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«J'ai été frappé en entrant en Italie, écrivait à cette époque

Léopold Robert à un des confidents de son âme, de la beauté de ces

figures italiennes, des moeurs antiques, des costumes pittoresques et

sauvages de ces montagnards du Midi. Je pense les reproduire avec ce

caractère de simplicité et de noblesse naturelle de ce peuple,

caractère transmis par ses aïeux. Ce que j'ai fait jusqu'à présent ne

me satisfait pas encore; j'espère réussir mieux; cependant mes

tableaux, quels que soient les sujets, sont déjà très-recherchés à

Rome. Mon état me coûte beaucoup; je suis forcé d'avoir toujours des

modèles pour mes tableaux, car je suis résolu de ne pas faire un seul

trait sans ce secours, qui ne peut jamais tromper... Je fais aussi des

excursions dans les montagnes les plus sauvages, et j'y trouve des

sujets et des modèles tout nouveaux pour ce nouveau genre de

peinture.»

«Cependant, ajoute-t-il dans la lettre suivante en parlant de son

tableau de _Corinne_, ce tableau commence à me peser; j'ai peur de

m'être fourvoyé en acceptant de le composer; j'ai choisi un sujet trop

difficile à rendre, et d'ailleurs je m'aperçois qu'une _Corinne_ est

trop relevée pour moi, qui n'ai jamais fait que des contadines (des

paysannes).»

«Cette figure de Corinne est ingrate à faire, poursuit-il quelque

temps après; on ne sait quel caractère lui donner, ni quel costume.»

Cours familier de Littérature - Volume 06 · 第 190 / 196 题