--Chambre des députés.--Séance du 6 mars 1833--
Dans la discussion du projet de loi sur les crédits supplémentaires pour
l'exercice 1833, M. Bavoux attaqua le conseil royal de l'instruction
publique et l'École normale, pour laquelle un supplément de crédit de
3,000 francs était demandé. Je lui répondis:
GUIZOT, _ministre de l'instruction publique_.--Je demande à la Chambre
la permission de me renfermer étroitement dans la question particulière
dont il s'agit. Je ne défendrai pas le conseil royal comme institution,
je n'examinerai pas dans quel esprit il a été formé ni quels reproches
lui ont été adressés: je vais me renfermer dans la question du crédit
supplémentaire de 3,000 fr. demandé pour l'École normale.
Je crois que toute dépense qui se fonde sur la demande d'un crédit
extraordinaire doit être utile et urgente.
La dépense se divise en deux parties: une portion, destinée à augmenter
de douze le nombre des élèves de l'École normale, et une portion
destinée à un supplément de traitement pour le conseiller de
l'instruction publique chargé de la surveillance de l'École normale.
Quant à l'augmentation de douze élèves...