Les lois civiles qu'il promulgue et qu'il explique pendant son
ministère au roi se résument:
En propriété assurée et héréditaire;
Interdiction de rapports entre les sexes hors du mariage;
Union légalisée, sanctifiée et parfaite entre les deux époux;
Respect réciproque entre les citoyens des différentes conditions ou
fonctions publiques;
Enfin, respect de soi-même fondé sur ce principe également logique et
admirable: «Si haut qu'un homme soit placé, il doit respecter les
autres, il doit se respecter soi-même. S'il se manque à soi-même, il
manque à ses ancêtres qui _sont_ en lui; s'il manque à ses ancêtres,
il manque au premier ancêtre, à l'_homme saint_ d'où est sortie toute
la race humaine; s'il manque à ce premier homme, l'_homme saint_, il
manque au _Ciel_ (Dieu) de qui ce premier homme a reçu la vie. Les
ancêtres sont les arbres chenus dont ceux qui vivent aujourd'hui ne
sont que les rejetons. La racine est commune à tous, on ne saurait
blesser un de ces rejetons, quelque petit qu'il soit, sans que la
racine en soit offensée!» Que dites-vous de ces paroles?...
Magnifique solidarité entre les hommes nés et à naître et entre Dieu,
justice et providence de toute cette famille humaine!
Ces entretiens entre le roi et son ministre sont un code complet de
politique appliquée. Socrate n'est pas si législateur, il est
ergoteur. Platon est le politique de l'imagination, Confucius est
l'oracle de l'expérience.