M. BERRYER.--Je demande la parole.

_M. le ministre de l'instruction publique_.--...Qu'on peut faire ce

qu'on veut pour faire prévaloir son opinion; qu'on peut attaquer son

pays, risquer le bonheur, le repos, le sort de la société tout entière

par cela seul qu'on croit qu'elle sera mieux organisée dans un sens que

dans un autre, parce qu'il y a un nom, celui de république, qui convient

davantage que celui de monarchie constitutionnelle. C'est là, messieurs,

je le répète, le mal qui travaille et perd tant d'esprits, mal contre

lequel nous nous sommes si souvent élevés dans cette Chambre; de tous

les côtés, permettez-moi de le rappeler, on s'en est plaint; on y a

cherché un remède. M. Odilon Barrot particulièrement (et cela lui fait

honneur) a plus d'une fois déploré l'incertitude des esprits en fait de

bien et de mal politique; il a insisté sur les inconvénients d'un

semblable état des esprits.

Histoire parlementaire de France, Volume 2. Recueil complet des discours prononcés dans les chambres de 1819 à 1848 · 第 77 / 119 题