_Article 44 des jugemens d'Oléron, nº. 30 et suivans._ L'auteur des Us

et Coutumes de la mer, ouvrage estimé, rapporte «que les grands profits

et la facilité que les habitans du Cap-Breton près Bayonne, et les

Basques de Guyenne, ont trouvé à la pêcherie de la baleine, ont servi de

leurre et d'amorce, à les rendre si hasardeux en ce point, que d'en

faire la quête sur l'Océan par les longitudes et latitudes du monde. A

cet effet ils ont ci-devant équippé des navires pour chercher le repaire

ordinaire de ces monstres. De sorte que, suivant cette route, ils ont

découvert, cent ans avant les navigations de Christophe Colomb, le grand

et petit banc des morues, les terres de Terreneuve, de Cap-Breton et de

Bacaleos, (_qui est à dire morue en leur langue_), le Canada, ou

Nouvelle-France: et si les Castillans n'avaient pris à tâche de dérober

la gloire aux Français, ils avoueraient, comme ont fait Christophe

Wytfliet et Antoine Magin, cosmographes Flamands, ensemble Frs. Antoine

de S. Roman, religieux de S. Benoît, (_Historia general de la India Liv.

1. Chap. ii. p. 8_) que le pilote, lequel porta la première nouvelle à

Christophe Colomb, et lui donna la connaissance et l'adresse de ce monde

nouveau, fut un de nos Basques Terreneuviers».

(B)

P. 274. Réponse du gouvernement de la Nouvelle-Angleterre à l'ultimatum

du Canada au sujet d'un traité de paix et de commerce entre ces deux

colonies (1650-1).

Copy of a letter from the Commissioners of the United Colonies to the

Governor of Canada (M. d'Aillebout).

Most illustrious sir and much honoured Gentleman.

We have received your several letters, perused your commissions,

presented by your honoured agents, and seriously considered what hath

been by them either in writing or conference, propounded, concerning

those injurious and hostile attempts made by the Mohawks (Agniers) upon

some of your neighbouring Eastern Indians, of whom (as we are informed)

some are converted to the Christian faith, and others are willing to be

taught and may in time prove disciples to our saving Lord and master,

and as such we pity them, but see not how we can protect or afford the

help desired, without exposing the small English plantations and our own

neighbouring Indians (of which some also profess christianity) to

danger; we give due credit to your deputies, and can conceive you may

have just ground for a war, but we have yet no just cause of quarrel

with the Mohawks, nor is it safe for us to engage in a controversy which

we neither do nor have means satisfyingly to understand, the Mohawks

neither being in subjection to nor in any confederation with us; we are

free to hold a neighbourly correspondance with you, and would have

settled a free commerce betwixt the English and French colonies, but

your agents thought it either unseasonable till matters were composed

betwixt the Mohawks and your Indians, or else propounded such

restrictions as would have taken away all convenience and freedom from

the trade. What hath hindred our present closing, the enclosed writing

will shew, but if a fitter opportunity be offered we shall not be

wanting to contribute to a more satisfying issue. In the mean time we

rest, &c.

New Haven, September 6. 51 (1651).

Voici la substance de la réponse que les commissaires anglais firent aux

propositions des envoyés du Canada. Elle est tirée de Hutchinson. Je

l'ai vérifiée sur la réponse qui se trouve en entier dans la Collection

des papiers relatifs à l'histoire du Massachusetts p. 240, et suivantes.

The commissioners having duly weighed the proposals, returned (in 1651)

an answer, in substance as follows, viz:--

«That they were willing to admit that the French and Eastern Indians

might have just grounds to their own satisfaction, for war against the

Mohawks. That they looked upon all such Indians, as received the Yoke of

Christ, with another eye than upon others who worship the Devil. That

they desired, by all just means, to keep peace, if it may be, with all

men, even with these barbarians. That the Mohawks living at a distance

from the sea, have little intercourse with these parts, but in the war

the English had with the Pequods, 14 or 16 years before, the Mohawks

shewed a real respect and had offered no hostilities since. That the

English engaged in no war before they had full and satisfying evidence

that it was just, nor before peace, upon just terms, had been offered

and refused. That the Mohawks, not being subject to them, nor in league

with them, they could not require an account of their proceedings, and

had no means of information what they had to say for themselves. That to

make war with the Mohawks, would expose the Indians, who were neighbours

to the English, some of whom professed christianity, etc. That although

they were ready to perform all neighbourly offices of righteousness and

peace to the French colony, yet they could neither permit volunteers to

be taken up, nor the French and Eastern Indians to pass thro' the

English jurisdiction to invade the Mohawks, lest they should expose, not

the Indians only, but the smaller English plantations to danger. That

the English were much dissatisfied with that mischievous trade the

French and Dutch have had and still continue, by selling guns, powder

and shot to all the Indians, which rendered them insolent, etc. That if

all other difficulties were removed, yet they had no such short and

convenient passage, either by land or water, as might be had by Hudson's

river, to and beyond Aurania fort possessed by the Dutch. That the

commissioners conceived the French deputies might proceed to settle a

trade; but if they thought proper to limit it under such restrictions, a

fitter season for these treaties must be attended, which the

commissioners would readily improve whensoever it presented».

(C)

Lettre écrite à M. de Tracy par M. de Mésy avant de mourir.

A Québec ce 26 avril 1664.

_Monseigneur_,

J'aurais eu une consolation très grande si votre arrivée en ce pays

avait précédé ma mort, d'autant qu'elle m'aurait fourni avec joie les

moyens de rendre toute l'obéissance que je dois à l'autorité de votre

charge et au mérite particulier d'une personne que j'honore infiniment

comme vous. La connaissance que j'avais que ma vie ne serait pas longue,

par les accidens qui sont arrivés à ma maladie, me faisait souhaiter

votre retour avec empressement, pour vous entretenir avant de mourir des

affaires principales de ce pays du Canada, dont j'ai fait connaître au

roi les plus grandes particularités tant pour ce qui touche la gloire de

Dieu, les intérêts de sa Majesté, que ceux du public; mais Dieu ayant

disposé de mes jours pour m'appeler à lui, m'a fait prier M. de Tilly,

conseiller du roi, de vous donner les lumières et les écrits de ce que

j'ai fait savoir au roi l'année dernière, et de ce qui s'est passé

ensuite entre M. l'évêque de Pétrée, les PP. Jésuites et moi. Votre

arrivée assurément en ce pays m'a donné beaucoup de joie avant ma mort,

puisque vous éclaircirez bien mieux que moi les choses que j'aurais pu

faire savoir au roi touchant leur conduite dans les affaires

temporelles. Je ne sais néanmoins si je ne me serais point trompé en me

laissant un peu trop légèrement persuader au rapport qu'on m'en avait

fait. Je remets toutefois à votre prudence et aux bons examens que vous

en ferez le réglement de cette affaire..... Pourquoi Monseigneur, si

vous trouvez dans mon procédé quelque manque dans le général, je vous

conjure de le faire connaître à sa Majesté afin que ma conscience n'en

puisse être chargée avec le particulier. Mon intention selon mon avis

n'ayant jamais été que de servir fidèlement le roi et maintenir

l'autorité de la charge dont il m'a fait l'honneur de m'honorer en ce

pays». Le reste de la lettre a rapport à son testament.

(D)

P. 404. L'état suivant est tiré des papiers déposés au bureau de la

secrétairerie d'Etat à Albany par M. Brodhead, qui avait été envoyé en

Europe pour y recueillir des documens historiques concernant l'Amérique,

et en particulier la Nouvelle-York. Ce monsieur, très versé dans

l'histoire de son pays, a rapporté une collection précieuse. Le

gouvernement français s'est empressé de lui ouvrir l'accès des archives

publiques; et celles du ministère de la marine et des colonies à Paris

ont surtout enrichi sa collection. La pièce que je donne ici, et qui a

déjà été publiée, ne fait que confirmer les recherches que j'avais

faites moi-même dans les archives à Québec sur l'objet auquel elle a

rapport; mais je l'insère ici comme un résumé statistique officiel.

ÉTATS abrégé du contenu au rôle des familles de la

Nouvelle-France, 1667.

FAMILLES 749

Total des personnes qui les composent 4,312

Hommes capables de porter les armes 1,566

Garçons en état d'être mariés 84

Filles qui passent 14 ans 55

DÉNOMBREMENT DES TERRES EN CULTURE ET DES

BESTIAUX.

Terres en culture, arpens 11,174

Bêtes à cornes 2,136

--------------

1668.

FAMILLES 1,139

Total des personnes qui les composent 5,870

Hommes capables de porter les armes 2,000

Arpens de terres découvertes 15,642

Bêtes à cornes 4,300

Minots de grains reçus 130,978

Les 412 soldats qui se sont habitués cette année au dit pays, non plus

que les 300 des 4 compagnies restées au Canada, ne sont pas compris dans

le présent rôle.

A true extract from the Paris documents in the office of the Secretary

of State of the State of New-York.

E. B. O'CALLAGHAN.

-----------

DOCUMENT INÉDIT.

Le mémoire suivant qui termine cet appendice, est celui dont nous avons

parlé dans le discours préliminaire à la p. 27. Ce document, découvert

en 1843, et ne portant ni date, ni signature, a dû être présenté au chef

de l'exécutif entre 1763 et 1775. Il révèle une rare sagacité dans

l'auteur, et une connaissance des vues et de la situation des colonies

anglaises d'alors qui ferait croire que celui qui l'a conçu n'était pas

étranger aux projets des meneurs du peuple américain. Au reste, il

résume parfaitement les désirs et la politique des Canadiens.

MÉMOIRE.

Quelques idées sur la question suivante:

Si l'Angleterre pouvait d'un seul mot rendre protestans le Canada et

tous les pays cédés, serait-il de son intérêt de le faire?

Je supposerai que les administrateurs d'un Etat doivent porter leur vue

jusque dans l'avenir le plus reculé, travailler à prévenir les maux

éloignés, comme les plus prochains, et ménager des ressources que la

postérité serait en droit de leur reprocher d'avoir eues dans leurs

mains et de n'avoir pas conservées.

Il est dans la progression naturelle des choses, que la

Nouvelle-Angleterre devienne d'abord un Etat indépendant, et ensuite un

des puissans empires qui aient jamais existé; il aura même sur tous les

autres, l'avantage d'être nécessité à se former sur un plan qui ne lui

laissera rien à espérer, ni par conséquent à craindre, de la

superstition; on sait par quels maîtres il aura été instruit, et il ira

plus loin que ses maîtres en brisant les entraves qu'ils se sont

donnés[139].

[Note 139: Le serment du Test.]

Il est tout aussi vrai que la Nouvelle-Angleterre, abandonnée

aujourd'hui à elle-même, a déjà fait tous les progrès nécessaires pour

arriver seule au but; dénuée des secours étrangers qu'on se gardera

cependant bien de lui refuser, elle n'y parviendrait qu'un peu plus

tard, et le refus des nouvelles complaisances qu'elle croira toujours

être en droit d'exiger, ne l'obligerait qu'un peu plus tôt à tourner

toutes ses vues vers le projet d'indépendance qui sera son premier pas;

si elle se trompe sur le moment propre à l'exécution, on se trouvera

toujours trop heureux de lui pardonner ses écarts et de la ramener par

la promesse de tout ce qu'elle aura demandé; il faudra même que le

commerce de Londres songe à lui chercher des débouchés pour les

marchandises de son cru; et lorsque la voie en sera ouverte et connue;

elle ne goûtera certainement pas un système qui l'astreindra à

entreposer à Londres, ce qu'elle pourra elle-même porter ailleurs; il

lui paraîtra injuste qu'on la prive de ce bénéfice, et qu'on

l'asservisse ainsi à des augmentations de frais, qui seront pour elle

une diminution de profits.

Dans cette position elle verra bientôt que l'Amérique a moins besoin de

l'Europe, que l'Europe n'a besoin de l'Amérique: quelle doit être alors

sa première démarche? de se tranquilliser du seul côté d'où elle peut

craindre une opposition vigoureuse et continuelle; elle invitera donc le

Canada à secouer le joug, et à figurer lui-même dans la confédération;

si le système de cette confédération est non seulement de permettre

l'exercice de toutes les religions, mais encore de les admettre

indifféremment dans l'administration du gouvernement, n'est-il pas bien

probable que les catholiques romains d'Angleterre, d'Irlande et

d'Ecosse, les protestans de France, les juifs enfin de toute l'Europe,

courront en foule dans un pays où ils seront invités à venir rentrer

dans tous les droits de l'homme et du citoyen?

Mais on me demandera quelle est donc la raison qui empêche tous les

protestans de France de venir en Angleterre, et tous les catholiques

romains d'Angleterre de se retirer en France; je répondrai que c'est une

raison que le fanatisme seul (et il n'y en a plus) peut surmonter,

savoir, la différence de ces misérables coutumes qui ne sont rien et qui

sont tout, et bien plus encore la différence de langage et tous les

inconvéniens qui en résultent: sans cet obstacle, il ne resterait pas un

protestant en France et pas un catholique romain en Angleterre. Tout

obstacle sera levé lorsque les juifs et les protestans de France auront

la perspective d'être citoyens dans le Canada devenu indépendant, et que

les juifs et les catholiques romains d'Angleterre pourront participer à

tout dans les colonies anglaises de l'Amérique. Lorsque les

presbytériens furent tourmentés en Angleterre, ils ne se retirèrent pas

à Genève, dont ils ignoraient la langue, ils allèrent peupler le

Maryland et les autres provinces de ce continent, et crurent ne pas

changer de pays, étant fiers de trouver dans celui où ils se retiraient,

leurs moeurs, leur langage et de plus la liberté.

Les catholiques romains d'Angleterre savent qu'ils seraient bien reçus

en France, et qu'ils pourraient y prétendre à tout, ils restent en

Angleterre où ils ne peuvent prétendre à rien; les protestans de France

savent qu'ils seraient bien reçus en Angleterre et qu'ils y seraient

citoyens, ils restent en France, où ils n'ont point d'état; mais qu'on

désigne en France, qu'on désigne en Angleterre, une province où il n'y

ait que le génie, l'industrie et les richesses, qui mettent une

différence entre les hommes, croit-on que la province libre dans chaque

royaume tarderait longtemps à être la plus riche et la plus peuplée.

Ainsi dans le cas proposé l'Amérique s'enrichira, se peuplera aux dépens

de l'Europe.

Or s'il ne subsiste pas entre le Canada et la Grande-Bretagne d'anciens

motifs de liaison et d'intérêt, étrangers à ceux que la

Nouvelle-Angleterre pourrait, dans le cas de la séparation, proposer au

Canada; la Grande-Bretagne ne pourra non plus compter sur le Canada que

sur la Nouvelle-Angleterre. Serait-ce un paradoxe d'ajouter, que cette

réunion de tout le continent de l'Amérique formé sur un principe de

franchise absolue, préparera et amènera enfin le temps où il ne restera

à l'Europe de colonies en Amérique, que celles que l'Amérique voudra

bien lui laisser; car une expédition préparée dans la

Nouvelle-Angleterre sera exécutée contre les Indes de l'Ouest, avant

même qu'on ait à Londres la première nouvelle du projet.

S'il est un moyen d'empêcher, ou du moins d'éloigner cette révolution,

ce ne peut-être que de favoriser tout ce qui peut entretenir une

diversité d'opinions, de langage, de moeurs et d'intérêt entre le Canada

et la Nouvelle-Angleterre, d'entretenir les Canadiens dans leurs

anciennes idées de distinctions d'état, de rang de naissance, d'y

laisser subsister la langue française, d'y établir un système qui ne

leur permette pas de croire qu'il y eût pour eux le moindre avantage à

se faire protestans; d'y attirer enfin de nouveaux colons catholiques

romains par tous les moyens si bien connus d'un sage gouvernement, et

surtout par la liberté la plus parfaite sur l'article de la religion, et

l'on sent parfaitement que ce ne serait pas avoir la liberté d'être

catholique romain, que de ne pouvoir l'être sans perdre tout ce qui peut

attacher les hommes à la patrie.

Il serait donc, ce me semble, de l'intérêt de l'Angleterre de ne pas

abolir la religion romaine dans le Canada, quand même elle le pourrait;

mais il s'en faut de beaucoup que ce projet d'abolition soit facile à

exécuter.

Qui sont ceux qui forment les 100,000 âmes du Canada? Ce n'est pas

assurément quelques gens riches qu'on pourrait espérer de faire turcs,

si leur intérêt l'exigeait, parce qu'à la longue, l'on fait toujours

tout ce qu'on veut des gens riches: les 100,000 âmes du Canada sont

formées par le peuple qui n'entend jamais de plaisanterie sur l'article

de sa religion, et qui ne pouvant avoir aucun intérêt à changer, sera

ferme en sa croyance, en proportion de ce qu'il s'imaginera entrevoir de

desseins de la détruire.

Le bas peuple d'Irlande n'a point changé; ce n'est pas cependant manque

de lois faites dans cette vue; le peuple du Canada ne changera pas plus

aisément, et qui doute que dans le moment que la Nouvelle-Angleterre

voudrait se séparer de la vieille, son plus victorieux argument pour

déterminer le Canada à secouer aussi le joug, ne fût la plus grande

liberté de la religion romaine annoncée au peuple, et le droit d'avoir

autant d'évêques, d'archevêques, de cardinaux, etc., qu'il voudrait.

L'Angleterre serait-elle reçue à faire alors la même offre?

Il faudrait donc ce me semble accorder aux Canadiens la jouissance de

tous les privilèges de citoyens, et favoriser leur religion, bien loin

de travailler à la détruire, même parmi les gens riches, par le moyen

sourd mais infaillible des exclusions.

Il est par la même raison de l'intérêt de la Grande-Bretagne de

conserver dans les Indes de l'Ouest le plus grand nombre de colonies

catholiques romaines, et de les engager à se regarder comme réunies

d'intérêt et dans le même point de vue avec les Canadiens, dont l'évêque

devrait être à l'avenir celui des colonies anglaises catholiques

romaines.

Je m'expliquerai en moins de mots sur le problème suivant:

Si quelque puissance étrangère est jalouse de la fortune de

l'Angleterre, peut-elle désirer que les nouveaux sujets soient confirmés

dans les priviléges de citoyens qu'ils réclament?

Réponse, non.

SOMMAIRES.

AVANT-PROPOS.

DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

INTRODUCTION.

CHAP. 1. _Découverte de l'Amérique_ 1492-1534.

DE L'AMÉRIQUE; a-t-elle été connue des

anciens?--L'atlantide.--L'Amérique n'était pas connue des

modernes.--Découvertes des Portugais et des Espagnols.--Christophe

Colomb; sa naissance, sa vie; il s'établit à Lisbonne; va en Espagne;

Ferdinand et Isabelle à qui il fait part de son projet d'aller aux Indes

par l'Ouest, lui donnent trois bâtiments.--Il découvre l'Amérique.--Son

retour; réception magnifique qu'on lui fait à la cour.--Suite de ses

découvertes. Envoyé en Espagne dans les fers par Bovadilla.--Caractère

de Colomb.--Continuation des découvertes des Espagnols et des

Portugais.--Sébastien Cabot, Vénitien, découvre la Floride, Terreneuve

et les côtes de Labrador pour Henri VII d'Angleterre.--Verazzani, au

service de François I, côtoie d'Amérique, depuis la Floride jusqu'à

Terreneuve.--Les pécheurs basques, bretons et normands faisaient la

pêche de la morue sur les bancs de Terreneuve depuis longtemps.

CHAP. II.--_Découverte du Canada_.--1534-1543.

PAIX DE CAMBRAI.--Projet d'établissement en Amérique.--Jacques Cartier

est nommé pour commander la 1re expédition; il explore le golfe

St.-Laurent; son retour en France.--Second voyage de Jacques Cartier; il

découvre le fleuve. St.-Laurent.--_Stadaconé_ (Québec)--Beautés

naturelles du pays.--_Hochelaga_ (Montréal.)--Cartier hiverne dans la

rivière St.-Charles.--Le scorbut parmi les Français; il en meurt

26.--Départ de Cartier pour la France.--La guerre fait suspendre les

expéditions en Amérique.--Roberval est nommé gouverneur du Canada au

rétablissement de la paix.--Troisième voyage de Jacques Cartier; il

remonte le St.-Laurent jusqu'au lac St.-Louis et hiverne au

Cap-Rouge.--Il part pour l'Europe et rencontre; à Terreneuve Roberval

qui allait en Canada, et qu'il refuse de suivre.--Roberval au Cap-Rouge;

il s'y fortifie et y passe l'hiver.--Maladie qui emporte 50

personnes.--Cartier vient le chercher pour le ramener en France sur

l'ordre du Roi qui le fait mander, la guerre étant de nouveau déclarée

avec l'empereur.

CHAP. III.--_Abandon temporaire du Canada_.--1543-1603.

Roberval part pour l'Amérique après la guerre, et périt avec tous ceux

qui l'accompagnent.--M. Villegagnon tente de fonder une colonie dans le

Brésil; la désunion des colons cause leur ruine.--Fondation de la

Caroline dans la Floride.--Massacre des Français de cette colonie par

les Espagnols, en pleine paix; Catherine de Médicis, régente, néglige

d'en demander satisfaction--De Gourgues les venge.--Pendant longtemps on

ne pense plus en France aux colonies.--Observations à cet égard.--Les

troubles du royaume entravent la colonisation.--Progrès des pêcheries et

du commerce des pelleteries.--Le marquis de la Roche veut fonder un

établissement en Acadie; il échoue.--40 colons abandonnés dans l'île de

Sable, périssent, excepté 12 que le roi envoie chercher au bout de cinq

ans.--De la Roche, ruiné par son entreprise, meurt de

chagrin.--Obstacles qu'éprouvait alors la colonisation.

LIVRE PREMIER.

ÉTABLISSEMENT PERMANENT DE LA NOUVELLE-FRANCE.

CHAP. I.--_Acadie.--(Nouvelle-Ecosse_.)--1603-1613.

Observations sur la civilisation de l'Europe à cette époque.--Importance

des colonies pour la France.--M. Chauvin, à la suggestion de Pontgravé,

se fait nommer lieutenant-général du Canada et de l'Acadie, et obtient

le privilége exclusif d'y faire le commerce des pelleteries.--Il

meurt.--Le commandeur de Chaste lui succède; il forme une société de

commerce pour faciliter la colonisation.--Pontgravé et Champlain font un

voyage en Canada. Le commandeur étant mort, M. de Monts, calviniste, est

nommé lieutenant-général de cette contrée, où l'on permet aux protestans

de s'établir.--Expédition de M. de Monts en Acadie, province découverte

par les Français.--De Monts et Champlain découvrent la baie de Fundy, et

les rivières St.-Jean, Penobscot et Kénébec. Les colons débarquent à

l'île Ste.-Croix.--Champlain explore les côtes jusqu'à 20 lieues au sud

du cap Cod.--De Monts, ou plutôt le baron de Poutrincourt fonde

Port-Royal: il retourne en France.--Port-Royal concédé au baron de

Poutrincourt.--Lescarbot.--Progrès de Port-Royal.--Retrait du privilége

accordé à de Monts.--Dissolution de la société des pelleteries.--Abandon

temporaire de Port-Royal.--Poutrincourt y retourne en 1610.--Il refuse

d'y mener des Jésuites.--Assassinat de Henri IV.--La marquise de

Guercheville achète les droits des associés de M. de Monts pour envoyer

des Jésuites en Acadie.--Difficultés entre les colons et les

Jésuites.--Mde. de Guercheville les envoie fonder St.-Sauveur sur la

rivière Penobscot.--Les Anglais de la Virginie détruisent St.-Sauveur et

Port-Royal, en pleine paix.--Le gouvernement français ne s'intéresse

point au sort de ces deux colonies, qui n'étaient que des entreprises

particulières.

CHAP. II.--_Canada_.--1608-1628.

M. de Monts abandonne l'Acadie pour le Canada.--Fondation de

Québec.--Conspiration contre Champlain punie.--Alliance avec les

Algonquins et leurs alliés.--1ère expédition contre les Iroquois.--2de

expédition contre les mêmes.--De Monts se retire des affaires du

Canada.--Le comte de Soissons le remplace comme lieutenant-général.--Il

meurt.--Le prince de Condé lui succède.--Champlain forme une société qui

obtient le privilège exclusif de la traite des pelleteries.--Opposition

que ce privilège fait naître.--Le prince de Condé vend sa lieutenance

générale au duc de Montmonrenci.--Traité de Champlain avec les

Hurons.--Il explore la rivière des Outaouais et découvre le lac Ontario

et le lac Nipissing.--3me expédition contre les Iroquois.--Paix entre

les Algonquins et leurs alliés et les cinq cantons.--Le duc de Ventadour

lieutenant-général de la Nouvelle-France.--Arrivée des Jésuites en

Canada.--Champlain passe deux ans en France.--Richelieu dissout la

compagnie du Canada, et forme celle dite des cent associés.

CHAP. III--_Nouvelle-France jusqu'à la paix de

St.-Germain-en-Laye_.--1613-1632.

Histoire du Canada depuis sa découverte jusqu'à nos jours. Tome I · 第 29 / 30 段