_M. le ministre de l'instruction publique_.--...Qu'on peut faire ce
qu'on veut pour faire prévaloir son opinion; qu'on peut attaquer son
pays, risquer le bonheur, le repos, le sort de la société tout entière
par cela seul qu'on croit qu'elle sera mieux organisée dans un sens que
dans un autre, parce qu'il y a un nom, celui de république, qui convient
davantage que celui de monarchie constitutionnelle. C'est là, messieurs,
je le répète, le mal qui travaille et perd tant d'esprits, mal contre
lequel nous nous sommes si souvent élevés dans cette Chambre; de tous
les côtés, permettez-moi de le rappeler, on s'en est plaint; on y a
cherché un remède. M. Odilon Barrot particulièrement (et cela lui fait
honneur) a plus d'une fois déploré l'incertitude des esprits en fait de
bien et de mal politique; il a insisté sur les inconvénients d'un
semblable état des esprits.