DEUXIÈME FÉE.

Tous trois viennent!--Là-bas la cloche se balance,

Troublant du vieux château la profonde torpeur,

Et, fantôme hagard, fuyant dans le silence,

Sur mon sein haletant vole l’horrible peur.

TROISIÈME FÉE, _debout sous le chêne_.

O toi, sourde, ce soir, aux paroles des fées,

Sois maudite à jamais, terre infâme! Etouffées

Tes plantes vont mourir tordant de désespoir

Leur tige dépouillée, et, désormais, le soir,

En flairant l’air qui passe, ô poussière sanglante,

Loin de toi s’enfuira le cerf plein d’épouvante!

Les poètes du peuple au XIXe siècle · 第 71 / 139 题