La politique du sentiment et le sentiment de la politique.
Lorenzo fut prévenu des dispositions favorables du docteur, et, aussi
ému que s'il se fût agi d'entrer, botté, éperonné, cravache en main,
dans le parlement pour lui dire: Messieurs, l'État, c'est vous! il
endossa son plus bel habit, se fit poudrer, parfumer, dévalisa les
joyaux de la couronne afin de trouver une épingle passable, et s'étudia
pendant une heure à gâter ses charmes naturels.
J'ai remarqué souvent combien la nécessité des relations sociales, en
intervenant dans un poëme, expose au ridicule les héros les mieux
intentionnés.
C'est ainsi que Lorenzo était un bon jeune homme, plein de coeur et
d'esprit. Si le ciel, au lieu de le faire naître prince héréditaire
d'une couronne compromise, lui avait permis d'avoir un état utile et
productif, il n'est pas douteux qu'il n'eût fait son chemin. Dans ses
promenades de sentiment, que nul ne surveillait, il avait agi avec toute
la délicatesse souhaitable, et Marta ne pouvait pas imaginer pour lui de
plus beau costume que l'habit de soie gris perle, un peu usé, qu'elle
lui voyait dans leurs rencontres de tous les jours. Mais l'inspiration,
le sentiment de l'harmonie extérieure qui ne faisait jamais défaut au
prince, dans les rôles d'amoureux, sembla l'abandonner, quand il eut à
préméditer son entrevue avec le docteur. Il sortait de son cadre. Comme
il allait se mesurer avec les prétentions de la sottise, je me trompe,
de la science, il crut nécessaire de mettre de la vanité dans son
extérieur. Il voulut se faire très-beau, et conséquemment il se fit
très-laid. Le séraphin se travestit en élégant râpé. Il emprunta des
manchettes et un jabot à la garde-robe de son père, et il mit les
jarretières du couronnement pour séduire maître Marforio.
Cette absence de goût est assez ordinaire chez les gens d'imagination et
de beaux sentiments; je n'en veux pour preuve que l'affublement
grotesque de toutes les muses contemporaines. Mais, au fond, elle
n'était pas aussi hors de propos qu'on pourrait le croire. Si Marta
devait souffrir des travestissements de son amoureux, le docteur devait
en ressentir un très-vif mouvement d'orgueil; et comme il s'agissait
moins de séduire la jeune fille que son père, il pouvait bien se faire
que Lorenzo fût un fin connaisseur de l'âme humaine, au lieu d'être
simplement un amoureux naïf, naïvement endimanché.
Quelle belle dissertation je pourrais entamer ici sur la dignité,
l'opportunité, l'éloquence du costume, même du costume le plus laid! On
ne sait pas assez combien il y a de prestige dans un habit de cérémonie.
Un général gagnerait-il une bataille en robe de chambre? Les plaideurs
se trouveraient-ils bien jugés par un juge qui n'aurait pas sa robe, et
par un Minos qui garderait son bonnet de nuit?
Les proverbes, qui sont à la vérité ce que les remèdes de bonnes femmes
sont à la grande médecine, les proverbes sont des mensonges spécieux.
Mais de tous le plus faux est assurément celui qui prétend que l'habit
ne fait pas le moine. L'inventeur de cet axiome ne connaît pas l'Italie
en particulier et ne connaît pas l'humanité en général. Quelle
différence entre un fonctionnaire et un administré, si ce n'est le
costume? Et combien de diplomates qui seraient reconnus incapables si on
leur refusait un habit chamarré pour la foule et de bons cuisiniers pour
leurs collègues!
Maître Marforio n'était pas très-rigoureux sur l'étiquette; mais il
était trop de fois académicien pour ne pas tenir à une certaine pompe
artificielle. Quand il vit Lorenzo lui faire trois saluts, et se
présenter à lui avec un estomac chargé de dentelles, des mains chargées
de bijoux et le dos voûté sous un habit de gala, le savant s'épanouit;
il eut presque une velléité de coquetterie à son tour. Mais comme il
savait bien que son génie était sa plus belle parure et que sa gloire
répandait des lueurs sur son costume, il ne s'inquiéta pas autrement de
réparer le désordre de sa toilette, et il fit trois pas au-devant du
prince pour le recevoir.
Marta, la pauvre enfant, s'était enfuie. Son amoureux lui déplaisait ce
jour-là. Il ressemblait au prince Bonifacio, et elle ne retrouvait plus
dans sa cravate empesée les lignes charmantes de ce joli cou flexible
qui s'inclinait avec tant de grâce de côté, quand ils marchaient seuls,
ensemble, par les petits chemins verts de la campagne. Les mains de
Lorenzo, si mignonnes, si déliées du poignet, dont elle se moquait
toujours, tant elle les trouvait jolies, les mains disparaissaient
gauchement sous de gros parements enjolivés de guipures, et le
malheureux, qui n'avait rien respecté de lui-même ce jour-là, avait
glissé à ses doigts de grosses bagues de prélat qui achevaient de le
déformer. Sa bouche seule, n'étant pas couverte, n'avait pas changé et
gardait toujours dans la sinuosité de deux lèvres d'une bonne grosseur,
mais d'un irréprochable dessin, ce faible et adorable sourire qui
poursuivait Marta dans ses rêveries et surtout dans ses rêves. Sans
cette bouche-là, elle l'eût pris en horreur; mais le moyen d'en vouloir
à ce sourire qui lui demanda pardon et auquel elle pardonna?
Lorenzo avait affiché tant de respect dans sa toilette gothique et
officielle, il était si ému en abordant le docteur, que celui-ci oublia
tout à coup le motif de l'entrevue et traita l'héritier présomptif comme
un simple bachelier qui vient solliciter la faveur d'un grade
universitaire ou d'un examen. Il ne lui laissa pas le temps de balbutier
les quelques paroles d'introduction et d'excuse que le prince avait
récitées tout le long de la route, pour mieux s'habituer à les dire et
pour n'en pas manquer l'effet, et il le questionna _ex abrupto_ sur ses
connaissances physiques, sur ses prédispositions à la chimie, voire à
l'astronomie.
Lorenzo ne s'attendait guère à cette épreuve; je crois même que, s'y
fût-il attendu, l'épreuve aurait été la même. Le peu que le jeune prince
avait appris de physique ne valait pas la peine d'être retenu, et le peu
qu'il avait retenu d'astronomie ne valait pas la peine d'être répété. Sa
science, sa vraie science, c'était celle qui commence par les
invocations et les extases, qui parle aux choses, mais ne les interroge
pas, qui dit aux fleurs, aux herbes, aux horizons, aux étoiles:--Je vous
aime!--mais non pas:--Qui êtes-vous? d'où venez-vous? Lorenzo arrivait,
le coeur gonflé dans son vieil habit de cérémonie, pour dire au
docteur:--Laissez-moi adorer Marta! et voici que le docteur lui
demandait son opinion sur la transmutation des métaux, sur les frères de
la Rose-Croix, sur le microcosme, sur tout, excepté sur l'état de son
coeur.
Lorenzo avoua modestement qu'il ne savait rien; que, destiné au pouvoir,
on avait voulu le préserver des systèmes, des partis pris, des préjugés,
et le rendre inaccessible à l'erreur, en lui défendant de chercher la
vérité, mais qu'il ne demandait pas mieux que de courir le danger
d'apprendre.
--Ah! jeune homme! lui dit familièrement le docteur, que cette démarche
vous honore! Les sciences ne sont point ingrates. On les croit maussades
et rechignées; mais elles sont comme ces vieilles sorcières des légendes
qui veulent être domptées par la force, et qui livrent ensuite au
vainqueur une jeune et blanche fiancée.
Au mot de fiancée, Lorenzo rougit. C'était peut-être une allusion à
l'objet de sa visite. Il voulut tenter un effort, et prononça le nom de
Marta. Mais Marforio était en selle sur son hippogriffe et continuait à
galoper.
--Vous règnerez un jour, jeune homme, vous aurez charge d'âmes, il vous
faudra combiner des milliers de volontés, et vous ne savez pas combiner
ensemble deux éléments inertes! Vous aurez des finances en mauvais état
à administrer, et vous ne savez pas faire de l'or! Vous enverrez
peut-être des hommes à la guerre; au moins une fois dans votre règne,
vous ferez tuer de braves gens qui ne demanderont pas mieux que de
vivre, pour satisfaire le tempérament de quelques conseillers bilieux,
ou pour amuser les enfants qui aiment les tambours et les défilés, et
vous ne savez pas comment on peut empêcher de mourir et faire peur à la
mort! Dérision! dérision! Qu'est-ce qu'un prince qui peut troubler
l'ordre moral et qui n'a pas de droits sur l'ordre physique? qui prend
la responsabilité du bonheur de tout un peuple et qui ne sait ni prévoir
une famine, ni empêcher une tempête? Ah! jeune homme, jeune homme,
pourquoi êtes-vous prince?
Lorenzo aurait pu répondre:--Parce que mon père est prince et s'appelle
Bonifacio XXIII.--Il n'y a pas de meilleure raison que celle-là, et les
enfants légitimes sont le principe et les garants de la légitimité.
Mais Lorenzo fut d'autant moins tenté de répondre que le docteur, qui
l'interrogeait toujours, ne lui laissait pas le loisir de placer un mot.
Au bout d'une heure de cette conversation, Marta, qui attendait, pleine
d'anxiété et de trouble, le résultat de la conférence, et qui avait cru
devoir, par un sentiment de respect et de pudeur, s'abstenir d'y
assister, et même de l'écouter, Marta, qui ne trouvait pas Lorenzo assez
laid pour qu'elle renonçât à l'espoir de le trouver beau le lendemain,
se décida à venir frapper hardiment à la porte du laboratoire; et comme
personne ne répondait et qu'elle entendait son père discourir, elle
tourna la clef dans la serrure et entra pour mieux entendre.
[Illustration:...et la jeune fille entra tout d'un coup dans le
laboratoire.]
Le docteur, la tête rejetée en arrière, la bouche ouverte, un pied placé
sur un escabeau, tenant en main un bocal dans lequel s'agitaient
d'horribles monstruosités, expliquait au pauvre Lorenzo, qui n'osait pas
bâiller, comment ce vase renfermait peut-être le véritable homunculus,
le génie familier de Joseph, François Borri le Milanais, qui avait été
arrêté jadis par la sainte inquisition de Rome, pour avoir fait de la
pierre philosophale, et qui mourut en prison pour avoir refusé d'en
faire au profit de ses juges.
Lorenzo, triste, comme s'il eût écouté la lecture d'un poëme élégiaque,
renversé dans son fauteuil, regardait le docteur et se demandait tout
bas à quel moment il pourrait parler de son amour.
Heureusement pour lui, son amour incarné poussa vivement la porte, et la
jeune fille, riant d'un rire mutin, entra tout d'un coup dans le
laboratoire:
--Êtes-vous d'accord? dit-elle.
--D'accord! s'écria Marforio. Est-ce que par hasard, prince, vous
voudriez susciter, encourager une opposition, une cabale contre mon
grand système? parlez, dites-le!
--Moi! murmura Lorenzo, je viens vous demander le droit d'aimer Marta.
--Tiens! c'est vrai, répliqua le docteur Marforio, en replaçant le bocal
pour prendre la main de sa fille, je l'avais oublié. Vous me parlez du
droit? il me semble que vous l'avez un peu usurpé, mon prince. Sans
rancune. Mais la fille du docteur Marforio ne peut pas être la femme du
prince Lorenzo.
--Oh! je foule aux pieds les préjugés de ma naissance, dit Lorenzo d'un
petit air révolutionnaire.
--Parbleu! et moi aussi, repartit le savant; mais j'entends que Marta
soit la récompense de l'homme de génie qui me comprendra, et qui
m'aidera à appliquer mon système au gouvernement des États.
Lorenzo pâlit; le bon jeune homme avait des scrupules. Il croyait que
les sujets de son père ne lui appartenaient pas sans condition, et qu'il
manquerait peut-être à ses devoirs d'héritier présomptif, en promettant
de les livrer. On le voit, Lorenzo avait été mal élevé et ne connaissait
pas ses droits, en s'exagérant ses devoirs.
--Monsieur le docteur, répondit-il gravement, ne faisons pas d'une
question de bonheur intime une question de politique. Les destins de la
principauté me sont chers; mais nous n'en sommes pas seuls les arbitres.
Réglons ce qui nous intéresse personnellement; plus tard, nous verrons.
--Non, non, je ne me laisse pas leurrer repartit le docteur. Marta m'est
tout aussi chère que peut l'être pour vous la principauté. D'ailleurs,
vos affaires ne vont déjà pas si bien, mon prince, et je ne vois pas le
grand sacrifice que vous auriez à faire, en me faisant agréer par Son
Altesse Bonifacio. Soyez donc tranquille. Cela ne peut pas aller plus
mal.
--Monsieur!...
--Quoi! n'est-il pas bien connu que vous payez vos fonctionnaires avec
des petites images qui représentent de l'argent, mais qui n'en donnent
pas; qu'une moitié de votre armée garde le lit, pour permettre à l'autre
moitié de paraître en uniforme; que vous faites vendre au marché les
légumes de la couronne, pour acheter des gants, et si je voulais faire
le prophète, je vous prédirais l'écroulement prochain d'une monarchie
sans argent, sans vigueur, sans talent, qui ne peut ni payer de la
police pour les coquins, ni payer des spectacles pour les honnêtes gens.
--Mais, encore une fois, monsieur, qu'a de commun l'état de l'opinion
avec mon amour?
--Comment! vous ne comprenez pas, jeune homme, repartit majestueusement
le docteur, que je ne veux pas donner ma fille au premier prince venu?
Je veux un gendre solide qui m'offre des garanties; et puis, enfin, je
n'ai que cette occasion-là, une occasion superbe, unique, d'expérimenter
en grand ma merveilleuse découverte, et vous voulez que j'y renonce! Ah!
vous n'êtes qu'un égoïste.
Lorenzo regarda la fille du docteur d'un air navré. Il souffrait de ce
débat ridicule, comme elle avait souffert déjà; mais il se mêlait à sa
douleur un remords. Il pensait qu'à travers ces reproches grotesques, il
y avait des vérités vraies, et qu'il était en effet un prince bien
chétif, fils d'un père bien imprudent. Tout à coup, une autre idée fit
diversion à celle-là. Lorenzo vit comme dans un éclair, le docteur
Marforio, premier ministre du prince Bonifacio, et malgré le respect
auquel son titre de prince du sang l'obligeait pour le chef de sa
maison, il jugeait si bien son père, et le trouvait si parfaitement
appareillé avec un compagnon comme maître Marforio, qu'en dépit de
lui-même, un sourire effleura ses lèvres, sourire ironique et douloureux
encore, et qu'il se sentit vaincu et prêt à toutes les concessions pour
son amour.
Après tout, tant pis pour les habitants de la principauté; les peuples
ont toujours les gouvernements qu'ils méritent; et puisqu'ils se
laissaient mal administrer par Bonifacio XXIII, c'est qu'ils ne
voulaient pas être mieux administrés. Leur donner Marforio pour premier
ministre, c'était donc aller au-devant de leurs voeux et compléter le
pouvoir.
Lorenzo avait laissé pendant au moins cinq minutes son bonheur en
balance avec le bonheur de ses futurs sujets. C'était plus qu'un prince
ordinaire n'eût tenté, et il avait bien acquis le droit maintenant de
faire pencher le plateau du côté qui lui plairait; d'ailleurs, on
voulait des réformes dans la principauté. Le docteur Marforio paraissait
d'humeur à en faire de toutes les nuances et de tous les calibres. On
pouvait essayer. _Le parti des jeunes_ serait peut-être satisfait.
Malgré ses folies, ce savant n'était pas un ignorant. Il avait émis une
opinion dont la profonde justesse avait frappé Lorenzo. Soyez
tranquille, avait-il dit, cela ne peut pas aller plus mal.--Cette
considération, qui n'est pas toujours admissible dans les projets
humains, était de nature à rassurer le prince héréditaire. C'est la
raison qui fait essayer des remèdes de bonnes femmes. On pouvait essayer
de l'utopie du bonhomme.
Et puis, enfin, Marta valait toutes les couronnes, toutes les
principautés. Pour être le mari de la fille du docteur, le prince
Lorenzo eût donné toute la gloire à laquelle il pouvait prétendre. Qui
sait si, tout au fond de son âme, une petite voix ne chantait pas la
chanson qui console d'avance de toutes les peines, de toutes les chutes,
la chanson qui conseille d'aimer et d'être heureux, avant d'être riche
et de régner?
Qu'importe que le vieux trône à clous dorés tombe en lambeaux et ne
donne plus asile aux vers, pourvu qu'il puisse impunément, s'asseoir, le
tendre poëte, le prince charmant, sur la mousse des grands bois, à côté
de sa bien-aimée et lui dire: Oublions l'univers à condition que
l'univers nous oublie? Qu'importe qu'il ne mette pas à son front la
couronne héraldique, pourvu que personne ne l'empêche de cueillir la
fleur des champs, de la respirer, de la mettre à sa boutonnière?
Lorenzo était né troubadour. Il n'y a plus aujourd'hui que très-peu de
princes qui aient cette vocation; mais avant M. de Metternich, les
cabinets européens offraient d'assez nombreuses variétés de cette
espèce.
Lorenzo n'essaya donc pas de lutter plus longtemps. Il promit tout ce
qu'on voulut, et risqua le bonheur de son peuple pour avoir le droit de
venir répéter tous les jours à Marta combien il l'aimait. Il y a tous
les jours des princes qui commettent la même imprudence, sans avoir le
même prétexte. Le docteur promit en retour sa bénédiction. Marta ne
promit rien; mais elle laissa prendre un baiser qui valait bien une
province.
Quand l'héritier présomptif eut fait ses trois saluts, et quand la porte
de la maison se fut refermée sur ses pas, maître Marforio eut un soupir
de triomphe:
--Eh bien! dit-il à sa fille, es-tu contente?
Marta tomba dans les bras de son père.
--Il est bien, ton petit prince, reprit le docteur, il est surtout
très-élégant. Quel bel habit! mais en revanche, il ne sait rien, tu
m'avais trompé; il est ignorant comme un mouton.
Marta ne voulut pas contredire doublement son père; mais elle trouvait
que Lorenzo en savait assez et que son habit lui allait mal. Ce dernier
point, surtout, lui tenait au coeur; elle soupira.
--Va! console-toi, repartit le savant qui se trompa une fois de plus à
ce soupir, je lui donnerai des leçons.
Marta se promit bien, au contraire, de préserver son fiancé des leçons
paternelles. Elle suffirait à l'instruire de ce qu'il ignorait,
c'est-à-dire de la meilleure façon de porter les dentelles, et de faire
accommoder sa chevelure; à ces conditions-là son prince était parfait.
Ah! si les peuples n'étaient pas plus exigeants que la fille du docteur,
on n'aurait besoin pour les mettre à la raison que de se servir du fer,
j'entends du fer à papillotes!