PREMIÈRE FÉE.

Répandons-nous dans la nuit,

Comme une brume légère,

Et glissons sur la fougère,

Impalpables et sans bruit.

Qu’importe l’heure sonnée?

Pour l’avenir incertain

L’œuvre n’est pas terminée,

Et notre œuvre est le destin.

Que chaque fée assidue

Se mette à sa tâche ardue!

Mes sœurs, il nous faut veiller:

Temps viendra pour sommeiller.

Les poètes du peuple au XIXe siècle · 第 72 / 139 题