Parti vers 7 ou 8 heures, monté une colline, le soleil à gauche;
montagnes très découpées les unes derrière les autres sur un ciel pur.
Trouvé diverses tribus. Coups de fusil en sautant en l'air, traversé
une montagne (Lac-lao) très pittoresque. Pierres. Je me suis arrêté un
moment.
--Hommes sous des arbres près d'une fontaine; hommes à travers les
broussailles.
Très belle vue au haut de la montagne, demi-heure avant le campement;
la mer à droite et le cap Spartel.
Courses de poudre dans la plaine avant la rivière. Les deux hommes qui
se sont choqués: celui dont le cheval a touché du cul par terre. Un
surtout à cafetan bleu noir et fourreau de fusil en sautoir; plus tard
un homme à cafetan bleu de ciel.
La tribu nous suivant; désordre, poussière; précédé de la cavalerie.
Courses de poudre: les chevaux dans la poussière, le soleil derrière.
Les bras retroussés dans l'élan [176].
A notre descente de Lac-lao, à gauche, prés très verts; montagne verte;
dans le fond, montagne bleu cru.
Au camp. Les soldats courant en confusion, le fusil sur l'épaule,
devant la tente du pacha et se rangeant en ligne. Le pacha.
Les soldats venant, par quatre ou cinq, devant la tente du général delà
cavalerie et s'inclinant. Ensuite tous en rang recevant par petits
pelotons les ordres; les autres se mettant accroupis en attendant leur
tour.
Les tribus allant rendre hommage au pacha et menant des provisions.