III

La convention militaire de Pétersbourg, avec ses réticences et ses

réserves, ne fit pas cesser les hésitations du Roi: elle le jeta au

contraire dans d'affreuses perplexités. En août, s'il s'était jeté vers

Pétersbourg avec quelque résolution, au lieu de se tourner vers la

France, c'était que les dispositions présumées de Napoléon ne lui

laissaient plus le choix. Supposant que l'Empereur ne le voulait point

pour allié et méditait de le détrôner, il n'avait vu d'autre parti à

prendre qu'un recours désespéré à la Russie. Maintenant, les offres

assez précises de la France, en lui rendant l'option, renouvelaient son

embarras: retrouvant la liberté de ses décisions, il semblait incapable

d'en user, et l'on eût dit que choisir entre les deux voies qui

s'ouvraient devant lui, à ce tournant suprême de sa destinée, excédât

ses forces. Il ne croyait guère, il n'avait jamais cru à la possibilité

de résister au vainqueur d'Iéna avec de sérieuses chances de succès.

S'insurger contre l'invincible capitaine, avec l'appui même de quelques

forces russes, ne serait-ce point courir à la mort? D'autre part,

s'assujettir à Napoléon, ne serait-ce point la mort aussi, moins rapide

sans doute, mais lente et ignominieuse? Les propositions de l'Empereur

ne cachaient-elles point un piège, l'intention abominable de se faire

livrer la Prusse pour la frapper ensuite sans défense, après s'être

servi d'elle et l'avoir courbée à une avilissante besogne? N'apercevant

dans chaque direction que sujets d'épouvante, Frédéric-Guillaume

n'arrivait pas à distinguer de quel côté le péril était moindre, à se

faire une opinion, à prendre un parti: «Ce serait presque à tirer au

sort,--disait-il éperdu,--à moins que la Providence ne nous éclaire

particulièrement[335].» Au milieu des combats intérieurs qui le

déchiraient, sa tête se perdait, un vertige le prenait. Tandis que

Saint-Marsan, sur la foi de renseignements trompeurs, le croyait

rasséréné, confiant «et fort gai[336]», l'infortuné monarque écrivait à

Hardenberg, le 31 octobre: «Il me semble que je suis dans un accès de

fièvre chaude: autour de moi, je vois de tous côtés s'ouvrir des

abîmes[337].»

[Note 335: DUNCKER, 402.]

[Note 336: Lettre à Maret, 1er novembre 1811.]

[Note 337: DUNCKER, 402.]

À la fin, malgré les efforts de Hardenberg, qui montrait plus de fermeté

et de suite dans les idées, il laissa entendre qu'il se jugeait condamné

à l'alliance française[338]. Les réponses de la Russie, disait-il,

n'étaient que relativement réconfortantes: cette puissance s'engageait à

couvrir une moitié à peine de la monarchie. Ses troupes marcheraient

sans doute sur la Vistule: marcheraient-elles avec l'activité désirable?

Alexandre s'était laissé forcer la main: ne saisirait-il pas la première

occasion pour se replacer sur le terrain strictement défensif qu'il

avait quitté à son corps défendant? Frédéric-Guillaume faisait valoir

toutes ces considérations, qui étaient assurément d'un grand poids: au

fond, peut-être eût-il été fâché que les Russes se fussent montrés par

trop rassurants et eussent enlevé ainsi toute excuse à sa timidité. À

cet instant critique, c'est surtout dans un vice irrémédiable de son

caractère qu'il faut chercher son principal mobile. Un penchant naturel

porte les esprits faibles et irrésolus, en temps de crise, à préférer le

parti qui leur offre un peu de sécurité immédiate: ils s'estiment

heureux d'obtenir un sursis au péril, un répit dans l'angoisse, et ne

regardent pas plus loin; ils se cherchent un lendemain plutôt qu'un

avenir. L'alliance de Napoléon offrait au Roi cet avantage éphémère, car

il était évident que l'Empereur, après avoir reçu la soumission de la

Prusse, la laisserait vivre ou au moins végéter quelque temps:

Frédéric-Guillaume verrait s'ouvrir devant lui une période de

tranquillité relative. Par ce motif, à l'instant où les plus audacieux

d'entre ses généraux et ses ministres, nantis des engagements russes, se

flattaient de l'amener au but de leurs efforts, il leur glissait des

mains; hissé péniblement par eux jusqu'à un parti d'énergie et de

vigueur, il ne parvenait plus à s'y tenir, retombait au plus bas de la

faiblesse et se laissait choir dans l'alliance française. Le parti de

l'action avait à peu près gagné sa cause à Pétersbourg: il la reperdait

à Berlin.

[Note 338: _Id._, 413-414.]

Ce parti ne se tint pas pour battu et se rattacha à un dernier espoir.

En expliquant les raisons qui le faisaient incliner vers la France, le

Roi avait formulé une réserve; reprenant un de ses thèmes favoris, il

laissait entendre que tout changerait de face à ses yeux si l'Autriche,

à l'exemple du Tsar, consentait à le protéger contre une attaque, à le

soutenir sur sa gauche, et mettait un second étai à sa monarchie

branlante. Hardenberg, qui se croyait des raisons pour ne point

désespérer de l'Autriche, le prit au mot: il proposa d'adresser à Vienne

un suprême appel, et le résultat de fiévreuses controverses fut en somme

l'adoption d'un parti qui laissait tout en suspens, ne préjugeait rien

et retardait encore la décision finale. Les conférences avec

Saint-Marsan furent reprises le 6 novembre. Afin de pouvoir conclure

avec la France, si le besoin s'en faisait absolument sentir, on entama

une discussion plus sérieuse. En même temps, Scharnhorst dut se remettre

en route et filer par la Silésie vers la frontière autrichienne.

Voyageant avec plus de mystère encore que durant sa course précédente,

évitant de s'acheminer directement à son but, déjouant l'espionnage

français par des détours et des crochets, s'affublant d'un faux nom, se

travestissant, se grimant de son mieux, il se glisserait subrepticement

jusqu'à Vienne: là, il dévoilerait franchement aux Autrichiens

l'embarras de la Prusse et l'horreur de sa position, confierait à leur

discrétion les offres russes, dont il ferait sentir à la fois la valeur

et l'insuffisance, et supplierait l'empereur François de consentir à un

pacte de défense mutuelle entre les deux cours germaniques. La solution

n'était plus à Pétersbourg, elle était à Vienne: c'est là que le

chevalier errant de la bonne cause l'irait chercher[339].

[Note 339: LEHMANN, 429-435. DUNCKER, 418-423.]

Frédéric-Guillaume s'était prêté à cette démarche par acquit de

conscience, afin de prouver qu'il n'avait négligé aucun moyen de se

soustraire à l'odieuse alliance. Au fond de l'âme, il n'attendait plus

rien de l'Autriche ni de personne. Son noir pessimisme voyait plus clair

que l'ardeur et l'exaltation de ses entours: il avait trop expérimenté à

ses dépens l'égoïsme des cabinets pour croire que la Prusse, dans sa

profonde détresse, recueillerait autre chose à Vienne que de vaines

condoléances: d'une façon générale, les cruautés du sort l'avaient

déshabitué de croire au bonheur: en tout ce qu'il entreprenait, il se

jugeait poursuivi par un destin contraire et présageait l'issue la moins

favorable.

Si sombres que fussent ses prévisions, elles n'allaient pas jusqu'à lui

faire discerner le péril suspendu depuis quelques jours sur sa tête, le

plus grand, le plus terrible qui eût jamais menacé sa couronne et sa

dynastie. Napoléon, ayant acquis de plus en plus la preuve que la Prusse

le trompait et continuait ses préparatifs militaires, venait enfin de

perdre patience: il s'occupait à réaliser ses menaces.

Les premiers rapports de M. Lefebvre ne l'avaient nullement satisfait.

Arrivé à Colberg, l'inspecteur français avait remarqué chez les

autorités une tendance évidente à se cacher de lui; malgré de savantes

précautions, il avait aperçu des ouvriers au travail, des soldats en

grand nombre, un entassement d'hommes et de matériel, des redoutes

continuant à pousser du sol autour de l'enceinte[340]. Nos agents du

littoral signalaient un effort ininterrompu pour approvisionner et armer

les places. L'un d'eux dénonçait le passage de pesants chariots, traînés

à neuf chevaux; ces véhicules, allant vers Colberg, portaient chacun une

caisse énorme, soi-disant remplie de marchandises, et ces caisses--on en

avait acquis la preuve--contenaient chacune un canon, soigneusement

emballé et rendu invisible sous son enveloppe de bois[341]: ainsi, tout

regard jeté sur la Prusse la surprenait en flagrant délit de fourberie.

De plus, l'empereur Napoléon, qui avait appris la suspension des

pourparlers avec Saint-Marsan et ignorait encore leur reprise, avait

reçu de ces lenteurs une impression parfaitement justifiée d'irritation

et de méfiance. Pour achever de l'exaspérer, la nouvelle d'un important

succès des Russes sur le Danube, en avant de Rouchtchouk, lui arrivait

au même moment: sa colère éclatait en exclamations furibondes contre ces

«chiens, ces gredins de Turcs[342]», qui s'étaient laissé battre; mais

elle tendait à se détourner contre la Prusse, sous l'empire d'un

raisonnement prévoyant. Croyant les Turcs plus battus encore et plus

découragés qu'ils ne l'étaient, jugeant impossible d'empêcher désormais

leur paix avec le Tsar, il craignait que les Russes, débarrassés de la

diversion orientale, ne s'enhardissent à se jeter en Allemagne et à

commencer la guerre en soulevant la Prusse, qui leur tendait

frauduleusement la main. Pour leur enlever ce point d'appui, il songeait

à le supprimer radicalement, à en finir avec la Prusse, puisqu'elle

voulait absolument se perdre: «Je vois, disait-il, tant de mauvaise foi

et d'incertitude dans ce cabinet que je crois qu'il sera impossible

d'empêcher sa ruine[343].» Et, sans s'arrêter encore à une détermination

ferme, il se mettait en mesure de frapper. Comme la Prusse, mieux armée

que deux mois auparavant, opposerait peut-être une résistance un peu

plus sérieuse, il ne voulait plus abandonner l'entreprise aux libres

inspirations de Davout: le 14 novembre, revenu de son voyage, il

invitait le maréchal à préparer d'avance et à lui soumettre un projet

d'opérations dont le but serait d'envahir brusquement la Prusse et de

tout enlever, roi, cour, gouvernement, administration, armée, en un seul

coup de filet[344].

[Note 340: «À peine nous venions de rentrer dans les dunes,--écrit

Lefebvre le 27 octobre,--que nous nous trouvâmes au milieu d'une espèce

de forêt de bois coupé: des ouvriers travaillaient à faire des fascines:

ils étaient en assez grand nombre. Le général Tauenzien (gouverneur de

la place) me parut extrêmement embarrassé de cette découverte. Nous

poussâmes plus loin et nous découvrîmes bientôt d'autres travailleurs

occupés, en assez grand nombre, à former une chaussée qui doit aboutir

d'un côté à la grande route de Colberg, et de l'autre au fort dont j'ai

parlé plus haut... Elle est visiblement destinée au service de cette

redoute... M. le comte de Tauenzien, qui, si j'en ai bien jugé, ne

s'attendait pas à cette découverte, en demeura fort embarrassé. Il dit

quelques mots pour justifier la construction de cet ouvrage; les

expressions ne vinrent pas: il paraissait être à la torture. Nous

traversâmes d'un bout à l'autre cette chaussée fort silencieusement, et

nous rentrâmes à la nuit tombante. J'avais vu tous les travaux

extérieurs, non en détail, car je dois observer que nous n'approchions

qu'à une certaine distance des redoutes. Lorsque les objets commençaient

à être trop visibles et distincts, l'ordre était bien vite donné au

cocher de rebrousser chemin.» Archives des affaires étrangères, Prusse,

249.]

[Note 341: Rapport du consul de Stettin, 28 octobre. Archives des

affaires étrangères, volume cité. Cf. _Corresp._, 18241.]

[Note 342: Rapport de Tchernitchef, 18 décembre, volume cité, p.

266. Napoléon écrivait à Davout: «Les Russes ont eu de grands succès sur

les Turcs, qui se sont comportés comme des bêtes brutes. Je vois la paix

sur le point de se conclure.» _Corresp._, 18259.]

[Note 343: _Corresp._, 18259.]

[Note 344: _Id._]

Le maréchal ne connaissait que sa consigne. Celle-ci étant actuellement

d'aviser aux moyens de détruire un État, cette Prusse qu'il sentait

menteuse, perfide et toujours prête à profiter du moindre insuccès de

nos armes pour nous sauter à la gorge, il appliqua à la tâche prescrite

toutes les forces d'un esprit familiarisé de longue date avec les

violences et les ruses de la guerre. Aucun scrupule ne l'arrêta dans la

poursuite du but proposé à son dévouement et à son patriotisme, et ce

doit être pour nous un sujet d'affliction que l'atrocité des moyens à

employer n'ait point révolté et fait hésiter sa grande âme. Il conçut,

élabora minutieusement et adressa à l'Empereur, le 25 novembre, tout un

plan pour la surprise et l'anéantissement de la Prusse: ce plan était

effroyable.

Au jour fixé, la division Friant avec les chasseurs à cheval de

Bordesoulle, la division Gudin entraînant à sa suite deux divisions de

cuirassiers et plusieurs corps de réserve, les divisions Morand et

Compans avec leurs annexes, entameraient circulairement le territoire

prussien: la première, descendant du Mecklenbourg où elle était

cantonnée, se jetterait sur Stettin et la ligne de l'Oder; la seconde

déboucherait de Magdebourg, cernerait Spandau et ferait main basse sur

Berlin; les deux autres agiraient dans l'espace intermédiaire, des

détachements westphaliens coopérant à tous ces mouvements. Afin de ne

point donner tout de suite trop d'alarme, on ferait dire à Berlin que

les Russes avaient envahi la Pologne, et qu'en conséquence les troupes

françaises empruntaient le sol prussien pour marcher contre eux. «On

chargerait même un officier intelligent de donner verbalement ces

assurances, et, pour mieux y faire croire, cet officier serait trompé

lui-même[345].»

[Note 345: Le projet de Davout, dont nous donnons de larges

extraits, figure aux archives nationales, AF, IV, 1656.]

Le maréchal arriverait alors de sa personne à Stettin, avec une partie

de sa 5e division, celle de Desaix, et présiderait à l'oeuvre de

destruction. «On empêcherait les Prussiens de se rallier. On désarmerait

toutes les troupes, les détachements isolés, et on arrêterait les

convois. Des ordres sévères seraient donnés aux autorités pour empêcher

les congés (les hommes en congé), les recrues et les travailleurs de

rejoindre.» En même temps, le jour même ou le lendemain de notre entrée,

Poniatowski partirait de Thorn avec tous ses régiments, s'élèverait le

long de la basse Vistule et viendrait s'y joindre à la division

Grandjean sortie de Dantzick, de manière à fermer le cercle, à empêcher

toute fuite, à intercepter toute communication entre le centre de la

monarchie, pris et écrasé dans l'étau, et les provinces orientales.

Jusqu'au moment de l'exécution, le plus grand secret serait observé: «Il

ne serait confié qu'à la dernière extrémité, poursuit le maréchal, et à

ceux qui doivent le connaître. Je prendrais la précaution de tromper

même les divisions Friant, Morand, Gudin, Compans, etc., sur le but de

la marche. Ce ne serait que le jour où tout concourrait au plan pour

désorganiser l'armée prussienne, que les troupes connaîtraient le

véritable objet... Les Saxons ne recevraient l'ordre de se mettre en

mouvement pour se porter sur Glogau que le jour à peu près où nous

arriverions sur l'Oder. Jusque-là, tout serait dans le plus grand calme,

et ce calme contribuera beaucoup à faire prendre le change aux

Prussiens. Je proposerais de prendre deux ou trois régiments de

cavalerie saxonne, un ou deux régiments d'infanterie et une ou deux

batteries d'artillerie légère de cette nation pour garder les routes de

Berlin en Saxe, et arrêter tout ce qui voudrait se sauver par là, même

les individus, dont on saisirait les papiers avec le plus grand soin. On

s'emparera de beaucoup de boute-feux, et on saisira des papiers qui

donneront de bons renseignements sur leurs projets. Cette troupe se

mettrait le plus tôt possible en communication avec la colonne du

général Gudin et agirait suivant les circonstances, s'emparerait de

Crossen, etc.

«Je dois poser l'hypothèse où le Roi pourrait être surpris dans Berlin:

sa prise serait si importante que je suppose qu'il ne faudrait pas la

manquer.

«Je demanderai aussi l'intention de Votre Majesté sur tous les ministres

étrangers qui seraient à Berlin: la présence de ces gens-là y est

toujours très nuisible.

«Je propose d'arrêter tous les courriers étrangers venant de ou allant à

Pétersbourg et de saisir leurs dépêches, en y mettant toutes les

convenances possibles.

«Par ce projet, Sire, j'évite de mettre qui que ce soit dans la

confidence; ainsi le prince Poniatowski lui-même n'y serait qu'en

recevant des ordres. Ce n'est pas que je me méfie de lui; je le regarde

comme un homme d'honneur et dévoué à Votre Majesté, mais une lettre peut

traîner, et il y a dans ce pays-là des femmes bien adroites.

«On peut espérer que le résultat sera une désorganisation parfaite, et

que personne en Prusse ne saura ce qu'il a à faire ni l'état des choses,

puisque les courriers seront presque tous interceptés.»

Au besoin, pour éviter de la part des garnisons toute velléité de

résistance, on fabriquerait avec beaucoup de soin un faux traité,

portant que le Roi, décidé à faire étroitement cause commune avec la

France, consentait à nous livrer momentanément les places de sa

monarchie, les ouvrages, les points fortifiés. Sur la présentation de

cette pièce, toutes les portes s'ouvriraient devant nous, toutes les

ressources nous seraient livrées. On ferait croire aux troupes

prussiennes qu'elles allaient être conduites en Silésie et là restituées

à leur maître; ce ne serait qu'après s'être remises entre nos mains

qu'elles connaîtraient leur sort et se sentiraient prisonnières.

«Je sais bien, ajoute le maréchal, qu'aucun mot de ce projet n'a le

cachet de la bonne foi; mais on ne ferait qu'user de représailles envers

le gouvernement prussien. C'est par ce motif que je le propose, et parce

qu'il remplirait les intentions de Votre Majesté, de rendre, le plus

possible, l'initiative profitable. Il peut se faire que Votre Majesté

rejette la plus grande partie des idées comprises dans ce projet,

surtout celles relatives à un faux traité; mais cela peut se modifier.

Ce qui m'a fait naître cette idée, c'est une ruse de cette nature que

les Prussiens ont employée à Mayence: ils ont fabriqué un ordre du

général Custine au commandant de la place de se rendre et de capituler

aux meilleurs conditions, n'ayant plus de secours à attendre. Je sens

que la représaille est un peu forte, mais on peut la modifier dans

l'exécution.»

Napoléon et Alexandre Ier (3/3) L'alliance russe sous le premier Empire · 第 38 / 102 题