La convention militaire de Pétersbourg, avec ses réticences et ses
réserves, ne fit pas cesser les hésitations du Roi: elle le jeta au
contraire dans d'affreuses perplexités. En août, s'il s'était jeté vers
Pétersbourg avec quelque résolution, au lieu de se tourner vers la
France, c'était que les dispositions présumées de Napoléon ne lui
laissaient plus le choix. Supposant que l'Empereur ne le voulait point
pour allié et méditait de le détrôner, il n'avait vu d'autre parti à
prendre qu'un recours désespéré à la Russie. Maintenant, les offres
assez précises de la France, en lui rendant l'option, renouvelaient son
embarras: retrouvant la liberté de ses décisions, il semblait incapable
d'en user, et l'on eût dit que choisir entre les deux voies qui
s'ouvraient devant lui, à ce tournant suprême de sa destinée, excédât
ses forces. Il ne croyait guère, il n'avait jamais cru à la possibilité
de résister au vainqueur d'Iéna avec de sérieuses chances de succès.
S'insurger contre l'invincible capitaine, avec l'appui même de quelques
forces russes, ne serait-ce point courir à la mort? D'autre part,
s'assujettir à Napoléon, ne serait-ce point la mort aussi, moins rapide
sans doute, mais lente et ignominieuse? Les propositions de l'Empereur
ne cachaient-elles point un piège, l'intention abominable de se faire
livrer la Prusse pour la frapper ensuite sans défense, après s'être
servi d'elle et l'avoir courbée à une avilissante besogne? N'apercevant
dans chaque direction que sujets d'épouvante, Frédéric-Guillaume
n'arrivait pas à distinguer de quel côté le péril était moindre, à se
faire une opinion, à prendre un parti: «Ce serait presque à tirer au
sort,--disait-il éperdu,--à moins que la Providence ne nous éclaire
particulièrement[335].» Au milieu des combats intérieurs qui le
déchiraient, sa tête se perdait, un vertige le prenait. Tandis que
Saint-Marsan, sur la foi de renseignements trompeurs, le croyait
rasséréné, confiant «et fort gai[336]», l'infortuné monarque écrivait à
Hardenberg, le 31 octobre: «Il me semble que je suis dans un accès de
fièvre chaude: autour de moi, je vois de tous côtés s'ouvrir des
abîmes[337].»
[Note 335: DUNCKER, 402.]
[Note 336: Lettre à Maret, 1er novembre 1811.]
[Note 337: DUNCKER, 402.]
À la fin, malgré les efforts de Hardenberg, qui montrait plus de fermeté
et de suite dans les idées, il laissa entendre qu'il se jugeait condamné
à l'alliance française[338]. Les réponses de la Russie, disait-il,
n'étaient que relativement réconfortantes: cette puissance s'engageait à
couvrir une moitié à peine de la monarchie. Ses troupes marcheraient
sans doute sur la Vistule: marcheraient-elles avec l'activité désirable?
Alexandre s'était laissé forcer la main: ne saisirait-il pas la première
occasion pour se replacer sur le terrain strictement défensif qu'il
avait quitté à son corps défendant? Frédéric-Guillaume faisait valoir
toutes ces considérations, qui étaient assurément d'un grand poids: au
fond, peut-être eût-il été fâché que les Russes se fussent montrés par
trop rassurants et eussent enlevé ainsi toute excuse à sa timidité. À
cet instant critique, c'est surtout dans un vice irrémédiable de son
caractère qu'il faut chercher son principal mobile. Un penchant naturel
porte les esprits faibles et irrésolus, en temps de crise, à préférer le
parti qui leur offre un peu de sécurité immédiate: ils s'estiment
heureux d'obtenir un sursis au péril, un répit dans l'angoisse, et ne
regardent pas plus loin; ils se cherchent un lendemain plutôt qu'un
avenir. L'alliance de Napoléon offrait au Roi cet avantage éphémère, car
il était évident que l'Empereur, après avoir reçu la soumission de la
Prusse, la laisserait vivre ou au moins végéter quelque temps:
Frédéric-Guillaume verrait s'ouvrir devant lui une période de
tranquillité relative. Par ce motif, à l'instant où les plus audacieux
d'entre ses généraux et ses ministres, nantis des engagements russes, se
flattaient de l'amener au but de leurs efforts, il leur glissait des
mains; hissé péniblement par eux jusqu'à un parti d'énergie et de
vigueur, il ne parvenait plus à s'y tenir, retombait au plus bas de la
faiblesse et se laissait choir dans l'alliance française. Le parti de
l'action avait à peu près gagné sa cause à Pétersbourg: il la reperdait
à Berlin.
[Note 338: _Id._, 413-414.]
Ce parti ne se tint pas pour battu et se rattacha à un dernier espoir.
En expliquant les raisons qui le faisaient incliner vers la France, le
Roi avait formulé une réserve; reprenant un de ses thèmes favoris, il
laissait entendre que tout changerait de face à ses yeux si l'Autriche,
à l'exemple du Tsar, consentait à le protéger contre une attaque, à le
soutenir sur sa gauche, et mettait un second étai à sa monarchie
branlante. Hardenberg, qui se croyait des raisons pour ne point
désespérer de l'Autriche, le prit au mot: il proposa d'adresser à Vienne
un suprême appel, et le résultat de fiévreuses controverses fut en somme
l'adoption d'un parti qui laissait tout en suspens, ne préjugeait rien
et retardait encore la décision finale. Les conférences avec
Saint-Marsan furent reprises le 6 novembre. Afin de pouvoir conclure
avec la France, si le besoin s'en faisait absolument sentir, on entama
une discussion plus sérieuse. En même temps, Scharnhorst dut se remettre
en route et filer par la Silésie vers la frontière autrichienne.
Voyageant avec plus de mystère encore que durant sa course précédente,
évitant de s'acheminer directement à son but, déjouant l'espionnage
français par des détours et des crochets, s'affublant d'un faux nom, se
travestissant, se grimant de son mieux, il se glisserait subrepticement
jusqu'à Vienne: là, il dévoilerait franchement aux Autrichiens
l'embarras de la Prusse et l'horreur de sa position, confierait à leur
discrétion les offres russes, dont il ferait sentir à la fois la valeur
et l'insuffisance, et supplierait l'empereur François de consentir à un
pacte de défense mutuelle entre les deux cours germaniques. La solution
n'était plus à Pétersbourg, elle était à Vienne: c'est là que le
chevalier errant de la bonne cause l'irait chercher[339].
[Note 339: LEHMANN, 429-435. DUNCKER, 418-423.]
Frédéric-Guillaume s'était prêté à cette démarche par acquit de
conscience, afin de prouver qu'il n'avait négligé aucun moyen de se
soustraire à l'odieuse alliance. Au fond de l'âme, il n'attendait plus
rien de l'Autriche ni de personne. Son noir pessimisme voyait plus clair
que l'ardeur et l'exaltation de ses entours: il avait trop expérimenté à
ses dépens l'égoïsme des cabinets pour croire que la Prusse, dans sa
profonde détresse, recueillerait autre chose à Vienne que de vaines
condoléances: d'une façon générale, les cruautés du sort l'avaient
déshabitué de croire au bonheur: en tout ce qu'il entreprenait, il se
jugeait poursuivi par un destin contraire et présageait l'issue la moins
favorable.
Si sombres que fussent ses prévisions, elles n'allaient pas jusqu'à lui
faire discerner le péril suspendu depuis quelques jours sur sa tête, le
plus grand, le plus terrible qui eût jamais menacé sa couronne et sa
dynastie. Napoléon, ayant acquis de plus en plus la preuve que la Prusse
le trompait et continuait ses préparatifs militaires, venait enfin de
perdre patience: il s'occupait à réaliser ses menaces.
Les premiers rapports de M. Lefebvre ne l'avaient nullement satisfait.
Arrivé à Colberg, l'inspecteur français avait remarqué chez les
autorités une tendance évidente à se cacher de lui; malgré de savantes
précautions, il avait aperçu des ouvriers au travail, des soldats en
grand nombre, un entassement d'hommes et de matériel, des redoutes
continuant à pousser du sol autour de l'enceinte[340]. Nos agents du
littoral signalaient un effort ininterrompu pour approvisionner et armer
les places. L'un d'eux dénonçait le passage de pesants chariots, traînés
à neuf chevaux; ces véhicules, allant vers Colberg, portaient chacun une
caisse énorme, soi-disant remplie de marchandises, et ces caisses--on en
avait acquis la preuve--contenaient chacune un canon, soigneusement
emballé et rendu invisible sous son enveloppe de bois[341]: ainsi, tout
regard jeté sur la Prusse la surprenait en flagrant délit de fourberie.
De plus, l'empereur Napoléon, qui avait appris la suspension des
pourparlers avec Saint-Marsan et ignorait encore leur reprise, avait
reçu de ces lenteurs une impression parfaitement justifiée d'irritation
et de méfiance. Pour achever de l'exaspérer, la nouvelle d'un important
succès des Russes sur le Danube, en avant de Rouchtchouk, lui arrivait
au même moment: sa colère éclatait en exclamations furibondes contre ces
«chiens, ces gredins de Turcs[342]», qui s'étaient laissé battre; mais
elle tendait à se détourner contre la Prusse, sous l'empire d'un
raisonnement prévoyant. Croyant les Turcs plus battus encore et plus
découragés qu'ils ne l'étaient, jugeant impossible d'empêcher désormais
leur paix avec le Tsar, il craignait que les Russes, débarrassés de la
diversion orientale, ne s'enhardissent à se jeter en Allemagne et à
commencer la guerre en soulevant la Prusse, qui leur tendait
frauduleusement la main. Pour leur enlever ce point d'appui, il songeait
à le supprimer radicalement, à en finir avec la Prusse, puisqu'elle
voulait absolument se perdre: «Je vois, disait-il, tant de mauvaise foi
et d'incertitude dans ce cabinet que je crois qu'il sera impossible
d'empêcher sa ruine[343].» Et, sans s'arrêter encore à une détermination
ferme, il se mettait en mesure de frapper. Comme la Prusse, mieux armée
que deux mois auparavant, opposerait peut-être une résistance un peu
plus sérieuse, il ne voulait plus abandonner l'entreprise aux libres
inspirations de Davout: le 14 novembre, revenu de son voyage, il
invitait le maréchal à préparer d'avance et à lui soumettre un projet
d'opérations dont le but serait d'envahir brusquement la Prusse et de
tout enlever, roi, cour, gouvernement, administration, armée, en un seul
coup de filet[344].
[Note 340: «À peine nous venions de rentrer dans les dunes,--écrit
Lefebvre le 27 octobre,--que nous nous trouvâmes au milieu d'une espèce
de forêt de bois coupé: des ouvriers travaillaient à faire des fascines:
ils étaient en assez grand nombre. Le général Tauenzien (gouverneur de
la place) me parut extrêmement embarrassé de cette découverte. Nous
poussâmes plus loin et nous découvrîmes bientôt d'autres travailleurs
occupés, en assez grand nombre, à former une chaussée qui doit aboutir
d'un côté à la grande route de Colberg, et de l'autre au fort dont j'ai
parlé plus haut... Elle est visiblement destinée au service de cette
redoute... M. le comte de Tauenzien, qui, si j'en ai bien jugé, ne
s'attendait pas à cette découverte, en demeura fort embarrassé. Il dit
quelques mots pour justifier la construction de cet ouvrage; les
expressions ne vinrent pas: il paraissait être à la torture. Nous
traversâmes d'un bout à l'autre cette chaussée fort silencieusement, et
nous rentrâmes à la nuit tombante. J'avais vu tous les travaux
extérieurs, non en détail, car je dois observer que nous n'approchions
qu'à une certaine distance des redoutes. Lorsque les objets commençaient
à être trop visibles et distincts, l'ordre était bien vite donné au
cocher de rebrousser chemin.» Archives des affaires étrangères, Prusse,
249.]
[Note 341: Rapport du consul de Stettin, 28 octobre. Archives des
affaires étrangères, volume cité. Cf. _Corresp._, 18241.]
[Note 342: Rapport de Tchernitchef, 18 décembre, volume cité, p.
266. Napoléon écrivait à Davout: «Les Russes ont eu de grands succès sur
les Turcs, qui se sont comportés comme des bêtes brutes. Je vois la paix
sur le point de se conclure.» _Corresp._, 18259.]
[Note 343: _Corresp._, 18259.]
[Note 344: _Id._]
Le maréchal ne connaissait que sa consigne. Celle-ci étant actuellement
d'aviser aux moyens de détruire un État, cette Prusse qu'il sentait
menteuse, perfide et toujours prête à profiter du moindre insuccès de
nos armes pour nous sauter à la gorge, il appliqua à la tâche prescrite
toutes les forces d'un esprit familiarisé de longue date avec les
violences et les ruses de la guerre. Aucun scrupule ne l'arrêta dans la
poursuite du but proposé à son dévouement et à son patriotisme, et ce
doit être pour nous un sujet d'affliction que l'atrocité des moyens à
employer n'ait point révolté et fait hésiter sa grande âme. Il conçut,
élabora minutieusement et adressa à l'Empereur, le 25 novembre, tout un
plan pour la surprise et l'anéantissement de la Prusse: ce plan était
effroyable.
Au jour fixé, la division Friant avec les chasseurs à cheval de
Bordesoulle, la division Gudin entraînant à sa suite deux divisions de
cuirassiers et plusieurs corps de réserve, les divisions Morand et
Compans avec leurs annexes, entameraient circulairement le territoire
prussien: la première, descendant du Mecklenbourg où elle était
cantonnée, se jetterait sur Stettin et la ligne de l'Oder; la seconde
déboucherait de Magdebourg, cernerait Spandau et ferait main basse sur
Berlin; les deux autres agiraient dans l'espace intermédiaire, des
détachements westphaliens coopérant à tous ces mouvements. Afin de ne
point donner tout de suite trop d'alarme, on ferait dire à Berlin que
les Russes avaient envahi la Pologne, et qu'en conséquence les troupes
françaises empruntaient le sol prussien pour marcher contre eux. «On
chargerait même un officier intelligent de donner verbalement ces
assurances, et, pour mieux y faire croire, cet officier serait trompé
lui-même[345].»
[Note 345: Le projet de Davout, dont nous donnons de larges
extraits, figure aux archives nationales, AF, IV, 1656.]
Le maréchal arriverait alors de sa personne à Stettin, avec une partie
de sa 5e division, celle de Desaix, et présiderait à l'oeuvre de
destruction. «On empêcherait les Prussiens de se rallier. On désarmerait
toutes les troupes, les détachements isolés, et on arrêterait les
convois. Des ordres sévères seraient donnés aux autorités pour empêcher
les congés (les hommes en congé), les recrues et les travailleurs de
rejoindre.» En même temps, le jour même ou le lendemain de notre entrée,
Poniatowski partirait de Thorn avec tous ses régiments, s'élèverait le
long de la basse Vistule et viendrait s'y joindre à la division
Grandjean sortie de Dantzick, de manière à fermer le cercle, à empêcher
toute fuite, à intercepter toute communication entre le centre de la
monarchie, pris et écrasé dans l'étau, et les provinces orientales.
Jusqu'au moment de l'exécution, le plus grand secret serait observé: «Il
ne serait confié qu'à la dernière extrémité, poursuit le maréchal, et à
ceux qui doivent le connaître. Je prendrais la précaution de tromper
même les divisions Friant, Morand, Gudin, Compans, etc., sur le but de
la marche. Ce ne serait que le jour où tout concourrait au plan pour
désorganiser l'armée prussienne, que les troupes connaîtraient le
véritable objet... Les Saxons ne recevraient l'ordre de se mettre en
mouvement pour se porter sur Glogau que le jour à peu près où nous
arriverions sur l'Oder. Jusque-là, tout serait dans le plus grand calme,
et ce calme contribuera beaucoup à faire prendre le change aux
Prussiens. Je proposerais de prendre deux ou trois régiments de
cavalerie saxonne, un ou deux régiments d'infanterie et une ou deux
batteries d'artillerie légère de cette nation pour garder les routes de
Berlin en Saxe, et arrêter tout ce qui voudrait se sauver par là, même
les individus, dont on saisirait les papiers avec le plus grand soin. On
s'emparera de beaucoup de boute-feux, et on saisira des papiers qui
donneront de bons renseignements sur leurs projets. Cette troupe se
mettrait le plus tôt possible en communication avec la colonne du
général Gudin et agirait suivant les circonstances, s'emparerait de
Crossen, etc.
«Je dois poser l'hypothèse où le Roi pourrait être surpris dans Berlin:
sa prise serait si importante que je suppose qu'il ne faudrait pas la
manquer.
«Je demanderai aussi l'intention de Votre Majesté sur tous les ministres
étrangers qui seraient à Berlin: la présence de ces gens-là y est
toujours très nuisible.
«Je propose d'arrêter tous les courriers étrangers venant de ou allant à
Pétersbourg et de saisir leurs dépêches, en y mettant toutes les
convenances possibles.
«Par ce projet, Sire, j'évite de mettre qui que ce soit dans la
confidence; ainsi le prince Poniatowski lui-même n'y serait qu'en
recevant des ordres. Ce n'est pas que je me méfie de lui; je le regarde
comme un homme d'honneur et dévoué à Votre Majesté, mais une lettre peut
traîner, et il y a dans ce pays-là des femmes bien adroites.
«On peut espérer que le résultat sera une désorganisation parfaite, et
que personne en Prusse ne saura ce qu'il a à faire ni l'état des choses,
puisque les courriers seront presque tous interceptés.»
Au besoin, pour éviter de la part des garnisons toute velléité de
résistance, on fabriquerait avec beaucoup de soin un faux traité,
portant que le Roi, décidé à faire étroitement cause commune avec la
France, consentait à nous livrer momentanément les places de sa
monarchie, les ouvrages, les points fortifiés. Sur la présentation de
cette pièce, toutes les portes s'ouvriraient devant nous, toutes les
ressources nous seraient livrées. On ferait croire aux troupes
prussiennes qu'elles allaient être conduites en Silésie et là restituées
à leur maître; ce ne serait qu'après s'être remises entre nos mains
qu'elles connaîtraient leur sort et se sentiraient prisonnières.
«Je sais bien, ajoute le maréchal, qu'aucun mot de ce projet n'a le
cachet de la bonne foi; mais on ne ferait qu'user de représailles envers
le gouvernement prussien. C'est par ce motif que je le propose, et parce
qu'il remplirait les intentions de Votre Majesté, de rendre, le plus
possible, l'initiative profitable. Il peut se faire que Votre Majesté
rejette la plus grande partie des idées comprises dans ce projet,
surtout celles relatives à un faux traité; mais cela peut se modifier.
Ce qui m'a fait naître cette idée, c'est une ruse de cette nature que
les Prussiens ont employée à Mayence: ils ont fabriqué un ordre du
général Custine au commandant de la place de se rendre et de capituler
aux meilleurs conditions, n'ayant plus de secours à attendre. Je sens
que la représaille est un peu forte, mais on peut la modifier dans
l'exécution.»