On trouvera dans le récit un épisode, à chaque séance, tant

pour varier la scène, et reposer l'imagination, que pour

raconter quelques aventures, que j'ai cru devoir supprimer au

commencement. Chaque historiette lue ou racontée ne sortira

pas du genre. Rien de plus déplacé, dans un ouvrage comme

celui-ci, qu'une dissertation philosophique; elle y devient

insipide, et par là même dégoûte de la philosophie. Mon but

moral, qui en vaut bien un autre, est de donner à ceux qui ont

le tempérament paresseux, un Erotikon épicé, qui les fasse

servir convenablement une épouse qui n'est plus belle. C'est

ce que j'ai vu faire à plusieurs hommes, qui se servaient pour

cela du livre cruel et si dangereux de Justine, ou les

Malheurs de la Vertu. J'en ai un plus important encore; je

veux préserver les femmes du délire de la cruauté. L'Anti-Justine,

non moins savoureuse, non moins emportée que la

Justine, mais sans barbarie, empêchera désormais les hommes

d'avoir recours à celle-ci. La publication de la concurrente

antidotale est urgente, et je me déshonore volontiers aux yeux

des sots, des puristes et des irréfléchis, pour la donner à

mes concitoyens.

L'ouvrage aura deux parties. Après le récit formant la

première, succéderont des lettres, non moins assaisonnées,

composant la seconde. Les filles de Cupidonnet lui racontent

les parties de plaisir que leur faisaient faire leurs

entreteneurs; parties où, dans le délire de l'ivresse, leurs

payeurs les faisaient quelquefois posséder par 12 hommes...

Mais toutes ces lettres ne sont pas érotiques: il en est

d'intéressantes par un autre motif; tel est celui d'une

résurrection, avec la découverte importante de l'origine de

Conquette-Ingénue, et de Victoire-Conquette, noms de deux

filles que les miennes ont remplacées. Ce qui me justifiera

d'une certaine chose, qui sans doute a déjà effarouché plus

d'un lecteur... Je n'en dirai pas davantage là-dessus.

On ne peut trop multiplier les observations sur les scènes que

je vais mettre sous la vue du lecteur. Pour remplacer la

Justine, et faire préférer l'Anti-Justine, il faut que

celle-ci surpasse l'autre en volupté, autant qu'elle lui cède en

cruauté. Il faut qu'un seul chapitre lu par un homme, sur

l'inspection de la table, lui fasse exploiter sa femme, jeune

ou vieille, laide ou jolie, pourvu que la dame ait fait bidet,

et qu'elle soit bien chaussée.

Chapitre XXVII Du commencement des grandes fouteries.

Egayée comme elle l'avait été hier, ma fille devait avoir

besoin de repos le lendemain. Elle avait le bijou si fatigué

qu'elle ne pouvait quitter sa chaise. Elle resta constamment

auprès de Mme Brideconnin, de peur que personne ne vînt le lui

patiner. Le reste de la semaine, elle évita également, quoique

guérie dès le troisième jour, de se trouver seule avec moi.

Elle amassait elle-même du tempérament; car elle ne s'était

jamais branlée.

Le dimanche, à une heure, elle alla pour la dernière fois chez

son amie... Avant de partir, elle me présenta son joli pied à

baiser, et me livra sans bégueulerie le poil de son connin. Je

la conduisis jusqu'à la porte, promettant de la revenir

prendre avant 5 heures; ce qui la fit rougir; mais j'observai

qu'en montant, me croyant parti, elle souriait.

Je fus exact. En la ramenant, je la fis marcher devant moi,

m'apercevant qu'elle était observée par un homme, que je pris

pour un des payeurs de Vitnègre. Mais il ne pouvait

reconnaître que son joli tour de cul et sa marche provocante,

tant elle était bien encaléchée. J'observais l'inconnu. Je

demandai à ma fille si c'était là celui-ci qu'elle préférait?

-- Oui (me dit-elle).

Alors, je la nommai, distinctement, ma fille. Et l'homme

s'éloigna.

J'avais averti Traitdamour. Il avait une clef de mon magasin,

et nous l'y trouvâmes. Je le crus seul, malgré la

recommandation que je lui avais faite de m'amener quatre

acteurs des deux sexes. Je lui dis, en riant, que je bandais,

et que je voulais enconner.

-- Quoi! (dit Conquette) est-ce que vous allez faire tous deux

comme l'autre fois?... Je ne suis pas disposée, je vous en

avertis.

-- Nous vous disposerons, ma belle (lui dit ironiquement

Traitdamour, qui la crut ma putain); voyez-moi ce vit-là!...

Et il lui en montra un superbe...

-- Laissez-moi d'abord vous lécher le connin, Ma'm'selle?...

Mon maître vous enconnera, quand vous serez préparée! J'ai

tout disposé, pour lui donner aujourd'hui, ainsi qu'à vous, un

plaisir de fermier général.

Il la renversa brutalement, et la gamahucha, en lui disant,

comme s'il l'avait menacée:

-- Ne résistez pas! car je vous ferais mal...

Mais Mme Poilsoyeux, comme toutes les femmes à grand

tempérament, aimait, dans la fouterie et ses accessoires, une

sorte de brutalité. Ainsi, en croyant la contraindre, il la

servait admirablement... La belle commençait à décharger...

Tandis que je roidissais avec oscillation, à la vue du systole

et du diastole des fesses et du con de ma fille, j'aperçus

derrière un rideau de l'alcôve quelque chose qui remuait.

J'allai voir. C'étaient Minone et Connète, auxquelles deux

garçons amis de Traitdamour, excités par ce qu'ils voyaient,

léchaient le con. Je leur fis entendre, par signes, de ne pas

bruire, et je les encourageai d'un geste.

Cependant Traitdamour fellait ou suçait le connin de Mme

Poilsoyeux. Lorsqu'elle fut suffisamment en humeur, il se

dérangea, me tira sur la belle, et inséra mon vit bandant en

ce connin rempucelé par sept jours de repos.

-- Qu'avez-vous à me donner à vous sucer? (dit-il à

l'enconnée).

Elle lui présenta l'index de la main droite qu'il se mit à

sucer, après néanmoins avoir appelé sa soeur et sa maîtresse,

en leur disant:

-- Ici, bougresses, et qu'on montre son savoir-faire!...

L'une (Minone), qui avait la main aussi douce que ma fille

avait le con, me chatouilla les couilles; l'autre (Connète)

fourrait un doigt pommadé dans le cul de ma fouteuse, pour la

faire tressaillir sous moi... Mme Poilsoyeux hennissait de

plaisir. Elle me dardait sa langue, en m'appelant son cher

fat... son cher Centlouis... son cher payeur à gros vit... son

cher Traitdamour... Enfin, enivrée de fureur érotique, elle

s'écria:

-- Vitnègre!... Jean-foutre... Fous-moi! Pince-moi!... Que ton

gros vit de mulâtre me pourfende et m'encule!...

Et elle déchargea comme une énergumène. En ce moment, j'avais

dans la bouche la langue frétillante de mon enconnée; une des

deux filles me chatouillait de la sienne le trou du cul et les

couilles; l'autre me suçait dans la raie du dos entre les deux

épaules, précisément sur le sensorium... Je croyais connaître

le plaisir de la décharge; mais je ne l'avais jamais éprouvé,

comme cette fois-ci; et, de ce coup, je fus rendu.... --

Quelles délices!

Traitdamour m'enleva de sur ma fille, et se précipita dans son

con.

-- Voilà un connin! (disait-il, en poussant et retirant, allant

toujours plus avant, à chaque saccade) Il y a de la différence

de ce connin aux autres cons, comme du satin à la tapisserie

de Bergame... Les jeunes filles n'avaient plus besoin de

chatouiller, quand Traitdamour foutait; il avait assez de feu

pour lui-même, et ne faisait que trop bien trémousser sa

monture. Je fis signe aux deux garçons, Brisemote et

Cordaboyau, d'étaler les filles, l'une sur un vieux sofa,

l'autre sur un lit de sangle ayant un simple matelas, et de

les foutre à la portée du regard de la belle au con soyeux.

Par un effet du hasard, ma fille émettait sous Traitdamour

pour la seconde fois, et les deux enconnées déchargèrent au

même instant, ainsi que les trois hommes. La belle Poilsoyeux,

en roidissant les jarrets, faisait:

-- Hi hi-hi-héhé!...

Minone:

-- Han-han-hanh!...

Connète:

-- Houhi-houhin houah-houah-houâh!...

Les trois hommes disaient ensemble: Traitdamour:

-- Remue du cul, déesse!...

Cordaboyau:

-- Remue du cul, garce!

Brisemote:

-- Remue du cul, petite putain!...

En déchargeant, ils s'écriaient:

-- Foutre...

-- Foutre...

-- Foutre...

Traitdamour:

-- Ah, déesse...

Cordaboyau:

-- Ah, bougresse...

Brisemote:

-- Ah, mâtine!

chacun suivant son caractère et sa politesse...

Mme Poilsoyeux fut la plus longue à décharger; les deux autres

étaient déconnées et lavées, qu'elle émettait encore. Enfin

elle cessa. Traitdamour la lava. Et me voyant rebander:

-- Vous la foutrez sans doute autant que la dernière fois? (me

demanda-t-il).

-- Très certainement! (répondis-je). Je ne suis vigoureux

qu'avec cette jeune beauté. Je la foutrais jusqu'à extinction

de vie et dessiccation de couilles; et tu vas voir ce que je

vaux. Qu'on m'anime seulement par la vue d'enconnages

redoublés!

Chapitre XXVIII De l'enculo-connillerie.

Ma réponse fit sourire Traitdamour, qui sans doute n'y ajouta

aucune foi.

-- Eh bien (reprit Traitdamour), je vais vous donner un

plaisir, que vous n'avez jamais eu, ni ces bougres-là non

plus. Je tiens cette pratique de l'abbé Chouanche, ancien

Genovefain, qui m'a souvent enculé, avant que j'eusse de la

barbe au menton et du poil au vit. Un jour, voyant que je

m'ennuyais de son culetage, il me dit d'aller lui chercher la

petite Culfrayé la cadette, jolie comme un coeur, et non encore

vendue à un Lord. Il envoyait 12 francs à la mère, et la fille

devait en recevoir autant. L'abbé la fit s'appuyer un coude

sur une commode; il se mit derrière elle, et l'encula. J'étais

devant, et il me la fit enconner. Nous limions; nos deux vits

se sentaient, ou la jeune garce tortillait du cul de façon que

nous croyions le sentir. Chouanche la faisait tantôt pousser

du con sur moi, et alors son vit déculant à moitié, il avait

l'agrément de la re-enculer quand elle foulait du cul sur lui.

Je presque-déconnais alors, puis je re-enconnais. Ce joli jeu

dura tant que Chouanche put retenir son foutre. Car il ne

déchargeait pas; il se réservait pour mon cul. En conséquence,

il fit mettre la jolie Culfrayé sur le dos; je l'enconnai;

l'abbé m'encula, et nous déchargeâmes tous trois... Nous ne

prendrons pas la manière du Genovefain; elle est trop

fatigante pour la foutue. Mais il payait la jolie bougresse...

Payez-vous, Madame?...

-- Non certes: c'est une honnête femme.

-- Je m'en suis aperçu à sa fouterie. Une putain ne fout pas

comme Madame... En ce cas, je vais vous donner une expérience

physique sur une de ces deux fillettes... Allons, Minone...

Allons, Connète! laquelle des deux veut être enculée et

enconnée tout à la fois et en même temps! Qu'elle se trousse!

Durant cet entretien, qui la laissait tranquille, Conquette

s'était couvert le con et les tétons. Les deux filles étaient

assises à côté d'elle, dététonnées. Elle leur baisa le

boutonnet, et leur couvrit la gorge de sens-froid avec leurs

fichus (Mme Poilsoyeux redevenait toujours modeste, dès qu'on

ne la foutait plus)... Les deux filles répondirent ensemble:

-- Moi... Moi!

-- L'une après l'autre (dit Traitdamour)... Vous avez ici de la

pommade, ou du beurre frais?

-- Oui (répondit en rougissant la belle Consatiné). Tenez, ma

pommade est là... et voici du beurre.

-- Gardons ce beurre frais pour vous, belle dame, aussi belle

au cul et au con qu'au visage (reprit Traitdamour).

Minone se pommadait la rosette.

-- C'est donc toi qui passes la première, ma soeur?

-- Oui, si c'est toi qui me dépucelles le cul?

-- J'y suis pucelle aussi (s'écria Connète).

-- Ce ne sera pas moi qui aurai ton pucelage d'arrière

(répondit Traitdamour à sa soeur). Mon vit est aujourd'hui

entièrement réservé à Madame. Et, quoique le culetage m'ait

toujours fait peine, agent ou patient, le cul satiné de Madame

me tente autant que l'étroit fourreau de son con, qui se

rempucelle en une semaine, ou seulement en faisant bidet à

l'eau froide. Je suis sûr que Madame n'a jamais été enculée (à

genoux, il lui regardait au cul), et que c'est aussi un

pucelage?

Conquette rougissait.

Les deux camarades de Traitdamour tirèrent au premier roi à

qui dépucellerait le cul de Minone; car tous deux le voulaient

avoir. Ce fut Cordaboyau (un bellot à vit moyen) que le sort

favorisa. Il se pommada le vit jusqu'à la racine. Traitdamour

fit coucher Minone sur le côté. Il mit Cordaboyau devant son

cul, et Brisemote (un beau à gros vit) devant son con. Il la

fit ainsi enfiler des deux côtés; les jeunes gens se la

poussant l'un sur l'autre à qui mieux. Ce qui donnait un tel

plaisir à Minone, qu'elle se récriait:

-- Dieu... que j'ai de délices... c'est... une fouterie de

princesse... On dit... que la Reine... fout ainsi entre...

d'Artois et Vaudreuil... ce dernier a... le cul...

-- Allons (dit Traitdamour), tachez de décharger tous trois en

même temps!

Cordaboyau poussait; il retint la garce par les hanches, pour

enfoncer plus avant; Brisemote en fit autant; de sorte que,

rendue immobile, elle s'agitait néanmoins en tout sens.

-- Examinez bien.. (dis je à Conquette-Ingénue) pour faire la

même chose à votre tour; car il faut que vous expérimentiez

tous les genres de fouterie.

Elle considéra le jeu, à travers les bâtons de son éventail.

Minone haletait. Connète, ébahie, restait immobile à la

contempler.

-- Que fais-tu là, toi, bougresse? (lui dit Traitdamour, notre

grand maître des cérémonies) Patine-nous Madame... Suce-lui le

bout des tétins... Gamahuche-la; elle a le con propre comme un

visage de mariée...

Ces mots, énergiquement prononcés, mirent en danse la reine de

la fête, que je vais décrire.

Connète, tandis que Minone travaillait, et qu'elle était

travaillée, découvrit les tétons de Mme Poilsoyeux, et les

siens. Elle en suça les bouts; elle se les fit sucer. Ce

chatouillement de la bouche de Conquette, aussi satinée que

son con, mit la jeune Connète en fureur amoureuse. Elle

trousse Mme Poilsoyeux; lui insère sa langue dans le con; lui

chatouille le haut de la motte. La belle, émoustillée,

regardait cependant Minone. Celle-ci avertit ses deux fouteurs

qu'elle était prête à décharger. Ils redoublent le

fourgonnage. Elle s'écrie:

-- Vits de Dieu!

Et elle se pâme. L'enculeur et l'enconneur l'inondaient de

foutre; il ruisselait des deux côtés... Ma fille, vivement

gamahuchée par Connète, est hors d'elle-même, et cette modeste

beauté dit à la jeune fille:

-- Ote-toi, garce! Un fouteur! Un fouteur!... deux... cent

fouteurs!...

Traitdamour l'entend. Il dérange Connète acharnée, en la

tirant par la jolie crinière de son con blond. Il emplit le

trou du cul de Mme Vitnègre de beurre frais; s'en frotte le

vit décalotté; se met le bas-ventre sur ses fesses, enfile la

rosette, sans écouter les petits cris de l'enculée; l'étreint

vigoureusement, se retourne, en se mettant sur le dos, le vit

dans le cul de la belle jusqu'à la garde, son con bien facé...

Il crie à son maître:

-- A ce con béant qui vous supe! Enconnez roide... Piquez des

deux... la garce est enculée, et je vas vous donner les

mouvements... Pardon, déesse! je ne me connais plus...

Connète! boulonne, boulonne les couilles de mon maître...

Cependant j'enconnais ma délicieuse fille. Et, sentant le vit

de Traitdamour qui m'étrécissait encore le passage, et qui

donnait au connin des oscillations que jamais con n'a eues, je

délirai, en m'écriant:

-- Chien de Vitnègre! cocu tout à la fois du con et du cul.

Cette idée m'enflammait, et sa brutalité m'empêcha de

décharger trop tôt. Je parvins au charmant pinçoir du fond du

connin. Il me suça. Le vit de Traitdamour me communiquait tous

ses mouvements, et en faisait faire d'insolites à mon adorable

fouteuse. Déjà préparée par la langue de Connète, elle

s'écrie:

-- Ah-ah-ohh!... ze déça-arze.... Foutre!

-- En voilà... du foutre... plein votre con... Reine des

vits... et des dieux, s'écria Traitdamour!...

Et je sentais les oscillations de son gros vit qui

éjaculait... Enfin, je déchargeai moi-même. Ma fille, inondée

de foutre, trémoussait rapidement:

-- Con satiné de mon vit (m'écriai-je), que tu es délicieux!...

Mme Vitnègre émettait encore, quand Traitdamour décula...

Ce mouvement la fit redécharger... Le bougre se lavait d'eau

tiède. Conquette, dans le con de laquelle je laissais osciller

mon vit après décharge, gigotait, trémoussait, tremblotait

sous moi. Connète m'avait quitté les couilles. Traitdamour,

toujours bandant, était revenu vers nous.

-- Fous-la-moi tout chaud (lui dis-je); elle décharge encore...

Et toi (dis-je à Connète), boulonne-lui la bouteille-à-miel du

bourdon d'amour.

Elle m'obéit. Mais Minone, déculée, déconnée, lavée, était

libre. Elle vint remplacer Connète, en me demandant si cela ne

signifiait pas tout uniment de chatouiller les couilles de son

frère pendant qu'il foutait ma maîtresse?... Cordaboyau

cependant et Brisemote happaient Connète, le premier, cette

fois enconnant, tandis que l'autre enculait, pour donner une

perspective encourageante à ma fille.

Mais tout finit. Mme Vitnègre cessa de décharger. On la

déconna. Traitdamour la mit au bidet. Elle se couvrit

modestement le con et les tétons; puis elle dit aux deux

fillettes:

-- Mes bonnes amies, allons aider mon hôtesse, pour le souper!

Elles y coururent.

-- Si vous n'avez préparé (dit ma fille) que pour notre souper

ordinaire, je vous avertis qu'il faut le double.

-- Je n'ai pas assez donc (répondit Mme Brideconnin).

-- Vite au rôtisseur de vis-à-vis (reprit la belle Vitnègre);

et du bon vin! ou je ne boirai que de l'eau. Un bon mariage

paiera tout ça...

On alla chez le successeur d'Ellès, qui promit un copieux

souper pour dans une heure.

Conquette rentra auprès de nous avec les deux jolies filles.

-- Rebandez-vous? (me dit Traitdamour) Il ne faut pas laisser

languir nos cons avec l'expectative d'un bon souper!

-- Je brûle, à la vue du tour de cul et du pied de ma déesse;

mais je ne suis pas roide, lui répondis-je.

Traitdamour:

-- Je roule dans ma tête une idée, qui vous roidira.

Chapitre XXIX D'une nouvelle actrice. Danse nègre.

-- Allons, garces, dit Traitdamour à sa soeur et à sa maîtresse,

nues! Et vous, bougres, déshabillez-vous!...

Il se mettait nu lui-même.

-- Mais il nous faut encore une actrice... Je viens de voir

monter une jolie drôlesse, qui ferait notre affaire?

-- C'est Mme Brideconnin, l'hôtesse de notre belle dame, dit

Connète.

-- Non, non, mon amie. C'est une petite brune de fond de la

cour, cadette d'une grande belle blonde, que nous aurons

peut-être un jour, et qui se nomme Connindoré. La Cadette s'appelle

Rosemauve, et passe pour très rusée. Mais on la dit amoureuse

comme une chatte, quoiqu'elle soit peut-être pucelle encore;

car sa mère la couve des yeux. Cependant, quand un homme

l'embrasse, elle ne fait aucune difficulté de donner sa

langue.

-- Je la connais! dit modestement la belle Poilsoyeux; et elle

m'a... m'a...

Traitdamour:

-- Quoi? déesse?

-- Mais, donné sa jolie langue, et...

-- Et quoi?

-- Gam*******.

-- Gamahuchée... Va la chercher, Connète.

-- Non! dit vivement Conquette, j'y vais moi-même.

Elle sortit, et, ayant rencontré Rosemauve qui redescendait,

parce qu'elle n'avait pas trouvé un vieil oncle assez riche,

dont elle recréait l'impotente lubricité, en lui chatouillant

le croupion, le scrotum et les testicules; ce qui le faisait

bandocher, la belle Poilsoyeux la mit au fait, obtint son

aveu, et l'introduisit.

Les deux filles et les trois hommes étaient nus comme la main.

Sans rien dire à la brune Rosemauve, ils se mirent tous cinq à

la déshabiller. On lui enleva jusqu'à sa chemise. On lui

baigna cul, con, cuisses, pieds... Puis Traitdamour lui dit:

-- Ma belle, il faut, en tout, faire comme ma soeur et mon amie.

Aussitôt commença la danse nègre; où chaque fille faisait tous

les mouvements d'une Noire ardente qui fuit le vit dont elle

brûle d'être enconnée, que le vit attrape, et qui saccade

alors en trémoussant du cul, comme si le vit la fourgonnait.

Les garçons poursuivaient les garces le vit en main; et dès

qu'ils les avaient attrapées, elles se retournaient pour

l'enconnage, ou ils paraissaient les foutre en levrette;

culetant, criotant, jurotant, comme s'ils eussent perforé les

cons. La danseuse prenait le vit, au lieu de la main; l'homme

la saisissait par la barbe du con. Ils se faisaient ainsi

tourner de temps en temps.

Je bandais roide. Je fis trousser ma fille au-dessus des

reins, et je lui dis:

-- Conque de Vénus, imite tous les mouvements de cul et de con

que tu vois...

Elle était excitée; elle se mit au milieu de la danse, et les

exécuta rapidement... Traitdamour, me voyant en rut, et ses

camarades bien disposés, leur dit:

-- Au foutoir...

Il laissa Rosemauve, sa danseuse, qui en parut toute

mortifiée!

-- Votre tour va venir, ma belle danseuse.

Il étendit ma fille sur le sofa, dont il lui mit un des

oreillers sous le cul:

-- Allons, ma toute éveillée, dit-il à Rosemauve, gamahuchez-moi

ce connin-là, pendant que je vous le mettrai en levrette,

ou vous enculerai, à votre choix?

-- On ne dépucelle pas une vierge en levrette (répondit-elle

vivement): encule-moi, s'il le faut, tandis que je

gamahucherai ce connin d'amour...

Elle gamahucha la belle épouse de M. Vitnègre avec fureur, et

Traitdamour perça sans pitié, par des efforts redoublés, le

cul virginal de la gamahuchante. La belle Poilsoyeux appela:

-- le vit! le vit!

Je n'y pouvais plus tenir. Je dérangeai la Rosemauve enculée,

pour me précipiter dans le con de ma fille haletante de

volupté... J'enconnais vigoureusement, lorsque j'eus la

délicieuse surprise de me sentir gamahucher le cul, ainsi que

la racine des couilles, par la bouche et la langue veloutées

de Rosemauve!... Je cocufiai Monsieur Vitnègre aussi

copieusement que si j'avais eu les couilles d'un Dieu!... On

abluait.

-- Avec la permission de ma déesse (à Conquette), il faut que

je m'acquitte avec Rosemauve!...

Tout le monde s'écria:

-- Non, non, dimanche! Je ne les écoutai pas; j'enfilai la

pucelle, qui criota, sanglotina, et ils furent témoins de ma

nouvelle victoire. Mais Conquette me gronda sérieusement. On

alla souper.

La conversation fut sage, rassise. Brideconnin, sa femme, en

étaient édifiés... Mais je ne tarderai pas à les mettre de nos

amusements... Au dessert, Traitdamour me demanda une histoire

dans le genre de nos amusements! Je lui donnai à lire une

lettre, adressée à Vitnègre, par un de ses trois payeurs,

lettre que j'avais trouvée dans une des malles de ma fille. La

voici:

Chapitre XXX De la Piochée, du Pioché, du Piochard.

Nous avons un de nos confrères, qui avait une maîtresse de

seize ans, dont il jouissait à sa manière, comme je prétends

jouir de ta femme à la mienne, quand une fois je l'aurai

dévirginée. Tu seras alors présent à nos fouteries, à peu près

comme le père dont je vais parler. J'aime à écrire ces

histoires-là; elles me font bander. Le père de la jeune fille

était un riche marchand, qui l'avait délicatement élevée; mais

il était devenu si pauvre qu'il ne pouvait plus la nourrir, ni

un fils de douze ans. La fille ayant plu à mon confrère, il la

voulut acheter. Le père la lui vendit douze mille francs. Mais

comme Piochencul (c'est le nom du confrère) est un libertin

fort blasé, il lui faut un ragoût pour le ranimer. Ce ragoût

est de faire trousser et laver la fille par son père, avant

d'en jouir. Le père prend ensuite le vit du fouteur, et le

dirige dans le con sans poil de la jolie Piochée. Son père

l'avait pommadée la première fois. Pendant l'acte, il l'excite

à remuer du cul, à serrer le fouteur dans ses bras, etc. Quand

elle est déconnée, le père lave le vit de son gendre, le cul,

le con de sa fille, et les essuie.

Dans la conversation, Piochencul apprit bientôt que Piochée

avait un frère beau comme Adonis; c'est-à-dire parfaitement

ressemblant à sa mère, qui avait été très jolie femme. Dès que

mon confrère le sut, il l'acheta, comme sa soeur, et, pommadé

par le père, il l'encula. Peu de jours après, voulant foutre

la soeur avec plus de vigueur, il la fit laver par le père,

gamahucher par le jeune frère, et il l'enconna, quand elle fut

prête à décharger... Par la suite, il n'encula plus le joli

enfant:

-- Bougre! dit-il au père, je ne bande plus assez pour enconner

ta fille, sans être excité; encule-moi là ton petit garçon;

cela me fera roidir!

Le père est forcé, par son intérêt, d'obéir au blasé. Ce qui

fait tellement bander le vieux satyre qu'il enconne, et même

encule la jeune fille...

L'Anti-Justine; ou, Les Delices de l'amour · 第 19 / 27 段