CHAPITRE XXIX.

État de la capitale.--Contes divers.--Comités.--Complot contre la vie de

l'empereur.--Le secrétaire de M. d'Albert.--M. de Vitrolle.--Calcul de

M. Anglès.--L'empereur Alexandre et le général Raynier.

La capitale, comme je l'ai dit, était devenue à peu près le seul point

où on était encore à l'abri des irruptions des troupes légères et de

tous les maux qui les accompagnent. Dans un rayon de plus de trente

lieues autour de Paris, on était venu y mettre à couvert sa famille, son

mobilier et tout ce que l'on avait de précieux, et enfin les habitants

des campagnes les plus voisines avaient fait entrer en ville jusqu'à

leur bétail; les faubourgs en étaient remplis. Les logements étaient

devenus rares; dans toutes les maisons, on pratiquait des cachettes où

l'on enfermait tout ce que l'on croyait exposé à une spoliation.

Que l'on se figure les contes vrais et faux qui circulaient au milieu

d'un tel état de choses, que l'on y ajoute les propos des halles et

marchés, des rues, des places publiques et des oisifs, et l'on aura une

juste idée de la situation dans laquelle était Paris. La surveillance

était inutile, parce que l'action des surveillants ne pouvait être

suivie d'aucun effet. Les mesures coercitives eussent fait éclater une

insurrection; et c'était bien le moindre soulagement que l'on pouvait

donner à tant de monde qui souffrait, que de lui laisser le droit de se

plaindre. Il y avait plus de motifs qu'il n'en fallait pour justifier

des arrestations; mais pour être juste, il aurait fallu arrêter tant de

monde que les prisons, eussent-elles été doubles, n'auraient pas suffi

pour contenir tout ce qui aurait plus ou moins mérité d'y être enfermé.

D'ailleurs j'ai toujours été persuadé que la multitude n'est jamais à

craindre tant qu'il reste une ombre d'autorité. Il y avait quelque chose

qui occupait davantage mon attention.

J'avais appris qu'à l'armée même, et après les succès de Champeaubert,

il s'était manifesté de très mauvais desseins parmi des officiers

supérieurs. Cela était parvenu jusqu'à Paris, où l'on n'espérait déjà

presque plus; c'est seulement depuis ce moment que les hommes,

accoutumés depuis vingt-cinq ans à fomenter des révolutions et à donner

le mouvement dans tous les grands désordres, commencèrent à concevoir de

l'espoir pour l'exécution de ce qu'ils rêvaient depuis nos désastres, et

qu'enfin ils mirent de nouveau les fers au feu, comme ils l'avaient fait

à différentes époques de la révolution, jusqu'au 18 brumaire. Ils

s'occupèrent dès lors à rechercher les éléments de trouble; ils les

échauffèrent; ils recueillaient les mauvaises nouvelles, les

exagéraient, et les répandaient avec art sur les différends points de la

capitale; tout cela était connu de l'administration de la police. Les

mauvaises dispositions étaient trop générales pour qu'elles échappassent

aux esprits les plus bornés, mais aussi elles offraient un champ si

libre aux excitateurs, qu'elles les dispensaient de se faire remarquer

par aucune démarche ou fait particulier qui aurait donné occasion de les

saisir, et de commencer une information qui aurait pu produire un

résultat.

On voyait bien que l'on abandonnait l'empereur, mais on ne remarquait

pas de quel côté ceux-là mêmes qui l'abandonnaient tournaient leurs

regards; ils ne laissaient rien apercevoir parce que l'on traitait

encore à Châtillon, et qu'un mot de là aurait pu détruire tous leurs

projets et les jeter dans la plus fâcheuse des positions.

Je n'ignorais pas l'existence de quelques petits comités dans lesquels

se rendaient M. le duc d'Alberg ainsi que M. Anglès, qui était le chef

du quatrième arrondissement de la police, et qui, au conseil de police,

était celui qui poussait aux mesures extrêmes de répression. Il ne

m'avait pas dit un mot de cette association, mais je n'eus pas besoin de

lui pour être informé que l'on ne faisait qu'y parler, et que l'on

n'agissait pas.

Il n'y avait chez ces messieurs que de la bonne volonté, de laquelle

bien certainement je leur aurais demandé compte, si les choses avaient

pris une tournure différente. Le seul fait duquel ce comité se soit

rendu coupable, c'est, je crois, l'envoi de M. de Vitrolle à l'armée

alliée, pour connaître si, en travaillant pour les Bourbons, on pouvait

espérer d'être appuyé, et ne pas être exposé à perdre la tête.

Cette démarche était prudente, puisque tout ce que l'on pouvait faire

était subordonné à ce que décideraient les alliés, et ce n'était

qu'après s'être mis en communication avec eux, que l'on pouvait

commencer à travailler avec quelque espoir de succès.

J'ai pensé que M. Anglès n'était entré dans cette association qu'avec le

projet de m'en rendre compte, si M. de Vitrolle avait apporté une

réponse peu favorable, et avec celui de profiter de ce que cela aurait

eu d'avantageux dans la supposition opposée. Avant cela M. d'Alberg

avait déjà envoyé son secrétaire particulier à l'armée russe, pour y

joindre M. *** et le général Jomini, avec qui ce secrétaire était lié.

Il arriva au général russe, lorsqu'il était encore à

Francfort-sur-le-Mein, et il marcha avec l'armée ennemie jusqu'au moment

où elle passa le Rhin. Je fus avisé de son retour et je l'envoyai

chercher; il me rapporta beaucoup de particularités qui, sans mériter

une foi absolue, me laissaient suffisamment apercevoir que les ennemis

allaient de nouveau organiser des communications régulières avec Paris.

Mais en même temps je remarquai que ce secrétaire de M. d'Alberg, qui

avait quitté le quartier-général russe, avant l'arrivée de lord

Castlereagh, ne croyait nullement à des projets favorables à la maison

de Bourbon, de laquelle on ne parlait point au quartier-général de

l'empereur Alexandre.

Ce n'était que depuis l'arrivée du ministre anglais que ce projet-là

avait été adopté; c'était aussi pour s'en assurer que M. d'Alberg se

décida à faire partir M. de Vitrolle. M. Anglès savait ce départ, et me

le laissa ignorer. Je fus averti cependant le jour même de son départ,

que l'on envoyait un émissaire au comte d'Artois, mais l'on ne me disait

pas son nom [23]. Il était bien difficile de l'apprendre et de le saisir

en aussi peu de temps. On m'a assuré que le rapport que fit M. de

Vitrolle aux alliés ne fut pas sans influence sur la résolution que prit

l'empereur Alexandre de précipiter du trône l'empereur Napoléon.

[23: La personne qui me dénonçait le départ de Vitrolle, en s'exprimant

ainsi, ne disait pas son nom; seulement elle rendait compte du fait;

cependant elle avait vu M. de Vitrolle, et elle savait toute sa mission;

mais cette personne, qui se disait mon amie, qui reconnaissait tout haut

les obligations qu'elle m'avait, ne voulait pas en dire davantage, parce

qu'elle voyait que l'édifice s'écroulait; et elle voulait se retirer de

dessous, en se réservant les moyens de venir m'achever la dénonciation,

si les affaires eussent mieux tourné.

Ce faux ami a été un des plus acharnés à ma perte, après les événements

du 22 juin 1815, et je l'avais protégé de mon pouvoir et aidé de ma

bourse en 1812.]

M. de Vitrolle était un agent des postes que M. de Lavalette avait placé

par égard pour quelques-uns de ses amis. Depuis l'envahissement de la

France il était devenu pour ainsi dire impossible de communiquer avec

l'Italie, où était encore l'armée du vice-roi. M. de Lavalette avait

imaginé de charger M. de Vitrolle, sur la reconnaissance duquel il

comptait, d'aller organiser une communication régulière avec l'Italie,

en passant par la Suisse et les derrières des armées ennemies.

Vitrolle, qui avait été témoin de l'état d'anxiété de Paris, accepta la

double commission que lui donnèrent Lavalette et le duc d'Alberg qu'il

connaissait; en conséquence, il se chargea de passer d'abord au

quartier-général ennemi, où on l'avait bien adressé, et d'y prendre des

informations précises sur les intentions des souverains alliés, après

quoi il devait, suivant les circonstances, aller exécuter les ordres de

M. de Lavalette, ou se rendre au quartier de M. le comte d'Artois, qui

était alors à Vesoul; dans tous les cas, c'était la route qu'il devait

prendre. C'est en revenant de cette mission qu'il tomba entre les mains

des troupes françaises, d'où il se tira par subterfuge, et fit bien;

mais il ne put être utile à ses commettants, parce qu'il ne rentra à

Paris que lorsque le sort avait déjà prononcé sur l'avenir. Il s'en

fallut peu qu'il ne payât cher la démarche dont il s'était chargé; il

fut arrêté sous le déguisement d'un domestique, que lui avait fait

prendre le prince de Wurtemberg, commandant de l'avant-garde russe, à

laquelle il s'était présenté pour être conduit près de l'empereur

Alexandre. Le prince Paul le faisait conduire par un officier, dont il

passait pour être le domestique, lorsqu'ils furent pris par le général

Piré, qui commandait nos avant-postes; il ne connaissait pas Vitrolle,

et il les envoya au grand quartier-général, où on ne les reconnut pas

non plus d'abord; on n'y avait aucune idée d'une trame de cette espèce.

On venait d'envoyer les prisonniers, lorsqu'arriva au grand

quartier-général M. de Saint-Dizier, officier de la maison de

l'empereur, qui connaissait Vitrolle. Si celui-ci était parti une heure

plus tard, c'en était fait de lui.

Les journaux anglais avaient rendu compte, dans les premiers jours de

mars, de la mission d'un gentilhomme du Dauphiné, envoyé à M. le comte

d'Artois; ils avaient tiré ces détails de la correspondance du

quartier-général russe, où l'on exaltait cette circonstance comme le

présage d'un heureux succès dans les projets ultérieurs, mais ils

avaient mal rendu le nom de Vitrolle; ils l'avaient écrit Vitrieux ou

Vitreux; je cherchai dans tous les cahiers de statistique du Dauphiné,

je ne trouvai pas un nom semblable. Je ne doutais déjà plus que ce ne

fût l'émissaire dont on m'avait annoncé le départ, mais ma pensée ne

s'arrêta pas sur M. de Vitrolle, que je savais être employé aux postes,

et en commerce de société assez habituel avec M. de Lavalette et M.

Pasquier, qu'il voyait chez madame de Vaudemont.

Dans tous les cas, la prise d'un tel homme n'aurait pas produit un bien

grand résultat; sa mission ne pouvait être d'aucune utilité; elle ne

tenait encore qu'à de l'obscure intrigue. J'ai toujours cru que M. de

Talleyrand en avait été instruit, mais il ne l'avait pas vu avant son

départ; j'expliquerai cela tout à l'heure.

Au milieu de cet état de dissolution apparente et déjà réelle, le

général Reynier rentra à Paris; il avait été, comme l'on sait, fait

prisonnier à la bataille de Leipzig, et venait d'être échangé; il avait

passé par le quartier-général des souverains alliés, auxquels il avait

eu l'honneur d'être présenté avant d'être renvoyé au quartier-général de

notre armée.

L'empereur d'Autriche, en l'accueillant, lui avait dit de conseiller à

l'empereur de profiter des leçons que lui-même avait reçues de lui; de

suivre son exemple, en traitant à tout prix, qu'autrement lui, empereur

d'Autriche, ne pourrait plus rien en faveur de sa fille et de son

petit-fils.

L'empereur Alexandre fit particulièrement beaucoup d'accueil au général

Reynier. Celui-ci lui demanda, dans la conversation, s'il ne le

chargerait pas de quelque chose pour l'empereur Napoléon, près de qui il

allait se rendre, et qui saurait qu'il avait eu l'honneur de le voir.

L'empereur Alexandre lui répondit que non, qu'il avait à se plaindre de

lui personnellement, et qu'il ne se sentait aucunement disposé à un

rapprochement de quelque nature qu'il fût.

La conversation s'engagea plus avant, et sur les observations du général

Reynier, que l'empereur était le chef de l'État, l'empereur Alexandre

lui répliqua: Mais ce chef, c'est vous (l'armée) qui l'avez fait, et si

l'on exige de vous que vous en preniez un autre, pourquoi ne le

feriez-vous pas pour vivre en paix avec tout le monde? Le général

Reynier répliqua qu'indépendamment de ce que l'on ne trouverait personne

qui pût remplacer l'empereur, les souverains alliés seraient autorisés à

concevoir bien peu d'estime pour une nation qui abandonnerait si

légèrement un prince qu'elle avait si solennellement proclamé.

L'empereur de Russie répondit qu'il n'y aurait aucun reproche à faire à

la nation puisqu'elle aurait cédé à la force des circonstances; que

quant au choix, il semblait déjà indiqué par le suffrage accordé par

l'empereur à celui de l'armée qu'il considérait, sans doute, comme le

plus capable de gouverner, et il désigna nominativement Bernadotte. Le

général Reynier répondit comme il le devait, sans se permettre aucune

réflexion défavorable au maréchal Bernadotte: il demanda congé, et

revint à Paris, où il me raconta lui-même cette conversation:

Assurément, d'après le rapport du général Reynier, on peut croire sans

invraisemblance que l'empereur de Russie voulait abattre l'empereur

Napoléon. Le langage pacifique qu'on prêtait aux alliés, à Châtillon

n'était qu'une feinte, et il n'est pas juste de dire qu'il a été au

pouvoir de l'empereur d'obtenir la paix à ces conférences. J'en rendis

compte à l'empereur le jour même, et il me fit l'honneur de me répondre

qu'il désirait voir le général Reynier. Ce général partit à franc-étrier

pour arriver plus tôt près de l'empereur [24], mais à la deuxième poste,

il fut attaqué d'un accès de fièvre si violent, qu'on fut obligé de le

ramener à Paris dans un état de transpiration qui fut suivi d'un

refroidissement, et enfin il eut une maladie inflammatoire qui l'emporta

en très peu de jours, en sorte que l'empereur ne le vit pas.

[24: Un autre individu, nommé Thurot, se rendit au quartier-général

russe, et s'y fit passer pour un envoyé du parti ennemi de l'empereur;

on l'y accueillit, et, comme cet homme joignait à la plus honteuse

immoralité beaucoup de perfidie d'esprit, il se fit écouter. Ce Thurot

avait été secrétaire général du ministère de la police, sous le

directoire, jusqu'au 18 brumaire; M. Fouché le renvoya peu après cette

époque: depuis lors, il vécut dans l'intrigue. En 1809, il fut condamné

aux fers pour des affaires d'administration dans la grande armée; peu

après avoir été relevé de ce jugement, il vint à Paris, où il s'était

attaché à M. Anglès. De là il se mit à écrire au cabinet de l'empereur,

sans y être autorisé, sur toutes sortes de matières et d'individus.

L'empereur, révolté de son impudence, me demanda sur ce Thurot un

rapport; pour le faire complet, je le fis arrêter et enlever ses

papiers; ce qui s'y trouva était de nature à être soumis à un conseil

privé, qui le condamna à être détenu dans une prison d'état, comme homme

immoral et dangereux. On le conduisait au lieu de sa détention,

lorsqu'il s'échappa en chemin, et alla au quartier-général ennemi se

donner pour un envoyé du parti ennemi de l'empereur. En 1815, ce même

homme resta à Paris, et s'attacha à un des chefs de l'administration,

pendant que M. Anglès était à Gand. Quel parti servait-il ou

trahissait-il? Je n'en sais rien; mais voilà l'espèce d'hommes qui a eu

une influence sur nos destinées.]

Les armées ennemies étaient si rapprochées de Paris qu'il était

impossible d'empêcher les allées et venues continuelles qui ont lieu à

la faveur des désordres qui accompagnent une armée; d'ailleurs les

communications entre Londres et Châtillon passaient par Paris, d'après

un accord qui avait été fait. On n'ignorait donc guère la supériorité

des alliés ni leurs projets; tout cela rendait la malveillance active,

et rejaillissait sur les provinces. Je n'avais pas attendu que le mal

fût sans remède pour rendre compte à l'empereur de ce que je voyais, de

ce que l'on me rapportait, et de ce que je pressentais, s'il ne faisait

pas la paix à tout prix.

L'armistice n'était point encore conclu, je pouvais craindre que mon

rapport ne tombât entre les mains des ennemis et ne portât à leur

connaissance un état de choses qu'il était du plus grand intérêt de leur

cacher; aussi je n'écrivis point sur une matière aussi délicate, je me

servis de l'occasion du retour à l'armée d'un officier du premier

mérite, connu de l'empereur particulièrement, et je lui répétai jusqu'à

satiété tout ce que je le priai de dire de ma part à ce prince; il

remplit exactement sa commission, j'en ai la preuve.

Enfin, voyant que cela ne produisait rien, je me décidai à écrire à

l'empereur pour lui faire part de mes inquiétudes que je ne croyais que

trop fondées, et je le priai de me permettre de lui donner la dernière

marque de dévouement qu'il allait bientôt être en mon pouvoir de lui

offrir, en le priant de me permettre de rester comme son commissaire à

Paris pendant le séjour que les alliés allaient y faire.

Je lui disais qu'il était inutile de s'abuser sur la suite de ce funeste

événement, mais qu'un homme qui se dévouerait pourrait par son exemple

encourager tous ceux qui ayant la possibilité de mettre leur

responsabilité à couvert derrière son autorité, opposerait du moins de

l'inertie à ce que l'on se proposait de faire, et qu'une première

opposition courageuse dans une pareille circonstance retiendrait bien du

monde dans la voie de l'honneur et ferait parler le devoir. Je fis voir

ma lettre à M. l'archi-chancelier et je la fis aussi voir à M. Pasquier,

qui vint chez moi au moment où je la fermais; j'avais causé avec lui de

tout ce que je craignais, il était persuadé comme moi de tout ce qui

allait arriver; l'empereur me fit l'honneur de me répondre d'une manière

flatteuse sur la proposition que je lui avais faite, mais il ne

partageait pas mes opinions sur ce que je me flattais de pouvoir faire.

Il me disait même que dans mon intérêt il m'ordonnait de ne pas rester à

Paris, et ajoutait que je m'exposerais au plus grand malheur personnel

si je me mettais à la discrétion des ennemis. Je dus donc abandonner mon

projet, parce que si je n'avais pas réussi je n'aurais eu aucune excuse

à donner après avoir éludé un ordre qui m'avait été adressé directement.

Je voyais de tout côté que chacun songeait à soi; on plaignait

l'empereur, mais l'on prenait petit à petit congé de lui. Quelques-uns

des commissaires qui avaient été envoyés dans les départements pour y

réchauffer l'esprit public, ne correspondaient déjà plus, et ne disaient

que ce qu'ils ne pouvaient plus faire. Il n'y avait plus d'énergie nulle

part, l'agonie était complète, il y a même eu de ces messieurs qui ont

cherché à se préparer une position nouvelle en se faisant un mérite

d'avoir éludé les ordres qu'ils avaient reçus des ministres.

Mémoires du duc de Rovigo, pour servir à l'histoire de l'empereur Napoléon, Tome 6 · 第 71 / 79 题