CHŒUR DES FÉES.

Sans éveiller la fougère,

Invisibles et sans bruit,

Comme une brume légère,

Épandons-nous dans la nuit.

(_Les fées disparaissent. L’orage continue. Le ciel est sombre,

menaçant, croisé d’éclairs livides. Le vent siffle avec violence dans

les profondeurs de la forêt._)

* * * * *

Il nous reste à montrer comme socialiste ce poète infortuné, méconnu de

son vivant, qui, dans ses veilles et ses travaux surhumains, tua son âme

mille fois, avant de mourir, et dont la mémoire, à part quelques éloges

tronqués, n’a été rappelée que pour l’insulte et le mépris.

Les poètes du peuple au XIXe siècle · 第 73 / 139 题