pièces à la suite desquelles se trouve, fº 63, la XIIIe satire: Macette,
qui paraissait alors pour la première fois. Nous signalons plus bas les
variantes du texte original.
Il faut remarquer en outre que des pages 1 à 47 & 51 à la fin de
l’Epistre au Roy, l’édition de 1612 contient page pour page le même
nombre de vers. On pourrait croire à une réimpression exacte, si les
fleurons, les titres, & enfin, ce qui est plus important, le texte,
n’offraient des différences bien marquées.
Les Satyres du Sieur Regnier. Reueuës, &c. Paris, M.DC.XIII. Auec
priuilege du Roy.
In-8º de 93 ff., plus 8 pages non num., tit. comp. Priuilege à la fin
comme dans 1609.
Cette édition contient de plus que la précédente, à la suite de la
satire de Macette & avant le Discours au Roy, dix-sept pièces: les
satires XIV & XV, la suivante adressée à monsieur de Forquevaus, la
satire XVII, les deux _Élégies Zelotipiques_, celle _sur l’Impuissance_,
le Sonnet _sur le trespas de monsieur Passerat_, _les Stanses_ (sur le
choix des divins oiseaux), _la C. P._, les épigrammes _sur le portraict
d’un poéte couronné_, les stances _contre vn amoureux transy_, & enfin
cinq _Quatrains_ satiriques.
Parmi ces pièces, deux avaient déjà été publiées: la première, sur le
trespas de Passerat, dans le Recueil des œuvres poétiques de Ian
Passerat. Paris, 1606; la seconde sur le choix des divins oiseaux avait
paru anonyme dans les Muses gaillardes, recueillies des plus beaux
esprits de ce temps. Paris, Anthoine du Breuil, 1609.
La plupart des bibliographes, se référant à la date de ce volume plutôt
qu’aux singularités du texte & au classement des pièces, ont cru pouvoir
affirmer que cette édition des satires était la dernière publiée du
vivant de l’auteur.
Nous avons, dans la dernière partie de la notice placée en tête du
présent volume, exposé les raisons d’après lesquelles il y a tout lieu
de croire que Regnier était mort depuis quelques mois au moment où ses
satires furent publiées par l’un de ses plus intimes amis.
Page 8.
Motin (Pierre), né à Bourges. Ce poëte, ami de Regnier, a laissé de
nombreuses pièces de vers éparses dans les anthologies publiées au
commencement du XVIIe siècle. M. Tricotel a donné la liste des recueils
contenant des vers de Motin, dans ses _Variétés bibliographiques_, &
l’on peut se convaincre par cette énumération que le poëte en question
jouissait d’une grande vogue. Motin mourut vers 1615, comme il paraît
résulter des vers de son neveu Bonnet, dans les _Délices de la Poesie
françoise_ de F. de Rosset.
S. I, p. 10, v. 15.
Auiourd’huy que ton fils.--Le Dauphin, qui fut plus tard Louis XIII, né
à Fontainebleau le 27 septembre 1601.
-- v. 21.
Il luy trousse les bras _de_ meurtres entachés, 1608 & 1609; _des_
meurtres, 1612 & 1613.
Page 12, v. 21.
I’imite les Romains encore _ieunes_ d’ans, 1608 & 1613; _ieune_ d’ans,
1609 & 1612.
-- v. 28.
Aussi que les vertus _florissent_ en cest’ age, 1608; _fleurissent_,
1609 & 1612.
Page 13, v. 6.
Sinon qu’en sa bisarrerie, 1608 & 1609; sinon en, 1612 & 1613.
-- v. 30.
Que Parnasse _m’adopte_, 1608 & 1609; _m’adore_, 1612 & 1613.
S. II, p. 14.
A monsieur le Cte de _Caramain_, 1608; de _Garamain_, 1609 à 1613.
Cette permutation était fréquente dans les noms propres comme dans les
noms communs, au commencement aussi bien que dans le corps des mots. On
écrivait crotesque & intriques pour grotesque & intrigues. Dans les
éditions des Satyres de Regnier de 1609 & 1612, on trouve (S. X)
tronguez & quignon pour tronquez & guignon.
Adrien de Montluc-Montesquiou, comte de Cramail, petit-fils du maréchal
de Montluc, né en 1568, mort en 1646. Compromis lors de la journée des
Dupes, il passa douze ans à la Bastille. On a de lui _les Jeux de
l’inconnu_ (1630), _l’Infortune des filles de Ioie_ & _la Comedie des
Proverbes_ (1633).
-- v. 9.
Qu’elle ait _séche_ la chair, 1608; _seché_, 1609 à 1613.
Page 15, v. 29.
Pour moy si mon habit par tout _cycatrisé_, 1608; _cicatrisé_, 1609 &
1612; _cicatricé_, 1613.
Page 16, v. 7.
En la court d’vn Prelat.
Brossette a supposé qu’il s’agissait ici du cardinal de Joyeuse. Cette
hypothèse, justifiée par le grand luxe du cardinal, & les liaisons de
Desportes avec le frère aîné du prélat, Anne de Joyeuse, tué à Coutras,
a été depuis présentée comme un fait certain par Niceron & les éditeurs
de Regnier, sans autre indice à l’appui.
-- v. 31.
Qui reléve vn pédant de nouueau baptisé.
Ce pédant nous semble être Duperron, dont la fortune, faite par
Desportes, a dû plus d’une fois surprendre Regnier. Duperron, né à Berne
en 1556, fut en effet converti au catholicisme par Desportes, & par son
savoir comme par l’appui de son directeur, le nouveau catéchumène devint
confesseur de Henri III. Il prit ensuite part à la conversion d’Henri
IV, qui le nomma évêque d’Evreux en 1591. Il devint enfin cardinal en
1604.
Page 17, v. 16.
Et chacun _à_ son dire; _en_ son dire, 1609 à 1613.
-- v. 22.
De Socrate à ce point l’_arrest_; l’_oracle_, 1609 à 1613.
Page 18, v. 18.
Au pris de la vertu _n’estime_ point les hommes, 1608 & 1613;
_n’estiment_, 1609 & 1612.
-- v. 22.
_S’assiessont_ en Prelats, 1608 à 1612; _s’assient_, 1613.
-- v. 24.
Semblent auoir des yeux regret au _demourant_; _demeurant_, 1609 & 1613.
Page 19, v. 6.
Meditant vn sonnet, medite _vne_ Euesché; _vn_ Euesché, 1609 à 1613.
Page 19, v. 27.
Mais pourtant _quelque_ esprit, 1608 & 1613; _quel_ esprit, 1609 & 1612.
-- v. 28.
Sçait _trier_ le sçauoir, 1608 & 1609; sçait _tirer_, 1612 & 1613.
-- v. 34.
De race en race au peuple vn ouurage _fais_ voir; _fait_ voir, 1609.
Page 20, v. 4.
Ne couche _de rien_ moins que l’immortalité; ne couche _de rien_ moins
_de_, 1609 & 1612, ne _touche de rien_ moins _de_, 1613.
_Touche_ au lieu de _couche_ constitue une faute typographique assez
fréquente au XVIe siècle. On lit dans les Odes d’Olivier de Magny,
Paris, 1559, fº 45 vº _in fine_:
Luy que iadis Calliope
Sur le mont à double trope (crope)
Combla de ses douceurs.
Dans Regnier même, édition de 1612, on trouve, sat. XI:
Fist il auec son arc quinaude la Nature.
_Moins de_, _plus de_ s’employaient concurremment avec _moins que_,
_plus que_:
Or te ferai apercevoir
Que ge sai plus de toi assez
Et si fu mieldres menestrez
De toi...
_Recueil général des Fabliaux._ Paris, 1871. Tome I, p. 7. Des deux
bordeors.
Regnier a dit aussi: Et de mal discourir il vaut bien mieux se taire (S.
III).
La bonne leçon est donc: Ne couche de rien moins que (ou de)
l’immortalité.
-- v. 18.
Tous ses papiers seruir à la _chaire_ percée, 1608; _chaise_ percée,
1609 & 1613.
Page 20, v. 24.
Selon que le requiert ou l’age ou la santé, 1612 & 1613; _et_ selon que,
1603.
-- v. 26.
Ie n’ay comme ce Grecq des Dieux grand interprete.
Hésiode, auteur d’une théogonie où il expose la généalogie & les amours
des dieux.
-- v. 30.
Resuant comme vn oyson _qu’on mene_ à la pature; _allant_ à la pature,
1609 à 1613.
Variante vicieuse qui répète le mot _allant_ du vers antérieur.
Page 21, v. 9.
Mais retournons à nous, & _sages_ deuenus, 1613; & _sage_ deuenus, 1608
& 1612.
S. III, p. 22.
Cœuvres (Marquis de), François-Annibal d’Estrées, né en 1573, mort en
1670, frère de Gabrielle; il fut nommé évêque de Noyon à vingt & un ans,
puis, douze années plus tard, en 1626, il devint maréchal de France.
Page 23, v. 28.
Estant serf _du desir d’aprendre_ & de sçauoir; _du desir, d’aprendre_,
1609.
-- v. 34.
Si la science pauure, affreuse _est_ mesprisée, 1608; affreuse _&_
mesprisée, 1609 à 1613.
Page 24, v. 3.
Et si _lon nest_ docteur sans prendre ses degrés; si _l’on n’est_, 1612
& 1613.
_Nest_ pour _naist_, comme plus loin, p. 61, v. 23, _tresne_ pour
_traisne_. La véritable leçon paraît être: _Si l’on est_.
-- v. 10.
En credit esleuez ils disposent _de_ tout, 1608 & 1613; _du_ tout, 1609
& 1612.
Page 24, v. 22.
Entre l’espoir du bien, & la peur du _danger_ de froisser...; du
_danger_, 1609 & 1612.
Page 25, v. 8.
Et le surnom de bon me _va t’on_ reprochant, correction; 1608 donne
_tou_ pour _ton_. Cette inversion est très-fréquente chez notre poëte:
Et moins avance t’on.
(S. XI.)
Et change la nature
De sept ans en sept ans nostre temperature.
(S. V.)
D’autre part, 1609, 1612 & 1613 portent: Et le surnom de bon me va
_tout_ reprochant.
Cette dernière leçon est correcte. Le vers devient moins dur; mais la
pensée perd en précision.
-- v. 24.
Offrir tout de la bouche & d’vn _propos_ menteur; _repos_, 1613.
-- v. 29.
Ainsi qu’asnes ces gens sont _tout_ vestus de gris; _tous_ vestus, 1609
à 1613.
Page 26, v. 27.
N’est plus rien qu’_vne_ idolle; _vn_ idole, 1612 & 1613.
-- v. 34.
Il faut estre trop _pront_, escrire à tout propos, 1608 & 1612; trop
_prompt_ à escrire, 1613.
Page 29, v. 15.
_Compere_, ce dit-il, 1608 & 1609;--_Et comme_, 1612 & 1613. Faute
évidente due au vers précédent & au suiuant qui tous deux commencent par
Et comme.
-- v. 19.
Et d’vn œil innocent il couuroit _sa_ pensée, 1608 & 1612; _la_ pensée,
1613.
Page 29, v. 32.
N’en deplaise aux Docteurs, Cordeliers, _Iacopins_; _Iacobins_, 1609 à
1613.
Page 30, v. 14.
Et qui morts _nous_ profite; même leçon en 1609 & 1612; _ne_ profite,
1613.
Page 31, v. 2.
Puis qu’en ce monde icy on _n’en faict differance_; on _en fait
difference_, 1613.
-- v. 15.
_De_ tout, peut estre en fin; _du_ tout, 1612 & 1613.
-- v. 19.
... Sinon _de dire voire_, 1609 à 1613, sinon _dire voire_, 1608.
-- v. 23.
Puis que pauure & _quémande_, 1608 à 1612; _quaymande_, 1613.
Page 32, v. 1.
I’aurais vn beau _teston_, 1608 & 1613; vn beau _teton_, 1609 & 1612.
-- v. 15.
S’auancer par _cet’_ art; _cet_ art, 1609 à 1613.
-- v. 21.
S’acorde d’_armonie_; s’acorde d’_harmonies_, 1612.
-- v. 25.
D’vn autre œil nous verrons les _fieres_ destinées, 1608 à 1612; les
_hautes_ destinées, 1613.
Page 33, v. 15.
Qui sert de fable au peuple, _aux plus grands_ de risée; & _aux grands_,
1612 à 1613.
Page 33, v. 25.
Apollon est gené par _de_ sauuages loix; _des_ sauuages loix, 1609 à
1613.
-- v. 31.
Les poetes plus _espais_; _espois_, 1612 & 1613.
Page 34, v. 27.
Qu’ils ont tiré _cet’_ art; _cet_ art, 1609 à 1613.
Page 35, v. 8.
Et que c’est mon amy, vn _gremoire_ & des mots; vn _grimoire_, 1609 à
1613.
-- v. 11.
Mon tans en _cent caquets_, 1609 à 1613; _ces caquets_, 1608.
-- v. 14.
Doncq’ sans mettre _l’enchere_; mettre _enchere_, 1609 à 1613.
S. V, p. 36.
Bertault (Jean), né à Caen en 1552, mort en 1611. Secrétaire & lecteur
de Henri III dès 1577, il devint abbé d’Aulnay au diocèse de Bayeux en
1594, & premier aumônier de Marie de Médicis en 1600. Enfin, en 1606, il
fut nommé évêque de Sées.
-- v. 5.
_Chaque fat_ a son sens, correction; _à_ son sens, 1608 & 1609; _chasque
fait_ à son sens, 1612; _chasqu’vn fait_ à son sens, 1613.
-- v. 17.
Et disent, ô chetifs _qui_ mourant sur vn liure; _que_ mourant, 1609 à
1613.
Page 37, v. 3.
Comme la mort vous fait, la taigne _le_ deuore; _vous_ deuore, 1609 à
1613.
-- v. 14.
Digerent _la_ viande; _leur_ viande, 1609 à 1613.
Page 37, v. 20.
De la douce liqueur _roussoyante_ du ciel; _rosoyante_, 1609 à 1613.
-- v. 28.
Or sans me tourmenter _des_ diuers apetis, 1608; _de_ diuers apetis,
1612 & 1613.
Page 38, v. 2.
C’est ce qui _m’en deplaist_; _me desplaist_, 1609 à 1613.
-- v. 5.
Qui dans le four l’Euesque _enterine_ sa grace; _entherine_, 1609 à
1613.
-- v. 11.
Et _que_ iamais sergent, 1608 & 1613; & _qui_ iamais, 1609 & 1612.
-- v. 20.
_Scaures_ du temps present; _Sçaurez_, 1609 à 1613.
-- v. 34.
Et ores on contraire, on _m’obiecte_ à peché, 1608 & 1609; on
_m’abiecte_, 1612 & 1613.
Page 39, v. 5.
_Au vif_ entendement; _en cet_ entendement, 1609 à 1613.
-- v. 11.
_Et_ brauant les faueurs; _En_ brauant, 1612 & 1613.
-- v. 22.
Chaque age a ses façons & change _la_ Nature; _de_ nature, 1609 à 1613.
-- v. 26.
_Auecq’ l’age_ s’altere, 1608 & 1612; _auec l’ame_, 1613.
Page 40, v. 13.
Et d’vn cœur obstiné _se heurte_ à ce qu’il aime, 1612 & 1613;
_s’heurte_ à ce qu’il aime, 1608.
Page 40, v. 25.
Imbecile, _douteux_, 1608 & 1612; _douteur_, 1613.
Page 41, v. 31.
Gouuernoit vn enfant & _faisant_ le preud’homme; _faisoit_, 1609 à 1613.
Page 42, v. 1.
De son pedant qu’il fut, _deuient_ son maquereau, 1608 & 1612; _deuint_
son maquereau, 1613.
-- v. 16.
Peres des siecles vieux, _exemple_ de la vie, 1608 & 1612; _exemples_,
1613.
-- v. 32.
Et _de_ façons nouuelles, 1608 & 1612; & _des_ façons, 1613.
Page 43, v. 5.
Sçait escrire & porter les vers, & _les_ poulets; _tes_ poulets, 1612.
S. VI, p. 44.
Béthune (Philippe de), comte de Selles, 1561-1649. Frère puîné de Sully,
il fut chargé d’ambassades importantes en Écosse & à Rome. Louis XIII
l’envoya en Autriche. Il fut gouverneur de Gaston d’Orléans. On trouve
dans les manuscrits de la Bibl. nat., nº 3484 f. fr., les instructions
dont il fut pourvu avant son départ, le 23 août 1501.
-- v. 5.
Où comme _au_ grand Hercule; _vn_ grand hercule, 1612 & 1613.
-- v. 8.
Tissu _bijarement_; _bigarrement_, 1609 à 1613.
Page 45, v. 4.
Je ne veux qu’à mes vers _vostre_ Honneur se derobe; _nostre_, 1612 &
1613.
Page 46, v. 25.
A toy qui des ieunesse apris en son _escolle, As adoré_ l’honneur, 1608
& 1612; appris en son _escole A adorer_, 1613.
Page 47, v. 1.
L’honneur que soubs faux titre habite _auecque_ nous; _auecq’_ nous,
1609 à 1612.
-- v. 7.
Qui nous veut faire entendre en _ses_ vaines chimeres; _ces_ vaines,
1609 à 1613.
Page 48, v. 3.
Que la terre de soy le _fourment_ raportoit, 1608 & 1609; le _froment_,
1612 & 1613.
-- v. 24.
Qui de l’auoir d’autruy ne se _soulent_ iamais, 1608 & 1609; se
_saoulent_, 1612 & 1613.
-- v. 27.
D’où naquit le _Bordeau_, 1608 & 1609; le _bourdeau_, 1612 & 1613.
Page 49, v. 1.
Ce fier serpent qui couue vn _venin_ soubs des fleurs; _venim_, 1609 &
1612.
-- v. 17.
_Qu’il_ n’est rien de si beau, 1608 & 1612; _qui_ n’est rien, 1613.
-- v. 32.
Cil qui mist les Souris en bataille.--Homère dans la
_Batrachomyomachie_.
-- v. 33.
Qui sceut à la Grenouille aprendre son caquet.--Aristophane, auteur de
la comédie des _Grenouilles_.
-- v. 34.
L’autre qui fist en vers vn Sopiquet.--Virgile & son petit poëme
intitulé _Moretum_.
Page 50, v. 1.
Ie _ferois_ esloigné; _serois_, 1609 à 1613.
Page 50, v. 12.
Ce malheureux honneur a _tint_ le becq en l’eau; a _tins_, 1609 à 1613.
-- v. 15.
_Qui_ s’en va doucement; _qu’il_ s’en va, 1609 & 1612.
-- v. 17.
S’il veut que plus long tans à _ces_ discours ie croye; _ce_ discours,
1609 à 1613.
-- v. 23.
Et le mal qui caché nous oste l’_embon-point_; l’_embom-point_, 1609 &
1612; l’_embompoint_, 1613.
S. VII, p. 52, v. 8.
Et duquel il vaut _moins_; il vaut _mieux_, 1609 à 1613.
Page 53, v. 6.
Tant il est mal aisé d’oster auecq’ _estude_; auecq’ l’_estude_, 1609 à
1613.
-- v. 23.
Mes amours _ne_ limitent, 1608; _me_ limitent, 1612 & 1613.
-- v. 34.
Toutesfois estant femme, elle aura _ses_ delices; _les_ delices, 1612.
Page 54, v. 2.
Qui dans l’estat d’amour la _sçauront_ maintenir; _sçauroit_, 1609 à
1613.
-- v. 6.
Captiuant les Amans _des_ mœurs ou _du_ discours; _de_ mœurs ou _de_,
1609 à 1613.
-- v. 9.
_Qui_ voyant les deffaux; _que_ voyant, 1612 & 1613.
Page 55, v. 1.
Et qu’au _sarail_ du Turc, 1608 & 1612; & qu’au _serrail_, 1613.
-- v. 29.
Se la promet _sçauante_, 1608 & 1612; _sçauant_, 1613.
-- v. 30.
Que l’autre parle liure & fasse _des_ merueilles, 1608 & 1609; _de_
merueilles, 1612 & 1613.
Page 57, v. 1.
Que i’aimeray, ie _croye_; ie _croy_, 1609 & 1612.
-- v. 4.
Sans _cordes_, sans timon, 1608; sans _corde_, 1612 & 1613.
-- v. 7.
Se rit de voir _de_ flots, 1608; _des_ flots, 1609 à 1613.
S. VIII, p. 58.
Charles de Beaumanoir de Lavardin, 1586-1637, descendant des Beaumanoir
& fils du maréchal de France, Jean de Lavardin, gouverneur du Maine. Il
fut à huit ans pourvu de l’abbaye de Beaulieu-les-Mans, & en 1601, le
roi l’appela à l’évêché du Mans, laissé vacant par Claude d’Angennes de
Rambouillet. Il ne prit toutefois possession du siége que dix années
plus tard.
-- v. 5.
Faisant mainte _oraison_, 1608 & 1612; _oraisons_, 1613.
-- v. 6.
Et tout percé _des_ pointes, 1608 & 1612; _de_ pointes, 1613.
Page 59, v. 8.
Entre les mains des _Iuys_, 1608; des _Iuifs_, 1612 & 1613.
-- v. 23.
_Il_ poursuyt, mais amy, laissons le discourir, correction; _Ie_
poursuyt, 1608; _Ie_ poursuis, 1609 à 1613.
Page 60, v. 29.
Te iurant mon amy que _ie_ quitté ce lieu, 1608 & 1609; _i’ay_ quitté,
1612 & 1613.
Page 62, v. 20.
Pour vn qui n’a du tout nul acquis _de_ science; acquis _nulle_ science,
1609 à 1613.
Page 63, v. 4.
M’eust donné l’_anguillade_, 1608; _anguilade_, 1612 & 1613.
Page 64, v. 8.
Comme on fait son trauail, ne _derobroit_ sa gloire, 1608; _desroboit_,
1609 à 1613.
-- v. 17.
Encor l’eusse-ie fait _estant_ desesperé, 1612; _s’estant_ desesperé,
1613.
Page 65, v. 8.
Et prie Dieu _qu’il_ nous garde, 1613; _qui_ nous garde, 1608 à 1612.
S. IX, p. 66.
Rapin (Nicolas), né en 1535 à Fontenay-le-Comte, mort en 1608. Il fut
l’un des auteurs de la satire Menippée, dans laquelle il a notamment
écrit les harangues de Monsieur de Lyon & du recteur Rose, jadis évêque
de Senlis. Il a laissé des poésies latines & françaises qui ont été
publiées collectivement en 1610 avec un recueil de vers mesurés.
Page 67, v. 2.
Et leur dire _à_ leur nez, 1608 & 1613; _en_ leur nez, 1609 & 1612.
-- v. 24.
Que le cheual volant n’ait _pissé_ que pour eux, 1608 & 1609; 1612 &
1613: _passé_.
Cette dernière variante, qui satisfait les lecteurs pudibonds, n’a aucun
sens, tandis que la véritable leçon est une allusion comique à la fable,
suivant laquelle Pégase fit d’un coup de pied jaillir de l’Hélicon la
source d’Hippocrène.
Page 68, v. 16.
_Ils attifent_ leurs mots, _ageolliuent_ leur frase, 1608; _attisent_
leurs mots, _enioliuent_, 1609 & 1612; _attifent_ leurs mots,
_eniolivent_, 1613.
-- v. 21 & suiv.
Qui gentes en habits & _sades_ en façons, 1608; _fades_ en façons, 1609
à 1613.
-- v. 27 & suiv.
Leur visage reluit de _cereuse_ & de peautre, _Propres_ en leur coifure,
1608; de _ceruse_ & de peautre, _propre_ en leur coifure, 1609 & 1612.
-- v. 29.
Où _ses_ diuins esprits, 1608 à 1613. Correction: _ces_ diuins.
Page 69, v. 3.
_Éclaté_ d’vn beau teint, 1608; _esclaté_, 1609 à 1613.
-- v. 4.
La nature _l’a_ peint; _la_ peint, 1609 à 1612.
-- v. 7.
Or Rapin quant à _moy qui_ n’ay point tant d’esprit; _moy ie_ n’ay, 1609
à 1613.
-- v. 14.
Leur don’ra comme _à_ luy; comme luy, 1609 & 1612.
Page 70, v. 5.
Hercule, _Ænée_, Achil’, 1608 & 1609; _Ælee_, Achil’, 1612 & 1613.
-- v. 12.
L’homme le plus parfaict a _manque_ de ceruelle, 1608; _manqué_, 1609 à
1613.
-- v. 23.
Les _brouillas_ nous embrouillent, 1608; _broüillars_, 1609 à 1613.
Page 70, v. 24.
Et de _lieures_ cornus le cerueau nous barbouillent; & de _liures_
cornus, 1613.
-- v. 28.
Et pesez vos discours mesme, dans sa balance, 1608 & 1609; vos discours,
mesme, 1612.
-- v. 33.
Quelle main _sus_ la terre; _sur_ la terre, 1609 à 1613.
Page 72, v. 6.
Que son _taint_ fait la nique, 1608 & 1609; que son _teynt_, 1612;
_teint_, 1613.
-- v. 16.
La court _&_ sa maistresse, 1608; _est_ sa maistresse, 1612 & 1613.
Page 73, v. 28.
Et mangeons des _chardons_; _charbons_, 1612.
Page 74, v. 18.
Larcanciel. Leçon des éditions originales.
Page 75, v. 9.
Qu’ils fissent à _leurs_ frais; à _leur_ frais, 1609 & 1612.
-- v. 14.
L’ame _bizarément_, 1608 & 1609; _bizarrement_, 1612 & 1613.
-- v. 28.
Il ne _guarit_ de rien, 1608 & 1609; _garit_, 1612.
Page 76, v. 2.
Il met ses _partis_ en auant, 1608 & 1609; ses _parties_, 1612.
Page 77, v. 6.
Trebuschant _sur_ le cul, 1608 & 1609; _par_ le cul, 1612 & 1613.
Page 77, v. 11.
Devers nous se _vint_ rendre, 1609 & 1612; se _vient_, 1613.
-- v. 20.
Ie _regorgeois_ d’ennuy; _regorgois_, 1609 & 1612.
-- v. 25.
Ie n’en _pense_ pas moings, 1609 & 1612; _pensois_ pas moins, 1613.
-- v. 32.
Lors ie fus asseuré de ce que _i’auois_ creu, 1608 & 1609; _i’aurois_
creu, 1612.
Page 78, v. 16.
Sa race _autres fois_ ancienne, 1608 & 1609; _autrefois_, 1612.
Page 79, v. 12.
Aux veilles _des_ bons iours; _de_ bons iours, 1612.
-- v. 29.
Au temps _qu’il auoit_ consommé, 1609 & 1612; _qui l’auoit_ consommé,
1613.
Page 80, v. 22.
Luy pendoient au costé, qui _sembloit_, 1608, 1609; qui _sembloient_,
1612 & 1613.
-- v. 29.
_Qu’il_ fleuroit bien plus fort, correction; _qui_ fleuroit, 1609 &
1612.
-- v. 33.
Que _sans_ robe il a veu la matière première, correction; que _sa_ robe,
1609 & 1612; _qu’en son globe_, 1613.
La leçon adoptée est celle qui se rapproche le plus du texte italien
traduit par Regnier.
... E qui si stima
Haver...
Veduta _ignuda_ la materia prima.
(CAPORALI, _Rime piacevole_. In Venetia, 1592. Presso G. B. Bonfudino,
p. 94, v. 26.)
Page 81, v. 11.
Le pain _quotidian_ de la pédanterie, 1609; _quotidien_, 1612.
Page 83, v. 14.
Quand _sainct_ Marc s’habilla, 1609; S. Marc, 1612.
-- v. 15.
Ie _l’acomparerois_, corr.; Ie _la comparerois_, 1609 & 1612.
-- v. 24.
Qui dedans _ses_ escrits; _ces_ escrits, 1609 & 1612.
Page 84, v. 10.
Ainsi que la _charté_, 1609; _cherté_, 1612.
-- v. 33.
De sa grace il _gressa_, 1609; _graissa_, 1612.
Page 85, v. 29.
Par force les _chassant_; les _chassants_, 1609 & 1612.
Page 87, v. 8.
_I’y_ suis, ie le voy bien, 1609; _Ie_ suis, 1612.
Page 89, v. 24.
Et _mainte_ estrange beste; _maint_, 1609 & 1612.
Page 90, v. 10.
Bien que maistre Denis _soit_ sçauant en sculture, 1609; Denis sçauant
en _la_ sculture, 1612.
-- v. 11.
Fist-il auec son _art_, correction; son _arc_, 1609 & 1612.
-- v. 14.
De ces trois corps _tronquez_, corr.; _tronguez_, 1609 & 1612.
Page 91, v. 15.
Monsieur, me dist-elle, _auez_-vous point soupé, 1609; _aurez_ vous,
1612.
Page 92, v. 32.
Le museau _vermoulu_, 1609; _vermolu_, 1612.
Page 93, v. 11.
Qui me porte _guignon_, corr.; _quignon_, 1609 & 1612.
-- v. 27.
Deux gands _depariez_, 1609; _despariez_, 1612.
Page 95, v. 11.
Et que l’on me _bernast_, 1609; _berçast_, 1612.
-- v. 21.
Ie le _conte_ pour vne; ie le _conté_, 1612.
-- v. 27.
Mais monsieur _crayez_ vous; _croyez_, 1612.
-- v. 28.
Comme de _chaneuottes_; _cheneuottes_, 1612.
Page 96, v. 1.
Et les _linceux_ trop cours; _linceuls_, 1612.
-- v. 20.
Ie detache vn _soüillé_, ie m’oste _vne_ iartiere; vn _soüiller_, ie
m’oste _vn’_ iartiere, 1612.
Page 97, v. 28.
Et me tapis _d’aguet_; _daguet_, 1612.
Page 98, v. 4.
Au _mortier_ embourbé; _mourtier_, 1612.
S. XII, p. 100.
Freminet (Martin Freminel dit), né à Paris en 1567, mort en 1619. Parti
de bonne heure pour l’Italie (1589), où il étudia beaucoup Michel-Ange,
il fut à son retour en France, en 1600, nommé premier peintre du Roi &
chargé, en 1608, de la décoration de la chapelle de la Trinité à
Fontainebleau. Sept ans plus tard, Marie de Médicis lui conféra l’ordre
de Saint-Michel.
Page 100, v. 17.
Estrange effronterie _en_ si peu d’importance, 1608; _de_ si peu, 1609 &
1612.
Page 101, v. 5.
Non pas moy qui _me_ ry, 1608; qui _ne_ ry, 1609 & 1612.
-- v. 31.
Vont criant les _chouëttes_, 1608; _chuëttes_, 1609 & 1612.
Page 102, v. 11.
Qu’ils estiment _honneur_, 1608; estiment _l’honneur_, 1612.
Page 103, v. 17.
Qui me _pouront_ par l’age, 1608, 1609 & 1613; _pourroit_, 1612.
Page 106, v. 28.
_N’ayant pas tout à fait mis fin à ses vieux tours,
La vieille me rendit tesmoin de ses discours.
Tapy dans vn recoin & couuert d’vne porte..._
Ces trois vers ont été remplacés, dans l’édition de 1613, par les
suivants:
Ceste vieille Chouette à pas lents & posez,
La parolle modeste & les yeux composez,
Entra par reuerence, & resserrant la bouche,
Timide en son respect sembloit Saincte Nitouche,
D’vn Aue Maria luy donnant le bon-iour,
Et de propos communs bien esloignez d’amour,
Entretenoit la belle en qui i’ay la pensee
D’vn doux imaginer si doucement blessee
Qu’aymans & bien aymez, en nos doux passe-temps
Nous rendons en amour ialoux les plus contans,
Enfin comme en caquet ce vieux sexe fourmille
De propos en propos & de fil en esguille,
Se laissant emporter au flus de ses discours,
Ie pensé qu’il falloit que le mal eust son cours.
Feignant de m’en aller, daguet ie me recule
Pour voir à quelle fin tendoit son preambule,
Moy qui voyant son port si plein de saincteté
Pour mourir, d’aucun mal ne me feusse doubté:
Enfin me tapissant au recoin d’vne porte,
I’entendy son propos...
Page 107, v. 18.
Pour moy ie _voudrois_; _ie voudroy_, 1613.
Page 108, v. 6.
Fille qui sçait son monde a saison oportune.
Ce vers & les treize suivants manquent dans l’édition de 1613.
Page 109, v. 6.
Ie cache mon _dessin_; _dessein_, 1613.
-- v. 9.
Le scandale _&_ l’opprobre, 1612; le scandale, l’opprobre, 1613.
Page 110, v. 22.
Et _mesme_ de vos pertes; _mesmes_, 1613.
Page 111, v. 28.