FIG. 3.
Coupe de la porte d’un édifice de la ville de Ghernès.
FIG. 4.
Plan d’un souterrain de la ville de Limniade.
_a._ Entrée et descente par un escalier taillé dans le roc.
_b._ Extrémité comblée du souterrain.
FIG. 5.
Plan d’un réservoir de la ville de Limniade.
FIG. 6.
Monuments trouvés à l’Oasis d’Augiles, et appartenant probablement au
culte funéraire des anciens Augilites.
PLANCHE XXVI.
VUE DE MARSAH-SOUZA, ANCIEN PORT DE CYRÈNE.
Le massif de ruines attenant au premier plan de ce dessin est un rocher
subdivisé intérieurement en plusieurs salles sépulcrales envahies par la
mer ; il se trouve à l’extrémité occidentale du port. Les deux îlots que
l’on voit aussi dans cette planche sont couronnés de débris d’anciennes
fortifications, et durent, dans l’antiquité, former l’entrée du port de
Cyrène.
PLANCHE XXVII.
COLONNES ET CHAPITEAUX DE DIVERS TEMPLES DE LA CYRÉNAÏQUE.
FIG. 1.
Colonne de marbre pentélique faisant partie des ruines d’un temple
d’Apollonie.
FIG. 2.
Colonne de marbre blanc appartenant à une église d’Apollonie. Le socle
quadrangulaire, orné d’une croix sculptée en relief, qui est placé dans
la planche au bas de cette colonne, fait partie des ruines du même
édifice.
FIG. 3, 4.
Chapiteaux de marbre blanc trouvés parmi les ruines de Beit-Tamer,
ancien temple de Vénus, situé auprès de la station d’Aphrodisias.
FIG. 5.
Chapiteaux faisant partie des ruines du temple de Ptolémaïs.
FIG. 6.
Chapiteau d’un édifice de Teuchira.
NOTA. On a oublié de mettre sur cette planche l’échelle de proportion
des monuments qu’elle contient. La colonne de la _fig._ 1 a 6 mètres 2
décimètres de hauteur, y compris la base et le chapiteau ; le diamètre
du fût est de 7 décimètres. On peut se servir de cette donnée pour
connaître comparativement les dimensions et proportions de l’autre
colonne et des divers chapiteaux contenus dans cette planche : ils ont
été dessinés sur une échelle commune.
PLANCHE XXVIII.
RUINES DU QUAI D’APOLLONIE.
Ce quai, dont il ne reste à peu près que les trois quarts, fut construit
en demi-cercle composé de trente à quarante marches ; il formait par
conséquent un vaste et magnifique amphithéâtre, sur les gradins duquel
on montait les marchandises pour les introduire dans la ville. La
situation d’Apollonie sur des rochers taillés en falaises motiva cette
belle construction, qui devait dans l’antiquité présenter un coup d’œil
fort agréable. Les édifices, qui entouraient le quai et le quart au
moins de ses propres gradins, se sont écroulés à ses pieds et ont comblé
le bassin semi-circulaire autrefois occupé par les eaux, dont il ne
reste plus que de petites flaques. Les figures placées, dans la planche,
au sommet de cet édifice, peuvent servir d’échelle comparative pour en
connaître les dimensions.
PLANCHE XXIX.
GROUPE D’HYPOGÉES, SITUÉS ENTRE CYRÈNE ET APOLLONIE.
Cette façade est remarquable en ce qu’elle offre une disposition
architectonique qu’on ne retrouve point ailleurs en Cyrénaïque, même
parmi la Nécropolis de Cyrène. Cette disposition consiste dans une série
de cadres monolithes, ornés de pilastres et d’une frise en triglyphes,
placés chacun au-dessus de l’entrée d’un caveau sépulcral, et figurant
ensemble un grand entablement. Ces cadres, dont il ne reste qu’un seul
debout, étaient destinés à contenir des inscriptions relatives aux
personnes ensevelies dans le caveau qu’ils surmontaient ; quelques
lettres très-frustes s’aperçoivent encore sur ceux de ces cadres qui
sont renversés au-devant du monument.
PLANCHES XXX, XXXII, XXXIII, XXXV, XXXVII, XL, XLII, XLIII.
VUES DES GROTTES DE LA NÉCROPOLIS DE CYRÈNE.
Ces dessins offrent collectivement la réunion des divers styles
d’architecture employés successivement par les habitants de Cyrène à
orner leurs tombeaux. Le dorique en forme le type principal, et
l’imitation de l’architecture égyptienne s’y rencontre souvent, mais
toujours dans les détails et jamais dans l’ensemble du monument. Le
style propre à chacune des façades dessinées dans ces planches se trouve
exactement répété, dans cette belle et vaste Nécropolis, sur une
infinité d’autres façades de grottes sépulcrales plus ou moins
détruites : il a paru suffisant de dessiner séparément les mieux
conservées.
PLANCHES XXXI, XXXIV, XXXVI, XXXVIII, XLI, XLIV.
COUPES ET DÉTAILS DES FAÇADES DES GROTTES DE LA NÉCROPOLIS DE CYRÈNE.
Ces coupes, ainsi que les profils d’architecture qui les accompagnent,
correspondent aux dessins en perspective des planches précédentes. Leur
titre indique suffisamment celles des grottes auxquelles ils
appartiennent, pour rendre toute autre explication superflue.
PLANCHES XXXIX, XLIII.
COUPES DE QUELQUES AUTRES FAÇADES DES GROTTES DE LA NÉCROPOLIS DE
CYRÈNE.
Quoique ces façades soient d’un style différent de celles des planches
précédentes, et qu’elles en complètent même la série, il a paru
suffisant d’en donner un simple dessin au linéament, sans augmenter le
nombre des vues en perspective qui offrent entre elles, dans cette
Nécropolis, trop de monotonie de situation.
PLANCHE XLV.
VUE D’UN TOMBEAU, SITUÉ A L’EXTRÉMITÉ EST DE LA NÉCROPOLIS DE CYRÈNE.
Même observation que pour la XXXIXe et la XLVIIe planche.
PLANCHE XLVI.
1. Coupe du tombeau situé à l’extrémité orientale de la Nécropolis de
Cyrène.
2. Façade d’un autre tombeau.
PLANCHE XLVII.
Voir à la XXXIXe.
PLANCHE XLVIII.
Plans de diverses grottes de la Nécropolis de Cyrène.
PLANCHE XLIX ET L.
PEINTURE TROUVÉE DANS L’INTÉRIEUR D’UNE GROTTE DE LA NÉCROPOLIS DE
CYRÈNE.
Elle est taillée dans le flanc d’un ravin de la Nécropolis de Cyrène ;
elle offre plus de richesses monumentales à elle seule que toutes les
autres ensemble. Cette grotte, sans niches ni sarcophages, contient au
milieu un puits sépulcral, et ses quatre parois sont couvertes de
peintures qui paraissent représenter des jeux funéraires. La mieux
conservée, comme la plus remarquable, est celle-ci : elle occupe toute
la longueur d’une paroi : elle est composée d’une série de figures dont
les unes, revêtues de riches costumes, exécutent une marche solennelle,
et les autres, divisées en plusieurs groupes et couvertes d’une simple
draperie, donnent l’idée du peuple de Cyrène qui assiste à la cérémonie
et s’attroupe auprès des principaux personnages. En tête du tableau est
une espèce de meuble, auprès duquel des jeunes gens sont occupés à
préparer des mets, emblème sans doute des repas qui suivaient, dans
l’antiquité, les fêtes populaires ; une table couverte de couronnes et
de palmes le termine. Là se trouvent trois personnages mitrés, debout
chacun sur un piédestal. L’un d’entre eux est appuyé sur une massue,
l’autre paraît consacrer les palmes et les couronnes, et le troisième,
dans l’attitude d’orateur, semble attirer l’attention du peuple groupé
auprès de lui.
Tel est l’effet, qu’indépendamment de toute induction scientifique,
produit au premier coup d’œil cette peinture intéressante.
PLANCHE LI.
PEINTURE TROUVÉE DANS L’INTÉRIEUR D’UNE GROTTE DE LA NÉCROPOLIS DE
CYRÈNE.
Un berger y est représenté la houlette à la main, entouré d’un troupeau,
et portant un mouton sur les épaules. On reconnaît bien là le bon
pasteur de la chrétienté, d’autant plus que la roideur des draperies et
le mauvais goût du dessin indiquent le moyen âge, époque de la décadence
des arts. Mais voici encore autour du tableau des poissons de
différentes espèces posés en offrande, intention tellement évidente,
qu’ils sont trois fois au moins plus grands que les moutons et le
berger, et que l’artiste les a détachés du fond du tableau par une forte
ombre, comme s’il avait voulu les y représenter suspendus en _ex-voto_.
PLANCHE LII.
PEINTURES TROUVÉES DANS L’INTÉRIEUR D’UNE GROTTE DE LA NÉCROPOLIS DE
CYRÈNE. 1 Paroi D ; 2 Paroi DX.
Elle représente une chasse et un cirque. La première surprend au premier
aspect, à cause du cerf qui en forme le principal sujet, et contre
lequel un chasseur anime le soulouc, qu’il retient d’une main par un
lien, et de l’autre agite un fouet pour stimuler son ardeur. Or, le
cerf, comme Hérodote a pris soin de l’affirmer, et malgré l’erreur
commise par les Maronites dans la géographie nubienne, ne se trouve
nulle part en Afrique. Il fut donc apporté par les Grecs dans la
Pentapole libyque ; cette peinture semble l’attester, de même que la
cause de la naturalisation dans cette contrée peut être expliquée par
d’autres monuments. Il faut sans contredit l’attribuer au culte de
Diane, une des principales divinités des Cyrénéens.
La seconde est fort bizarre, en ce qu’on y voit confondus des animaux
féroces, tels que le lion, le léopard s’élançant sur un taureau, avec un
bouc, des gazelles et des chiens lévriers, que l’on reconnaît de suite
pour les souloucs indigènes de l’Afrique septentrionale.
PLANCHE LIII.
PEINTURES TROUVÉES DANS L’INTÉRIEUR D’UNE GROTTE DE LA NÉCROPOLIS DE
CYRÈNE. 1 Paroi _c_ ; 2 Paroi _a_.
On y remarque une scène représentant la lutte et le pugilat. Certes
voilà des formes athlétiques bien prononcées, et exposées dans tout leur
jour : pas même une simple feuille de vigne ! D’une part les efforts, et
de l’autre l’aplomb, sont assez bien indiqués. Le sang coule des
blessures et rougit le sol ; une des malheureuses victimes gît étendue
sur l’arène ; du moins c’est là l’intention de l’artiste ; car, bien que
l’athlète soit peint au-dessus du tableau comme s’il nageait dans les
airs, il est censé placé sur un plan horizontal ; mais cette
inexpérience de perspective est trop connue dans les peintures antiques,
pour que nous soyons surpris de la retrouver ici. La même réflexion
s’applique à la position aérienne de deux vases contenant l’huile et les
pinceaux qui servaient à oindre le corps : ces détails n’offrent aussi
rien que de très-connu. Il n’en est pas de même d’un scorpion suspendu à
une main isolée, et ainsi représenté à côté du tableau. J’ignore si ce
reptile dépourvu de venin peut devenir, comme tant d’autres, l’antidote
du mal ; mais il est remarquable que les habitants actuels de la
Cyrénaïque se servent, disent-ils, du scorpion pour arrêter la
putréfaction des blessures.
La paroi suivant celle décrite plus haut était entièrement occupée par
un combat de gladiateurs dont il ne reste malheureusement qu’un
fragment. Les combattants, couverts de cuirasses, ont la figure garantie
par un masque, et la tête ornée de grands panaches de diverses couleurs.
Cette dernière particularité est remarquable en ce qu’elle n’existe, que
je sache, dans aucun des sujets antiques analogues à celui-ci ; ce qui
permet de croire que cet usage était local. Un homme à tête découverte,
sans armure, et ayant seulement une baguette à la main, arrête le
vainqueur ; tout porte à croire que ce personnage représente un héraut
du camp. Quant aux détails de cette peinture relatifs aux diverses
parties de l’armure et des gladiateurs, ils n’offrent rien qui ne soit
connu par d’autres monuments anciens funéraires de l’antiquité, et
notamment par les sculptures du tombeau de Scaurus, découvert aux ruines
de Pompéi.
PLANCHE LIV.
PEINTURES TROUVÉES SUR LA FRISE D’UN TOMBEAU, A CYRÈNE.
Ces peintures sont dans une petite salle dont les parois, très-unies et
peintes d’un vert tendre, lui donnaient plutôt l’air d’un riant cabinet
aérien que d’une excavation sépulcrale. Le fond de cette jolie grotte en
rappelle seul la destination ; il est occupé par un sarcophage creusé
dans le roc, et couronné d’une frise en triglyphes, contenant dans
chaque métope une peinture élégamment miniée, et d’une conservation
parfaite. Mais ce qui augmente la surprise, c’est de reconnaître dans la
série de ces petits tableaux les principales phases, ou les diverses
occupations de la vie d’une esclave noire ; du moins telle est
l’induction que j’ai tirée de ces charmantes peintures. J’ai cru y
distinguer successivement les entretiens de l’amitié, l’éducation de
jeune fille, l’ambition de la parure, les délassements figurés par
l’exercice de la balançoire, le bain si nécessaire dans la brûlante
Libye, et enfin le triste lit de mort sur lequel la négresse est
étendue, les yeux éteints, et paraît être regrettée de son maître, le
blanc Cyrénéen, que l’on voit à côté d’elle dans une attitude de
douleur.
La coiffure et le costume de ces miniatures ne sont pas moins
remarquables, tant par la forme que par la couleur. Les longues robes
bleues sans agrafes, et les schalls rouges entrelacés avec les cheveux,
ou couvrant la tête en guise de turban, offrent une analogie frappante
avec l’habillement des modernes Africaines, et principalement avec
celles qui habitent le Fezzan.
PLANCHE LV.
INTÉRIEUR D’UNE GROTTE SÉPULCRALE CHRÉTIENNE : NÉCROPOLIS DE CYRÈNE.
Lors même que les peintures qui en couvrent les parois n’offriraient pas
le témoignage certain de cette époque religieuse, une inscription
cursive, précédée de la croix, la prouverait irrécusablement. Mais il
convient de donner auparavant une idée de l’architecture et de la
distribution de ce nouvel hypogée. Le fond a un aspect vraiment
monumental : un sarcophage s’y trouve creusé avec un art infini dans la
paroi ; il est orné de guirlandes et de têtes de bouc, et couronné d’une
petite voûte en plein cintre, sculptée en coquille : latéralement au
sarcophage sont deux niches décorées chacune d’un vase d’une forme très-
élégante. Les autres côtés de l’hypogée qui forment angle droit avec
celui du fond, contiennent aussi des sarcophages et des cintres, dont
les uns sont couverts de peintures, et les autres offrent les mêmes
détails que le précédent. Ces irrégularités qui choquent dans la
description, ne déplaisent pas à la vue du monument, puisqu’elles en
varient l’aspect, et qu’elles correspondent d’ailleurs symétriquement
entre elles. Quant aux peintures qui le bariolent bien plus qu’elles ne
l’embellissent, voici quels en sont les emblèmes.
Celui qu’on y a le plus souvent reproduit est la vigne du Seigneur ;
mais ce symbole des premières époques de la chrétienté, n’imite pas mal
ici, par sa disposition, le thyrse de Bacchus. La voilà avec ses longues
lianes, ses grappes pourprées, et ses larges feuilles grimpant autour de
longs bâtons placés à côté des sarcophages. Autre part elle couvre des
treillages figurés dans l’intérieur des cintres, ou bien elle forme une
frise de festons tout autour du monument. Après cet emblème, le paon,
accompagné de poissons, est celui qui frappe plusieurs fois les yeux.
Dans d’autres grottes de la Nécropolis, je l’ai rencontré quelquefois
peint isolément au-dessus de sarcophages, et je le vois ici formant le
sujet principal d’un tableau qui occupe toute l’étendue d’un cintre. Il
est placé dans un panier à anses, déployant circulairement la queue au
milieu de bouquets de fleurs, parmi lesquelles il n’est point superflu
de nommer des soucis et des pensées, qu’on aperçoit parmi des touffes de
roses. L’oiseau de Cérès est sans doute représenté dans ces lieux
funèbres en guise d’offrande ; j’en ignore la cause allégorique.
PLANCHE LVI.
VUE D’UN SARCOPHAGE, DANS L’INTÉRIEUR D’UNE GROTTE A CYRÈNE.
Elle est située à l’ouest de la Nécropolis de Cyrène ; le sarcophage qui
s’y trouve est magnifique, il est en marbre blanc avec son couvercle.
Cette grotte, dont l’entrée et l’intérieur sont très-détériorés, formait
une pièce ayant trois subdivisions, dont deux latérales à l’entrée, et
la troisième au fond. Elles contenaient chacune un sarcophage en marbre
de styles différents. Celui-ci est le seul conservé ; il a sur sa façade
quatre cariatides, dont deux figures de filles et deux de garçons. Ces
figures, ainsi que tous les autres dessins, sont sculptées en bas-
relief ; elles soutiennent des guirlandes composées de feuilles de
différentes espèces, de fleurs et de fruits. Au milieu et entre la
guirlande soutenue par les figures de filles, est une tête de grandeur
naturelle ; au milieu du cou est un nœud avec deux ganses. Entre les
deux autres guirlandes, soutenues de chaque côté par deux cariatides de
deux sexes, sont des têtes d’enfant. Les figures sont d’un bon style ;
les draperies sont bien ménagées, et nouées à la grecque au-dessous du
sein. Des trous ont été pratiqués en différents endroits sur cette
façade, par les Arabes, dans le but de connaître ce que contenait le
sarcophage avant qu’ils aient pu remuer le couvercle, qui se trouve
maintenant un peu détourné. Aux deux côtés qui forment les extrémités du
sarcophage est un simple réseau, au milieu d’une guirlande de même
nature que celles de la façade, mais le dessin est brut. Il a sept pieds
cinq pouces de long sur trois pieds huit pouces de large ; la hauteur de
la caisse est de trois pieds trois pouces, et celle du couvercle d’un
pied trois pouces.
PLANCHE LVII.
FRAGMENTS DE SARCOPHAGES EN MARBRE.
Dans une chambre voisine de celle où j’ai trouvé le sarcophage décrit
plus haut, je fis déblayer différents blocs de marbre ; un beau fragment
m’offrit un guerrier armé de sa cuirasse, paraissant prêt à immoler une
mère dont le fils est étendu à ses pieds. Ce même fragment, qui est la
base mutilée du sarcophage, offre à son grand côté des restes d’une
scène de même nature, des chevaux et des chiens pêle-mêle, fuyant
précipitamment. Ce bas-relief permet de croire que le sarcophage a dû
contenir un guerrier, ou une victime des fureurs de la guerre.
PLANCHE LVIII.
SARCOPHAGE SITUÉ DANS L’INTÉRIEUR D’UNE GROTTE, PRÈS DE LA FONTAINE
D’APOLLON, A CYRÈNE.
Il est en marbre blanc, ayant deux griffons sur un des grands côtés en
bas-relief. Ils appuient une pate sur une espèce de vase long ou
candelabre, d’où sort de la flamme ; les trois autres côtés du même
dessin ont une frise en guirlandes, au sommet, suspendue à des têtes de
bouc ; à leur base est une autre guirlande, et au fond un dessin en
lignes contournées en S.
PLANCHE LIX.
TORSE COLOSSAL EN MARBRE, PARMI LES RUINES DE CYRÈNE.
Il se trouve à soixante et dix mètres, vers l’ouest, du temple de César.
Il est d’une grandeur colossale, en marbre blanc, représentant un
guerrier. La cuirasse, enrichie de sculptures d’un travail fini, est
d’une belle conservation ; on y distingue les emblèmes suivants : au
milieu du poitrail une figure de femme ailée, la tête couverte d’un
casque, et tenant d’une main un glaive, et de l’autre un bouclier, se
tient debout sur une louve : il est presque inutile de dire que c’est là
l’emblème de Rome la guerrière, portée par l’animal qui allaita son
premier roi. Deux autres figures également ailées, sculptées
latéralement à la précédente, paraissent représenter les génies qui
présidaient aux destins de la ville héroïque. Les écailles semi-
sphériques de la cuirasse, qui couvrent les bandelettes libyennes,
contiennent aussi chacune des sculptures en relief, disposées
symétriquement, parmi lesquelles on remarque des dauphins, les têtes de
Mercure et d’Apollon, les aigles de Rome, et autres symboles qui
contribuent à orner ce beau torse sans trop le charger.
Si l’on se rappelle maintenant la situation de ce précieux monument, si
l’on observe ses dimensions colossales et le fini du travail, il est
hors de doute qu’on ne manquera pas de reconnaître en lui la statue de
l’empereur César, que les Barbares, en dépit de son apothéose, ont
chassée de la superbe enceinte, et fait rouler dans ce champ avec les
colonnes et les voûtes qui en relevaient autrefois l’éclat.
PLANCHE LIX.
(_Portant par erreur le no LIX à double._)
FIG. 1.
_Plan des ruines d’un temple situé à Ptolémaïs._
_a._ Pronaos qui contient encore trois colonnes debout avec leurs
chapiteaux (_Voyez_ pl. LXVIII).
_b._ Ouvertures qui communiquent à un souterrain voûté, divisé en neuf
corridors, et destiné probablement à contenir de l’eau, usage qu’il
offre encore maintenant.
FIG. 2.
_Plan d’une ancienne caserne de la même ville._
_a._ Côté du mur où se trouve le rescrit d’Anastase Ier. _Voyez_ Relat.,
page 179.
_b._ Pièce contenant encore les anciens fourneaux de la caserne.
_c._ Escalier pratiqué dans l’intérieur du mur et tout le long de
l’enceinte.
_d._ Entrées voûtées.
_e._ Soupirail.
FIG. 3.
_Plan d’un château sarrasin, situé sur la route qui conduit de Cyrène à
Ptolémaïs._
PLANCHE LX.
BAS-RELIEF ET TÊTES EN MARBRE, PARMI LES RUINES DE CYRÈNE.
Parmi les débris du temple d’Apollon, on trouve ce bas-relief en marbre,
représentant une jeune femme nue jusqu’à la ceinture, sans attribut de
déesse, et paraissant couronner un buste dont il manque la tête.
Ces deux têtes ont été trouvées parmi les ruines de Cyrène ; elles sont
de marbre blanc. L’une est d’une dimension colossale, et l’autre de
grandeur naturelle.
PLANCHE LXI.
PLAN D’UN HYPOGÉE, DIT KENNISSÈH (LES ÉGLISES) FAISANT PARTIE DE LA
NÉCROPOLIS DE CYRÈNE.
C’est au fond de cet hypogée que se trouvent les deux grottes de la
planche XXXIX. Il est situé à peu près au milieu de la Nécropolis de
l’Est, et est le plus remarquable de tous par sa grandeur et ses
distributions.
PLANCHES LXII et LXIII.
INSCRIPTIONS TROUVÉES A CYRÈNE.
PLANCHE LXIV.
INSCRIPTIONS TROUVÉES DANS L’INTÉRIEUR D’UN SANCTUAIRE, A CYRÈNE.
PLANCHES LXV et LXVI.
INSCRIPTIONS TROUVÉES A CYRÈNE.
PLANCHE LXVII.
VUE DU CHATEAU DE BÉNÉGDEM, SITUÉ SUR LA ROUTE DE CYRÈNE A PTOLÉMAÏS.
Il est situé à l’ouest de Cyrène, et à une journée de chameau de la
mer ; il a vingt-deux mètres et vingt centimètres de longueur, sur
quarante-trois mètres quatre-vingt-cinq centimètres de largeur, formant
un carré oblong. Sa longueur est de l’Est à l’Ouest. Ses deux grands
côtés ont au milieu de leur longueur une tour carrée de six mètres
quarante-cinq centimètres de largeur. Ces tours attenantes au mur
d’enceinte forment deux ailes au monument, se projetant en dehors ;
elles ont chacune une pièce voûtée ; le tout construit en dalles
calcaires, liées entre elles par du ciment.
PLANCHE LXVIII.
VUE DES RUINES D’UN TEMPLE A PTOLÉMAÏS.
Le premier plan de cette vue représente le parvis du temple, formé par
une espèce de stuc, dans lequel sont enchâssés des cailloux roulés.
Plusieurs ouvertures sont pratiquées sur la surface du parvis, qui en
quelques endroits conserve encore des restes d’une mosaïque grossière,
dont il était généralement revêtu. Les trois colonnes encore debout sont
probablement le reste du propylée. On voit sur le massif de construction
qui leur sert de base générale, deux inscriptions grecques dont une est
renversée.
PLANCHE LXVIII.
(_Portant par erreur le no LXVIII à double._)
VUE DES RUINES DE LA PORTE OCCIDENTALE DE PTOLÉMAÏS.
Deux grands massifs d’une égale dimension, ayant à leur côté Est une
ouverture carrée à mi-distance de leur hauteur, portent à croire qu’ils
peuvent être les restes de l’ancienne porte de Ptolémaïs, à l’extrémité
Ouest de laquelle ils se trouvent. Les ruines du temple, qui est l’objet
de la vue précédente, se voient à l’Est.
PLANCHE LXX.
VUE DES MONUMENTS FUNÉRAIRES, SITUÉS A L’OUEST DES RUINES DE PTOLEMAÏS.
Le principal de ces tombeaux est construit sur un rocher taillé
carrément. Il est orné à son sommet d’une frise du même style que celles
que nous avons observées dans la Nécropolis de Cyrène. Il forme
intérieurement une galerie, ayant de chaque côté cinq caisses ou caveaux
dont les entrées sont ornées de frises simples, mais d’un bon goût. Au-
dessus des caveaux est un second étage divisé en plusieurs pièces. Les
autres tombeaux ou masses carrées que l’on aperçoit auprès de celui dont
nous venons de parler, sont formés par des rochers isolés, dans
l’intérieur desquels on a taillé une ou plusieurs chambres. L’extérieur
est taillé à peu près en carré d’une manière assez grossière.
PLANCHE LXXI.
PLAN, COUPE INTÉRIEURE ET DÉTAILS DU GRAND TOMBEAU, SITUÉ A L’OUEST DE
PTOLÉMAÏS.
_Voyez_ Relation, pages 180 et 181.
PLANCHE LXXIII.
INSCRIPTION GRAVÉE SUR UNE CASERNE ANTIQUE A PTOLÉMAÏS.
PLANCHES LXXIV, LXXV, LXXVI, LXXVII, LXXVIII.
(_Cette dernière porte par erreur le no LXXIX._)
INSCRIPTIONS DE PTOLÉMAÏS.
PLANCHE LXXIX.
INSCRIPTIONS GRAVÉES SUR LES TOMBEAUX DE PTOLÉMAÏS.
PLANCHES LXXX, LXXXI, LXXXII, LXXXIII, LXXXIV, LXXXV, LXXXVI.
INSCRIPTIONS TROUVÉES A TEUCHIRA.