CHAPITRE X.

Czernitchef.--Ses tentatives de séduction.--Le maître de

mathématiques.--Réflexions sur l'espionnage.--Article du _Journal de

l'Empire_.--Vive réprimande.--Retraite du duc de Cadore.--M. de

Bassano.--Réflexions sur les hommes nouveaux.

Depuis plus d'une année, on ne voyait revenir de Russie en France que le

même officier russe, que l'on renvoyait à Paris aussitôt qu'il avait

apporté une réponse de Paris à Saint-Pétersbourg. Les plaisans disaient

qu'il n'y avait probablement que lui qui fût en état d'en trouver le

chemin; mais d'autres, avec plus de raison, observaient qu'il devait y

avoir un motif particulier pour que ce fût toujours le même officier qui

fît ce voyage. Effectivement, depuis le mois de mars 1808 jusqu'en

février 1812, c'est-à-dire pendant quatre ans, il a fait le voyage de

Russie à Paris dix ou douze fois, ce qui équivaut au tour du monde,

qu'un vaisseau met trois ans à accomplir. Vers la fin de 1810, un simple

hasard me fournit la preuve que les retours aussi précipités de cet

officier avaient une bien autre importance que les complimens et les

protestations dont les lettres qu'il portait pouvaient être pleines. Il

occupait ses loisirs, entre l'arrivée et le départ, par des études qui

en imposaient à tout ce qui aurait pu vouloir donner un autre but à ses

missions; mais en cherchant un maître de mathématiques, il rencontra

dans celui dont il fit choix ce que l'on appelle à la police un

_observateur_. Celui-ci accepta, se trouvant fort heureux d'une

rencontre qui allait lui fournir de quoi moissonner.

Au bout de quelque temps, l'officier russe chercha à connaître les

moyens d'informations de son répétiteur, et lui demanda s'il connaissait

quelque commis aux bureaux de la guerre.

Le maître de mathématiques répondit affirmativement, et la chose était

vraie; mais avant de se livrer davantage, l'officier russe lui promit,

lorsqu'il aurait la preuve qu'il accusait vrai, de lui indiquer les

moyens de gagner de l'argent.

Le maître de mathématiques me transmit la proposition; je lui dis

d'accepter et de faire tout ce qu'on lui demanderait, mais d'en rendre

compte auparavant.

Il alla en conséquence voir les connaissances qu'il avait aux bureaux de

la guerre, et s'y procura quelques états particuliers ou imprimés qui

prouvaient qu'en effet il avait des moyens de parvenir au ministère; il

m'apporta les pièces, j'y fis changer quelques chiffres, et les lui

rendis pour les communiquer à l'officier russe. La confiance de celui-ci

fut établie. Il donna à son mathématicien une série de demandes écrites

de sa main, ayant toutes pour but d'explorer les bureaux de la guerre,

tant du personnel que du matériel de toutes armes.

Il me l'apporta aussitôt; il n'y avait plus alors moyen de douter du

motif de la confiance qui était accordée à cet officier russe, et du

rôle qu'il devait jouer à Paris.

J'en rendis compte à l'empereur, qui faisait difficulté de le croire,

mais qui fut convaincu en voyant la série de demandes écrites de la main

de cet officier russe. Il me recommanda de n'en pas parler, mais le

lendemain ou jour suivant, il le fit repartir, en lui donnant une lettre

pour l'empereur de Russie.

L'empereur était loin de la pensée que le séjour près de lui d'un

aide-de-camp de l'empereur Alexandre, et qui à ce titre avait des accès

de faveur partout, était une double mission d'observateur.

Il lui avait fourni des moyens d'autant plus faciles pour la bien

remplir, qu'il était admis partout par suite des recommandations que

l'empereur avait faites à toutes les maisons de la société pour qu'on

lui fît beaucoup de politesses, en sorte que chacun s'empressait de

répondre à une insinuation dans laquelle on entrevoyait un moyen de

plaire au souverain, en faisant ce qui lui paraissait agréable.

Je me rappelle qu'au départ de cet officier, l'empereur recommanda que

l'on écrivît à son ambassadeur pour qu'il mît des obstacles à son

retour. Il paraît que cela n'avait pas été fait, comme on en jugera tout

à l'heure.

C'était pendant le séjour d'automne à Fontainebleau que l'empereur

prévint cet aide-de-camp de l'empereur de Russie qu'il allait le

renvoyer à Saint-Pétersbourg, et qu'à cette occasion il lui donna une

assez longue audience dans laquelle cet officier dit fort judicieusement

à l'empereur que la meilleure commission dont il pouvait être chargé

pour son maître était l'assurance qu'il ne lèverait point de

conscription cette année: c'est lui-même qui me l'a rapporté.

Il avait raison; mais l'empereur était-il payé pour avoir confiance dans

les assurances de paix qu'on ne cessait de lui donner, lorsque les coups

de canon de Wagram résonnaient encore? Ils avaient aussi été précédés

des mêmes assurances, et on ne nous avait pas aidés. Le peu de grâce que

l'on avait mis à accueillir la proposition d'une alliance de famille qui

eût resserré celle des deux pays n'était pas fait pour entretenir

l'harmonie qu'on était parvenu à rétablir entre eux; il avait eu, au

contraire, quelque chose de choquant, qui, même entre des particuliers,

aurait blessé la dignité de celui qui aurait éprouvé un semblable refus.

Ensuite, la presque totalité de l'armée qui avait fait la campagne de

1809 était passée en Espagne et en Hollande. Il ne restait dans les

provinces du Hanovre, Fulde, Erfurth, etc., que les quatre divisions du

corps du maréchal Davout.

La cavalerie était encore dans une situation beaucoup moins hostile,

car, sauf les régimens de cuirassiers, tous les autres corps avaient été

dédoublés pour aller compléter les cadres des régimens de cavalerie qui

étaient en Espagne. Il résultait de tout cela que, si l'empereur avait

encore été attaqué, on l'aurait trouvé dans la même position qu'en 1809;

c'était ce que voulaient ses ennemis, mais il n'aurait pas été

excusable, s'il s'était une seconde fois laissé surprendre par son trop

de confiance, surtout ayant au midi une guerre qui, d'un moment à

l'autre, pouvait lui demander trente mille hommes de plus. D'ailleurs

pourquoi se mettre à la merci de ses ennemis?

Il ne fallait pas chercher d'autres motifs aux armemens qui se faisaient

en France; ce n'est pas un État qui ait les ressources de population de

la Russie, qui ne pouvait raisonnablement prendre ombrage d'une levée

d'hommes comme celle qu'elle avait l'air de craindre. Cette levée

effectivement eut lieu; elle devait aller en Espagne presque toute

entière, cependant elle fut envoyée en Allemagne; d'autres troupes

d'Espagne prirent aussi ce chemin. Comment ce malheur est-il arrivé? On

se l'expliquera peut-être par la suite de ces Mémoires.

L'aide-de-camp de l'empereur de Russie était à peine arrivé à

Saint-Pétersbourg, qu'il fut renvoyé à Paris, comme s'il n'avait été en

Russie que pour y changer de chevaux. Une telle opiniâtreté parut

extraordinaire à tout le monde: on crut devoir observer les démarches de

cet officier et mettre des entraves dans son chemin. Le bon sens seul

disait qu'il n'était pas possible qu'il n'eût plusieurs rôles à jouer,

mais sa fortune voulut qu'au lieu d'être contrarié, il fut servi par

ceux qui auraient naturellement dû le circonvenir.

Il rentra à Paris au moment où on le croyait à peine arrivé en Russie,

il apportait une lettre d'Alexandre pour l'empereur. C'étaient encore de

nouvelles protestations de sincérité, etc., etc., toutes sortes de

phrases dont on nous payait depuis près de deux ans, et qui, dans cette

occasion même, étaient portées et répétées par un messager qui avait

dans sa poche une instruction d'espionnage le plus monstrueusement

organisé que l'on eût encore vu. Il aurait couvert l'administration

française de ridicules, si elle n'était pas parvenue à le démasquer. Il

datait déjà de six ans et n'avait pas cessé sous l'administration de M.

Fouché. À quels sentimens devait-on ajouter foi? Était-ce à ceux

exprimés dans la lettre dont l'aide-de-camp était porteur, ou à ceux qui

avaient dicté l'instruction qu'il avait reçue, et qu'il a si bien

suivie?

Il y a des personnes qui trouvent naturel que les puissances fassent

servir leurs relations à des observations prises d'un peu haut; pour

celles qu'elles obtiennent par le moyen des envoyés diplomatiques, à la

bonne heure! Ces messieurs sont des personnages officiels qui peuvent

tout se permettre, parce qu'ils ont toujours un moyen de faire

disparaître leur caractère, lorsque les circonstances l'exigent. Mais

l'aide-de-camp d'un souverain envoyé directement par ce souverain près

d'un autre monarque, porteur d'une lettre autographe de son maître, est

un personnage hors de l'étiquette, et qui doit d'autant moins se

permettre de démarches équivoques, qu'on a pour lui toutes les

déférences résultant de ce que l'on accorde d'estime particulière à la

confiance dont il paraît jouir.

On manquerait à son maître de ne pas en agir ainsi envers celui qui est

plutôt son envoyé personnel que le chargé des affairés publiques. Il est

donc déloyal d'abuser des égards qu'obtient le caractère que l'on a

affiché, et que l'on compromet par le personnage que l'on joue.

Les souverains peuvent proposer de pareilles missions à qui bon leur

semble, mais ils n'ont jamais défendu de les refuser, et il faut se

sentir la grâce d'état pour les accepter.

L'empereur ne témoigna pas qu'il fût contrarié par le retour de cet

aide-de-camp; il le reçut avec bonté, il lui parla même de la série de

demandes qu'il avait remise au maître de mathématiques; il lui dit que

ce rôle-là avait quelque chose de honteux, qui n'était pas fait pour

lui, et l'engagea à y renoncer, sans quoi il ne pourrait pas le voir

davantage.

L'aide-de-camp, feignant d'être touché de cet excès de bonté, promit

tout, s'excusa sur la curiosité naturelle à laquelle il s'était laissé

aller dans ses premiers voyages; l'empereur le crut, et continua à

l'accueillir dans son intérieur, comme il l'avait fait précédemment.

L'aide-de-camp, qui avait pour lui l'expérience des premiers voyages,

profita habilement des accès qu'il avait dans le monde pour s'y plaindre

de la couleur que l'on voulait donner à ses fréquentes missions à Paris.

Il prétendit qu'il n'y avait que des méchans qui pussent ainsi chercher

à lui nuire; il ajouta même quelques réflexions qui ne lui étaient pas

défavorables. Cela lui réussit, et il fit si bien, qu'il fut prôné, loué

et défendu par le ministre qui aurait dû le tenir toujours au bout de

son parquet, et qui, au lieu d'avoir les yeux sur la conduite de cet

aide-de-camp, l'enveloppa d'une protection et d'une sécurité qui

portèrent bientôt sa hardiesse au comble.

Le hasard voulut que le jour même de l'arrivée de ce jeune officier à

Paris, il parût dans les journaux un article un peu sanglant, qui

portait directement sur lui, au sujet des missions qu'on lui voyait

remplir.

L'article n'avait été inséré qu'après avoir passé à la censure

diplomatique; néanmoins on se plaignit à l'empereur de l'inconvenance de

la publication, du mauvais effet qu'elle avait produit. Il eut la

faiblesse de le croire, sévit contre les journalistes et ne m'épargna

pas davantage. «Comment! me dit-il, vous tolérez, vous faites faire des

publications de cette espèce! vous qui, lorsque vous étiez chez eux,

m'avez dix fois écrit pour vous plaindre d'écrits qui n'avaient pas, à

beaucoup près, l'amertume de celui que vous avez lancé. Vous savez

combien ils sont faciles à blesser; vous devez donc les ménager, vous le

devez surtout, vous qui me parlez de paix toute la journée, ou bien

auriez-vous changé? voudriez-vous me faire faire la guerre? mais vous

savez que je ne la veux pas, que je n'ai rien de prêt pour la faire.

Aidez-moi donc à l'éviter; toute autre manière de faire ne me servirait

pas.» Je voyais d'où me venait ce flot de colère, j'osai en dire ma

façon de penser à l'empereur; mon observation ne servit qu'à m'attirer

une réprimande encore plus vive: il semblait que c'était une inimitié

personnelle, que je n'avais pas, qui la dictait. Je n'insistai pas.

Avant cependant de lâcher prise, je crus de mon devoir d'appeler

l'attention de l'empereur sur la conduite de M. Czernitchef: mais on lui

avait déjà certifié que c'était l'homme le plus réservé, le plus sage,

qu'il était embarrassé dans le monde du rôle qu'on avait voulu lui

donner, que cela était cause qu'on ne le voyait plus guère. Je reçus

l'ordre de le laisser aller, venir, voir, écouter; il n'y manquait que

celui de le faire informer moi-même. Je me le tins pour dit, ne fermai

cependant qu'un oeil, parce que j'étais assuré de mon fait, et de

l'erreur dans laquelle on voulait envelopper l'empereur, qui ne

tarderait pas à voir la méprise: c'est effectivement ce qui arriva

quelques mois après.

J'avais été vivement réprimandé; M. de Champagny fut traité d'une

manière encore plus sévère, et perdit son portefeuille, qui passa dans

les mains de M. de Bassano. C'était assurément un homme de bien,

obligeant, laborieux, mais moins propre aux nouvelles fonctions dont il

venait d'être revêtu qu'un homme qui serait venu la veille du bout du

monde.

L'empereur avait élevé des soldats de l'armée aux premières dignités

militaires: on avait trouvé cela naturel; dans une armée qui faisait des

choses si extraordinaires, on pouvait croire que le mérite était dans

tous ses rangs, et ne pas s'étonner de voir sortir des maréchaux de

France des compagnies de grenadiers.

Dans les affaires civiles, il n'en était pas de même; on était jugé par

un plus grand nombre d'hommes éclairés, dont on avait été le collègue ou

l'émule. Lorsque je fus élevé au ministère de la police, je fus moins

scruté, parce que je sortais de l'armée, et que j'étais moins connu;

l'on avait dit tant de mal de moi, que, pour peu que la dixième partie

eût été vraie, on ne devait pas tarder à s'en apercevoir, et on

attendait ce moment-là pour se prononcer. Ce qui me fit tolérer, c'est

que l'on me rendait la justice de me croire invariable dans mes devoirs

comme dans mes affections, et que je n'appartenais à aucun des différens

partis de la révolution. On connaissait davantage M. de Bassano; il

entrait sur un théâtre qu'une suite d'événemens avait rendu immense, et

le premier point de départ de sa fortune était encore là. On ne mesurait

plus la distance qu'avaient parcourue les hommes de l'armée qui

s'étaient élevés au milieu des dangers; mais on comptait les pas de ceux

qui voulaient prendre de l'avance sur leurs collègues par des services

administratifs.

On mesura donc dans tous les sens le chemin qu'avait parcouru M. de

Bassano, et quoiqu'il eût très fidèlement servi, qu'il l'eût fait avec

un zèle remarquable, on n'en eut pas plus d'indulgence pour lui.

C'est dès-lors que je vis de tous côtés s'élever des observations que

j'aurais voulu ne pas entendre; à la vérité, c'étaient des calomnies,

des méchancetés, mais elles emportaient la pièce.

Ce n'était pas cependant la faute des nouvelles familles si, au lieu

d'être les héritiers de la gloire de leurs aïeux, elles étaient les

souches de l'illustration de leur postérité. Il n'y a de différence

entre les unes et les autres que le temps. Dans mille ans, l'histoire

les confondra, si même elle ne distingue pas les plus récentes; mais

toujours était-il que, dans le temps, on comparait les nouveaux et les

anciens nobles aux vieilles médailles, qu'on met au-dessus de celles qui

sortent de dessous le poinçon.

Ces petits inconvéniens, qui n'étaient au fond que des misères,

acquéraient une grande force lorsqu'on était parvenu à une position dans

laquelle on a besoin de tous les genres de prestiges pour être en

harmonie avec une classe de personnages qui tirent eux-mêmes leur force

d'opinion de l'antiquité de leur illustration, et jamais il n'y eut un

cas où l'on dut mieux appliquer le proverbe, que nul ne peut être

prophète dans son pays.

M. le duc de Bassano était remarquable, à la secrétairerie d'État, par

l'assiduité de son travail; il avait accoutumé l'empereur à le

surcharger d'occupations, jamais il n'en laissa en souffrance: il

distinguait ce qui était urgent, pressé, ou qui pouvait attendre; le

tout était fait avec ordre et à point nommé.

Il avait nécessairement acquis une grande considération par son

dévoûment à ses devoirs, et cette considération lui avait donné une très

grande influence; mais l'une et l'autre étaient tout intérieures, et ne

lui avaient rien donné de ce qu'il fallait pour en exercer une au

dehors, qui exige de nombreux et anciens antécédens. Aussi ce ministère

devint-il plutôt un bureau d'ordres pour les petites puissances, qu'il

ne fut un moyen de conciliation entre les grandes.

Les événemens approchaient; il aurait fallu plus que jamais à la tête

des relations extérieures un esprit déjà accoutumé à les diriger, au

lieu d'un homme qui avait à les étudier.

Depuis fort long-temps, et même sous le ministère de M. de Talleyrand,

on était dans l'usage, aux relations extérieures, de soumettre à

l'empereur la correspondance originale des agens de ce ministère.

C'était lui-même qui faisait presque tout, jusqu'aux notes que les agens

français devaient remettre aux cours près desquelles ils étaient

accrédités. Comme cela se savait, il en résultait que c'était

l'équivalent d'ordres précis que ces envoyés recevaient et qu'ils

transmettaient de même, en sorte qu'ils se trouvèrent dispensés d'une

responsabilité qu'ils auraient encourue, s'ils n'avaient reçu que des

instructions ministérielles, dont le développement et le succès auraient

été livrés à leur capacité ou à leur intelligence.

Cette manière de travailler eut encore un grave inconvénient: c'est que

le ministère se réduisit à tenir en ordre des registres de

correspondance, et n'apporta plus aucun secours à l'empereur; il était

devenu officiel que l'on mettait le nom du souverain à tout, même aux

choses dont il ne pouvait avoir aucune connaissance: aussi les envoyés

des puissances les moins considérables furent-ils bientôt rebutés de

communications dans lesquelles ils ne pouvaient pas même discuter. On

prétendait que M. le duc de Cadore ne leur parlait pas assez, et ce fut

bien pis, car à peine osèrent-ils parler.

Ils le regrettèrent tous, mais ils regrettèrent particulièrement M. de

Talleyrand, qui avait l'excellente habitude de répondre à tout ce qu'on

lui mandait, et qui n'entretenait l'empereur qu'officiellement, sans

mêler son nom aux argumens dont ses lettres fourmillaient.

Mémoires du duc de Rovigo, pour servir à l'histoire de l'empereur Napoléon, Tome 5 · 第 16 / 71 题