P. 205, l. 24: François.--_Mss. A 1 à 7, 11 à 14 ajoutent_: auxi.
§ =461=. P. 208, l. 22: espoit.--_Ms. A 7_: espée. Fº 219.
P. 208, l. 26: roit espoit.--_Ms. A 7_: roide espée.
P. 209, l. 13: arestés.--_Ms. A 7_: arrestant.
P. 210, l. 7: compterons.--_Mss. A 11 à 14 ajoutent_: comment il vint
assiegier la bonne, noble et belle ville et cité de Reins en Champaigne
où il ne gaigna riens, mais lui cousta.
§ =462=. P. 210, l. 9: Tant esploitièrent.--_Ms. d’Amiens_: Tant
chevaucha li roys Edouwars à tout son grant host, si comme dit vous
ay, qu’il vint à Biaumès en Cambresis et trouva le pays ung petit
plus plentiveux. Si sejourna là endroit par quatre jours ou par cinq,
pour laiier ses gens et ses charrois reposer, puis se mist au chemin
par deviers Saint Quentin. Si passa tout le pays de Vermendois, enssi
chevauçant ordonneement que deviset vous ay, et passa le rivierre de
Somme, le rivierre d’Oise et le rivière d’Esne sans contredit, les unes
à gués, et l’autre (Esne) passa il au Pont à Vaire. Et fist tant qu’il
se vint logier en le marche de le cité de Rains, c’est assavoir à Saint
Bale par delà Rains, et li prinches et si frère à Saint Thiery, et li
dus de Lancastre d’autre part, et li comte et li signeur de village en
village, si comme ordounné furent de par les marescaux, le comte de
Warvich et le comte de Sufforch....
Si se logièrent tout chil seigneur par connestablies et par
ordounnanche ens es villiaux d’entours Rains. Si y eurent mainte
disette et leurs chevaux, car il ne trouvoient où fourer. Tous li pays
d’entours Rains, de Laon, de Soissons, de Chaalons, de le comté de
Retheis estoit ars, perdus et gastéz. Auques assés nouvellement que
li rois englès vint devant Rains, avoit pris par esciellement messires
Ustasses d’Aubrechicourt le ville d’Ategni sus Ainne. Si avoit trouvet
dedens grant fuison de pourveanches, et especialement plus de sept cens
pièches de vin, dont il en departi les deux pars et plus au roy et à
tous les seigneurs, chacun seloncq se quantité.
Par dedens le chité de Rains, pour le garder et deffendre, estoient
premièrement li archevesque dou lieu, qui s’appelloit messires Jehans
de Craan, li comtez de Porsiien et messires Huges de Porsiien, ses
frèrez, li sires de la Bove, li sires de Lore et aucun chevalier et
escuier dou pays de là entours. Et de touttes les gens d’armes estoit
cappittainne et souverains li comtes de Porsiien, qui bellement
et sagement ensongna. Ossi, le siège durant, oncques li Englès
n’aprochièrent pour assaillir, car li roys l’avoit enssi deffendu et
ordounné, parce qu’il ne volloit mies ses gens travillier, navrer ne
blechier; et demoura en celui pays, de le feste Saint Andrieu jusques
environ le Chandeler.
Si y avinrent, ce tierme pendant, peu de fès d’armes. Si chevauchoient
ses gens tous les jours pour trouver aventurez, li aucun par toutte le
comté de Reteis jusques à Wark et jusques à Maisières, à Doncheri et
à Moson, et logoient ou pays deux jours ou trois, et desroboient tout
sans deffensce ne contredit de nullui, et puis s’en repairoient en leur
host. Et toudis plouvoit continueement, par quoy li cheval par especial
avoient trop fort temps, car il n’avoient point de litierre ne de
touttes autres pourveanches, fors bien petit. Fº 119 vº.
P. 210, l. 16: rois.--_Les mss. A 11 à 14 ajoutent_: d’Engleterre,
voulant pillier et rober, et aussi vivre sans rien paier.