État de la capitale.--Contes divers.--Comités.--Complot contre la vie de
l'empereur.--Le secrétaire de M. d'Albert.--M. de Vitrolle.--Calcul de
M. Anglès.--L'empereur Alexandre et le général Raynier.
La capitale, comme je l'ai dit, était devenue à peu près le seul point
où on était encore à l'abri des irruptions des troupes légères et de
tous les maux qui les accompagnent. Dans un rayon de plus de trente
lieues autour de Paris, on était venu y mettre à couvert sa famille, son
mobilier et tout ce que l'on avait de précieux, et enfin les habitants
des campagnes les plus voisines avaient fait entrer en ville jusqu'à
leur bétail; les faubourgs en étaient remplis. Les logements étaient
devenus rares; dans toutes les maisons, on pratiquait des cachettes où
l'on enfermait tout ce que l'on croyait exposé à une spoliation.
Que l'on se figure les contes vrais et faux qui circulaient au milieu
d'un tel état de choses, que l'on y ajoute les propos des halles et
marchés, des rues, des places publiques et des oisifs, et l'on aura une
juste idée de la situation dans laquelle était Paris. La surveillance
était inutile, parce que l'action des surveillants ne pouvait être
suivie d'aucun effet. Les mesures coercitives eussent fait éclater une
insurrection; et c'était bien le moindre soulagement que l'on pouvait
donner à tant de monde qui souffrait, que de lui laisser le droit de se
plaindre. Il y avait plus de motifs qu'il n'en fallait pour justifier
des arrestations; mais pour être juste, il aurait fallu arrêter tant de
monde que les prisons, eussent-elles été doubles, n'auraient pas suffi
pour contenir tout ce qui aurait plus ou moins mérité d'y être enfermé.
D'ailleurs j'ai toujours été persuadé que la multitude n'est jamais à
craindre tant qu'il reste une ombre d'autorité. Il y avait quelque chose
qui occupait davantage mon attention.
J'avais appris qu'à l'armée même, et après les succès de Champeaubert,
il s'était manifesté de très mauvais desseins parmi des officiers
supérieurs. Cela était parvenu jusqu'à Paris, où l'on n'espérait déjà
presque plus; c'est seulement depuis ce moment que les hommes,
accoutumés depuis vingt-cinq ans à fomenter des révolutions et à donner
le mouvement dans tous les grands désordres, commencèrent à concevoir de
l'espoir pour l'exécution de ce qu'ils rêvaient depuis nos désastres, et
qu'enfin ils mirent de nouveau les fers au feu, comme ils l'avaient fait
à différentes époques de la révolution, jusqu'au 18 brumaire. Ils
s'occupèrent dès lors à rechercher les éléments de trouble; ils les
échauffèrent; ils recueillaient les mauvaises nouvelles, les
exagéraient, et les répandaient avec art sur les différends points de la
capitale; tout cela était connu de l'administration de la police. Les
mauvaises dispositions étaient trop générales pour qu'elles échappassent
aux esprits les plus bornés, mais aussi elles offraient un champ si
libre aux excitateurs, qu'elles les dispensaient de se faire remarquer
par aucune démarche ou fait particulier qui aurait donné occasion de les
saisir, et de commencer une information qui aurait pu produire un
résultat.
On voyait bien que l'on abandonnait l'empereur, mais on ne remarquait
pas de quel côté ceux-là mêmes qui l'abandonnaient tournaient leurs
regards; ils ne laissaient rien apercevoir parce que l'on traitait
encore à Châtillon, et qu'un mot de là aurait pu détruire tous leurs
projets et les jeter dans la plus fâcheuse des positions.
Je n'ignorais pas l'existence de quelques petits comités dans lesquels
se rendaient M. le duc d'Alberg ainsi que M. Anglès, qui était le chef
du quatrième arrondissement de la police, et qui, au conseil de police,
était celui qui poussait aux mesures extrêmes de répression. Il ne
m'avait pas dit un mot de cette association, mais je n'eus pas besoin de
lui pour être informé que l'on ne faisait qu'y parler, et que l'on
n'agissait pas.
Il n'y avait chez ces messieurs que de la bonne volonté, de laquelle
bien certainement je leur aurais demandé compte, si les choses avaient
pris une tournure différente. Le seul fait duquel ce comité se soit
rendu coupable, c'est, je crois, l'envoi de M. de Vitrolle à l'armée
alliée, pour connaître si, en travaillant pour les Bourbons, on pouvait
espérer d'être appuyé, et ne pas être exposé à perdre la tête.
Cette démarche était prudente, puisque tout ce que l'on pouvait faire
était subordonné à ce que décideraient les alliés, et ce n'était
qu'après s'être mis en communication avec eux, que l'on pouvait
commencer à travailler avec quelque espoir de succès.
J'ai pensé que M. Anglès n'était entré dans cette association qu'avec le
projet de m'en rendre compte, si M. de Vitrolle avait apporté une
réponse peu favorable, et avec celui de profiter de ce que cela aurait
eu d'avantageux dans la supposition opposée. Avant cela M. d'Alberg
avait déjà envoyé son secrétaire particulier à l'armée russe, pour y
joindre M. *** et le général Jomini, avec qui ce secrétaire était lié.
Il arriva au général russe, lorsqu'il était encore à
Francfort-sur-le-Mein, et il marcha avec l'armée ennemie jusqu'au moment
où elle passa le Rhin. Je fus avisé de son retour et je l'envoyai
chercher; il me rapporta beaucoup de particularités qui, sans mériter
une foi absolue, me laissaient suffisamment apercevoir que les ennemis
allaient de nouveau organiser des communications régulières avec Paris.
Mais en même temps je remarquai que ce secrétaire de M. d'Alberg, qui
avait quitté le quartier-général russe, avant l'arrivée de lord
Castlereagh, ne croyait nullement à des projets favorables à la maison
de Bourbon, de laquelle on ne parlait point au quartier-général de
l'empereur Alexandre.
Ce n'était que depuis l'arrivée du ministre anglais que ce projet-là
avait été adopté; c'était aussi pour s'en assurer que M. d'Alberg se
décida à faire partir M. de Vitrolle. M. Anglès savait ce départ, et me
le laissa ignorer. Je fus averti cependant le jour même de son départ,
que l'on envoyait un émissaire au comte d'Artois, mais l'on ne me disait
pas son nom [23]. Il était bien difficile de l'apprendre et de le saisir
en aussi peu de temps. On m'a assuré que le rapport que fit M. de
Vitrolle aux alliés ne fut pas sans influence sur la résolution que prit
l'empereur Alexandre de précipiter du trône l'empereur Napoléon.
[23: La personne qui me dénonçait le départ de Vitrolle, en s'exprimant
ainsi, ne disait pas son nom; seulement elle rendait compte du fait;
cependant elle avait vu M. de Vitrolle, et elle savait toute sa mission;
mais cette personne, qui se disait mon amie, qui reconnaissait tout haut
les obligations qu'elle m'avait, ne voulait pas en dire davantage, parce
qu'elle voyait que l'édifice s'écroulait; et elle voulait se retirer de
dessous, en se réservant les moyens de venir m'achever la dénonciation,
si les affaires eussent mieux tourné.
Ce faux ami a été un des plus acharnés à ma perte, après les événements
du 22 juin 1815, et je l'avais protégé de mon pouvoir et aidé de ma
bourse en 1812.]
M. de Vitrolle était un agent des postes que M. de Lavalette avait placé
par égard pour quelques-uns de ses amis. Depuis l'envahissement de la
France il était devenu pour ainsi dire impossible de communiquer avec
l'Italie, où était encore l'armée du vice-roi. M. de Lavalette avait
imaginé de charger M. de Vitrolle, sur la reconnaissance duquel il
comptait, d'aller organiser une communication régulière avec l'Italie,
en passant par la Suisse et les derrières des armées ennemies.
Vitrolle, qui avait été témoin de l'état d'anxiété de Paris, accepta la
double commission que lui donnèrent Lavalette et le duc d'Alberg qu'il
connaissait; en conséquence, il se chargea de passer d'abord au
quartier-général ennemi, où on l'avait bien adressé, et d'y prendre des
informations précises sur les intentions des souverains alliés, après
quoi il devait, suivant les circonstances, aller exécuter les ordres de
M. de Lavalette, ou se rendre au quartier de M. le comte d'Artois, qui
était alors à Vesoul; dans tous les cas, c'était la route qu'il devait
prendre. C'est en revenant de cette mission qu'il tomba entre les mains
des troupes françaises, d'où il se tira par subterfuge, et fit bien;
mais il ne put être utile à ses commettants, parce qu'il ne rentra à
Paris que lorsque le sort avait déjà prononcé sur l'avenir. Il s'en
fallut peu qu'il ne payât cher la démarche dont il s'était chargé; il
fut arrêté sous le déguisement d'un domestique, que lui avait fait
prendre le prince de Wurtemberg, commandant de l'avant-garde russe, à
laquelle il s'était présenté pour être conduit près de l'empereur
Alexandre. Le prince Paul le faisait conduire par un officier, dont il
passait pour être le domestique, lorsqu'ils furent pris par le général
Piré, qui commandait nos avant-postes; il ne connaissait pas Vitrolle,
et il les envoya au grand quartier-général, où on ne les reconnut pas
non plus d'abord; on n'y avait aucune idée d'une trame de cette espèce.
On venait d'envoyer les prisonniers, lorsqu'arriva au grand
quartier-général M. de Saint-Dizier, officier de la maison de
l'empereur, qui connaissait Vitrolle. Si celui-ci était parti une heure
plus tard, c'en était fait de lui.
Les journaux anglais avaient rendu compte, dans les premiers jours de
mars, de la mission d'un gentilhomme du Dauphiné, envoyé à M. le comte
d'Artois; ils avaient tiré ces détails de la correspondance du
quartier-général russe, où l'on exaltait cette circonstance comme le
présage d'un heureux succès dans les projets ultérieurs, mais ils
avaient mal rendu le nom de Vitrolle; ils l'avaient écrit Vitrieux ou
Vitreux; je cherchai dans tous les cahiers de statistique du Dauphiné,
je ne trouvai pas un nom semblable. Je ne doutais déjà plus que ce ne
fût l'émissaire dont on m'avait annoncé le départ, mais ma pensée ne
s'arrêta pas sur M. de Vitrolle, que je savais être employé aux postes,
et en commerce de société assez habituel avec M. de Lavalette et M.
Pasquier, qu'il voyait chez madame de Vaudemont.
Dans tous les cas, la prise d'un tel homme n'aurait pas produit un bien
grand résultat; sa mission ne pouvait être d'aucune utilité; elle ne
tenait encore qu'à de l'obscure intrigue. J'ai toujours cru que M. de
Talleyrand en avait été instruit, mais il ne l'avait pas vu avant son
départ; j'expliquerai cela tout à l'heure.
Au milieu de cet état de dissolution apparente et déjà réelle, le
général Reynier rentra à Paris; il avait été, comme l'on sait, fait
prisonnier à la bataille de Leipzig, et venait d'être échangé; il avait
passé par le quartier-général des souverains alliés, auxquels il avait
eu l'honneur d'être présenté avant d'être renvoyé au quartier-général de
notre armée.
L'empereur d'Autriche, en l'accueillant, lui avait dit de conseiller à
l'empereur de profiter des leçons que lui-même avait reçues de lui; de
suivre son exemple, en traitant à tout prix, qu'autrement lui, empereur
d'Autriche, ne pourrait plus rien en faveur de sa fille et de son
petit-fils.
L'empereur Alexandre fit particulièrement beaucoup d'accueil au général
Reynier. Celui-ci lui demanda, dans la conversation, s'il ne le
chargerait pas de quelque chose pour l'empereur Napoléon, près de qui il
allait se rendre, et qui saurait qu'il avait eu l'honneur de le voir.
L'empereur Alexandre lui répondit que non, qu'il avait à se plaindre de
lui personnellement, et qu'il ne se sentait aucunement disposé à un
rapprochement de quelque nature qu'il fût.
La conversation s'engagea plus avant, et sur les observations du général
Reynier, que l'empereur était le chef de l'État, l'empereur Alexandre
lui répliqua: Mais ce chef, c'est vous (l'armée) qui l'avez fait, et si
l'on exige de vous que vous en preniez un autre, pourquoi ne le
feriez-vous pas pour vivre en paix avec tout le monde? Le général
Reynier répliqua qu'indépendamment de ce que l'on ne trouverait personne
qui pût remplacer l'empereur, les souverains alliés seraient autorisés à
concevoir bien peu d'estime pour une nation qui abandonnerait si
légèrement un prince qu'elle avait si solennellement proclamé.
L'empereur de Russie répondit qu'il n'y aurait aucun reproche à faire à
la nation puisqu'elle aurait cédé à la force des circonstances; que
quant au choix, il semblait déjà indiqué par le suffrage accordé par
l'empereur à celui de l'armée qu'il considérait, sans doute, comme le
plus capable de gouverner, et il désigna nominativement Bernadotte. Le
général Reynier répondit comme il le devait, sans se permettre aucune
réflexion défavorable au maréchal Bernadotte: il demanda congé, et
revint à Paris, où il me raconta lui-même cette conversation:
Assurément, d'après le rapport du général Reynier, on peut croire sans
invraisemblance que l'empereur de Russie voulait abattre l'empereur
Napoléon. Le langage pacifique qu'on prêtait aux alliés, à Châtillon
n'était qu'une feinte, et il n'est pas juste de dire qu'il a été au
pouvoir de l'empereur d'obtenir la paix à ces conférences. J'en rendis
compte à l'empereur le jour même, et il me fit l'honneur de me répondre
qu'il désirait voir le général Reynier. Ce général partit à franc-étrier
pour arriver plus tôt près de l'empereur [24], mais à la deuxième poste,
il fut attaqué d'un accès de fièvre si violent, qu'on fut obligé de le
ramener à Paris dans un état de transpiration qui fut suivi d'un
refroidissement, et enfin il eut une maladie inflammatoire qui l'emporta
en très peu de jours, en sorte que l'empereur ne le vit pas.
[24: Un autre individu, nommé Thurot, se rendit au quartier-général
russe, et s'y fit passer pour un envoyé du parti ennemi de l'empereur;
on l'y accueillit, et, comme cet homme joignait à la plus honteuse
immoralité beaucoup de perfidie d'esprit, il se fit écouter. Ce Thurot
avait été secrétaire général du ministère de la police, sous le
directoire, jusqu'au 18 brumaire; M. Fouché le renvoya peu après cette
époque: depuis lors, il vécut dans l'intrigue. En 1809, il fut condamné
aux fers pour des affaires d'administration dans la grande armée; peu
après avoir été relevé de ce jugement, il vint à Paris, où il s'était
attaché à M. Anglès. De là il se mit à écrire au cabinet de l'empereur,
sans y être autorisé, sur toutes sortes de matières et d'individus.
L'empereur, révolté de son impudence, me demanda sur ce Thurot un
rapport; pour le faire complet, je le fis arrêter et enlever ses
papiers; ce qui s'y trouva était de nature à être soumis à un conseil
privé, qui le condamna à être détenu dans une prison d'état, comme homme
immoral et dangereux. On le conduisait au lieu de sa détention,
lorsqu'il s'échappa en chemin, et alla au quartier-général ennemi se
donner pour un envoyé du parti ennemi de l'empereur. En 1815, ce même
homme resta à Paris, et s'attacha à un des chefs de l'administration,
pendant que M. Anglès était à Gand. Quel parti servait-il ou
trahissait-il? Je n'en sais rien; mais voilà l'espèce d'hommes qui a eu
une influence sur nos destinées.]
Les armées ennemies étaient si rapprochées de Paris qu'il était
impossible d'empêcher les allées et venues continuelles qui ont lieu à
la faveur des désordres qui accompagnent une armée; d'ailleurs les
communications entre Londres et Châtillon passaient par Paris, d'après
un accord qui avait été fait. On n'ignorait donc guère la supériorité
des alliés ni leurs projets; tout cela rendait la malveillance active,
et rejaillissait sur les provinces. Je n'avais pas attendu que le mal
fût sans remède pour rendre compte à l'empereur de ce que je voyais, de
ce que l'on me rapportait, et de ce que je pressentais, s'il ne faisait
pas la paix à tout prix.
L'armistice n'était point encore conclu, je pouvais craindre que mon
rapport ne tombât entre les mains des ennemis et ne portât à leur
connaissance un état de choses qu'il était du plus grand intérêt de leur
cacher; aussi je n'écrivis point sur une matière aussi délicate, je me
servis de l'occasion du retour à l'armée d'un officier du premier
mérite, connu de l'empereur particulièrement, et je lui répétai jusqu'à
satiété tout ce que je le priai de dire de ma part à ce prince; il
remplit exactement sa commission, j'en ai la preuve.
Enfin, voyant que cela ne produisait rien, je me décidai à écrire à
l'empereur pour lui faire part de mes inquiétudes que je ne croyais que
trop fondées, et je le priai de me permettre de lui donner la dernière
marque de dévouement qu'il allait bientôt être en mon pouvoir de lui
offrir, en le priant de me permettre de rester comme son commissaire à
Paris pendant le séjour que les alliés allaient y faire.
Je lui disais qu'il était inutile de s'abuser sur la suite de ce funeste
événement, mais qu'un homme qui se dévouerait pourrait par son exemple
encourager tous ceux qui ayant la possibilité de mettre leur
responsabilité à couvert derrière son autorité, opposerait du moins de
l'inertie à ce que l'on se proposait de faire, et qu'une première
opposition courageuse dans une pareille circonstance retiendrait bien du
monde dans la voie de l'honneur et ferait parler le devoir. Je fis voir
ma lettre à M. l'archi-chancelier et je la fis aussi voir à M. Pasquier,
qui vint chez moi au moment où je la fermais; j'avais causé avec lui de
tout ce que je craignais, il était persuadé comme moi de tout ce qui
allait arriver; l'empereur me fit l'honneur de me répondre d'une manière
flatteuse sur la proposition que je lui avais faite, mais il ne
partageait pas mes opinions sur ce que je me flattais de pouvoir faire.
Il me disait même que dans mon intérêt il m'ordonnait de ne pas rester à
Paris, et ajoutait que je m'exposerais au plus grand malheur personnel
si je me mettais à la discrétion des ennemis. Je dus donc abandonner mon
projet, parce que si je n'avais pas réussi je n'aurais eu aucune excuse
à donner après avoir éludé un ordre qui m'avait été adressé directement.
Je voyais de tout côté que chacun songeait à soi; on plaignait
l'empereur, mais l'on prenait petit à petit congé de lui. Quelques-uns
des commissaires qui avaient été envoyés dans les départements pour y
réchauffer l'esprit public, ne correspondaient déjà plus, et ne disaient
que ce qu'ils ne pouvaient plus faire. Il n'y avait plus d'énergie nulle
part, l'agonie était complète, il y a même eu de ces messieurs qui ont
cherché à se préparer une position nouvelle en se faisant un mérite
d'avoir éludé les ordres qu'ils avaient reçus des ministres.