[Note 332: C'est peut-être Guillaume Bollioud (sic), qui succéda à
son père Pierre Bollioud dans les charges d'auditeur de camp, de
conseiller au parlement de Dombes et au présidial de Lyon, et qui fut
également échevin en 1678 et 1679. Ces fonctions étoient pour ainsi dire
héréditaires dans la famille. V. Pernety, Lyonn. dign. de mém. Cependant
voici ce que m'écrit M. Péricaud aîné: «Je viens de recevoir de M.
Belin, magistrat à Lyon, une lettre où se trouve le passage suivant:
«Lettres de provisions du conseiller du roi à la Cour des Monnoies de
Lyon, données à Paris, le 12 décembre 1720, à Jean-François Boullioud de
Chanzieu, (Chanzieu, fief situé sur la paroisse d'Oullins, limitrophe de
Saint-Genis-Laval), avocat, en remplacement de Claude Boullioud de
Festans, son père, entré en fonctions le 22 mars 1706.» Un de mes amis
possède la Suite d'Offray, Amst. 1705. On a ajouté â la main, sur la
dédicace: «Bouilloud de Chanzieu, de Saint-Genis-Laval.» On trouve
encore d'autres traces historiques de cette famille à Lyon.--En 1649, il
y avoit un Pierre Scarron qui portoit le même titre de conseiller en la
sénéchaussée et siége présidial de Lyon, et qui étoit en même temps
aumônier du roi, chanoine et sacristain en l'église de Saint-Paul. Ce
Pierre Scarron devoit être de la famille de notre auteur, laquelle étoit
venue s'établir à Lyon, attirée par l'industrie de la ville, puis étoit
allée se fixer à Paris, mais en conservant des liaisons avec Lyon et les
Lyonnois.]
[Note 333: Boileau,--un de ces esprits forts dont parle
Offray,--quoiqu'il condamnât sévèrement le genre adopté par Scarron, ne
laissoit pas de se relâcher de sa rigueur en faveur du Roman comique.
L'auteur de la Pompe funébre de M. Scarron (Paris, Ribou, 1660) fait
prononcer l'éloge de l'écrivain burlesque, en guise de réparation
d'honneur, par le poète satirique, et il lui fait dire que le défunt a
été le plus galant et le plus agréable homme de son siècle.]