IV

Les fondateurs de l'_Avenir_ ne se contentaient pas d'agir par la

presse. Ils instituèrent à Paris une _Agence générale pour la défense

de la liberté religieuse_, à laquelle se rattachaient des comités

locaux. Cette agence réunit, en six mois, 31,513 francs. Sous son

impulsion, plusieurs journaux se fondèrent en province, à Nantes, à

Strasbourg, à Nancy; des pétitions, revêtues de quinze mille

signatures, furent adressées aux Chambres, pour réclamer la liberté

d'enseignement; une souscription pour l'Irlande affamée produisit

70,000 francs. L'_Agence_ avait surtout en vue la résistance légale et

judiciaire aux mesures oppressives; elle soutint plusieurs procès: il

s'agissait tantôt d'un modeste citoyen ou d'un curé, poursuivis pour

avoir ouvert une école; tantôt d'une communauté religieuse, inquiétée

dans son existence. Elle engagea une triple instance à l'occasion de

l'expulsion des Trappistes de la Meilleraye. Lacordaire avait

particulièrement le goût de ces luttes à la barre des tribunaux; il

estimait que, dans les pays libres, les grandes causes se traduisent,

comme à Rome et en Angleterre, en procès débattus au grand jour de la

publicité judiciaire. Plusieurs fois, jusqu'à ce qu'il en fût empêché

par une décision du conseil de discipline, le jeune abbé plaida, comme

avocat, à l'audience de la police correctionnelle, dans des

contestations qui avaient pour objet l'émancipation du prêtre et du

citoyen catholiques. «Je me rappelle, a écrit plus tard M. de

Montalembert, la surprise d'un président de Chambre, découvrant un

jour, sous la robe d'avocat, ce prêtre dont le nom commençait à

poindre. En fouillant dans les journaux du temps, on trouverait bien

quelques rayons de cette parole, déjà si virile, qui semait le trouble

dans les rangs des substituts et qui électrisait l'auditoire. Un jour,

en répondant à un avocat du Roi qui s'était hasardé à lui dire que les

prêtres étaient les ministres d'un pouvoir étranger, Lacordaire

s'était écrié: Nous sommes les ministres de quelqu'un qui n'est

étranger nulle part, de Dieu! Sur quoi l'auditoire, rempli de ce

peuple de Juillet si hostile au clergé, se mit à applaudir. On lui

criait: Mon prêtre, mon curé, comment vous nommez-vous? Vous êtes un

brave homme[414]!» Une autre fois, d'une voix frémissante, il jetait

au tribunal l'appel de saint Paul, _Cæsarem appello_, qu'il traduisait

hardiment, aux applaudissements passionnés de l'auditoire: J'en

appelle à la Charte.

[Note 414: _Le Père Lacordaire_, par M. DE MONTALEMBERT.]

Le gouvernement fournit lui-même l'occasion d'un débat judiciaire plus

éclatant encore, en déférant à la cour d'assises deux articles de

l'_Avenir_, l'un de Lamennais, l'autre de Lacordaire. Les deux prêtres

comparurent, le 31 janvier 1831, entourés de leurs amis. Le public

vint, nombreux, généralement sympathique. Lamennais était assisté par

un avocat non catholique, mais libéral, M. Janvier. Lacordaire se

défendit lui-même: de touchants retours sur sa jeunesse, la hardiesse

et l'originalité de ses idées, son talent intéressèrent et émurent

l'auditoire. «Mon devoir est accompli, dit-il en terminant; le vôtre,

messieurs, est de me renvoyer absous de cette accusation. Ce n'est pas

pour moi que je vous le demande; il n'y a que deux choses qui donnent

du génie, Dieu et un cachot; je ne dois donc pas craindre l'un plus

que l'autre. Mais je vous demande mon acquittement comme un pas vers

l'alliance de la foi et de la liberté, comme un gage de paix et de

réconciliation... Je vous le demande encore, afin que ces despotes

subalternes, ressuscités de l'Empire, apprennent, au fond de leurs

provinces, qu'il y a aussi une justice en France pour les catholiques,

et qu'on ne peut plus les sacrifier à de vieilles préventions, à des

haines d'une secte désormais finie. Voilà donc, messieurs: je vous

propose d'acquitter Jean-Baptiste-Henri Lacordaire, attendu qu'il n'a

point failli, qu'il s'est conduit en bon citoyen, qu'il a défendu son

Dieu et sa liberté; et je le ferai toute ma vie, messieurs.» Des

applaudissements accueillirent cette péroraison. L'audience durait

depuis près de douze heures, et l'agitation de l'auditoire allait

croissant. Enfin, à minuit, le jury rentra dans la salle, apportant un

verdict d'acquittement. Les disciples de Lamennais le couvrirent

d'embrassements; le public prenait part à leur joie et à leur

triomphe. Lacordaire revint seul avec Montalembert. «Sur le seuil de

sa porte, raconte ce dernier, je saluai en lui l'orateur de l'avenir:

il n'était ni enivré, ni accablé de son triomphe. Je vis que pour lui,

ces petites vanités du succès étaient moins que rien, de la poussière

dans la nuit. Mais je le vis avide de répandre la contagion du

dévouement et du courage, et ravi par ces témoignages échangés de

tendresse désintéressée et de foi mutuelle, qui valent mieux, dans les

coeurs jeunes et chrétiens, que toutes les victoires.»

Ce succès encourageait les rédacteurs de l'_Avenir_ à porter la lutte

sur le terrain judiciaire. Ainsi leur vint l'idée de ce qu'on a appelé

le «procès de l'école libre». La Charte avait promis la liberté

d'enseignement, mais l'Université n'en maintenait pas moins toutes les

rigueurs de son monopole. Le recteur de Lyon ne venait-il pas

d'enjoindre aux curés de cette ville de renvoyer les enfants de choeur

auxquels ils donnaient gratuitement des leçons? Les directeurs de

l'_Agence_ estimèrent qu'en telle matière, des articles de journaux et

des pétitions ne suffisaient pas, qu'il fallait saisir plus vivement

le pays de cette question. Le 29 avril 1831, ils annoncent que trois

d'entre eux, MM. Lacordaire, de Montalembert et de Coux, vont ouvrir à

Paris une école libre gratuite. «La liberté se prend et ne se donne

pas, disent-ils dans leur manifeste... L'Université poursuit la

liberté de l'enseignement jusque dans les enfants de choeur; eh bien,

nous la mettrons aux prises avec des hommes.» Un local est loué, rue

des Beaux-Arts; le commissaire de police est prévenu, et, le 7 mai

1831, l'école s'ouvre. Les élèves sont neuf enfants appartenant aux

familles pauvres du voisinage. Des hommes de lettres, des personnages

politiques appartenant à l'opinion libérale assistent à cette

inauguration. Lacordaire débute par un discours très-vif contre

l'Université; puis les classes commencent. Survient la police qui

déclare l'école fermée et ordonne aux enfants de sortir; Lacordaire,

au nom de l'autorité paternelle, les somme de rester; et ces écoliers,

sans avoir probablement une parfaite intelligence de la grande cause

pour laquelle ils combattent, s'écrient à plusieurs reprises: «Nous

resterons!» Les maîtres prolongent la résistance dans la mesure

nécessaire pour établir qu'ils cèdent seulement à la force. Peu de

temps après, les instituteurs improvisés sont cités en police

correctionnelle: c'est le procès qu'ils attendaient et désiraient. Ils

demandent à être traduits devant le jury. Pendant ces débats

préliminaires, le jeune Montalembert est appelé à la pairie, par le

décès de son père, en vertu du principe mourant de l'hérédité;

aussitôt il revendique, pour lui et ses coaccusés, la juridiction des

pairs. Les trois prévenus comparaissent devant la haute Chambre, en

septembre 1831. Heureux d'avoir une telle tribune pour proclamer leurs

idées, ils se défendent eux-mêmes avec l'audace de leur jeunesse et de

leur conviction; leurs discours sont moins un plaidoyer qu'un appel à

l'opinion et une éclatante profession de leur foi religieuse et

libérale; ce langage si nouveau est écouté par les pairs avec une

surprise qui n'est pas sans bienveillance. La loi était formelle; les

accusés sont condamnés, mais seulement à cent francs d'amende.

L'âme vaillante des jeunes amis de Lamennais jouissait singulièrement

de ces nobles combats pour «Dieu et la liberté». Le 29 octobre 1831,

Lacordaire écrivait à son plus cher compagnon d'armes: «Si court que

soit le temps, il n'ôtera rien aux délices de l'année qui vient de

passer; elle sera éternellement dans mon coeur comme une vierge qui

vient de mourir.» Bien longtemps après, le souvenir de cette époque

demeurait tout brûlant chez ceux qui avaient vécu d'une telle vie:

«Jours à la fois heureux et tristes, disait encore Lacordaire peu

avant de mourir, jours comme on n'en voit qu'une fois dans sa vie!» Et

M. de Montalembert s'écriait, au seul rappel de ces lettres: «Quelle

vie dans les âmes! Quelle ardeur dans les intelligences! Quel culte

désintéressé de son drapeau, de sa cause! Que de sillons profonds et

féconds, creusés dans les jeunes coeurs d'alors, par une idée, par un

dévouement, par un grand exemple, par un acte de foi ou de courage!...

Pour savoir ce qu'il éclata alors d'enthousiasme pur et désintéressé,

dans les presbytères du jeune clergé et dans certains groupes de

francs et nobles jeunes gens, il faut avoir vécu dans ce temps, lu

dans leurs yeux, écouté leurs confidences, serré leurs mains

frémissantes, contracté, dans la chaleur du combat, des liens que la

mort seule a pu briser[415].»

[Note 415: _Le Père Lacordaire_, par M. DE MONTALEMBERT.]

La petite armée de l'_Avenir_ rencontrait en effet d'ardentes

sympathies, surtout dans le jeune clergé[416]. Les abonnés du journal

n'atteignirent jamais trois mille; mais, à cette époque, ce chiffre

était relativement plus considérable qu'aujourd'hui. Les rédacteurs

recevaient des lettres flatteuses de tous les pays: c'était tantôt un

séminaire bavarois, tantôt un couvent de femmes, qui leur envoyait des

adresses de félicitations. Les catholiques belges, encore frémissants

de leur révolution, les acclamaient. Une souscription ouverte pour

payer les frais d'un de leurs procès produisait, en quelques jours,

plus de 20,000 francs, bien que la majorité des donateurs ne

figurassent que pour cinq centimes: des paroisses entières avaient

souscrit, leurs curés en tête. En mai 1831, l'_Avenir_, ayant annoncé

ses embarras financiers, recevait immédiatement, de France et de

Belgique, 70,000 francs. Au mois d'octobre suivant, M. de

Montalembert, qui faisait, entre Lyon et Marseille, un voyage de

propagande, rencontrait partout un accueil enthousiaste. En dehors

des catholiques, parmi les libéraux jeunes et sincères, l'impression

était celle d'un étonnement sympathique. Pendant que la robe d'un

prêtre ne pouvait se montrer dans la rue sans être insultée,

Lacordaire la faisait applaudir à la barre des tribunaux, et ceux-là

même qui venaient peut-être de crier: À bas les Jésuites! demandaient

aux journalistes catholiques de leur faire des cours sur les diverses

branches des sciences politiques et religieuses. Sans doute, on était

encore loin de l'union rêvée par l'_Avenir_, entre les libéraux et les

catholiques; toutefois un premier pas était fait, et l'espérance

semblait permise.

[Note 416: L'abbé Dupanloup, fort animé contre l'_Avenir_, écrivait au

cardinal de Rohan: «Le jeune clergé est terriblement accessible à ces

doctrines de schisme, d'orgueil et de liberté effrénée.» Et encore:

«M. de La Mennais est l'idole des jeunes prêtres qu'il entraîne dans

l'indépendance politique et la rébellion religieuse.» (_Vie de Mgr

Dupanloup_, par l'abbé LAGRANGE, t. I, p. 130, 132.)]

V

Malgré ce succès en apparence si brillant, l'_Avenir_ se heurtait à un

obstacle sur lequel il devait se briser. Nous ne parlons pas du

mécontentement du pouvoir, mécontentement naturel, mais, somme toute,

assez inoffensif, et n'ayant abouti jusqu'ici qu'à fournir à Lamennais

et à Lacordaire l'occasion d'un petit triomphe judiciaire. Nous ne

parlons même pas de l'hostilité, plus grave cependant, des

légitimistes, qui formaient alors une partie considérable des

catholiques. L'obstacle était surtout dans l'Église elle-même, dans

l'autorité ecclésiastique. Les évêques, nommés presque tous sous la

Restauration, généralement royalistes et de tendance gallicane, plus

préparés à monter l'escalier des rois qu'à descendre sur la place

publique, à solliciter discrètement l'appui des gouvernements qu'à

faire bruyamment appel à l'opinion, auraient eu déjà grand'peine à

accepter les doctrines et les procédés de l'_Avenir_, même si celui-ci

avait évité toute exagération. Que devait-ce donc être en présence

d'excès de fond et de forme, bien faits non-seulement pour effaroucher

leurs habitudes et leurs préjugés, mais aussi pour inquiéter leur

sagesse! Pouvaient-ils approuver ou seulement tolérer qu'on demandât,

en leur nom, la suppression du Concordat et du budget des cultes? La

presse religieuse était alors une nouveauté. Les évêques n'étaient pas

accoutumés à s'entendre donner des conseils ou des leçons par des

écrivains qui n'avaient pas leur place dans la hiérarchie; il ne

pouvait leur plaire qu'un journal prétendît diriger chaque matin leur

clergé par-dessus leurs têtes et disposer, en dehors d'eux, de

l'attitude et des destinées de l'Église. Le nom de Lamennais n'était

pas fait d'ailleurs pour atténuer leurs défiances. Aucun sentiment

n'avait paru jusqu'alors plus étranger à ce prêtre que le respect de

l'autorité épiscopale. Déjà, à plusieurs reprises, dans ses polémiques

sous la Restauration, il l'avait maltraitée publiquement, avec une

audace méprisante. Il la ménageait encore moins dans sa conversation

et sa correspondance; les prélats ne l'ignoraient pas, et l'on conçoit

que plusieurs fussent disposés à voir dans ce langage une menace de

faction et de révolte. Faute grave de la part de Lamennais, faute

non-seulement contre la loi chrétienne, mais contre l'humaine

prudence. Que sa passion et son orgueil lui fissent dédaigner ces

évêques dont les idées pouvaient être un peu vieillies, il n'en

restait pas moins que, sans eux, rien ne pouvait être fait, dans

l'ordre religieux, de sérieux, de normal et de durable. C'est leur

concours qui, plus tard, de 1841 à 1850, fera la force et le succès de

la campagne, reprise par M. de Montalembert, pour la liberté

d'enseignement. Mis de côté ou bravés par Lamennais, avec un sans gêne

qui n'était pas le moindre signe de ce qu'il y avait de

révolutionnaire dans son entreprise, les évêques ne dissimulaient pas

leur mécontentement ou leur opposition. Non-seulement leur organe,

l'_Ami de la religion_, était en polémique ouverte avec l'_Avenir_,

mais plusieurs d'entre eux interdisaient la lecture du nouveau journal

à leurs prêtres, le blâmaient dans leurs mandements. À en croire

Lamennais, des ecclésiastiques étaient disgraciés, des jeunes gens

éloignés des ordres sacrés, parce qu'ils étaient connus pour être ses

partisans. Enfin, démarche plus grave, treize prélats, à la tête

desquels était Mgr de Clermont-Tonnerre, archevêque de Toulouse,

rédigèrent secrètement une censure des doctrines de l'_Avenir_ et

l'envoyèrent à Rome. Ceux même qui avaient le plus d'amitié pour

Lamennais s'inquiétaient de ses témérités; l'archevêque d'Amasie,

administrateur du diocèse de Lyon, le suppliait, dans les termes les

plus affectueux, de ne pas se mettre en lutte avec tout l'épiscopat:

«Comment, lui disait-il, ne pas être épouvanté, mon cher ami, de ce

_Væ soli!_ des divines Écritures qui retentirait à vos oreilles, porté

par les voix si imposantes des évêques de l'Église de France et du

Saint-Siége[417]?»

[Note 417: Plus tard, en 1841, quand cette prédiction se sera

réalisée, Lamennais, le coeur débordant de tristesse et d'amertume,

donnera lui-même le commentaire poignant de cette malédiction: «Il a

dit: _Væ soli!_ et cela est vrai en plus d'un sens. La solitude

devient pesante, surtout à mesure que l'on vieillit. Jeune, on porte

en soi tout un monde; mais ce monde s'évanouit bientôt. L'âme alors

s'en va, errant sur des ruines qui peu à peu s'effacent elles-mêmes,

vaine poussière que disperse le souffle du temps. Plus d'illusions, de

douces chimères, d'espérances lointaines, plus même de désirs. La vie

est une terre sans horizon. On s'assied là, sur la roche aride, au

pied d'un vieil arbre creux et dépouillé, et, en regardant le nuage

qui passe, on voudrait passer avec lui, être emporté comme lui, dans

ces régions où le pousse la tempête; on voudrait se perdre dans les

abimes inconnus des mers, avec l'eau du torrent qui gronde et gémit au

fond de la vallée stérile.» (_Discussions critiques et pensées

diverses_, CCLXXV.)]

Cette opposition croissante et venant de si haut rendait la situation

de l'_Avenir_ chaque jour plus difficile. Le nombre des abonnés

diminuait, les ressources financières s'épuisaient, le crédit moral

surtout était gravement atteint. Les rédacteurs eux-mêmes, si

vaillants, si passionnés qu'ils fussent, comprenaient l'impossibilité

de continuer. «Hélas! écrivait alors Lamennais, ce n'est pas le

courage que je perds, c'est la voix; je prévois que bientôt elle nous

manquera. Aucun moyen de résister à l'oppression épiscopale... À

chaque trimestre, de nombreux abonnés nous quittent en pleurant, pour

ne pas être obligés de quitter, qui son professorat, qui sa

cure[418].» Plus tard, Lacordaire, rappelant ses souvenirs, a mieux

résumé la situation: «Ce mouvement n'avait pas une base assez étendue,

il avait été trop subit et trop ardent, pour se soutenir pendant une

longue durée... Nous apparaissions au clergé, au gouvernement, aux

partis, comme une troupe d'enfants perdus sans aïeux et sans

postérité. C'était la tempête venant du désert, ce n'était pas la

pluie féconde qui rafraîchit l'air et bénit les champs. Il fallut

donc, après treize mois d'un combat de chaque jour, songer à la

retraite. Les fonds étaient épuisés, les courages chancelants, les

forces diminuées par l'exagération même de leur emploi[419].» Le 15

novembre 1831, l'_Avenir_ annonça qu'il suspendait sa publication.

[Note 418: Lettre du 9 novembre 1831.]

[Note 419: _Testament du Père Lacordaire_, p. 58.]

Histoire de la Monarchie de Juillet (Volume 1 / 7) · 第 56 / 98 题