M. HAVIN.--C'est vous qui n'êtes pas tolérable. (_Murmures._)

M. GUIZOT.--Cela n'est pas tolérable, je le répète; et cependant nous

l'avons toléré; nous avons patienté, et déjà nous commençons à

surmonter, nous surmonterons ce mal; nous le surmonterons avec votre

assentiment, avec votre appui, avec l'appui de la véritable opinion

publique qui, chaque jour, s'irrite et s'indigne contre une pareille

déviation, contre un pareil attentat à l'ordre social lui-même.

Je reviens à la question particulière. Il n'est pas possible que chaque

député, que chaque citoyen se réserve le droit de choisir dans les lois

les dispositions qui lui conviennent, de dire: j'obéirai à celles-ci, je

désobéirai à celles-là; qu'il se fasse ainsi sa propre loi en lui-même,

tandis que nous sommes ici pour faire des lois pour tous: ce serait là

un désordre immense, et auquel la Chambre devrait promptement pourvoir.

(_Très-bien! très-bien!_)

Histoire parlementaire de France, Volume 2. Recueil complet des discours prononcés dans les chambres de 1819 à 1848 · 第 69 / 119 题