Lorsque Lefèvre fit son année de service militaire, il tint garnison à
Amiens. Il allait assez souvent à la cathédrale, assistait parfois à
certains offices, et en goûtait de plus en plus l’austère splendeur sans
pourtant en saisir encore le sens surnaturel.
Un jour, il entendit le chant de la Passion. Ce récit du drame divin le
troubla d’une façon insolite. Le regret poignant lui vint de ne pas
connaître ce Jésus que naguère il croyait détester--que maintenant il se
sentait presque enclin à aimer. A Pâques, voyant les fidèles s’approcher
de la Sainte Table, il éprouva tout à coup un mouvement d’envie assez
semblable à celui qui l’avait bouleversé au temps où il jalousait les
enfants de la première communion, mais avec la colère en moins.
Il se dit:--Pourquoi ceux-ci et pourquoi pas moi? Si je pouvais manger
ce Pain, peut-être assouvirait-il cette faim de je ne sais quel aliment
supérieur qui me tourmente...
Puis ces impressions parurent s’effacer. Quand il eut quitté le régiment
pour reprendre ses études à Paris, il ne cessa pas de fréquenter les
églises mais sans progrès _sensible_ vers la lumière.
Cependant il s’aperçut qu’aucune occupation d’ordre purement cérébral ne
réussissait à remplir le vide intérieur dont il continuait de souffrir.
Au contraire, sa détresse allait s’accroissant. Il aimait toujours la
médecine, il ne songeait pas à l’abandonner mais il constatait qu’elle
n’est, en somme, qu’un art très conjectural. Et il découvrit que, même
s’y appliquant avec zèle et avec le désir sincère de se dévouer au
soulagement d’autrui, il n’y trouvait pas à contenter le besoin que son
âme généreuse éprouvait de se hausser au-dessus d’elle-même. En même
temps, ses lectures lui apportèrent la conviction qu’aucune philosophie
humaine, aucune science ne nous fournissent une certitude sur nos
raisons de vivre. Et il s’enfonça dans la tristesse.
Il essaya de se distraire. Mais les amusements puérils ou malpropres des
jeunes bourgeois qu’il coudoyait à la faculté--ne l’amusèrent pas. Le
pressentiment anxieux de _quelque chose_ qui _devait_ lui arriver
persistait en lui avec l’impression du voile mystérieux qu’il sentait
tendu entre les profondeurs de sa conscience et la superficie de son
âme. Cette action de la Grâce--si obscure pour lui à cette époque,--le
retint sur la pente mauvaise. Il eut l’intuition latente qu’il ne devait
pas se souiller,--il ne se souilla pas.
Il se rejeta vers la littérature. Mais la littérature, dès qu’elle
s’élève un peu, dès qu’elle étudie le _vrai_ de l’homme, ne nous fournit
guère que des conceptions désenchantées de l’univers moral. C’est dans
ce sens qu’il faut comprendre le vers de Musset:
Les plus désespérés sont les chants les plus beaux.
Et il est tout à fait nécessaire d’ajouter, avec lui, que, trop souvent,
le poète de talent ou de génie qui ne croit pas ne peut que souffrir et
crier sa souffrance
Comme un aigle blessé qui meurt dans la poussière,
L’aile ouverte et les yeux fixés sur le soleil...
Aussi la littérature supérieure de notre temps déborde-t-elle
d’amertume; la science matérialiste et l’idéal humanitaire ayant fait
faillite à leurs promesses, elle erre dans une lande aride et désolée.
Certains s’essayent à un scepticisme dont les ricanements sont plus
tristes que des larmes. D’autres, vantant l’art, polissent les mots
comme des cailloux luisants, mais ce labeur enfantin ne leur procure pas
la sérénité. D’autres tâchent de se figurer que la nature est bonne et
maternelle et ils la déifient; mais le culte qu’ils lui rendent n’apaise
point leur inquiétude. D’autres tâtonnent dans les couloirs d’un
pessimisme sans issue et le vent glacé du néant leur gèle le cœur dans
la poitrine. Certains se suicident par la débauche. Et les plus lâches,
célèbrant la matière, se ravalent jusqu’à courtiser Caliban et à
cuisiner pour son écuelle les mets grossiers qui lui plaisent. Tous sont
lugubres. Un petit nombre seulement trouve l’oasis de lumière, où la
sagesse catholique lui apprend que cette vie n’est qu’un temps d’épreuve
et une préparation à la vie éternelle,--mais l’incrédule ne les entend
pas...
Lefèvre ne reçut donc de la littérature qu’un surcroît d’incertitude.
Néanmoins, faute de mieux, il s’y tenait et cela lui valait tout de même
des plaisirs moins vils que s’il avait employé ses loisirs à suer sur
une bicyclette ou à vociférer des ordures en buvant des bocks, en
marchandant de la chair vénale dans les brasseries du Quartier latin.
C’est alors que Notre-Seigneur lui tendit une douce embuscade. Et ce fut
l’Évangile qui servit de filet pour le capturer.
Laissons-le parler.
«Cette après-midi là, je flânais sur les quais de la Rive Gauche.
Désœuvré, encore plus triste que de coutume, je fouillais dans les
boîtes des bouquinistes pour y chercher des romans. J’espérais découvrir
quelque volume qui contenterait à la fois mon esprit et mon cœur, qui me
donnerait la sensation d’intégrale beauté dont j’étais avide. Je ne
trouvais rien, lorsque, soulevant un amas de brochures poussiéreuses, je
mis la main sur un petit volume relié en cuir et passablement délabré.
C’était une traduction des quatre Évangiles. Je l’ouvris d’une façon
tout à fait machinale.
«N’oubliez pas que je n’avais _jamais_ lu l’Évangile et que je n’avais
non plus jamais eu idée de le lire.
«Je tombai sur la parabole de l’enfant prodigue. Elle m’émut
singulièrement. Elle me remua, non comme de la littérature, mais comme
si, étant prisonnier dans une cave, je voyais tout à coup un rayon de
soleil glisser vers moi par une fente des planches dont on masqua le
soupirail. Oui, des raies de lumière traversaient le voile qui
jusqu’alors m’avait empêché de voir clair en moi-même.
«Et quand je lus que l’enfant prodigue, ayant dissipé tout son bien,
souffrait de la faim et désirait _se rassasier des cosses que mangeaient
les pourceaux mais que personne ne lui en donnait_, je me dis: Mais, moi
aussi, j’ai gaspillé les dons qui m’ont été départis; puis j’ai eu faim
d’une nourriture pour mon âme et je l’ai demandée aux systèmes
philosophiques; et j’ai convoité, à certaines heures, les pâtures de la
sensualité. Et personne n’a rien pu me donner de ce que j’espérais...
«Or une félicité extraordinaire, un sursaut joyeux de mon âme me
soulevaient à l’approche de la Vérité et me rendaient tout tremblant
d’une allégresse inconnue... Je feuilletai le livre et j’arrivai au
chapitre de l’Évangile selon saint Jean où Jésus dit:--_Je suis le Bon
Pasteur. Le bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis. Mais le mercenaire
et celui qui n’est pas le berger, à qui les brebis n’appartiennent pas,
voyant le loup venir, laisse là les brebis et s’enfuit. Le loup ravit
les brebis et les disperse. Le mercenaire s’enfuit parce qu’il est
mercenaire et n’a point de souci des brebis. Je suis le bon Pasteur et
je connais mes brebis et mes brebis me connaissent, comme je connais mon
Père et comme mon Père me connaît. Et je donne ma vie pour mes brebis.
Et j’ai d’autres brebis qui ne sont pas de ce bercail; il faut que je
les amène et elles écouteront ma voix et il n’y aura qu’un seul bercail
et qu’un seul Pasteur._
«Quand j’eus lu ce passage, je compris que j’étais l’une des brebis d’un
_autre_ bercail. Je compris que mon Sauveur était là, qu’il m’appelait
et que ma haine d’hier contre lui n’était que de l’amour qui s’ignore.
Et je sentis que j’allais l’aimer comme je n’avais jamais rien aimé sur
terre. Je me dis:--Comment, Il a donné, Il donne sans cesse sa vie pour
moi! Et moi, qu’est-ce que je lui ai donné en retour?
«Je feuilletai encore et je m’arrêtai au Sermon sur la montagne. Des
pleurs me jaillirent des yeux quand je lus:--_Cherchez et vous
trouverez; frappez et l’on vous ouvrira. Quiconque demande, reçoit; et
qui cherche, trouve, et il sera ouvert à qui frappe. Qui de vous, si son
fils lui demande du pain, lui présentera une pierre? Ou s’il lui demande
un poisson, lui présentera un serpent? Si donc vous, tout méchants que
vous êtes, vous savez donner à vos enfants des choses bonnes, combien
plus votre Père qui est dans les cieux vous donnera-t-il ce qui est bon,
quand vous le lui demanderez._
«A ce moment la persuasion entra en moi que j’irais frapper à la porte
de l’Église instituée par Jésus et qu’on m’ouvrirait.
«Je lus, je lus encore. Je restai cloué sur place je ne sais combien de
temps. Je pense que le bouquiniste devait tourner autour de moi en se
demandant ce qui pouvait m’intéresser si fort dans ce livre à deux sous
du casier aux rebuts. Mais je ne voyais rien hors de mon âme; le voile
s’y était enfin complètement déchiré; je sentais, avec une stupeur
heureuse, des torrents de lumière l’envahir et me montrer, dans un
relief prodigieux, les significations et les applications à moi-même du
texte sacré.
«Et quel bien-être soudain en moi, quel sentiment de confiance en Jésus,
quelle impression de certitude telle que jamais aucune œuvre humaine ne
m’en avait donnée d’approchante. Je me répétais mentalement:--Je crois,
je crois!... Quel bonheur!...
«Enfin je revins un peu à moi. J’achetai le livre et je remontai le quai
vers la place Saint-Michel. Puis je gagnai le boulevard Saint-Germain.
L’idée m’était venue, très simplement, que je n’avais qu’une chose à
faire: aller trouver un prêtre et lui demander de m’instruire. Ainsi,
par un miracle de sa Grâce, Notre-Seigneur m’évitait les hésitations et
les atermoiements qui font souffrir tant de convertis. Non, je n’eus pas
une minute la pensée d’attendre. Je marchais, absorbé dans mon désir
«d’entrer au bercail» le plus tôt possible lorsque, levant les yeux, je
vis que j’étais devant le portail de Saint-Nicolas du Chardonnet.
J’entrai, je demandai au sacristain de me faire parler à un prêtre. Il
m’indiqua la sacristie où je trouvai le curé. Je lui dis, sans aucune
préparation oratoire, textuellement ceci:--Monsieur le Curé, je viens de
lire l’Évangile: je crois. Faites-moi entrer dans le sein de l’Église.
«L’excellent prêtre m’accueillit à merveille. Après quelques questions,
voyant ma parfaite sincérité, il m’ouvrit les bras en remerciant Dieu du
miracle; puis parmi tous ses livres, il me choisit un catéchisme; et
nous convînmes de nous revoir à jours fixes.
«L’étude du catéchisme me fut très aisée; je l’apprenais sans aucun
effort, tant toutes les phrases m’en paraissaient lumineuses. C’est tout
au plus si, parmi la clarté qui me baignait l’âme, il subsistait
quelques points noirs qui disparurent quand je me présentai au tribunal
de la Pénitence. L’épreuve ne vint qu’au moment où mon directeur me
jugea digne de communier. Alors je fus pris d’une sorte de panique:
l’Eucharistie me faisait peur, des scrupules, qui prenaient une
importance insolite, me tourmentaient malgré les assurances de mon
confesseur. Il me semblait que, ne méritant pas de recevoir mon Sauveur,
j’allais commettre un sacrilège... J’eus beaucoup de peine à réagir
contre cette imagination.
«Je fis ma première communion à Notre-Dame, à la messe de sept heures.
J’étais plongé dans une espèce d’engourdissement qui ne me laissait
percevoir en moi qu’un sentiment de tendresse attristée à l’idée de
l’abaissement où je réduisais mon Sauveur.
«Tout le jour, j’eus le cœur serré. Ce ne fut que vers le soir que le
Sacrement commença d’agir, lentement, doucement, adorablement. Une
sensation de joie paisible m’emplit alors toute l’âme et il me sembla
que toutes les choses, à l’entour de moi, s’ensoleillaient. Je voyais le
monde avec des yeux nouveaux: je compris, en sa plénitude, la raison
d’être de la vie; je fis un retour sur le passé; je me rappelai qu’à une
époque, le néant de vivre sans certitudes surnaturelles m’avait fait
entrevoir le suicide. Alors je tombai à genoux et une action de grâces
d’une ferveur ineffable me monta aux lèvres...
«J’ajouterai ceci: vous comme moi, nous avons souvent constaté la
puissance de la prière pour obtenir des conversions et la persévérance
des convertis. Eh bien, il y a aujourd’hui trente-cinq ans, ma marraine,
grande chrétienne comme je vous l’ai dit, étant allée à Lourdes,
sollicita la Sainte Vierge d’intercéder pour une de mes tantes,
indifférente mais non hostile, pour ma mère et pour moi--les deux dont
on désespérait. Or elle eut l’intuition que ma mère et moi serions
touchés par la Grâce et que ma tante mourrait sans s’être réconciliée
avec Dieu. Tout se réalisa ainsi: ma tante mourut impénitente, moi, vous
savez ce qui m’arriva et ma mère a fait récemment sa première communion.
Par surcroît, mon père s’est repenti à la fin de sa vie. Et il est mort
après avoir demandé et reçu les Sacrements...»
Henri, comme c’était son devoir, apprit sa conversion à sa famille. De
plus, il ne cacha pas à ses camarades qu’il était devenu un catholique
pratiquant car, il le savait, si quelqu’un a honte d’attester le
Seigneur, le Seigneur ne le reconnaîtra pas pour sien au dernier jour.
Alors, ainsi qu’il est de coutume, les commentaires absurdes ou
malveillants sévirent. Sa famille le crut fou, gémit sur une aberration
qui, pensait-elle, entraverait sa carrière. Certains de ses parents
fulminèrent contre l’Église des imprécations violentes car,
disaient-ils, c’était une intrigue des prêtres qui avait noyé cette
belle intelligence dans l’obscurantisme. Parmi les étudiants, on parla
de _psychose_. On formulait, à son sujet, des observations rédigées dans
cet inénarrable patois dont plusieurs «scientifiques» du temps présent
usent comme s’ils se faisaient un point d’honneur de rendre nébuleuses
des idées qui seraient, sans doute, très claires si on les exprimait en
bon français.
Puis tous les pauvres gens qui, par ignorance ou par éducation,
détestent l’Église, lui témoignèrent une hostilité sournoise. Les
envieux tentèrent de lui nuire auprès des professeurs en feignant de
déplorer son affaiblissement d’esprit, résultante obligée de sa chute
dans le cléricalisme.
Mais Henri supporta ces tribulations avec sang-froid. Et, comme à cause
de la paix dont jouissait désormais son esprit, ses aptitudes et son
goût pour la science s’étaient développés, il passa brillamment ses
examens.
Devant ce résultat, les persécuteurs furent d’abord un peu déconcertés;
mais ils se tirèrent bientôt d’embarras en déclarant que son incapacité
se découvrirait à l’expérience puisque, ils en étaient sûrs, un médecin
catholique ne peut établir un diagnostic qui ne soit entaché de rêveries
superstitieuses.
Mais Lefèvre obtenant des guérisons fréquentes, les plus indulgents se
résignèrent à reconnaître sa valeur tout en déplorant qu’il perdît du
temps à la messe...
N’est-ce pas, tout cela paraît fort stupide? Eh bien, tel est l’état
d’esprit de beaucoup de personnes intelligentes dès qu’elles se trouvent
en présence d’un catholique dont il leur est impossible de nier la
culture, les qualités morales et la rectitude de jugement.
Je me rappelle que, quelques années avant ma conversion, je fréquentais
beaucoup un mathématicien de premier ordre dont la conversation m’était
très agréable. J’étais surtout frappé par le bon sens supérieur qui
régissait tous ses propos. Un jour, j’appris, d’une façon fortuite,
qu’il était catholique pratiquant. J’en demeurai tout ébahi. Sans être
assez--Homais pour me persuader qu’un tenant de Jésus-Christ doit être
nécessairement un crétin, je m’expliquai le cas de mon ami par la
conjecture qu’il y avait un trou dans la trame de son intelligence, et
je le plaignis fort.
Je lui demandai si _réellement_ il croyait. Il me répondit, avec
beaucoup de simplicité, qu’il avait en effet la foi. Il ajouta que les
mathématiques lui avaient rendu impossible la conception d’un univers
d’où Dieu, tel qu’il s’est révélé dans l’Église, serait absent.
Ce témoignage m’interloqua d’abord. J’étais si profondément enfoncé dans
les ténèbres, à cette époque! Puis comme j’étais très imbu des
balivernes évolutionnistes, je lui dis que je le considérais comme une
victime de l’atavisme et que la foi en lui était un organe vestigiaire
qu’il devrait tendre à éliminer. Je conclus:--Sans ce poids mort, vous
seriez un des hommes les plus équilibrés que je connaisse.
Il m’écouta en souriant et me répondit:--Je souhaite que Dieu vous
gratifie un jour d’un organe de ce genre: vous en seriez bien plus
heureux...
Ah! je ne me doutais guère, dans ce temps-là, que son vœu serait exaucé.
Dieu soit béni et loué à jamais!...
Cette digression fera saisir combien, même un homme, qui n’est pas un
sot, peut divaguer quand, ignorant ou méconnaissant la religion, il
prétend juger des choses religieuses.
Le catholique possédant, comme dit Taine, «l’organe spirituel nécessaire
à l’homme pour se hausser au-dessus de lui-même», est un être complet.
L’incroyant, ne possédant pas cet organe, par où le surnaturel vivifie
la nature, est un être incomplet. Il est donc très compréhensible qu’il
tienne pour une difformité ce dont il est dépourvu.
Que faire pour lui? Prier et souffrir en union avec Notre-Seigneur afin
que la Grâce l’éclaire...
Donc aujourd’hui, médecin catholique, Lefèvre soulage les malades selon
la parole de saint Paul citée plus haut. Il ne cesse pas d’être
convaincu que, lorsqu’il les guérit, c’est _par la grâce du
Saint-Esprit_. On pourrait dire de lui qu’il est le clerc laïque. Car,
tout en mettant au service des moribonds les ressources les plus
étendues de la science, il les corrobore, quand on le lui permet, d’une
parole de Dieu. Et c’est ainsi qu’il contribue à sauver des âmes.
Ni les épreuves temporelles, ni les peines de l’esprit ne lui furent
épargnées. Pour qu’il méritât le miracle de sa conversion, les
souffrances qu’il n’avait pas subies _avant_, il les reçut _après_. Mais
comme il sait que la douleur est un capital inestimable dont les
intérêts composés nous serons payés Là-Haut, il demeure paisible et
souriant dans l’amour de Jésus-Christ...