164 La couverture est en tissu d'une couleur quelconque.

Le tour est en fil de fer, et se prête très bien à la forme cintrée

ou non cintrée qu'on veut lui donner.

Ces chapeaux ne se graissent pas; ils résistent à toutes les

injures des saisons sans éprouver d'altération, parce qu'ils n'ont

pas besoin, comme les chapeaux de feutre, d'une préparation qui a

l'inconvénient de se détériorer par l'humidité et de se casser par

la sécheresse; ils sont aussi beaucoup plus légers et coûtent moins

que les chapeaux de feutre.

_Certificat d'additions délivré au sieur_ LOUSTAU, _cessionnaire du

sieur_ GURY.

Ces additions ont pour objet de faire disparaître les différences

qui existaient entre les chapeaux en tissu du sieur Gury et les

chapeaux de feutre.

Le tissu qui recouvrait le fond des chapeaux du sieur Gury n'était

point fixé, et les bords n'offraient ni rondeur ni fermeté.

Maintenant le tissu est fixé à l'extérieur du fond du chapeau par

le moyen d'une colle soigneusement préparée, et par des points de

couture imperceptibles, de manière à présenter toute la solidité

nécessaire.

On obtient la fermeté et la rondeur parfaite du retroussis des

bords, par l'emploi d'un cuir battu, qui, quoique très mince et

très léger, est cependant d'une force égale à celle du feutre: ce

cuir est recouvert des deux côtés par le tissu, qui est appliqué

avec la colle; trois rangées de points de couture le consolident de

manière à ce qu'il ne puisse être altéré ni par l'humidité ni par

la sécheresse.

165

_Perfectionnement dans la fabrication des chapeaux de soie,_

patente à W. Mathew et W. White. _(Lond. journ. of arts, janvier

1826, page 388.)_

Les patentés font observer que l'on a fait deux objections à

l'emploi des chapeaux de soie: c'est que la rudesse du corps sur

lequel est attachée la soie, blesse fréquemment la tête, et que les

bords de la forme étant plus exposés aux chocs, la soie est sujette

à s'enlever et met à nu le tissu de coton de dessous, qui étant une

matière végétale n'est pas susceptible de recevoir une aussi belle

teinture que la soie, et alors le chapeau s'use promptement.

Pour remédier à ces défauts, le corps du chapeau doit être fait de

soie comme à l'ordinaire, et pour corriger la dureté du bord

intérieur, on le couvre de castor qui le rend mou et susceptible de

se plier; on teint ensuite le chapeau en une belle couleur noire en

dedans et en dehors, et après l'avoir suffisamment gommé, on le

couvre de soie, et au lieu d'employer pour la fixer du coton qui

prend mal la couleur, on compose la couverture de soie seulement,

de sorte que le chapeau conserve sa couleur dans toutes ses

parties.

_Procédé de fabrication de chapeaux de peaux de mouton tannées._

(Brevet d'invention de cinq ans accordé, le 14 juin 1816, au sieur

Ch. Pebrec, à Brest.)

_Procédé._

Faites tremper à l'eau tiède une peau de mouton tannée de la force

nécessaire à l'objet; pilez cette peau dans un mortier pendant huit

166 à dix minute; dressez-la sur une forme en tôle disposée à cet

effet; passez dessus une couche d'huile de lin rendue siccative,

dans laquelle on a fait dissoudre du copal, à raison d'une once par

pinte; faites boire cette quantité d'apprêt à une chaleur modérée

dans une étuve: répétez trois fois cette opération, et après

chacune, poncez à sec votre chapeau, que vous peignez ensuite avec

deux couches d'une couleur noire, composée de l'apprêt d'huile de

lin ci-dessus et de noir d'ivoire; ces disposions faites, poncez

tout autour le chapeau avec la ponce pilée, tamisée et mouillée, et

appliquez deux couches de vernis, ayant soin de poncer la première

couche.

Manuel complet des fabricans de chapeaux en tous genres · 第 25 / 33 题