Le tour est en fil de fer, et se prête très bien à la forme cintrée
ou non cintrée qu'on veut lui donner.
Ces chapeaux ne se graissent pas; ils résistent à toutes les
injures des saisons sans éprouver d'altération, parce qu'ils n'ont
pas besoin, comme les chapeaux de feutre, d'une préparation qui a
l'inconvénient de se détériorer par l'humidité et de se casser par
la sécheresse; ils sont aussi beaucoup plus légers et coûtent moins
que les chapeaux de feutre.
_Certificat d'additions délivré au sieur_ LOUSTAU, _cessionnaire du
sieur_ GURY.
Ces additions ont pour objet de faire disparaître les différences
qui existaient entre les chapeaux en tissu du sieur Gury et les
chapeaux de feutre.
Le tissu qui recouvrait le fond des chapeaux du sieur Gury n'était
point fixé, et les bords n'offraient ni rondeur ni fermeté.
Maintenant le tissu est fixé à l'extérieur du fond du chapeau par
le moyen d'une colle soigneusement préparée, et par des points de
couture imperceptibles, de manière à présenter toute la solidité
nécessaire.
On obtient la fermeté et la rondeur parfaite du retroussis des
bords, par l'emploi d'un cuir battu, qui, quoique très mince et
très léger, est cependant d'une force égale à celle du feutre: ce
cuir est recouvert des deux côtés par le tissu, qui est appliqué
avec la colle; trois rangées de points de couture le consolident de
manière à ce qu'il ne puisse être altéré ni par l'humidité ni par
la sécheresse.
165
_Perfectionnement dans la fabrication des chapeaux de soie,_
patente à W. Mathew et W. White. _(Lond. journ. of arts, janvier
1826, page 388.)_
Les patentés font observer que l'on a fait deux objections à
l'emploi des chapeaux de soie: c'est que la rudesse du corps sur
lequel est attachée la soie, blesse fréquemment la tête, et que les
bords de la forme étant plus exposés aux chocs, la soie est sujette
à s'enlever et met à nu le tissu de coton de dessous, qui étant une
matière végétale n'est pas susceptible de recevoir une aussi belle
teinture que la soie, et alors le chapeau s'use promptement.
Pour remédier à ces défauts, le corps du chapeau doit être fait de
soie comme à l'ordinaire, et pour corriger la dureté du bord
intérieur, on le couvre de castor qui le rend mou et susceptible de
se plier; on teint ensuite le chapeau en une belle couleur noire en
dedans et en dehors, et après l'avoir suffisamment gommé, on le
couvre de soie, et au lieu d'employer pour la fixer du coton qui
prend mal la couleur, on compose la couverture de soie seulement,
de sorte que le chapeau conserve sa couleur dans toutes ses
parties.
_Procédé de fabrication de chapeaux de peaux de mouton tannées._
(Brevet d'invention de cinq ans accordé, le 14 juin 1816, au sieur
Ch. Pebrec, à Brest.)
_Procédé._
Faites tremper à l'eau tiède une peau de mouton tannée de la force
nécessaire à l'objet; pilez cette peau dans un mortier pendant huit
166 à dix minute; dressez-la sur une forme en tôle disposée à cet
effet; passez dessus une couche d'huile de lin rendue siccative,
dans laquelle on a fait dissoudre du copal, à raison d'une once par
pinte; faites boire cette quantité d'apprêt à une chaleur modérée
dans une étuve: répétez trois fois cette opération, et après
chacune, poncez à sec votre chapeau, que vous peignez ensuite avec
deux couches d'une couleur noire, composée de l'apprêt d'huile de
lin ci-dessus et de noir d'ivoire; ces disposions faites, poncez
tout autour le chapeau avec la ponce pilée, tamisée et mouillée, et
appliquez deux couches de vernis, ayant soin de poncer la première
couche.