M. GUIZOT.--Cela n'est pas tolérable, je le répète; et cependant nous
l'avons toléré; nous avons patienté, et déjà nous commençons à
surmonter, nous surmonterons ce mal; nous le surmonterons avec votre
assentiment, avec votre appui, avec l'appui de la véritable opinion
publique qui, chaque jour, s'irrite et s'indigne contre une pareille
déviation, contre un pareil attentat à l'ordre social lui-même.
Je reviens à la question particulière. Il n'est pas possible que chaque
député, que chaque citoyen se réserve le droit de choisir dans les lois
les dispositions qui lui conviennent, de dire: j'obéirai à celles-ci, je
désobéirai à celles-là; qu'il se fasse ainsi sa propre loi en lui-même,
tandis que nous sommes ici pour faire des lois pour tous: ce serait là
un désordre immense, et auquel la Chambre devrait promptement pourvoir.
(_Très-bien! très-bien!_)