Sua Magestade Fidelissima não tem cessado de dar provas dos sinceros

dezejos, que o animão de apagar tão fataes dissenções, e de restabelecer

a boa harmonia entre dois Paizes, cujos Habitantes são Irmãos e se achão

mutuamente ligados por tantos, e tão estreitos vinculos; he de suppôr

que estes beneficos dezejos sejão plenamente correspondidos, e que sejão

comprovados com factos, como o tem sido os de S. M. Fidelissima: o

abaixo assignado concebe essa esperança lisongeira, e não pode deixar de

tirar hûa indução favoravel da acertada escolha que S. A. Real o

Principe D. Pedro fez das Pessoas aquem confiou o manejo de tão

importantes interesses. O abaixo assignado pede a Suas Senhorias queirão

aceitar os protestos de sua alta consideração. Lisboa 21 de Maio de

1824.

Marquez de Palmella.

DOCUMENTOS N^{os} 4 a 7

NÉGOCIATION ENTRE LE PORTUGAL ET LE BRÉSIL[76].

N^o 4

_Première Conférence._

Présens: M. le Comte de Villa Real, M. le Général Brandt, M. le

Chevalier Gameiro, M. le Chevalier de Newmann, M. Canning.

M. le Plénipotentiaire de Portugal, et MM. les Plénipotentiaires du

Brézil, ayant demandé les bons offices des Gouvernements Britannique et

Autrichien, à l'effet d'opérer une Réconciliation entre le Portugal et

le Brézil, et s'étant réunis à cet effet, en présence de M. Canning,

Secrétaire d'État de S. M. Britannique pour les Affaires Étrangères, et

de M. le Chevalier de Newmann, Chargé d'affaires de S. M. I. R. et

Apostolique auprès de la Cour de Londres, M. de Villa Réal, et MM. les

P. P. du Brézil, ont exhibé à la Conférence leurs Pleins Pouvoirs

respectifs, et, après les avoir lu, M. de Villa Réal a observé que

puisqu'il n'était pas nécessaire, pour le moment, d'échanger ces

instruments, il se contentait de protester verbalement contre les Titres

du Prince, au nom duquel les Pleins Pouvoirs de MM. les

Plénipotentiaires Bréziliens avaient été délivrés.

M. de Villa Réal a ensuite demandé aux P. P. Bréziliens, de vouloir bien

lui expliquer quelles étaient les propositions qu'ils avaient à faire au

Portugal.

MM. les Plénipotentiaires Bréziliens ont répondu, qu'ils demandaient du

Portugal, la Reconnaissance de l'Indépendance du Brézil, et de la

Catégorie Politique.

A quoi M. de Villa Réal a observé qu'avant toute autre discussion il y

avait trois points sur lesquels il désirait avoir des explications et

des assurances: savoir, si MM. les P. P. Bréziliens pouvaient promettre:

1^o La cessation des hostilités de la part du Brézil contre le Portugal;

2^o Le rétablissement des relations de commerce entre les deux pays;

3^o La restitution des propriétés et vaisseaux portugais saisis par les

Bréziliens, ou une indemnité équivalente.

MM. les P.P. Brésiliens ont répondu, qu'ils n'étaient pas autorisés à

donner ces promesses; mais qu'ils pouvaient assurer, que de fait les

hostilités avaient été suspendues de la part du Brézil, depuis le mois

de Novembre dernier; qu'ils avaient déjà écrit pour presser la

continuation de cette suspension; et que la négociation étant à présent

ouverte, ils écriraient sans perte de temps à leur Gouvernement sur les

deux autres points.

MM. les P. P. du Brézil ont de leur côté demandé des explications sur

l'expédition qu'on préparait dans les ports du Portugal contre le

Brésil: sur quoi M. de Villa Real a répondu, que cette expédition ne

mettrait à la voile que dans le cas du renouvellement des hostilités de

la part du Brézil, ou de la rupture de la présente négociation; et que

de sa part il était disposé à continuer la négociation, dans l'espérance

que les trois points susmentionnés seraient admis de la part du Brézil,

aussitôt que les communications des P. P. Bréziliens y seront parvenues.

Sur quoi la séance a été levée.

N^o 5

_Seconde Conférence Brézilienne, le 19 juillet._

Présens: MM. le Comte de Villa Real, Général Brandt, M. le Chevalier

Gameiro, le Prince Esterhazy, M. Canning, M. le Chevalier de Newmann.

Le Protocole de la dernière séance a été lu et approuvé.

MM. les P. P. B. B. déclarent qu'ils ont écrit à leur Cour par la Malle

du 14 sur les trois points que M. le comte de Villa Real a suggérés dans

la dernière conférence, demandant une prompte réponse et surtout qu'elle

soit précédée d'un acte publique concernant la suspension des

hostilités; et comme ils pouvaient assurer que tout cela serait accordé

immédiatement si l'Indépendance du Brézil était reconnue, ils prient M.

le comte de Villa Real de leur déclarer s'il est autorisé de reconnaître

l'Indépendance et les nouveaux titres du Brézil.

M. de Villa Real a répondu qu'il envisageait les trois points susdits

comme préliminaires à toute négociation, que cependant il n'avait pas

voulu arrêter la marche de celle-ci, dans l'espoir que ces trois points

seraient accordés; et qu'il était par conséquent prêt à continuer cette

négociation pourvu qu'on n'exige pas comme condition préalable la

reconnaissance de l'Indépendance: S. M. T. F. dans la supposition que

cette demande préalable ne serait pas faite ayant consenti à ne pas

mettre en avant son droit incontestable de souveraineté sur le Brézil.

Sur cela M. Canning a proposé, pour faciliter la marche de la

négociation, de rédiger son projet de réconciliation, pour être ensuite

pris en considération par les deux parties. Cette idée a été agréé par

les P. P. B. B. et M. le comte de Villa Real a déclaré que faute

d'autorisation pour la discuter, il s'empresserait de transmettre un tel

projet à son Gouvernement.

MM. les P. P. B. B. ont demandé la restitution des prisonniers

Bréziliens qui se trouvent actuellement en Portugal; et ont déclaré que

si M. le comte de Villa Real pouvait consentir à leurs demandes, qu'ils

enverraient de suite des bâtimens en Portugal pour amener ces

prisonniers au Brézil.

M. le Comte de Villa Real a répondu qu'il n'avait pas de pouvoirs

suffisants pour accorder cette demande, mais qu'il la transmettrait sans

délai à sa Cour.

Sur quoi, etc., etc.

N^o 6

PROTOCOLE

_Conférence Brézilienne, le 9 Août 1824._

Présens: M. le Comte de Villa Real, M. le Général Brandt, M. le

Chevalier de Gameiro, M. Canning, le prince Esterhazy, M. le Chevalier

de Newmann.

Le Protocole de la dernière Conférence a été lu et approuvé.

M. de Villa Real a annoncé qu'il avait écrit à Sa Cour á l'égard des

sujets Bréziliens détenus en Portugal, et a déclaré que son Gouvernement

avait relâché et ordonné la restitution du Vaisseau Brézilien nommé

_Jervis_; il a demandé ensuite à Messieurs les Plénipotentiaires

Bréziliens s'ils avaient déjà reçu l'autorisation de faire une

déclaration sur les trois points mentionnés dans le Protocole de la

première séance.

MM. les Plénipotentiaires Bréziliens ont répondu, qu'à l'égard de la

première question, c'est-à-dire celle relative aux hostilités, ils

avaient déjà reçu des assurances positives de leur Gouvernement

qu'aucune tentative ne serait faite de la part du Brézil contre les

Colonies Portugaises--que sur les deux autres questions ils n'avaient

encore aucune explication à donner;--mais qu'ils référaient M. le

Plénipotentiaire Portugais à M. Canning pour les réponses que le

Gouvernement Britannique pourrait avoir reçu sur ces objets du

Gouvernement Brézilien.

MM. les Plénipotentiaires du Brézil ont démandé l'insertion au Protocole

de la Déclaration suivante: qu'ils continueraient la négociation dans

l'espoir qu'Elle terminerait par la reconnaissance de l'Indépendance du

Brézil.

M. le Plénipotentiaire de Portugal a déclaré qu'il ne pouvait rien

promettre qui invaliderait les droits de Souveraineté de Sa Majesté Très

Fidèle, mais que l'objet de cette négociation étant une Réconciliation

entre le Portugal et le Brézil, il la continuerait d'après les Principes

énoncés par Lui dans les Protocoles précédents.

M. Canning a présenté à la conférence un Projet de Réconciliation qu'il

avait préparé d'après l'offre qu'il en avait fait, à la conférence

précédente.

M. Canning en a donné copies à MM. les Plénipotentiaires de Portugal, du

Brézil et de l'Autriche; mais ce Projet ayant été rédigé seulement comme

moyen de faciliter une Réconciliation, il a été convenu de ne pas le

mettre au Protocole.

M. Canning a ajouté qu'il ne se tenait pas du tout ni à la forme ni à la

substance de ce projet, que peut-être en le prenant en plus mûre

considération, il y ferait des changements lui-même, et qu'il invitait

MM. les Plénipotentiaires de lui faire le plus franchement possible,

leurs observations là-dessus.

N^o 7

_Conférence Brézilienne les 11 et 12 Août 1824._

Présens: M. Canning, M. le P. Esterhazy, M. de Newmann, M. le Comte de

Villa Real, M. le Général Brandt, M. le Chevalier Gameiro.

Le Protocole de la dernière séance a été lu et approuvé.

M. le Plénipotentiaire du Portugal a annoncé que s'étant adressé à S. E.

M. Canning en suite de ce qui a été déclaré par MM. les P. P. B. B. dans

la dernière Conférence, a appris avec peine que le Gouvernement

Brézilien n'a point accédé aux représentations qui lui ont été adressées

par M. Chamberlain d'après l'ordre du Gouvernement Britannique, au sujet

des trois points que le Gouvernement Portugais a toujours annoncés comme

devant être applanis, et devoir servir de préliminaires à toute

négotiation. Le Gouvernement du Brézil n'a pas même indiqué la plus

légère intention de vouloir accéder à ces trois points, pas même celle

de faire cesser les hostilités, mais il a simplement référé le

Gouvernement Britannique aux instructions qu'il enverrait à MM. les P.

P. B. B.

Le P. Portugais ayant pris sur lui l'immense responsabilité de ne pas

insister sur l'admission de ces trois points par MM. les P. P. B. B.

dans l'espoir qu'ils seraient accordés, ne peut plus aujourd'hui

entretenir cet espoir contre les faits qui ressortent des dernières

informations qui sont arrivées de Rio de Janeiro, et des déclarations

peu satisfaisantes qui ont été faites par MM. les P. P. B. B. dans la

dernière Conférence. Il se voit donc forcé á regret d'attendre de

nouvelles instructions de Sa Cour, devant porter à sa connaissance que

les représentations qui ont été adressées au Gouvernement de Rio de

Janeiro n'ont point été agréées par Lui; quoiqu'elles soient de toute

justice, et qu'elles aient été considérées ainsi, non seulement par le

Cabinet de Londres, mais aussi par celui de Vienne qui les a fait

appuyer auprès du Gouvernement de Rio de Janeiro.

MM. les P. P. B. B. ont dit qu'ils n'ont pas répondu à la première

demande de M. le P. Port., parce qu'ils étaient chargés de le faire à S.

E. M. Canning; la demande primitive ayant été faite au Gouvernement

Brézilien par le Consul Général de S. M. Britannique. Qu'aujourd'hui ils

pouvaient assurer M. le P. Port., que le Gouvernement Brézilien avait

prévenu les désirs des Cours de Londres et d'Autriche, et avait pris la

résolution de cesser les hostilités, de discontinuer les séquestres, et

de faciliter les relations de commerce entre le Portugal et le Brésil,

avec le ménagement qu'il doit avoir pour l'opinion publique, si

fortement prononcée contre toute correspondance avec le Portugal, avant

la Reconnaissance formelle de l'Indépendance du Brézil. Que ces

ménagements sont si nécessaires au maintien de la Royauté dans le

nouveau monde, que le Gouvernement Brézilien croit qu'ils seront

approuvés par les Cours d'Autriche, et de Londres, ainsi que par le

Portugal lui-même.

M. le P. Port. a répondu que les assurances de MM. les P. P. B. B. ne

reposant pas sur des faits, mais sur des considérations morales, il ne

pouvait que les porter à la connaissance de sa Cour, et attendre les

instructions.

Il répétait en même temps qu'il ne pouvait espérer que les

représentations de MM. les P. P. B. B. auraient plus d'effet que celles

qui ont déjà été faites par les puissantes interventions de l'Autriche

et de l'Angleterre.

MM. les P. P. B. B. ont répondu que la demande des deux Cours était

faite dans une époque où les négociations n'étaient pas encore ouvertes

entre le Brézil et le Portugal. La demande de M. le P. du Portugal ayant

été présentée par suite de l'ouverture des négociations, MM. les P. P.

B. B. espéraient que cette démarche serait agréée, et que le résultat en

serait tout à fait satisfaisant.

MM. les P. P. B. B. en se référant à l'invitation contenue dans le

Protocole précédent--de faire leurs observations sur le Projet présenté

par M. Canning comme moyen de Réconciliation, ont dit, qu'ils adoptent

comme le leur ce Projet de Réconciliation, en se réservant le droit de

le discuter avec M. le P. Portugais, et de le signer sous _spe rati_; et

qu'ils invitent M. le P. Portugais de le transmettre à sa Cour.

Le P. Portugais a observé que d'après la déclaration qui est consignée

dans ce Protocole, et dans les précédents, il n'est pas autorisé à

accepter, ni à transmettre un Projet de Réconciliation entre le Portugal

et le Brésil, qui porte atteinte aux droits légitimes de S. M. T. F. sur

le Brésil; mais que MM. les P. P. B. B. ayant accepté ce projet comme le

leur, il ne peut s'opposer, vu le délai qui en résulterait pour la

négociation, à ce qu'il soit transmis par un intermédiaire au

Gouvernement de S. M. T. F., auquel il rendra compte de ce qui s'est

passé à cet égard, afin de recevoir de sa Cour des ordres ultérieurs.

MM. les P. P. B. B. ont ensuite prié MM. les P. P. d'Autriche, et M.

Canning de vouloir bien transmettre le projet au Gouvernement Portugais,

avec l'invitation à ce Gouvernement d'autoriser le plus tôt possible son

Plénipotentiaire à Londres à discuter le susdit Projet.

M. Canning a répondu qu'il se prêterait volontiers au désir exprimé par

MM. les P. P. B. B., et qu'il transmettrait le Projet á la Cour de

Lisbonne ou conjointement avec les P. P. d'Autriche, ou seul, si ces

Messieurs ne se trouvaient pas autorisés à prendre part à cette

transmission.

MM. les P. P. d'Autriche ont déclaré que jusqu'à présent ils s'étaient

abstenus de délivrer officiellement aucune opinion depuis l'ouverture de

cette négociation, le désir principal de leur Gouvernement ayant été que

l'objet important qui avait réuni MM. les P. P. Portugais et Brésiliens,

fût principalement considéré par eux comme une affaire de famille, à

régler de gré à gré, chacune des parties étant le meilleur juge de son

intérêt, et des sacrifices que l'une ou l'autre croira devoir faire à la

force des circonstances. Le Gouvernement Autrichien a toujours agi avec

le sentiment de la plus parfaite impartialité, en donnant sous une forme

amicale et confidentielle, tant au Rio de Janeiro qu'à Lisbonne, les

conseils qu'il croyait pouvoir être dans l'intérêt d'un chacun, á

l'effet d'opérer une Réconciliation si désirable pour les deux pays. Le

Gouvernement Autrichien eût préféré que MM. les P. P. B. B. et P.

eussent pu s'entendre à l'amiable, et procéder dans cette négociation

sans avoir besoin de recourir constamment aux puissances dont ils ont

demandé les bons offices. Mais depuis que cette négociation a acquis un

caractère plus officiel qu'elle ne semblait devoir obtenir au premier

abord, les P. P. A. A. par le même sentiment d'impartialité qui a guidé

leur Gouvernement dans toute cette affaire, croiraient en dévier, s'ils

ne déclaraient pas ici que, tout en sentant la nécessité d'un

arrangement qui mette fin aux malheureux différents qui existent entre

le Portugal et le Brésil, ils n'entendent pas par là rien énoncer qui

puisse préjuger ou porter atteinte aux droits du Roi de Portugal--et

c'est donc à S. M. T. F. de juger elle-même des meilleurs moyens qui

pourraient terminer ces différents.

En conséquence de la présente déclaration, et pour répondre à la demande

qui vient de leur être adressée par MM. les P. P. B. B., ils ne se

croient pas autorisés à prendre part à la transmission au Gouvernement

Portugais du Projet de Réconciliation mentionné dans le présent

Protocole;--projet qui, d'ailleurs sera, sans leur entremise, porté à la

connaissance de ce Gouvernement par le P. Britannique.

M. Canning a ajouté, qu'il se chargeait, en conséquence, à lui seul, de

transmettre ce Projet,--et qu'il attendrait les réponses qu'il pourrait

recevoir du Portugal, pour inviter ces Messieurs à une nouvelle

conférence;--mais MM. les P. P. sont tous généralement convenus que dans

l'intervalle le manque d'une réunion formelle n'empêcherait pas MM. les

P. P. Portugais et B. B. de s'entendre et de se fournir réciproquement

des explications propres à faciliter un arrangement final et

satisfaisant.

Sur quoi, etc., etc.

DOCUMENTO N^o 8

PROJECTO DE HUM TRATADO PRELIMINAR ENTRE PORTUGAL E O BRAZIL

PROJECTO DE TRATADO

*Portugal.* | *Brazil.*

|

|

ARTIGO 1^o. |

|

O Reino de Portugal e o | Observaçoens (de Brant

Imperio do Brazil com os | e Gameiro).

limites, que tinhão em Abril |

de 1821 são, e ficão sendo | A separação, e independencia

para sempre duas Monarquias | da Coroa do Brazil

independentes, soberanas, | está tão formal, e expressamente

e separadas, nas | ennunciada neste

Pessoas dos Monarcas actuaes, | artigo, quanto se póde dezejar.

e seos Successores. |

|

ARTIGO 2^o. |

|

S. M. Fidelissima em | A renuncia que se contem

consequencia desta separação | na 1.^a parte d'este artigo

das duas Coroas renuncia | está redigida nos proprios

por si, seos herdeiros, | termos das nossas

e successores á todos | instrucções, e a eliminação

os direitos e pretençoens | do Brazil d'entre os titulos

de governo, e propriedade | da Coroa de Portugal foi-nos

territorial sobre o Brazil. | suggerida pelo nosso

E querendo que esta renuncia | zêlo, e he consequente, e

seja a mais plena, | regular.

formal e completa, que ser |

possa, deixará de ora em |

diante de mencionar o Brazil |

entre os titulos da Corôa |

de Portugal. |

|

ARTIGO 3^o. |

|

S. M. Fidelissima em | Eis expresso o reconhecimento

virtude d'esta renuncia, | da nova cathegoria

reconhece a Seu Augusto | politica do Brazil e do

Filho o Sñr. Dom Pedro, | titulo de Imperador.

seus herdeiros e successores |

por Imperador do Brazil, |

e trata com Elle n'esta |

qualidade. |

| A Inglaterra e Austria

ARTIGO 4^o. | consideram esta restituição

| como um acto de rigorosa

S. M. O Imperador do | justiça pela razão de

Brazil se obriga a restituir | não ter existido entre o

no estado em que se achar, | Brazil e Portugal hum verdadeiro

toda a propriedade pertencente | estado de guerra;

aos subditos da Coroa | mórmente desde a epocha

de Portugal, que tenha | em que S. M. Fidelissima

sido sequestrada no Brazil, | reassumiu a sua antiga

bem como os navios portuguezes | authoridade, e mandou suspender

com as suas respectivas | as hostilidades em

cargas, que tenham | todos os pontos do Brazil

sido apresadas pelas forças | occupados por tropas portuguezas.

navaes do Imperio, e no | Tanto para condescendermos

caso de se ter vendido alguma | com as ditas

d'estas presas, restituir-se-ha | potencias como para impormos

o preço de taes | á Portugal a obrigação

vendas aos seus respectivos | de reparar os damnos

donos. | feitos pelas suas tropas no

| Brazil, e que importam em

| muito mais do que o valor

| de taes presas, propuzemos

| esta restituição, sem a

| restituição promettida no artigo

| precedente não teriamos

| direito a este acto de

| reciprocidade.

|

ARTIGO 5^o. |

|

S. M. Fidelissima promette |

igualmente restituir |

toda a propriedade pertencente |

aos subditos, e a |

quaesquer corporações do |

Brazil, que tenha sido |

apprehendida pelas authoridades |

portuguezas, e nomeadamente |

as alfaias e |

valores que se achão em |

Portugal, e forão trazidas |

pelo Commandante das |

tropas portuguezas, e mais |

pessoas que evacuarão a |

cidade de Bahia em 2 de |

Julho de 1823. |

|

ARTIGO 6^o. |

|

S. M. Fidelissima promette | Sem a promessa da mencionada

outro sim indemnisar | restituição não podiamos

a todos os subditos da | pretender esta indemnização,

Coroa do Brazil a quem as | e muito soffreria

tropas portuguezas tenhão | o nosso patriotismo se

causado perdas, e damnos, | o não pretendessemos.

sem que as operações militares |

o exigissem. O reconhecimento, |

e liquidação de taes |

perdas serão commettidos |

a uma Commissão |

mixta, que se instituirá na |

cidade do Rio de Janeiro, |

logo depois da troca das |

rectificações do presente |

Tratado. |

|

ARTIGO 7^o. |

|

Haverá desde já a mais | Estando as Potencias da

sincera amizade, e a mais | Europa accordes no principio

generosa correspondencia | de que as metropoles

entre os habitantes de ambos | peninsulares devem gozar

os paizes. E emquanto | de favores especiaes nos

por um tratado especial | novos Estados Americanos,

não se regulão as suas relaçoens | era mister previlegiar o

commerciaes pagarão | commercio portuguez

os generos do Brazil | relativamente ao das outras

nas alfandegas de Portugal, | naçoens. Todavia o Brazil

e os productos de cultura | ganha mais do que Portugal

e industria de Portugal nas | n'esta fixação promissoria

alfandegas do Brazil, dez | de direitos: porque

por cento de direitos de | os seus generos, que pagavão

entrada, e dois por cento | outr'ora huns por outros

de direitos de reexportação, | 30 p.^r 0/0 de direitos

devendo os direitos chamados | de entrada em Portugal,

de Porto serem os | pagarão sómente 10 p.^r 0/0

mesmos no Brazil para os | no intervalo que decorrer

navios brazilianos e portuguezes | até o ajuste de hum tratado

e vice versa em | definitivo de commercio.

Portugal. |

|

ARTIGO 8^o. |

|

Não querendo as altas | Este artigo é em tudo

partes contratantes retardar | conforme as nossas Instrucçoens,

de modo algum as vantagens, | que nos mandão

que hão de resultar | mui positivamente dividir

do prompto restabelecimento | a negociação em duas partes:

da boa correspondencia | notando-se na primeira

entre os dois Estados, | a questão do reconhecimento

convem em que fiquem | e na segunda

reservados para hum subsequente | o mais que occorrer entre

tratado definitivo | os dois paizes.

todos os mais objectos que |

devão ser ajustados entre |

ambas as Coroas. |

|

ARTIGO 9^o. |

|

As duas altas partes |

contractantes convidarão todas |

as potencias amigas á |

accederem ao presente tratado. |

DOCUMENTO N^o 9

PROJECTO DE TRATADO

The two parts, European and American of the Portuguese Monarchy, shall

be considered as distinct and separate.

Brazil shall be governed by his own Institutions.

The King of Portugal devolves | The Emperor of Brazil

upon His Son Dom | renounces for Himself His

Pedro all His Rights in | Right of Succession to the

Brazil. | Crown of Portugal.

Arrangements shall be made for settling the succession to the Crown of

Portugal, after the demise of the present King, according to the

fundamental Principles of the Portuguese Monarchy; with such

modifications the Cortes, now about to be assembled at Lisbon, may

approve.

It is understood that all | It is understood that all

hostilities on the part of | Brazilian Persons or Property

Brazil against the Territories, | seized or detained in

Ships, and Subjects | Portugal, shall be forthwith

of Portugal, have already | liberated and restored;

ceased: and that all seizures | or where restitution

of Portuguese Ships | of Property is impossible,

and Property, heretofore | that Indemnification shall

made, shall be restored or | be made. Brazilian Subjects

where restitution is impossible, | in Portugal, if there

that Indemnification | be any other than those

shall be made. | already mentioned, shall

| be at liberty to return to

Also that Portuguese | Brazil with all their Property

Subjects in Brazil shall be | or to remain in Portugal

at liberty either to return | without molestation.

to Portugal with all their |

Property or to reside in |

Brazil without molestation. |

Commissioners shall be forthwith named to watch over the execution of

the foregoing stipulations relating to Person and Property.

Plenipotentiaries shall also be forthwith named to negotiate a

commercial Treaty between the two Countries, in which each Country shall

be placed by the other at least on the footing of the most favoured

nation.

The Brazilian Government | The Portuguese Government

shall engage not only | shall engage to evacuate

not to undertake any expedition | any Port or Place,

against other Colonies, | which it may continue to occupy

or Settlements, of | on that part of the

Portugal, but not to entertain | Continent of America,

any Proposition | which constitutes the Brazilian

which may be made to | Territory.

them for the alienation |

from Portugal, or union |

with Brazil of any of the |

said Colonies or Settlements. |

ADDITIONAL ARTICLES

Mode of execution of the second Article of the Treaty.

Historia diplomatica do Brazil: O Reconhecimento do Imperio · 第 15 / 18 段