II

Lorsque Lefèvre fit son année de service militaire, il tint garnison à

Amiens. Il allait assez souvent à la cathédrale, assistait parfois à

certains offices, et en goûtait de plus en plus l’austère splendeur sans

pourtant en saisir encore le sens surnaturel.

Un jour, il entendit le chant de la Passion. Ce récit du drame divin le

troubla d’une façon insolite. Le regret poignant lui vint de ne pas

connaître ce Jésus que naguère il croyait détester--que maintenant il se

sentait presque enclin à aimer. A Pâques, voyant les fidèles s’approcher

de la Sainte Table, il éprouva tout à coup un mouvement d’envie assez

semblable à celui qui l’avait bouleversé au temps où il jalousait les

enfants de la première communion, mais avec la colère en moins.

Il se dit:--Pourquoi ceux-ci et pourquoi pas moi? Si je pouvais manger

ce Pain, peut-être assouvirait-il cette faim de je ne sais quel aliment

supérieur qui me tourmente...

Puis ces impressions parurent s’effacer. Quand il eut quitté le régiment

pour reprendre ses études à Paris, il ne cessa pas de fréquenter les

églises mais sans progrès _sensible_ vers la lumière.

Cependant il s’aperçut qu’aucune occupation d’ordre purement cérébral ne

réussissait à remplir le vide intérieur dont il continuait de souffrir.

Au contraire, sa détresse allait s’accroissant. Il aimait toujours la

médecine, il ne songeait pas à l’abandonner mais il constatait qu’elle

n’est, en somme, qu’un art très conjectural. Et il découvrit que, même

s’y appliquant avec zèle et avec le désir sincère de se dévouer au

soulagement d’autrui, il n’y trouvait pas à contenter le besoin que son

âme généreuse éprouvait de se hausser au-dessus d’elle-même. En même

temps, ses lectures lui apportèrent la conviction qu’aucune philosophie

humaine, aucune science ne nous fournissent une certitude sur nos

raisons de vivre. Et il s’enfonça dans la tristesse.

Il essaya de se distraire. Mais les amusements puérils ou malpropres des

jeunes bourgeois qu’il coudoyait à la faculté--ne l’amusèrent pas. Le

pressentiment anxieux de _quelque chose_ qui _devait_ lui arriver

persistait en lui avec l’impression du voile mystérieux qu’il sentait

tendu entre les profondeurs de sa conscience et la superficie de son

âme. Cette action de la Grâce--si obscure pour lui à cette époque,--le

retint sur la pente mauvaise. Il eut l’intuition latente qu’il ne devait

pas se souiller,--il ne se souilla pas.

Il se rejeta vers la littérature. Mais la littérature, dès qu’elle

s’élève un peu, dès qu’elle étudie le _vrai_ de l’homme, ne nous fournit

guère que des conceptions désenchantées de l’univers moral. C’est dans

ce sens qu’il faut comprendre le vers de Musset:

Les plus désespérés sont les chants les plus beaux.

Et il est tout à fait nécessaire d’ajouter, avec lui, que, trop souvent,

le poète de talent ou de génie qui ne croit pas ne peut que souffrir et

crier sa souffrance

Comme un aigle blessé qui meurt dans la poussière,

L’aile ouverte et les yeux fixés sur le soleil...

Aussi la littérature supérieure de notre temps déborde-t-elle

d’amertume; la science matérialiste et l’idéal humanitaire ayant fait

faillite à leurs promesses, elle erre dans une lande aride et désolée.

Certains s’essayent à un scepticisme dont les ricanements sont plus

tristes que des larmes. D’autres, vantant l’art, polissent les mots

comme des cailloux luisants, mais ce labeur enfantin ne leur procure pas

la sérénité. D’autres tâchent de se figurer que la nature est bonne et

maternelle et ils la déifient; mais le culte qu’ils lui rendent n’apaise

point leur inquiétude. D’autres tâtonnent dans les couloirs d’un

pessimisme sans issue et le vent glacé du néant leur gèle le cœur dans

la poitrine. Certains se suicident par la débauche. Et les plus lâches,

célèbrant la matière, se ravalent jusqu’à courtiser Caliban et à

cuisiner pour son écuelle les mets grossiers qui lui plaisent. Tous sont

lugubres. Un petit nombre seulement trouve l’oasis de lumière, où la

sagesse catholique lui apprend que cette vie n’est qu’un temps d’épreuve

et une préparation à la vie éternelle,--mais l’incrédule ne les entend

pas...

Lefèvre ne reçut donc de la littérature qu’un surcroît d’incertitude.

Néanmoins, faute de mieux, il s’y tenait et cela lui valait tout de même

des plaisirs moins vils que s’il avait employé ses loisirs à suer sur

une bicyclette ou à vociférer des ordures en buvant des bocks, en

marchandant de la chair vénale dans les brasseries du Quartier latin.

C’est alors que Notre-Seigneur lui tendit une douce embuscade. Et ce fut

l’Évangile qui servit de filet pour le capturer.

Laissons-le parler.

«Cette après-midi là, je flânais sur les quais de la Rive Gauche.

Désœuvré, encore plus triste que de coutume, je fouillais dans les

boîtes des bouquinistes pour y chercher des romans. J’espérais découvrir

quelque volume qui contenterait à la fois mon esprit et mon cœur, qui me

donnerait la sensation d’intégrale beauté dont j’étais avide. Je ne

trouvais rien, lorsque, soulevant un amas de brochures poussiéreuses, je

mis la main sur un petit volume relié en cuir et passablement délabré.

C’était une traduction des quatre Évangiles. Je l’ouvris d’une façon

tout à fait machinale.

«N’oubliez pas que je n’avais _jamais_ lu l’Évangile et que je n’avais

non plus jamais eu idée de le lire.

«Je tombai sur la parabole de l’enfant prodigue. Elle m’émut

singulièrement. Elle me remua, non comme de la littérature, mais comme

si, étant prisonnier dans une cave, je voyais tout à coup un rayon de

soleil glisser vers moi par une fente des planches dont on masqua le

soupirail. Oui, des raies de lumière traversaient le voile qui

jusqu’alors m’avait empêché de voir clair en moi-même.

«Et quand je lus que l’enfant prodigue, ayant dissipé tout son bien,

souffrait de la faim et désirait _se rassasier des cosses que mangeaient

les pourceaux mais que personne ne lui en donnait_, je me dis: Mais, moi

aussi, j’ai gaspillé les dons qui m’ont été départis; puis j’ai eu faim

d’une nourriture pour mon âme et je l’ai demandée aux systèmes

philosophiques; et j’ai convoité, à certaines heures, les pâtures de la

sensualité. Et personne n’a rien pu me donner de ce que j’espérais...

«Or une félicité extraordinaire, un sursaut joyeux de mon âme me

soulevaient à l’approche de la Vérité et me rendaient tout tremblant

d’une allégresse inconnue... Je feuilletai le livre et j’arrivai au

chapitre de l’Évangile selon saint Jean où Jésus dit:--_Je suis le Bon

Pasteur. Le bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis. Mais le mercenaire

et celui qui n’est pas le berger, à qui les brebis n’appartiennent pas,

voyant le loup venir, laisse là les brebis et s’enfuit. Le loup ravit

les brebis et les disperse. Le mercenaire s’enfuit parce qu’il est

mercenaire et n’a point de souci des brebis. Je suis le bon Pasteur et

je connais mes brebis et mes brebis me connaissent, comme je connais mon

Père et comme mon Père me connaît. Et je donne ma vie pour mes brebis.

Et j’ai d’autres brebis qui ne sont pas de ce bercail; il faut que je

les amène et elles écouteront ma voix et il n’y aura qu’un seul bercail

et qu’un seul Pasteur._

«Quand j’eus lu ce passage, je compris que j’étais l’une des brebis d’un

_autre_ bercail. Je compris que mon Sauveur était là, qu’il m’appelait

et que ma haine d’hier contre lui n’était que de l’amour qui s’ignore.

Et je sentis que j’allais l’aimer comme je n’avais jamais rien aimé sur

terre. Je me dis:--Comment, Il a donné, Il donne sans cesse sa vie pour

moi! Et moi, qu’est-ce que je lui ai donné en retour?

«Je feuilletai encore et je m’arrêtai au Sermon sur la montagne. Des

pleurs me jaillirent des yeux quand je lus:--_Cherchez et vous

trouverez; frappez et l’on vous ouvrira. Quiconque demande, reçoit; et

qui cherche, trouve, et il sera ouvert à qui frappe. Qui de vous, si son

fils lui demande du pain, lui présentera une pierre? Ou s’il lui demande

un poisson, lui présentera un serpent? Si donc vous, tout méchants que

vous êtes, vous savez donner à vos enfants des choses bonnes, combien

plus votre Père qui est dans les cieux vous donnera-t-il ce qui est bon,

quand vous le lui demanderez._

«A ce moment la persuasion entra en moi que j’irais frapper à la porte

de l’Église instituée par Jésus et qu’on m’ouvrirait.

«Je lus, je lus encore. Je restai cloué sur place je ne sais combien de

temps. Je pense que le bouquiniste devait tourner autour de moi en se

demandant ce qui pouvait m’intéresser si fort dans ce livre à deux sous

du casier aux rebuts. Mais je ne voyais rien hors de mon âme; le voile

s’y était enfin complètement déchiré; je sentais, avec une stupeur

heureuse, des torrents de lumière l’envahir et me montrer, dans un

relief prodigieux, les significations et les applications à moi-même du

texte sacré.

«Et quel bien-être soudain en moi, quel sentiment de confiance en Jésus,

quelle impression de certitude telle que jamais aucune œuvre humaine ne

m’en avait donnée d’approchante. Je me répétais mentalement:--Je crois,

je crois!... Quel bonheur!...

«Enfin je revins un peu à moi. J’achetai le livre et je remontai le quai

vers la place Saint-Michel. Puis je gagnai le boulevard Saint-Germain.

L’idée m’était venue, très simplement, que je n’avais qu’une chose à

faire: aller trouver un prêtre et lui demander de m’instruire. Ainsi,

par un miracle de sa Grâce, Notre-Seigneur m’évitait les hésitations et

les atermoiements qui font souffrir tant de convertis. Non, je n’eus pas

une minute la pensée d’attendre. Je marchais, absorbé dans mon désir

«d’entrer au bercail» le plus tôt possible lorsque, levant les yeux, je

vis que j’étais devant le portail de Saint-Nicolas du Chardonnet.

J’entrai, je demandai au sacristain de me faire parler à un prêtre. Il

m’indiqua la sacristie où je trouvai le curé. Je lui dis, sans aucune

préparation oratoire, textuellement ceci:--Monsieur le Curé, je viens de

lire l’Évangile: je crois. Faites-moi entrer dans le sein de l’Église.

«L’excellent prêtre m’accueillit à merveille. Après quelques questions,

voyant ma parfaite sincérité, il m’ouvrit les bras en remerciant Dieu du

miracle; puis parmi tous ses livres, il me choisit un catéchisme; et

nous convînmes de nous revoir à jours fixes.

«L’étude du catéchisme me fut très aisée; je l’apprenais sans aucun

effort, tant toutes les phrases m’en paraissaient lumineuses. C’est tout

au plus si, parmi la clarté qui me baignait l’âme, il subsistait

quelques points noirs qui disparurent quand je me présentai au tribunal

de la Pénitence. L’épreuve ne vint qu’au moment où mon directeur me

jugea digne de communier. Alors je fus pris d’une sorte de panique:

l’Eucharistie me faisait peur, des scrupules, qui prenaient une

importance insolite, me tourmentaient malgré les assurances de mon

confesseur. Il me semblait que, ne méritant pas de recevoir mon Sauveur,

j’allais commettre un sacrilège... J’eus beaucoup de peine à réagir

contre cette imagination.

«Je fis ma première communion à Notre-Dame, à la messe de sept heures.

J’étais plongé dans une espèce d’engourdissement qui ne me laissait

percevoir en moi qu’un sentiment de tendresse attristée à l’idée de

l’abaissement où je réduisais mon Sauveur.

«Tout le jour, j’eus le cœur serré. Ce ne fut que vers le soir que le

Sacrement commença d’agir, lentement, doucement, adorablement. Une

sensation de joie paisible m’emplit alors toute l’âme et il me sembla

que toutes les choses, à l’entour de moi, s’ensoleillaient. Je voyais le

monde avec des yeux nouveaux: je compris, en sa plénitude, la raison

d’être de la vie; je fis un retour sur le passé; je me rappelai qu’à une

époque, le néant de vivre sans certitudes surnaturelles m’avait fait

entrevoir le suicide. Alors je tombai à genoux et une action de grâces

d’une ferveur ineffable me monta aux lèvres...

«J’ajouterai ceci: vous comme moi, nous avons souvent constaté la

puissance de la prière pour obtenir des conversions et la persévérance

des convertis. Eh bien, il y a aujourd’hui trente-cinq ans, ma marraine,

grande chrétienne comme je vous l’ai dit, étant allée à Lourdes,

sollicita la Sainte Vierge d’intercéder pour une de mes tantes,

indifférente mais non hostile, pour ma mère et pour moi--les deux dont

on désespérait. Or elle eut l’intuition que ma mère et moi serions

touchés par la Grâce et que ma tante mourrait sans s’être réconciliée

avec Dieu. Tout se réalisa ainsi: ma tante mourut impénitente, moi, vous

savez ce qui m’arriva et ma mère a fait récemment sa première communion.

Par surcroît, mon père s’est repenti à la fin de sa vie. Et il est mort

après avoir demandé et reçu les Sacrements...»

Henri, comme c’était son devoir, apprit sa conversion à sa famille. De

plus, il ne cacha pas à ses camarades qu’il était devenu un catholique

pratiquant car, il le savait, si quelqu’un a honte d’attester le

Seigneur, le Seigneur ne le reconnaîtra pas pour sien au dernier jour.

Alors, ainsi qu’il est de coutume, les commentaires absurdes ou

malveillants sévirent. Sa famille le crut fou, gémit sur une aberration

qui, pensait-elle, entraverait sa carrière. Certains de ses parents

fulminèrent contre l’Église des imprécations violentes car,

disaient-ils, c’était une intrigue des prêtres qui avait noyé cette

belle intelligence dans l’obscurantisme. Parmi les étudiants, on parla

de _psychose_. On formulait, à son sujet, des observations rédigées dans

cet inénarrable patois dont plusieurs «scientifiques» du temps présent

usent comme s’ils se faisaient un point d’honneur de rendre nébuleuses

des idées qui seraient, sans doute, très claires si on les exprimait en

bon français.

Puis tous les pauvres gens qui, par ignorance ou par éducation,

détestent l’Église, lui témoignèrent une hostilité sournoise. Les

envieux tentèrent de lui nuire auprès des professeurs en feignant de

déplorer son affaiblissement d’esprit, résultante obligée de sa chute

dans le cléricalisme.

Mais Henri supporta ces tribulations avec sang-froid. Et, comme à cause

de la paix dont jouissait désormais son esprit, ses aptitudes et son

goût pour la science s’étaient développés, il passa brillamment ses

examens.

Devant ce résultat, les persécuteurs furent d’abord un peu déconcertés;

mais ils se tirèrent bientôt d’embarras en déclarant que son incapacité

se découvrirait à l’expérience puisque, ils en étaient sûrs, un médecin

catholique ne peut établir un diagnostic qui ne soit entaché de rêveries

superstitieuses.

Mais Lefèvre obtenant des guérisons fréquentes, les plus indulgents se

résignèrent à reconnaître sa valeur tout en déplorant qu’il perdît du

temps à la messe...

N’est-ce pas, tout cela paraît fort stupide? Eh bien, tel est l’état

d’esprit de beaucoup de personnes intelligentes dès qu’elles se trouvent

en présence d’un catholique dont il leur est impossible de nier la

culture, les qualités morales et la rectitude de jugement.

Je me rappelle que, quelques années avant ma conversion, je fréquentais

beaucoup un mathématicien de premier ordre dont la conversation m’était

très agréable. J’étais surtout frappé par le bon sens supérieur qui

régissait tous ses propos. Un jour, j’appris, d’une façon fortuite,

qu’il était catholique pratiquant. J’en demeurai tout ébahi. Sans être

assez--Homais pour me persuader qu’un tenant de Jésus-Christ doit être

nécessairement un crétin, je m’expliquai le cas de mon ami par la

conjecture qu’il y avait un trou dans la trame de son intelligence, et

je le plaignis fort.

Je lui demandai si _réellement_ il croyait. Il me répondit, avec

beaucoup de simplicité, qu’il avait en effet la foi. Il ajouta que les

mathématiques lui avaient rendu impossible la conception d’un univers

d’où Dieu, tel qu’il s’est révélé dans l’Église, serait absent.

Ce témoignage m’interloqua d’abord. J’étais si profondément enfoncé dans

les ténèbres, à cette époque! Puis comme j’étais très imbu des

balivernes évolutionnistes, je lui dis que je le considérais comme une

victime de l’atavisme et que la foi en lui était un organe vestigiaire

qu’il devrait tendre à éliminer. Je conclus:--Sans ce poids mort, vous

seriez un des hommes les plus équilibrés que je connaisse.

Il m’écouta en souriant et me répondit:--Je souhaite que Dieu vous

gratifie un jour d’un organe de ce genre: vous en seriez bien plus

heureux...

Ah! je ne me doutais guère, dans ce temps-là, que son vœu serait exaucé.

Dieu soit béni et loué à jamais!...

Cette digression fera saisir combien, même un homme, qui n’est pas un

sot, peut divaguer quand, ignorant ou méconnaissant la religion, il

prétend juger des choses religieuses.

Le catholique possédant, comme dit Taine, «l’organe spirituel nécessaire

à l’homme pour se hausser au-dessus de lui-même», est un être complet.

L’incroyant, ne possédant pas cet organe, par où le surnaturel vivifie

la nature, est un être incomplet. Il est donc très compréhensible qu’il

tienne pour une difformité ce dont il est dépourvu.

Que faire pour lui? Prier et souffrir en union avec Notre-Seigneur afin

que la Grâce l’éclaire...

Donc aujourd’hui, médecin catholique, Lefèvre soulage les malades selon

la parole de saint Paul citée plus haut. Il ne cesse pas d’être

convaincu que, lorsqu’il les guérit, c’est _par la grâce du

Saint-Esprit_. On pourrait dire de lui qu’il est le clerc laïque. Car,

tout en mettant au service des moribonds les ressources les plus

étendues de la science, il les corrobore, quand on le lui permet, d’une

parole de Dieu. Et c’est ainsi qu’il contribue à sauver des âmes.

Ni les épreuves temporelles, ni les peines de l’esprit ne lui furent

épargnées. Pour qu’il méritât le miracle de sa conversion, les

souffrances qu’il n’avait pas subies _avant_, il les reçut _après_. Mais

comme il sait que la douleur est un capital inestimable dont les

intérêts composés nous serons payés Là-Haut, il demeure paisible et

souriant dans l’amour de Jésus-Christ...

Quand l'esprit souffle · 第 67 / 90 题