Sans éveiller la fougère,
Invisibles et sans bruit,
Comme une brume légère,
Épandons-nous dans la nuit.
(_Les fées disparaissent. L’orage continue. Le ciel est sombre,
menaçant, croisé d’éclairs livides. Le vent siffle avec violence dans
les profondeurs de la forêt._)
* * * * *
Il nous reste à montrer comme socialiste ce poète infortuné, méconnu de
son vivant, qui, dans ses veilles et ses travaux surhumains, tua son âme
mille fois, avant de mourir, et dont la mémoire, à part quelques éloges
tronqués, n’a été rappelée que pour l’insulte et le mépris.