CHAPITRE V.

Ce qui arriva aux comediens entre Vivain et Alençon. Autre disgrace de

Ragotin.

Tous les heros et heroïnes de la troupe comique partirent de bon matin

et prirent le grand chemin d'Alençon et arrivèrent heureusement au

Bourg-le-Roi[356], que le vulgaire appelle le Boulerey, où ils dînèrent

et se reposèrent quelque temps, pendant lequel on mit en avant si l'on

passeroit par Arsonnay, qui est un village à une lieue d'Alençon, ou si

l'on prendroit de l'autre côté pour éviter Barrée, qui est un chemin où

pendant les plus grandes chaleurs de l'été il y a de la boue où les

chevaux enfoncent jusqu'aux sangles. L'on consulta là-dessus le

charretier, lequel assura qu'il passeroit partout, ses quatre chevaux

etant les meilleurs de tous les attelages du Mans; d'ailleurs, qu'il n'y

avoit qu'environ cinq cents pas de mauvais chemin, et que celui des

communes de Saint-Pater, où il faudroit passer, n'étoit guère plus beau

et beaucoup plus long; qu'il n'y auroit que les chevaux et la charrette

qui entreroient dans la boue, parce que les gens de pied passeroient

dans les champs, quittes pour ajamber certaines fascines qui ferment les

terres afin que les chevaux n'y puissent pas entrer: on les appelle en

ce pays-là des éthaliers. Ils enfilèrent donc ce chemin-là. Mademoiselle

de l'Etoile dit qu'on l'avertît quand l'on en seroit près, parce qu'elle

aimoit mieux aller à pied en beau chemin, qu'à cheval dans la boue.

Angelique en dit autant, et semblablement la Caverne, qui apprehenda que

la charrette ne versât. Quand ils furent sur le point d'entrer dans ce

mauvais chemin, Angelique descendit de la croupe du cheval de Ragotin.

Le Destin fit mettre pied à terre à l'Etoile, et l'on aida à la Caverne

à descendre de la charrette. Roquebrune monta sur le cheval de l'Etoile

et suivit Ragotin, qui alloit après la charrette. Quand ils furent au

plus boueux du chemin et à un lieu où il n'y avoit d'espace que pour la

charrette, quoique le chemin fût fort large, ils firent rencontre d'une

vingtaine de chevaux de voiture, que cinq ou six paysans conduisoient,

qui se mirent à crier au charretier de reculer. Le charretier leur

crioit encore plus fort: «Reculez vous-mêmes, vous le ferez plus

aisement que moi.» De detourner ni à droit ni à gauche, cela ne se

pouvoit nullement, car de chaque côté il n'y avoit que des fondrières

insondables. Les voituriers, voulant faire les mauvais, s'avancèrent si

brusquement contre la charrette, en criant si fort, que les chevaux en

prirent tant de peur qu'ils en rompirent leurs traits et se jetèrent

dans les fondrières; le timonier se detourna tant soit peu sur la

gauche, ce qui fit avancer la roue du même côté, qui, pour ne trouver

point de ferme, fit verser la charrette. Ragotin, tout bouffi d'orgueil

et de colère, crioit comme un demoniaque contre les voituriers, croyant

pouvoir passer au côté droit, où il sembloit y avoir du vide: car il

vouloit joindre les voituriers, qu'il menaçoit de sa carabine pour les

faire reculer. Il s'avança donc; mais son cheval s'embourba si fort, que

tout ce qu'il put faire, ce fut de desetriver promptement et desarçonner

à même temps et de mettre pied à terre; mais il enfonça jusqu'aux

aisselles, et s'il n'eût pas étendu les bras il fût enfoncé jusqu'au

menton. Cet accident si imprevu fit arrêter tous ceux qui passoient dans

les champs, pour penser à y remedier. Le poète, qui avoit toujours bravé

la fortune, s'arrêta doucement et fit reculer son cheval jusqu'à ce

qu'il eût trouvé le sec. Les voituriers, voyant tant d'hommes qui

avoient tous chacun un fusil sur l'épaule et une epée au côté,

reculèrent sans bruit, de peur d'être battus, et prirent un autre

chemin.

[Note 356: A huit lieues N.-E. du Mans; ainsi nommé d'un château

qu'y fit bâtir, vers 1099, Guillaume Le Roux, pour tenir les Manceaux en

respect et se ménager une entrée facile dans la province.]

Cependant il fallut songer à remedier à tout ce desordre, et l'on dit

qu'il falloit commencer par M. Ragotin et par son cheval, car ils

etoient tous deux en grand peril. L'Olive et la Rancune furent les

premiers qui s'en mirent en devoir; mais, quand ils s'en voulurent

approcher, ils enfoncèrent jusqu'aux cuisses, et ils auroient encore

enfoncé s'ils eussent avancé davantage, tellement qu'après avoir sondé

en plusieurs endroits sans y trouver du ferme, la Rancune, qui avoit

toujours des expediens d'un homme de son naturel, dit sans rire qu'il

n'y avoit point d'autre remède pour sortir M. Ragotin du danger où il

etoit, que de prendre la corde de la charrette (qu'aussi bien il la

falloit decharger) et la lui attacher au cou et le faire tirer par les

chevaux, qui s'etoient remis dans le grand chemin. Cette proposition fit

rire tous ceux de la compagnie, mais non pas Ragotin, qui en eut autant

de peur comme quand la Rancune lui vouloit couper son chapeau sur le

visage, quand il l'avoit enfoncé dedans. Mais le charretier, qui s'etoit

hasardé pour relever les chevaux, le fit encore pour Ragotin: il

s'approcha de lui, et à diverses reprises le sortit et le conduisit dans

le champ où etoient les comediennes, qui ne purent s'empêcher de rire,

le voyant en si bel equipage; elles s'en contraignirent pourtant tant

qu'elles purent. Cependant le charretier retourna à son cheval, qui,

etant assez vigoureux, sortit avec un peu d'aide et alla trouver les

autres; en suite de quoi l'Olive et la Rancune, et le même charretier,

qui etoient déjà tous gâtés de la boue, dechargèrent la charrette, la

remuèrent et la rechargèrent. Elle fut aussitôt reattelée, et les

chevaux la sortirent de ce mauvais pas. Ragotin remonta sur son cheval

avec peine, car le harnois etoit tout rompu; mais Angelique ne voulut

pas se remettre derrière lui, pour ne gâter ses habits. La Caverne dit

qu'elle iroit bien à pied, ce que fit aussi l'Etoile, que le Destin

continua de conduire jusqu'aux Chênes-Verts, qui est le premier logis

que l'on trouve en venant du Mans au faubourg de Mont-Fort, où ils

s'arrêtèrent, n'osant pas entrer dans la ville dans un si étrange

désordre.

Après que ceux qui avoient travaillé eurent bu, ils employèrent le reste

du jour à faire secher leurs habits, après en avoir pris d'autres dans

les coffres que l'on avoit dechargés: car ils en avoient eu chacun en

present de la noblesse mancelle[357]. Les comediennes soupèrent

legèrement, à cause de la lassitude du chemin qu'elles avoient été

contraintes de faire à pied, ce qui les obligea aussi à se coucher de

bonne heure.

[Note 357: Ces sortes de présents étoient admis chez les acteurs, et

s'acceptoient sans honte. Molière fit, à ce que raconter Grimarest,

cadeau à l'un de ses anciens camarades, le comédien Mondorge, de 24

pistoles et d'un habit magnifique, et il avoit auparavant agi de la même

manière envers Baron, encore enfant, mais déjà acteur dans la troupe de

la Raisin. On lit dans le Ragotin de La Fontaine:

La Baguenaudière. ...Que dites-vous de mon habit de chasse?

La Rancune. Qu'il est beau pour jouer un baron de la Crasse.

La Baguenaudière. Je vous en fais présent, etc.

Cet habit est pour toi; fais m'en venir à bout.

(II,4.)

Et dans les Visionnaires de Desmarets:

Ces vers valent cent francs, à vingt francs le couplet:

Allez, je vous promets un habit tout complet.

dit-on au poète. Chappuzeau (l. III, ch. 18, du Théâtre franç.) donne de

curieux détails sur les dépenses extraordinaires que les comédiens

devoient faire pour leurs habits, tant à la ville qu'au théâtre, «étant

obligés de paroître souvent à la cour, et de voir à toute heure des

personnes de qualité.» Il nous apprend aussi, au même endroit, qu'en

certaines circonstances les gentilshommes de la chambre avoient ordre de

contribuer aux frais de ces habits.]

Les comediens ne se couchèrent qu'après avoir bien soupé. Les uns et les

autres etoient à leur premier sommeil, environ les onze heures, quand

une troupe de cavaliers frappèrent à la porte de l'hôtellerie. L'hôte

repondit que son logis etoit plein, et d'ailleurs qu'il etoit heure

indue. Ils recommencèrent à frapper plus fort, en menaçant d'enfoncer la

porte. Le Destin, qui avoit toujours Saldagne en tête, crut que c'etoit

lui qui venoit à force ouverte pour enlever l'Etoile; mais, ayant

regardé par la fenêtre, il aperçut, à la faveur de la clarté de la lune,

un homme qui avoit les mains liées par derrière; ce qu'ayant dit fort

bas à ses compagnons, qui etoient tous aussi bien que lui en etat de le

bien recevoir, Ragotin dit assez haut que c'etoit M. de la Rappinière

qui avoit pris quelque voleur, car il en etoit à la quête. Ils furent

confirmés en cette opinion quand ils ouïrent faire commandement à l'hôte

d'ouvrir de par le Roi. «Mais pourquoi diable (dit la Rancune) ne

l'a-t-il mené au Mans, ou à Beaumont-le-Vicomte, ou, au pis aller, à

Fresnay[358]? car, encore que ce faubourg soit du Maine, il n'y a point

de prisons; il faut qu'il y ait là du mystère!» L'hôte fut contraint

d'ouvrir à la Rappinière, qui entra avec dix archers, lesquels menoient

un homme attaché, comme je vous viens de dire, et qui ne faisoit que

rire, surtout quand il regardoit la Rappinière, ce qu'il faisoit

fixement, contre l'ordinaire des criminels; et c'est la première raison

pourquoi il ne le mena pas au Mans.

[Note 358: Petite ville du Maine, sur la Sarthe, à six lieues S.-O.

de Mamers.]

Or vous sçaurez que, la Rappinière ayant appris que l'on avoit fait

plusieurs voleries et pillé quelques maisons champêtres, il se mit en

devoir de chercher les malfaiteurs. Comme lui et ses archers

approchoient de la forêt de Persaine, ils virent un homme qui en

sortoit; mais quand il aperçut cette troupe d'hommes à cheval, il reprit

le chemin du bois, ce qui fit juger à la Rappinière que ce pouvoit en

être un. Il piqua si fort et ses gens aussi, qu'ils attrapèrent cet

homme, qui ne repondit qu'en termes confus aux interrogats que la

Rappinière lui fit, mais qui ne parut point de l'être; au contraire, il

se mit à rire et à regarder fixement la Rappinière, lequel tant plus il

le consideroit, tant plus il s'imaginoit de l'avoir vu autrefois, et il

ne se trompoit pas; mais du temps qu'ils s'etoient vus, l'on portoit les

cheveux courts et de grandes barbes[359], et cet homme-là avoit la

chevelure fort longue et point de barbe, et d'ailleurs les habits

differents; tout cela lui en ôtoit la connoissance. Il le fit neanmoins

attacher à un banc de la table de la cuisine qui etoit à dossier à

l'antique, et le laissa en la garde de deux archers, et s'en alla

coucher après avoir fait un peu de collation.

[Note 359: Tallemant dit de même en parlant du grand-père du marquis

de Rambouillet: «On portoit la barbe longuette en ce temps-là et les

cheveux courts.» (Hist. du marq. de Ramb.) C'étoit la mode encore sous

le règne de Henri IV, comme on peut le voir par les gravures et les

portraits du temps. François 1er avoit commencé à mettre en faveur les

cheveux courts et la barbe longue, pour cacher, dit-on, une blessure

qu'il avoit reçue au bas de la joue. Cette mode se transforma peu à peu

sous les règnes suivants, les cheveux s'allongeant et la barbe se

rétrécissant par degrés. Sous Henri IV on portoit les cheveux plus longs

que sous François 1er, mais courts encore, surtout relativement à

l'immense chevelure et à la non moins immense perruque qui alloient les

remplacer sous Louis XIII et Louis XIV. Quant à la barbe, qui alloit

bientôt devenir la maigre royale que chacun sait, elle gardoit encore

quelque chose de son ancienne prestance; elle prenoit dessus et dessous

le menton, pour descendre en s'effilant en pointe. Aussi Bassompierre,

en sortant de la Bastille, s'étonnoit-il de ne plus retrouver les barbes

de son temps. «Louis XIII, dit Dulaure, monta imberbe sur le trône de

son glorieux père. Les courtisans, voyant leur jeune roi sans barbe,

trouvèrent la leur trop longue: ils la réduisirent bientôt, etc.»

(Pogonologie, p. 37.) V., dans Tallemant, Historiette de Louis XIII, la

chanson:

Hélas! ma pauvre barbe.

Qu'est-ce qui t'a faite ainsi?

C'est le grand roi Louis

Treizième de ce nom,

Qui toute a ébarbé sa maison, etc.

Le même Louis XIII portoit d'abord les cheveux courts dans sa première

jeunesse, comme le prouve une médaille frappée à cette époque, mais

bientôt il laissa croître sa chevelure, qu'il ne tarda pas à porter dans

toute sa longueur.]

Le lendemain, le Destin se leva le premier, et, en passant par la

cuisine, il vit les archers endormis sur une mechante paillasse, et un

homme attaché à un des bancs de la table, lequel lui fit signe de

s'approcher, ce qu'il fit; mais il fut fort etonné quand le prisonnier

lui dit: «Vous souvient-il quand vous fûtes attaqué à Paris sur le

Pont-Neuf, où vous fûtes volé, et principalement d'une boîte de

portrait? J'etois alors avec le sieur de la Rappinière, qui etoit notre

capitaine. Ce fut lui qui me fit avancer pour vous attaquer; vous sçavez

tout ce qui se passa. J'ai appris que vous avez tout sçu de Doguin à

l'heure de sa mort, et que la Rappinière vous a rendu votre boîte. Vous

avez une belle occasion de vous venger de lui, car, s'il me mène au

Mans, comme il fera peut-être, j'y serai pendu sans doute; mais il ne

tiendra qu'à vous qu'il ne soit de la danse: il ne faudra que joindre

votre deposition à la mienne, et puis vous sçavez comme va la justice du

Mans[360].» Le Destin le quitta, et attendit que la Rappinière fût levé.

Ce fut pour lors qu'il temoigna bien qu'il n'etoit pas vindicatif, car

il l'avertit du dessein du criminel, en lui disant tout ce qu'il avoit

dit de lui, et ensuite lui conseilla de s'en retourner et de laisser ce

miserable. Il vouloit attendre que les comediennes fussent levées pour

leur donner le bon jour; mais le Destin lui dit franchement que l'Etoile

ne le pourroit pas voir sans s'emporter furieusement contre lui avec

justice; il lui dit de plus que, si le vice-bailli d'Alençon (qui est le

prevôt de ce bailliage-là) sçavoit tout ce manége, il le viendroit

prendre. Il le crut, fit detacher le prisonnier, qu'il laissa en

liberté, monta à cheval avec ses archers, et s'en alla sans payer

l'hôtesse (ce qui lui etoit assez ordinaire) et sans remercier le

Destin, tant il etoit troublé.

[Note 360: La justice du Mans devoit sans doute avoir acquis une

grande habileté et une promptitude remarquable, grâce à l'exercice que

lui donnoit l'esprit processif et litigieux des Manceaux. On sait, en

effet, qu'ils ont été renommés de tout temps, non moins que les

Normands, pour leurs habitudes chicanières. Boileau les associe à

ceux-ci dans ses Satires (XII, 341) et ses Epîtres (II, 31); il y

revient encore dans le Lutrin (I, 31). De même Racine dans les Plaideurs

(III, 3), Dufresnoy dans la Réconciliation normande (IV, 3), etc., ont

fait allusion à leur goût bien connu pour les procès. «Un Manceau vaut

un Normand et demi», dit le proverbe.]

Après son depart, le Destin appela Roquebrune, l'Olive et le Décorateur,

qu'il mena dans la ville, et allèrent directement au grand jeu de paume,

où ils trouvèrent six gentilshommes qui jouoient partie. Il demanda le

maître du tripot, et ceux qui etoient dans la galerie, ayant connu que

c'étoient des comediens, dirent aux joueurs que c'etoient des comediens,

et qu'il y en avoit un qui avoit fort bonne mine. Les joueurs achevèrent

leur partie et montèrent dans une chambre pour se faire frotter, tandis

que le Destin traitoit avec le maître du jeu de paume. Ces gentilhommes,

etant descendus à demi vêtus, saluèrent le Destin et lui demandèrent

toutes les particularités de la troupe, de quel nombre de personnes elle

etoit composée, s'il y avoit de bons acteurs, s'ils avoient de beaux

habits, et si les femmes etoient belles. Le Destin repondit sur tous ces

chefs; en suite de quoi ces gentilshommes lui offrirent service, et

prièrent le maître de les accommoder, ajoutant que, s'ils avoient

patience qu'ils fussent tout à fait habillés, qu'ils boiroient ensemble;

ce que le Destin accepta pour faire des amis en cas que Saldagne le

cherchât encore, car il en avoit toujours de l'apprehension.

Cependant il convint du prix pour le louage dû tripot, et ensuite le

Decorateur alla chercher un menuisier pour bâtir le theâtre suivant le

modèle qu'il lui bailla; et les joueurs etant habillés, le Destin

s'approcha d'eux de si bonne grâce, et avec sa grande mine leur fit

paroître tant d'esprit, qu'ils conçurent de l'amitié pour lui. Ils lui

demandèrent où la troupe etoit logée, et lui leur ayant repondu qu'elle

etoit aux Chênes-Verts en Mont-Fort, ils lui dirent: «Allons boire dans

un logis qui sera votre fait; nous voulons vous aider à faire le

marché.» Ils y allèrent, furent d'accord du prix pour trois chambres, et

y dejeunèrent très bien. Vous pouvez bien croire que leur entretien ne

fut que de vers et de pièces de theâtre, en suite de quoi ils firent

grande amitié, et allèrent avec lui voir les comediennes, qui etoient

sur le point de dîner, ce qui fut cause que ces gentilshommes ne

demeurèrent pas longtemps avec elles. Ils les entretinrent pourtant

agreablement pendant le peu de temps qu'ils y furent; ils leur offrirent

service et protection, car c'etoient des principaux de la ville. Après

le dîner l'on fit porter le bagage comique à la Coupe-d'Or, qui etoit le

logis que le Destin avoit retenu, et quand le theâtre fut en etat, ils

commencèrent à representer.

Nous les laisserons dans cet exercice, dans lequel ils firent tous voir

qu'ils n'etoient pas apprentis, et retournerons voir ce que fait

Saldagne depuis sa chute.

Le Roman Comique · 第 90 / 265 题