès qu'un des enconneurs sera
retiré, le mieux en état de nous deux, vous ou moi, achèvera
Madame, et la fera décharger!
-- Je le veux bien (répondis-je).
Cordaboyau, bandant roide, se présenta. Nous renversâmes ma
fille sur le foutoir, nous la troussâmes, et nous déclarâmes
que nous nous tenions prêts à le désarçonner, dès qu'il aurait
senti le velouté de l'étroit connin de notre fouterie, et que
le clignotement de ses yeux annoncerait l'éruption du foutre.
-- En ce cas (s'écria le bougre), que l'une de ces trois garces
se couche-là le con pommadé, pour que mon vit convulsivant s'y
précipite et décharge!
On pommada Rosemauve. Cordaboyau enconna lentement Conquette,
dont le satiné le fit se récrier... mais il plongea jusqu'au
fond. On l'observait. Il clignota de l'oeil. Aussitôt Brisemote
et Traitdamour l'enlevèrent comme une plume, en jurant:
-- Le sacré bougre! il va partir...
Et ils le mirent sur la brune Rosemauve bien écartée, et
Conette dirigea le vit. Cette fille, la plus chaude des
garces, si Mme Vitnègre ne l'eût pas surpassée, engloutit le
vit en trois coups de cul sans intervalle. Cordaboyau
déchargea en hurlant de volupté, Rosemauve l'étreignant avec
une délicieuse fureur.
Cependant, ce que je voyais m'avait roidi, et j'enfonçais dans
le con humide de ma déesse qui, suffisamment limée, déchargea
deux fois, avant que je l'humectasse de mon foutre paternel...
Elle gigotait, criotait, soupirotait.
-- Ah! (s'écria Traitdamour) vous êtes le dieu de son con, cher
maître! il se fond en jus d'amour, quand vous le perforez!
Voyez comme elle en donne, l'adorable enfant!... Allons,
céleste coquine, trémousse, trémousse! Fous, divine garce!
décharge...
Ce fut ensuite le tour de Brisemote. Conette, pommadée, fut
étendue sur le foutoir... Il enconna ma fille. La grosseur du
vit et sa roideur lui arrachaient de sourds gémissements; elle
travaillait de toutes ses forces, mais le terrible engin avait
encore plus de trois pouces pour toucher le fond. Tout à coup
nous nous apercevons que le perfide Brisemote veut inonder,
d'un torrent de sperme, le connin qu'il martyrise. Nous ne
pouvions l'enlever et l'arracher, son vit lapait comme celui
d'un gros dogue dans la vulve enflammée d'une grande levrette.
En ce péril, nous implorâmes, Traidamour et moi, la pudeur de
Conquette! L'adorable fouteuse, fidèle à nos vits, donna un
coup de cul en arrière, et se déconna. Traitdamour plongea
rapidement son braquemart en furie dans le con béant...
Brisemote, enragé, se jeta sur Rosemauve, qui ne s'y attendait
pas, et la foutit en levrette, avec tant de brutalité qu'il la
fit crier autant de douleur que de plaisir... Et, voyant
Conette se lever:
-- Reste-là, garce! lui cria-t-il. Je suis dans une rage, par
ce con velouté que fout Traitdamour, que j'enconnerais la rue
Maubué et celle de la Tannerie...
En effet, Rosemauve, déconnée, il fondit sur Conette, la fit
crier; enfila Minone sans intervalle, et reprit Rosemauve...
-- Que n'ai-je là notre putain d'hôtesse! la garce boite avec
grâce, elle a de blancs tétons: qu'on me l'appelle!...
Nous lui préparions Rosemauve, qu'il encula.
Pendant ce temps-là, Traitdamour se délectait sur Mme
Vitnègre, qui se plaignotait tendrement, et déchargeait sans
cesse, parce que son enconneur ne la déconnait pas.
-- Que la bougresse qui est libre (nous dit-il), chatouille les
petons de ma déesse; ça la fera me secouer.
-- Allons! m'écriai-je, que Minone lui chatouille le haut de la
motte, la douce main de Conette les couilles du cruel
pourfendeur, et moi je chatouillerai les pieds délicats de la
belle enconnée!
Ce qui s'exécuta: de violents soubresauts, des cris, des
blasphèmes de volupté, Foutu Dieu... Sacredieu... Dieu-con...
Dieu-vit... marquaient l'égarement des deux conoeuvrants.
Cependant Cordaboyau flairait la chaussure mignonne de
Conquette-Ingénue, et allait y mettre son vit:
-- Laisse donc! lui dit Rosemauve, tout enculée qu'elle était;
cela est insensible; mon con est libre; que ne le fous-tu?
Le bougre lui mit le ventre en l'air, et, tandis que Brisemote
la sousaccadait en cul, Cordaboyau lui saccada le con.
Je bandais si fort, en entendant et voyant tout cela, que
j'allais enconner Minone ou Conette. Ma fille, qui
déchargeait, me dit tendrement:
-- Un autre con... que le mien... peut-il vous tenter?...
Cette tendresse vraiment filiale, me toucha au coeur.
-- Ote-toi (dis-je à Traitdamour); tu dois avoir déchargé!
Il déconna. Et moi, ému d'un amour paternel sans bornes,
j'enconnai ma fille, sans laver.
-- Mêlons nos trois foutres (lui disais-je en enfonçant); que
ton con filial engouffre le vit paternel avec délices!...
Remue du cul, adorable enfant! Rends-moi tout le foutre que
j'ai déchargé dans le con de ta mère... pour te faire!... Ah!
comme la garce remuait du cul, oscillait du con, le jour où je
l'engrossai de toi! Elle était chaussée, parée, un peu
chiffonnée, et si chaude qu'elle se mit sur moi et s'enconna.
Pour m'exciter davantage, elle me disait en saccadant:
"Pousse... Enfonce... mon con est frayé... je viens d'être
foutue par ce beau commis aux Aides, dont tu es si jaloux..."
Et elle saccadait... Pour moi... je foutis avec fureur...
comme je te fous à présent... C'est moi qui t'ai engendrée,
enfoutrée dans son con satiné... quoique tu ressembles à Louis
XV qui... dit-on, l'a aussi foutue...
-- Mon cher père... ô vit divin! (répondit Ingénue, oppressée
de foutre et de tendresse) je sens... à mon insatiable
connin... que je suis votre fille... je le sens au plaisir...
que me fait la céleste idée que mon... père me fout.... Décha--argeons
ensemble, cher papa!... j'ai... plus de... foutre
avec toi, qu'avec tout autre?... Ah! Ah!.. fourgonne...
fourgonne, vit-papa... Le foutre... est long... à venir...
J'ai tant foutu!... Mais je n'en ai que plus de plaisir... Ah!
Ah!... foutre!... Dieu! Délices!... Vitnègre!... ô monstre,
qui me déchirais, sans me pouvoir en--filer, que n'es-tu sur
moi... ton vit noir me pourfendant le con... Foutamort...
enfondre-moi... Cher papa... dieu-fouteur... je pars... je
décha--a--arge... à l'intention... de... Foutamort...
Et elle se pâma, dans un égarement, un délire ineffables.
Cependant elle avait croisé ses jambes sur mes reins, et elle
me faisait une jolie brouette de ses cuisses et de son con. Je
dis qu'on la rechaussât, et, à chaque coup de cul, elle fit
claquer l'un contre l'autre ses hauts talons, comme faisait sa
mère, pour me rappeler en foutant la beauté de son pied. Ce
spectacle parut si délicieux à mes trois drôles qu'ils
enconnèrent en furieux, Traitdamour Rosemauve, Cordaboyau
Conette, et Brisemote Minone, et qu'ils les firent crier comme
des dépucelées.
Dès que j'eus émis, je dis à mon secrétaire de déconner, de
m'enlever, et de me porter sur un fauteuil. Il m'obéit. Ma
fille palpitait. Je la montrai se chatouillant elle-même le
con. Traitdamour rebanda comme un enragé; il se précipita sur
elle.
-- Enculez-moi, s'il vous plaît, Monsieur (lui dit-elle), il me
semble que ça me fera mieux...
-- Décharger (s'écria le bougre). Vous avez le con trop
fatigué.
Et il lui perça le cul sans mouiller.
-- Je vais... redécharger (lui dit-elle, en continuant de se
branler elle-même).
-- Attendez! attendez! (lui cria le jeune et vigoureux
perforeur); je vous branlerai, en vous enculant.
Conquette enculée et branlée, roucoulait de plaisir...
En ce moment, Brisemote, qui finissait Minone, se jeta sur
Rosemauve, abandonnée par Traitdamour, pour ma fille. Elle se
fit enculer et branler. Cordaboyau retourna Connète, et lui en
fit autant. Minone, libre, alla gamahucher ma fille, que son
frère tenait enculée; et moi, je branlai Minone. Les trois
bougresses se récriaient que l'enculage branlé était divin.
Pour moi, j'étais sur mon fauteuil, un doigt dans le con de
Minone, que j'avais à peine la force de branler, tombant de
sommeil, et bandant encore pour toutes quatre; il me devenait
indifférent laquelle j'enconnasse. Je le dis. Brisemote
m'avança Rosemauve tout enculée. J'allais enconner la vive
Brune. Minone se retourna, mit ses fesses d'albâtre sur ce con
noir, et me présenta son con.
-- Que je te voie! (s'écria Conquette, en s'arrachant du cul le
vit de Traitdamour) si Cupidonnet doit mourir en rut, c'est
dans mon con!...
Elle se mit sur Minone, m'étreignit dans ses bras et
m'engouffra.
-- Ah! (s'écria Brisemote, qui nous portait tous quatre) que
n'ai-je le vit assez long pour les enculer toutes trois!
Ainsi finit cette belle soirée. La partie fut remise au
dimanche suivant. Conquette, après avoir fait amplement bidet,
se coucha modestement. Je ne pouvais marcher. Mes trois
gaillards remenèrent leurs belles, et revinrent me prendre,
pour me porter chez moi, où ils me mirent au lit.
Chapitre XXXIII De la fouteuse sensée. Histoire.
Le lendemain, après mon travail, je vins voir ma fille. Elle
était dans mon magasin. Elle m'embrassa la première, et me
dit:
-- Au nom de Dieu, cher papa, ménagez-vous! j'ai besoin de
votre tendresse paternelle plus que jamais... Que deviendrais-je
si je vous perdais? Vous êtes le meilleur des pères; vous
me donnez le nécessaire et la volupté. J'ai un bijou
insatiable; mais votre Traitdamour l'emplit et le satisfait au
delà de toute vraisemblance. Je suis bien sensible au don que
vous m'en avez fait. Aussi la reconnaissance et la tendresse
sont pour vous; je ne lui donne que du...
-- Foutre, mon adorable fille... Tu es toujours également
modeste.
-- J'ai aussi beaucoup d'obligation à Traitdamour d'avoir amené
sa petite soeur et sa jolie maîtresse; surtout d'avoir donné
celle-ci à ses deux vaillants camarades pour me rester plus
entier et vous soulager d'autant, vu mon extrême chaleur. Ces
jeunes filles sont de bonnes petites créatures, et valent
mieux que Rosemauve, qui cependant n'est pas sans mérite...
Ménagez-vous, cher papa. Ne voyez que moi; c'est bien assez.
Une partie, tous les huit jours, suffira pour vos forces.
Traitdamour me donnera le surplus de ce qu'il me faut. En ne
jouissant que les dimanches, les garçons, les petites, tout
comme nous, l'appétit et le plaisir seront plus grands; nous
passerons une demi-journée délicieuse... Mais je suis jalouse
de vous et du beau Traitdamour; ne le mettez qu'à moi.
Avertissez-les tous de cela. C'est mon caractère que la
jalousie. Et puis, où trouveriez-vous une femme ou fille qui
me vaille? Toujours propre, abluée à chaque pipi, autant par
volupté que par délicatesse; car j'ai cet endroit, que vous
avez la bonté de trouver charmant, toujours si chaud que je ne
le mets jamais dans l'eau qu'avec une volupté qui approche de
la jouissance. Ne me le mettez donc pas de la semaine, pour
avoir plus de plaisir, sans vous tuer, le dimanche. Ne me
touchez ni le bijou, ni le sein!
-- Non (répondis-je); durant la semaine, je ne baiserai que ton
joli pied. Et je veux toujours avoir une de tes chaussures au
trumeau de ma cheminée!
-- Rien de si flatteur, répondit-elle, que d'être ainsi adorée
jusque dans sa parure. Aussi mon pied est-il soigné, comme
vous l'adorez. Je le lave à l'eau-rose deux fois le jour matin
et soir, et après avoir marché.
-- Ah! céleste fouteuse, que je le baise, que je le baise!
-- Point de ces mots-là! dans la semaine: ils vous excitent...
Baisez votre idole! j'y ai autant de sensibilité qu'ailleurs;
mais restez-en-là... Du reste, je suis à vous. Vendez-moi,
livrez-moi, quand vous le voudrez; je me donnerai avec plaisir
pour vous; comme une autre Ocyrhoé.
[lacune]
Je me privai donc, malgré moi; mais par nécessité; je me
contraignais.
[autre lacune]
Mais j'avais à ma cheminée sa chaussure rose à talons verts, à
laquelle je rendais mon hommage tous les jours en l'honneur de
la fille la plus pieuse et la plus dévouée qui ait jamais
existé. Conquette-Ingénue, à qui je le dis le samedi, en fut
transportée de joie. Elle darda sa langue, me fit sucer ses
tétons, palper son poil soyeux, se mit à genoux, et dit avec
ferveur:
-- Mon Dieu! je vous remercie de m'avoir fait naître d'un si
bon père! Nous ne vous offensons pas; je rends à mon papa en
plaisirs délicieux les soins qu'il a pris de mon enfance. Je
suis le baume et le charme de sa vie; il est le baume et le
charme de la mienne! Bénissez-nous!
Elle fit trois signes de croix, baisa la terre, et se releva,
en disant:
-- Doux Jésus, qui le mettiez à Madeleine, elle était aussi
votre fille; et en amour, vous le savez par expérience, rien
n'est si voluptueux que l'inceste!...
Je fus si édifié de cette prière que je me propose de la faire
recommencer, à la fin de nos parties.
Un instant après, à 8 heures et demie, toute la petite
société, Traitdamour, Minone sa soeur, Conette sa maîtresse,
Rosemauve, Cordaboyau et Brisemote, vinrent prendre langue
pour la réunion du lendemain. Je donnai le mot et les retins à
souper. Il y avait un excellent gigot de 18 livres, et du vin
de Bourgogne, avec un pâté chaud. Après le repas, voulant les
émoustiller tous, et moi-même, je fis lire par Rosemauve,
devant nos hôtes, l'histoire suivante:
Chapitre XXXIV De l'homme-à-queue.
-- Vous aimez les histoires, dis-je, ne voulant pas manger de
pâté; nous aurons demain toute autre chose à faire: je vais en
conter une, pendant que vous achèverez de souper.
Un rire d'aise précéda le silence.
Il y avait à Sens, une veuve encore belle, quoique mère de six
filles, dont l'aînée, qui atteignait vingt ans et se nommait
Adélaïde. La seconde, Sophie, n'en comptait pas encore
dix-neuf; la troisième, Julie, en avait près de dix-huit; Justine
dix-sept; Aglaé seize, et enfin Emilie, la cadette, quinze
ans. Quant à la maman, mariée à treize, accouchée de son aînée
à quatorze, elle avait trente-quatre ans. Mme Linars (c'est
son nom) avait en outre deux nièces de quinze et vingt-deux
ans, Lucie et Annette-Bar, une jolie femme de chambre de
dix-huit, outre une cuisinière, grande et belle fille de vingt
ans. Le mari avait mal fait ses affaires, avant que de mourir.
La veuve ne soutenait sa nombreuse famille qu'avec le revenu
de sa dot, qui rapportait cinq à six mille livres. On était
gêné; car les nièces n'avaient que quinze cents livres de
rentes entre elles deux. C'était onze jeunes personnes à
entretenir avec 7500 francs.
Il parut alors à Sens un gros et bel homme dont la physionomie
annonçait trente ans, encore qu'il n'en eût que 20. Il passait
pour très riche. Et, en effet, il l'était. Ses bras et sa
poitrine étaient couverts de poils. Il avait le regard dur et
presque féroce; mais son sourire l'adoucissait, et il souriait
toujours en voyant de jolies femmes. L'aînée des demoiselles
Linars était charmante; Fysitère la vit et en devint
éperdument amoureux, quoiqu'il eût alors dans son sérail une
femme mariée enlevée à Paris, de l'aveu du mari même; la soeur
d'icelui, vendue par son père, et une superbe carmélite, leur
cousine, qui s'était livrée elle-même, parce qu'elle était
hystérique. Mais toutes ces maîtresses étaient alors
enceintes, et Fysitère n'en jouissait que pour avoir des
enfants. Il alla chez Mme Linars, pour lui demander en mariage
Adélaïde.
Le velu, en voyant onze femmes dans une seule maison,
tressaillit d'aise... Il étala sa fortune, et proposa
d'épouser l'aînée. Trente mille francs de rente qu'il prouva
(il en avait bien davantage!) le firent accepter sur-le-champ.
Il rendit ensuite des visites jusqu'au mariage, et fit des
présents, tant à sa prétendue qu'à la mère, aux belles-soeurs,
à Lucie et Annette-Bar, les deux nièces, ainsi qu'à Geoline et
à Marète, la femme de chambre et la cuisinière. Ce fut avec
ces présents qu'il attaqua leur vertu... Mais il faut quelques
préliminaires, qui fassent mieux connaître ce personnage.
Fysitère était un de ces hommes poilus qui descendent d'un
mélange de notre espèce avec celle d'hommes-à-queue de
l'isthme de Panama, et de l'île de Bornéo. Il était vigoureux
comme dix hommes ordinaires; c'est-à-dire, qu'il en aurait
battu dix à armes égales, et qu'il lui fallait, à lui seul,
autant de femmes qu'à dix hommes.
A Paris, il avait acheté la femme d'un nommé Guae, un
scélérat, qui la lui avait vendue et l'avait livrée. Fysitère
la tenait exactement renfermée depuis. Il jouissait de cette
infortunée, la plus provoquante des femmes, et qui avait
beaucoup de tempérament, dix à 12 fois par jour. Ce qui la
fatiguait tellement qu'elle lui avait donné le conseil
d'acheter de leur père sa soeur cadette, nommée Doucète, qui
partagerait le travail. Il le fit. Mais ces deux femmes
avaient été bientôt sur les dents. Heureusement, un confesseur
de nonnes découvrit alors pour le velu la religieuse
hystérique, cousine des deux victimes; il la tira de son
couvent, sous prétexte de lui faire prendre les eaux, et la
livra au Fysitère, qu'elle occupa seule pendant quelques
semaines. Ce qui avait reposé ses deux cousines.
C'est à cette époque que l'homme-à-queue était venu à Sens, et
qu'il avait vu la famille Linars. Avant qu'il eût Mme Guae, on
lui amenait trois filles couturières chaque matin. Mais les
précautions qu'il était obligé de prendre pour sa santé, avec
des créatures qu'il laissait libres, le dégoûtèrent de cette
jouissance. D'ailleurs, comme il avait formé le projet de
multiplier l'espèce des hommes-à-queue et d'en peupler l'île
entière de Bornéo, pays originaire, il voulait pouvoir
surveiller tous les enfants qui lui naîtraient. Ses trois
femmes étant grosses, il ne voulait plus les fatiguer. Quand
il fut lié avec Mme Linars, il aurait bien cherché à déflorer
sa future, ou à se donner une des nièces; ou la cuisinière, ou
la femme de chambre. Mais il trouva que tout cela avait ses
inconvénients. Il réserva ce supplément de ressources pour
après son mariage. La première qu'il attaqua, ce fut sa
belle-mère future. Il lui fit un jour un présent de deux mille écus
en espèces. Et, la voyant dans l'extase de la reconnaissance,
il lui mit la main sous la jupe, en lui disant:
-- Autant tous les six mois, si je vous le mets. Et ne craignez
pas de faire du tort à votre fille! Elle n'en aura que trop de
reste...
Comme il était extrêmement fort, tout en parlant, il la
renversait, l'enfilait. La dame se trouva prise sans l'avoir
prévu. Elle fut rabatelée une dizaine de fois, tant elle était
vigoureusement contenue... Enfin devenue libre, elle lui dit:
-- Oh, quel homme!
-- Je suis tel (répondit-il) que votre fille et vous, quand
vous m'aurez toutes deux, me donnerez vous-même des
maîtresses, pour vous reposer.
La dame, qui aimait le jeu d'amour, sourit, en rougissant
d'espérance et de plaisir.
Elle fut exploitée tous les jours, en attendant celui du
mariage de sa fille. Quand ce jour fut arrivé, effrayée pour
une jeune vierge, elle pria l'inépuisable Fysitère de la
ménager!
-- Six fois, répondit-il, pas plus, si vous me promettez de me
recevoir ensuite, ou de me donner Lucie, l'aînée de vos
nièces?
-- Non; mais je vous donnerai Geoline, ou Marète, celle que je
pourrai avoir le plus facilement...