Tout le monde sortit édifié de la piété éclairée de ma Fille,

et en s'en-alant, on disait: -- Voilà ce qui s'appelle

connaitre la vraie religion, et prier Dieu comme il conviént,

en Lui demandant des choses raisonnables! Hoh! c'est une Fille

exemplaire-!

XLVI Chapitre.

Chapitre. Premiere Negociacion du con de ma Fille.

Le surlendemain, quand je vis Conquette [que j'avais évitée le

Lundi], je La trouvai coîffée en batant-l'oeil: Ce qui, avec

ses grands ieux à longs cils La rendait charmante... Elle

avait des souliérs de coutil de soie neufs, qu'elle essayait.

Je me jetai à ses genoux, en Lui disant: -- Coquette: Ton piéd

est le mieux-fait possible; mais il est un-peu grand, & ce

soliér bién pointu, ces talons minces, très-élevés, le font

paraître plüs petit de-moitié: Il est divin!.... & je bande...

comme tu vois?.... -- Mon cher Papa: comme je sais à quel point

vous m'àdoréz, j'ai voulu consacrer cette chaussure, avant de

vous la préter pour orner vòtre cheminée... Voici les blancs

d'hiër, avec lesquels j'ai tant été..... ce que vous

savéz....... Voyéz la jolie forme que leur a donnée mon piéd?

Ils sont plûs voluptueux qu'avant d'avoir été mis... Je

flairai avidemt le dedans de ces divins soliers: -- Hah! je

bande! m'écriai-je; Les sacrés-bougres sont embaumés... Je

suis perdu... j'aurai la colique, si je ne t'enconne une

pauvre fois?... Laisseras-tu decharger par-terre ce

Vit-paternel? -- Mon cher Papa, mettéz-vous le cùl & les couilles

dáns cette grande terrine, préparée pour mon cón & mon cùl;

l'eau froide vous ferait debander. C'est mon remède quand j'ai

le còn brûlant-. Ce qu'elle me disait me parut raisonnable, et

je Le fis: Elle cacha ses piéds comme une Dame Espagnole, et

je fus calmé. -- J'en ai fait autant tout-à-l'heure: Timori

vìént de venir: J'étais encore au lit; Il m'a pris les tetons,

puis le còn: La vue de son Vit, qui bandait ròide, m'a fait

impression. Mais mon coeur n'a rién senti. Cependant il voulait

me gamahucher, me priant de le branler après? -- Je ne suis

pas une Putain. -- Tu es bien fròide-? (C'est que reellement

je ne l'aime plus; vous êtes mon amant, cher Père? &

Traìtdamour est votre lieutenant dans mon còn; il est votre

double Vit, & c'est encore Vous qui me foutéz, quand il me

l'enfonce)... J'ai cependant eú des remords de ma dúreté: Je

lui ai saisi le Vit, & me le mettant dans la bouche bién

decaloté, je l'y ai fait decharger, avalant son foutre avec

delices. Ce qui m'a fortifiée. Mon chocolat m'a rincé la

bouche...... Mais revenons. Si Vous vouléz que votre Fille

cherie ait ún plaisir ineffable, caressez-La, quand on La

fout. Langue en bouche, la siénne dans la vôtre... Vous

prenant les couillètes, vous serrant le vit à la poignée, elle

dechargerait au double? -- Hoh! tu es trop adorable... Foutons

un petit coup? -- Je m'étais rafraichi le con: mais tu y remets

le feu, cher Papa, et le foutre seul peut l'éteindre...

Foutons... Enconne ta Fille... Mais va doucemt, que je

decharge plusieurs-fois, tout en te racontant quelque-chose-.

Elle se renversa, me mit le vit dans son con, me fit entrer

lentemt, par de petits coups-de-cul insensibles. La fraîcheur

de l'eau m'avait fait roidir, ét retardait l'émission. Enfin,

elle ne fut plus maîtresse de se retenir; elle coupdecula,

elle saccada, en s'écriant: -- Ze deça--arse-!... Elle resta

ensuite immobile, en me disant: -- J'ai oublié de vous remettre

l'adresse que l'Entreteneur d'avant-hier m'a glissée, pour

l'aler voir, ét... foutre avec Lui... Hah! fourgonne... je

redeçarge... Tu pars... Hah divin Père!... Et elle se mit à

soubresauter, en gigotant, comme jamais ne gigota Fouteuse...

Après une copieuse decharge, elle reprit: -- La voila. Dis-Lui,

ou écris-Lui, Que je ne vais chéz Persone. Et laissez-Lui

votre adresse. -- "Oui, Deesse Fututrix", Lui repondis-je. La

Brideconin nous apporta notre excellent chocolat; et je

partis.

Aprês les affaires, j'alai chéz le futur Fouteur de ma Fille.

Je Le trouvai: je Lui donnai un mot de Conquette-Ingenue, par

lequel elle Lui marquait, Que s'il avait un mot a repondre, il

pouvait tout dire a son Père... Je fus bién reçu. Le Richard

me dit, Qu'il demandait une Maîtresse aimable, et qui sût

donner, en foutant, bién du plaisir. -- Monsieur (Lui repondis-je),

ma Fille a été mal-mariée; elle peut vous apartenir,

à-condition qu'elle gardera son logement voisin du mién. Vous y

mangeréz, coucheréz avec elle, sans que je m'en mêle. Quant à

la volupté, ét aux mouvemens. du cûl ou des reins, un Mari

libertin ne Lui a donné que de trop douloureuses Leçons...

Mais en vous La livrant, je veux que son sort soit assuré,

qu'il s'améliore même un-peu chaque année... Je vous répons

d'être alors le Gardién de sa fidelité. Dailleurs, elle est

sage: L'assûrance d'un sort independant de son monstre de

Mari, peut seule La déterminer-. Ceci convint fort! et la

decision definitive fut remise après un voyage d'affaires et

d'argent, dont il devait être de-retour dans 8 ou 10 jours.

Je revins apporter ces nouvelles à ma Conquette-Ingenue. -- Mon

Papa, repondit-elle, pour peu qu'il me foute, vous me sufiréz

vous ét Lui; vous seréz mes deux pères. Je renoncerai même à

votre beau Secrétaire, si vous me promettéz de n'enconner que

Moi? Oû trouveréz-vous un Con qui vaille le mién?... Garde-moi

tout ton foutre, comme tout ton coeur, ô le plûs ribaud des

Papas-? Ie vis qu'elle était jalouse, ét je l'en aimai

avantage. Mais j'étais encore trop libertin, pour me borner à

foutre uniquemt Celle que j'aimais le mieux.

La Brideconin nous apporta de la limonade. Elle boitait de

naissance, mais d'une maniére voluptueuse. Elle êtait coifée

en cheveux, ét quoique grêlée, três-provoquante. Ie le dis à

ma Fille. Conquète-Ingenue me repondit: -- Dês avant nos

parties, son Mari voulait me le mettre; mais il me deplaît. La

Femme a demandé, depuis qu'ils ont tout vu, á me gamahucher.

Tous-deux m'adorent. Je ne leur avais, jusqu'au boulevari

d'hiër, laissé baîser que mon piéd. Le Mari enconne sa Femme

dês que je le veux. C'est un amusement que je me donnais dans

la semaine; je n'avais besoin que de m'asseoir en vue de

Brideconin, les jupes troussées jusqu'au mollet; il est

tellement excité par ma mi-jambe ét mon piéd, qu'il se jète

sur la Putain, ét la fout tant que je veux; en haussant

toujours un-peu la jupe. Enfin, s'il aperçoit un commencemt de

la cuisse, il heurle de luxure. Un-jour, trop échauffée par ce

que je voyais, je me donnai de l'air au con, en le découvrant.

Le Fouteur s'est mis â braire, en fourgonnant avec fureur. Il

dechargeait, refourgonnair, ét alait se tuer, quand sa Femme

me regarda.... Elle se hâta de decharger, ét vint me baisser

les jupes. Alors Brideconin épuisé se trouva mal-. A ce recit

de Conquète, je rebandais. Mais je me remis le Vit et les

Couilles dans l'eau, ét bién rafistolé, je sortis sans

finaler. Nous fumes Tous sages le reste de la semaine.

XLVII Chapitre.

Chapitre du Rabachages á Faire bandocher.

Le Dimanche arrivé, tout notre Monde accourut, à-l'exception

de Rosemauve, qui se dit malade. Tendrelys vint seule, &

d'elle-même: Traîtdamour ne l'avait pas trouvée chéz elle, &

il était déja fâché. Maîs il fut ravi, en entrant avec sa Soeur

& sa Maîtresse, de la voir auprès d'Ingenue, qui lui suçait le

sein decouvert!... Il l'en remercia, en lui baisant le cùl &

le con. Cordaboyau & Brîsemote arrivèrent les derniérs. On se

mit à Table, dês que Cordaboyau, envoyé chéz Rosemauve, eút

annoncé, qu'elle ne viéndrait pas. Il remit en-même-temps un

Billet de la Malade pour ma Fille. Ingenue le parcourut bas

dabord: puis elle nous le passa. Traítdamour lut par mes

ordres. Le voici:

Divine Amie! Reçoi les actions de grâces que je rens à ton

Conin et à tes Soliérs... Hiër jeudi fêtedieu (la Lettre était

du vendredi), j'avais mis la chaussure que tu m'as prêtée,

pour faire bander un Clerc de No aire, amant de ma Soeur

Rosalbe, à laquelle je le voulais enlever. J'avais aussi ton

grand bonnet battantl'oeil, qui me va si bién, à cause de mes

grands yeux noirs, la robe, la jupe blanches sur fond rose,

comme toi. Je m'avisai de me donner ton joli tourdecùl. Dans

la rüe des Cinqdiamans, j'entendis derrière moi: "C'est

elle!... Oui, c'est elle! c'est ma Deesse"!... On m'aborde.

"Hâ! ma Belle! vous voila si prês de chéz moi, que vous y

monteréz, puisque votre Père y est venu"?... Il m'a pris le

bras; je me suis laissée mener; pensant bién qu'en me

reconnaissant, il me laisserait aler, surtout aprês m'avoir

foutue. Point! il ne se desabuse pas!... Il est vrai qu'il

m'avait introduite dans un appartement au premiér à très

sombre jour. Il tombe à mes genoux, ou plütôt aux vôtres "Vos

traìts, belle Saxancour, sont un peu differens de ce qu'ils

m'avaient paru; mais vous n'en êtes pas moins une Brune

adorable. C'est que j'ai toujours plûs regardé vos piéds, dont

je suis fou, que votre visage, tout charmant qu'il est. Aussi

les reconnais-je parfaitement, ainsi que tout le reste de

votre parure... M'aimeréz-vous"? J'ai cru devoir repondre,

"Ouî. "Hâ! je suis trop heureux"! Il m'a pris mille baisérs,

en me fesant darder la langue, m'a patiné les tetons, saisi la

mote, renversée sur un large sofa, troussée, foutue... J'ai

remué du cùl! je lui ai donné du plaisir... hâ! vous me

connaisséz?... Ça fait, il m'a présenté à laver, m'a fait lui

verser de l'eau sur le vit, m'a essuyé còn et cùl, m'a baisé

la mote et les fesses: puis a dit à sa Femme de charge: "Le

dînér est-il prêt? "Dans un demi-quart d'heure. "Aprês le

verre d'Alicaute, descendons, ma Belle"! Nous sommes descendus

chéz le Notaire voisin. Six-mille francs par an, 500 francs

par moi, d'avance.... J'ai signé la minute, ét je suîs

remontée dotée, comme j'étaîs descendue foutue. Nous avons

dîné tête-à-tête. Des que les Domestiques ont été retirés, il

m'a fait mettre à nud mes tetons; puîs il m'a enyvrée de

champagne. Il s'êst lavé le vit dans un verre mousseux. Je

l'aí aussitôt avalé... Enchanté de ce traìt, il m'a mis son

vit sur les lêvres. Je le lui aí embouché, suçé! Il s'êst

recrié de plaîsir, en me dîsant: "Tu ês ma deesse, la putain

faite pour moi. Je ne veux pas te decharger en bouche; je veux

garder mon foutre pour ton Còn. Montre-le moi, que je le

baîse; ét adieu jusqu'à demain... Mon carrosse? (a-t-il dit à

sa Femmedecharge, qui m'épongeait le cùl ét le côn]. Il m'a

remenée.

J'auraî mon apportement chéz lui ce soìr. Je suîs restée tard

au lit, y étant toute embaumée, et envelopée dans deux peaux

de veaux, qui m'ont été apportées hîër-soìr encore chaudes;

afin d'avóír la peau des cuîsses ét des fesses presqu'aussi

satinée que vous. Ainsi, belle Conquète! je vous dòis ma

fortune. J'en remercie votre adorable Cón, ét surtout votre

voluptueuse chaussure. En chemin, mon genereux Fouteur m'a

promis que dans três-peu de temps, il me ferait enculer en sa

présence, par un joli Jockey, auquel il s'êst deja fàit

enculer Lui-même 2-fois, dans deux circonstances, où il avait

ressenti au trou du cùl un violent prurit. C'a été son

expression. Adieu... ou Avit, ô divine Fouteuse!

Nous fumes tous ébahis! Tendrelys embrassa Conquète-Ingenue,

en s'écriant: -- Hâ! si l'On vous connaîssait-!... Je voulais

aler détromper mon Gendre volé. Ma Fille m'en empêcha: -- Il

n'était l'amant que de ma chaussure; il ne lui est pas

infidèle; il a tout ce qu'il lui faut-. Tendrelys applaudit à

cette réponse: -- Je ne dis mot: mais je n'en pense pas moins-,

ajouta-t-elle.

La Brideconin, pour être plûs à nos parties, qui lui donaient

des plaisirs inconnus, avait fait venir chéz elle, ce jour-là,

Une Soeur de son Mari, fort-grêlée; mais la plûs provocante

Tetonnière de 18 ans qu'On puisse voir. La Garse ne croyait

pas que la Laideron tenterait, toutes nos Dames étant jolies,

& 2 parfaitemt belles. Ce fut cette Tetonière, faite-au-tour,

à tâille guêpée, comme les Comtoises, qui nous servit. Mais

dês qu'elle eüt fait bander, pour lui éviter de la peine, les

Hommes alèrent chercher les assiètes...... Au dessert, On me

somma de raconter l'histoire des Cons depucelés dont avait

parlé Minone, & que Mad. Ingenue-Conquète m'avait empêché de

faire à soupér, depeur qu'elles ne fussent trop savoureuses?

J'y consentis.

HISTOIRE des Phénixs dénichés.

"Je vais (dis-je en m'essuyant la bouche, ét baisant les

tetons de mon active Fouteuse, vous conter comment j'ai

depucelé Victoire-Beauxtalons; Virginie-Moteblonde;

Rosalie-Con-Rose, ainsi que Suzonète sa soeur-cadète;

Manon-Aurore-Sourismignard; Léonor-Robé, femme de Margâne le

Parfumeur; la Seconde ét la Troisième Consfriands, Saccadine ét

Voixflûtée.

La première-fois que je vis la voluptueuse Beauxtalons, elle

était en deshabillér brun, bas fins de coton, soliérs de

maroquin noir; talons plüs hauts que ceux de Conquète. Elle me

donna des desirs violens; je la suivis: c'était le soir: Elle

entra dans l'alée à-côté de la boutique de sa Mère. L'escaliér

était obscur. J'étais sur ses talons. Elle ouvrit le premiér,

dont les volets étaient fermés. Nuit profonde. J étais entré

avec elle. "Hâ! c'est vous, Monsieur Copahü, dit-elle en

m'entendant réspirer... Je Lui mis la main sous la jupe. "Hô!

voila toujours come vous faites!... Laissons donc les volets

fermés". Je cherchais un Lit. Elle y recula. Je L'y renversai.

"Mon dieu! aléz, que vous êtes tèrible"! Et elle s'arrangeàit

néanmoins commodément pour tous-deux. J'insère. Elle riposte,

en disant: "Il faut bién faire comme ça, sans quoi vous dites

qu'On ne vous aime pas". La jouissance fut delicieuse, quoique

simple ét sans accessoires. Mais Victoire était si belle, ét

je L'avais tant desirée!... Je voulais sortir sans être connu.

On frappa. Je suivis ma Monture effrayée qui courait ouvrir,

quoique je La retînsse. en disant: "C'est mà Mère, ou mà Soeur:

Restéz ou sortéz, come il vous conviéndra"? "Je sors". Elle

[ici s'arrête le volume imprimé]

Transcription en français moderne:

Quelle excuse peut se donner à lui-même, l'homme qui publie un

ouvrage, tel que celui qu'on va lire? J'en ai cent, pour une.

Un auteur doit avoir pour lui le bonheur de ses lecteurs.. Il

n'est rien qui contribue autant au bonheur, qu'une lecture

agréable. Fontenelle disait: "Il n'est point de chagrin qui

tienne contre une heure de lecture". Or, de toutes les

lectures la plus entraînante est celle des ouvrages érotiques,

surtout lorsqu'ils sont accompagnés de figures expressives.

Blasé sur les femmes depuis longtemps, la Justine de Dsds me

tomba sous la main. Elle me mit en feu; je voulus jouir, et ce

fut avec fureur: je mordis les seins de ma monture; je lui

tordis la chair des bras... Honteux de ces excès, effets de ma

lecture, je me fis moi-même un Erotikon savoureux, mais non

cruel, qui m'excita au point de me faire enfiler une bossue

bancroche, haute de deux pieds. Prenez, lisez, et vous en

ferez autant.

L'ANTI-JUSTINE.

Personne n'a été plus indigné que moi des sales ouvrages de

l'infâme DsDs; c'est-à-dire, de Justine, Aline, le Boudoir, la

Théorie du Libertinage, que je lis dans ma prison. Ce scélérat

ne présente les délices de l'amour, pour les hommes,

qu'accompagnées de tourments, de la mort même, pour les

femmes. Mon but est de faire un livre plus savoureux que les

siens, et que les épouses pourront faire lire à leurs maris,

pour en être mieux servies; un livre où les sens parleront au

coeur; où le libertinage n'ait rien de cruel pour le sexe des

Grâces, et lui rende plutôt la vie, que de lui causer la mort;

où l'amour ramené à la nature, exempt de scrupules et de

préjugés, ne présente que des images riantes et voluptueuses.

On adorera les femmes, en le lisant: on les chérira, en les

enconnant; mais l'on en abhorra davantage le vivodisséqueur,

le même qui fut tiré de la Bastille avec une longue barbe

blanche le 14 juillet 1789. Puisse l'ouvrage enchanteur que je

publie, faire tomber les siens!

Mauvais livre fait dans de bonnes vues.

Moi, Jean-Pierre Linguet, maintenant détenu à la Conciergerie,

déclare, que je n'ai composé cet ouvrage, tout savoureux qu'il

est, que dans des vues utiles; l'inceste, par exemple, ne s'y

trouve, que pour équivaloir, au goût corrompu des libertins,

les affreuses cruautés, par lesquelles Dsds les stimule.

Floréal, an 2.

Chapitre I De l'enfant qui bande.

Je suis né dans un village près de Reims, et je me nomme

Cupidonet. Dès mon enfance, j'aimais les jolies filles.

J'avais surtout un faible pour les jolis pieds et les jolies

chaussures; en quoi je ressemblais au Grand-Dauphin, fils de

Louis XIV, et à Thevenard, acteur de l'Opéra.

La première fille qui me fit bander, fut une jolie paysanne,

qui me portait à vêpres la main posée à nu sur mes fesses;

elle me chatouillait les couillettes, et me sentant bander,

elle me baisait sur la bouche avec un emportement virginal:

car elle était chaude, parce qu'elle était sage.

La première fille à laquelle je fis des attouchements, en

conséquence de mon goût pour une jolie chaussure, fut ma

première puînée, qui s'appelait Jenovefette. J'avais huit

soeurs, cinq aînées d'un premier lit, et trois puînées. La

seconde de celles-là, était jolie au possible; il en sera

question. La quatrième avait le poil du Bijou tellement

soyeux, que c'était une volupté seulement de le toucher. Les

autres étaient laides. Mes puînées étaient toutes trois

provoquantes.

Or ma mère préférait Jenovefette, la plus voluptueusement

jolie, et dans un voyage qu'elle fit à Paris, elle lui apporta

des souliers délicats. Je les lui vis essayer, et j'eus une

violente érection. Le lendemain dimanche, Jenovefette mit des

bas fins blancs et neufs de coton, un corset qui lui pinçait

la taille; et avec son lubrique tour de cul, elle faisait

bander, quoique si jeune, mon père lui-même; car il dit à ma

mère de la renvoyer. (J'étais caché sous le lit, pour mieux

voir le soulier et le bas de la jambe de ma jolie cadette)...

Dès que ma soeur fut sortie, mon père renversa ma mère, et la

carillonna sur le pied du lit sous lequel j'étais, en lui

disant:

-- Oh! prenez garde à votre fille chérie! Elle aura un furieux

tempérament, je vous en avertis... Mais elle a de qui tenir;

car je baise bien! et voilà que vous m'en donnez, du jus de

con, comme une princesse...

Je m'aperçus que Jenovefette écoutait et voyait... Mon père

avait raison. Ma jolie cadette fut depuis dépucelée par son

confesseur; ensuite foutue par tout le monde. Mais elle n'en

est que plus sage à présent... Dans l'après-dîner, Jenovefette

vint au jardin, où j'étais seul. Je l'admirai; je bandai.

L'ayant abordée, je lui pressai la taille, sans parler; je lui

touchai le pied, les cuisses, un connin imberbe et joli, s'il

en fut jamais! Jenovefette ne disait mot. Alors, je la fis

mettre à quatre; c'est-à-dire, sur les mains et sur les

genoux, et, à l'imitation des chiens, je la voulais enfiler

ainsi, en hennequinant et saccadant de toutes mes forces,

comme fait le chien, et lui comprimant fortement les aines de

mes deux mains: je lui faisais cambrer les reins, de sorte que

son connin était aussi à ma portée que le trou de son cul: je

l'atteignis donc et je mis le bout entre les lèvres, en

disant:

-- Hausse, hausse le cul, que j'entre.

Mais on sent aussi qu'un connichon aussi jeune, ne pouvait

admettre un vit, qui ne décalottait pas encore (Il me fallait

une connasse, comme je l'aurai bientôt). Je ne pus

qu'entr'ouvrir un peu les lèvres de la fente. Je ne déchargeai

point, je n'étais pas assez formé... Ne pouvant enfiler, je me

mis, aussi à l'imitation de mes modèles, à lécher le jeune

connin... Jenovefette sentit un chatouillement agréable sans

doute; car elle ne s'ennuyait pas du jeu, et elle me donna

cent baisers sur la bouche, lorsque je fus debout. On

l'appela, et elle courut.

Comme elle n'avait pas encore de gorge, dès le lendemain elle

se mit des tétons postiches, sans doute parce qu'elle avait

ouï vanter ceux de sa mère, ou de ses aînées. Je les

remarquai: je la fis chausser, et l'ayant placée commodément

sur son lit, je m'escrimai près de deux heures. Je crois en

vérité qu'elle émit; car elle s'agitait comme une petite

enragée à mon lèchement de con... Dès le surlendemain, on

l'envoya en apprentissage à Paris, où elle remplit l'horoscope

tiré par mon père.

Chapitre II Du con soyeux.

Mes autres soeurs étaient l'une sérieuse; elle me retint dans

les bornes; mais j'ai depuis foutu ses deux filles à Paris. Ma

troisième était encore trop jeune: ç'a été une superbe fille à

dix-huit ans! Je me rejetai néanmoins sur cette enfant,

lorsque je m'aperçus que Cathos, jumelle de Jenovefette, était

inabordable. Il me fallait un con, depuis que j'en avais palpé

un: je patinai Babiche. Enfin un dimanche, qu'elle était bien

arrangée, et que ma mère l'avait baignée, je la gamahuchai.

Ce fut à cette bénigne opération, que je fus surpris par

l'ardente Madeleine au con soyeux. Elle nous examina longtemps

avant de nous troubler, et voyant que la petite avait du

plaisir, elle fut tentée. Elle parla. Nous nous remîmes

décemment. Madeleine ne dit mot. Elle renvoya Babiche. Puis

elle hasarda de badiner avec moi. Elle me renversa sur la

paille de la grange, où j'avais attiré Babiche; et lorsque je

fus par terre, elle me chatouilla, passant par-dessus moi,

jambe de çà, jambe de là. Par hasard, je portai la main sous

ses jupes, et j'y trouvai l'admirable con soyeux. Ce poil

divin détermina mon goût pour elle. Je devins fou du con de

Madeleine Linguet: je lui demandai à le baiser!

-- Petit coquin! (me dit-elle), attends un moment.

Elle alla au puits, tira un seau d'eau, et s'accroupit

dessus... Elle revint, et badina encore. Enflammé, hors de

moi, je lui dis, dans ma petite fureur érotique:

-- Il faut que je lèche ce joli trou.

Elle se mit sur le dos, les jambes écartées. Je léchai; la

belle Madeleine hocha du cul.

-- Darde ta langue dedans, cher petit ami! (me disait-elle).

Et je dardais, et elle haussait la motte. Je fourgonnais avec

rage!... Elle eut tant de plaisir, qu'elle se récria. Je

bandais comme un petit carme; et comme je ne déchargeais pas,

j'avais toujours la même ardeur. Aussi m'adorait-elle. Obligée

de me quitter, Madeleine me donna des friandises, que je

mangeai avec Babiche.

Un soir, ma soeur au con soyeux me dit:

-- Cupidonet! ta jolie broquette est toujours bien roide, quand

tu me lèches! Il me semble que si nous étions dans le même

lit, tu pourrais la faire entrer dans la bouche de ma petite

marmotte, que tu aimes tant à sucer, et dont le poil est si

doux! j'aurais sûrement bien du plaisir! et peut-être toi

aussi? Viens c'te nuit...

Quand tout le monde fut endormi, je me glissai dans le lit de

ma grande soeur. Elle me dit:

-- J'ai vu mon père, un jour qu'il venait de caresser ma soeur

la belle Marie, qui partait pour Paris, courir sur ta mère, sa

grosse broche bien roide, et lui fendre la marmotte: je vas te

montrer; tu feras comme lui.

-- Et moi aussi, je l'ai vu.

-- Bon! bon!

Elle se disposa, me plaça sur elle, me dit de pousser, et

riposta. Mais elle était pucelle, et quoique bandant roide, je

ne pus introduire; je me faisais mal. Pour Madeleine Linguet,

elle déchargea sans doute; car elle se pâma.

Oh! que je regrettai ce joli con soyeux, que je léchais et

fourgonnais depuis six mois! Mon père, Claude Linguet, qui ne

me ressemblait pas, éloignait ses filles, dès qu'elles

l'avaient fait bander. On prétend que Madeleine avait tenté de

se le faire mettre par lui... Quoi qu'il en soit, trois jours

après, elle partit pour la capitale, où notre frère aîné,

l'ecclésiastique, lui avait trouvé une place de gouvernante

d'un chanoine de Saint-Honoré. Ce cafard ne tarda pas à

connaître ce qu'elle valait. Il y avait une porte dérobée, de

lui seul connue, qui donnait dans la chambre de ses

gouvernantes, qu'il allait patiner durant la nuit. Mais il

n'avait jamais trouvé de con aussi joli, que le con soyeux de

Mlle Linguet! Il voulut le voir. Sa beauté le ravit, et il

n'eut plus de repos qu'il ne l'eût foutu. Une nuit, qu'elle

dormait d'autant plus fort qu'elle en faisait semblant, il la

gamahucha. Elle déchargea sensiblement. Aussitôt le chanoine

monte sur elle, et l'enconne. Elle le pressa dans ses bras, en

remuant du cul.

-- Ha! Mignonne! (lui dit-il), que tu as le mouvement bon!...

Mais n'as-tu pas de mal? car je te crois un peu putain?...

L'Anti-Justine; ou, Les Delices de l'amour · 第 13 / 27 段