III

La politique du sentiment et le sentiment de la politique.

Lorenzo fut prévenu des dispositions favorables du docteur, et, aussi

ému que s'il se fût agi d'entrer, botté, éperonné, cravache en main,

dans le parlement pour lui dire: Messieurs, l'État, c'est vous! il

endossa son plus bel habit, se fit poudrer, parfumer, dévalisa les

joyaux de la couronne afin de trouver une épingle passable, et s'étudia

pendant une heure à gâter ses charmes naturels.

J'ai remarqué souvent combien la nécessité des relations sociales, en

intervenant dans un poëme, expose au ridicule les héros les mieux

intentionnés.

C'est ainsi que Lorenzo était un bon jeune homme, plein de coeur et

d'esprit. Si le ciel, au lieu de le faire naître prince héréditaire

d'une couronne compromise, lui avait permis d'avoir un état utile et

productif, il n'est pas douteux qu'il n'eût fait son chemin. Dans ses

promenades de sentiment, que nul ne surveillait, il avait agi avec toute

la délicatesse souhaitable, et Marta ne pouvait pas imaginer pour lui de

plus beau costume que l'habit de soie gris perle, un peu usé, qu'elle

lui voyait dans leurs rencontres de tous les jours. Mais l'inspiration,

le sentiment de l'harmonie extérieure qui ne faisait jamais défaut au

prince, dans les rôles d'amoureux, sembla l'abandonner, quand il eut à

préméditer son entrevue avec le docteur. Il sortait de son cadre. Comme

il allait se mesurer avec les prétentions de la sottise, je me trompe,

de la science, il crut nécessaire de mettre de la vanité dans son

extérieur. Il voulut se faire très-beau, et conséquemment il se fit

très-laid. Le séraphin se travestit en élégant râpé. Il emprunta des

manchettes et un jabot à la garde-robe de son père, et il mit les

jarretières du couronnement pour séduire maître Marforio.

Cette absence de goût est assez ordinaire chez les gens d'imagination et

de beaux sentiments; je n'en veux pour preuve que l'affublement

grotesque de toutes les muses contemporaines. Mais, au fond, elle

n'était pas aussi hors de propos qu'on pourrait le croire. Si Marta

devait souffrir des travestissements de son amoureux, le docteur devait

en ressentir un très-vif mouvement d'orgueil; et comme il s'agissait

moins de séduire la jeune fille que son père, il pouvait bien se faire

que Lorenzo fût un fin connaisseur de l'âme humaine, au lieu d'être

simplement un amoureux naïf, naïvement endimanché.

Quelle belle dissertation je pourrais entamer ici sur la dignité,

l'opportunité, l'éloquence du costume, même du costume le plus laid! On

ne sait pas assez combien il y a de prestige dans un habit de cérémonie.

Un général gagnerait-il une bataille en robe de chambre? Les plaideurs

se trouveraient-ils bien jugés par un juge qui n'aurait pas sa robe, et

par un Minos qui garderait son bonnet de nuit?

Les proverbes, qui sont à la vérité ce que les remèdes de bonnes femmes

sont à la grande médecine, les proverbes sont des mensonges spécieux.

Mais de tous le plus faux est assurément celui qui prétend que l'habit

ne fait pas le moine. L'inventeur de cet axiome ne connaît pas l'Italie

en particulier et ne connaît pas l'humanité en général. Quelle

différence entre un fonctionnaire et un administré, si ce n'est le

costume? Et combien de diplomates qui seraient reconnus incapables si on

leur refusait un habit chamarré pour la foule et de bons cuisiniers pour

leurs collègues!

Maître Marforio n'était pas très-rigoureux sur l'étiquette; mais il

était trop de fois académicien pour ne pas tenir à une certaine pompe

artificielle. Quand il vit Lorenzo lui faire trois saluts, et se

présenter à lui avec un estomac chargé de dentelles, des mains chargées

de bijoux et le dos voûté sous un habit de gala, le savant s'épanouit;

il eut presque une velléité de coquetterie à son tour. Mais comme il

savait bien que son génie était sa plus belle parure et que sa gloire

répandait des lueurs sur son costume, il ne s'inquiéta pas autrement de

réparer le désordre de sa toilette, et il fit trois pas au-devant du

prince pour le recevoir.

Marta, la pauvre enfant, s'était enfuie. Son amoureux lui déplaisait ce

jour-là. Il ressemblait au prince Bonifacio, et elle ne retrouvait plus

dans sa cravate empesée les lignes charmantes de ce joli cou flexible

qui s'inclinait avec tant de grâce de côté, quand ils marchaient seuls,

ensemble, par les petits chemins verts de la campagne. Les mains de

Lorenzo, si mignonnes, si déliées du poignet, dont elle se moquait

toujours, tant elle les trouvait jolies, les mains disparaissaient

gauchement sous de gros parements enjolivés de guipures, et le

malheureux, qui n'avait rien respecté de lui-même ce jour-là, avait

glissé à ses doigts de grosses bagues de prélat qui achevaient de le

déformer. Sa bouche seule, n'étant pas couverte, n'avait pas changé et

gardait toujours dans la sinuosité de deux lèvres d'une bonne grosseur,

mais d'un irréprochable dessin, ce faible et adorable sourire qui

poursuivait Marta dans ses rêveries et surtout dans ses rêves. Sans

cette bouche-là, elle l'eût pris en horreur; mais le moyen d'en vouloir

à ce sourire qui lui demanda pardon et auquel elle pardonna?

Lorenzo avait affiché tant de respect dans sa toilette gothique et

officielle, il était si ému en abordant le docteur, que celui-ci oublia

tout à coup le motif de l'entrevue et traita l'héritier présomptif comme

un simple bachelier qui vient solliciter la faveur d'un grade

universitaire ou d'un examen. Il ne lui laissa pas le temps de balbutier

les quelques paroles d'introduction et d'excuse que le prince avait

récitées tout le long de la route, pour mieux s'habituer à les dire et

pour n'en pas manquer l'effet, et il le questionna _ex abrupto_ sur ses

connaissances physiques, sur ses prédispositions à la chimie, voire à

l'astronomie.

Lorenzo ne s'attendait guère à cette épreuve; je crois même que, s'y

fût-il attendu, l'épreuve aurait été la même. Le peu que le jeune prince

avait appris de physique ne valait pas la peine d'être retenu, et le peu

qu'il avait retenu d'astronomie ne valait pas la peine d'être répété. Sa

science, sa vraie science, c'était celle qui commence par les

invocations et les extases, qui parle aux choses, mais ne les interroge

pas, qui dit aux fleurs, aux herbes, aux horizons, aux étoiles:--Je vous

aime!--mais non pas:--Qui êtes-vous? d'où venez-vous? Lorenzo arrivait,

le coeur gonflé dans son vieil habit de cérémonie, pour dire au

docteur:--Laissez-moi adorer Marta! et voici que le docteur lui

demandait son opinion sur la transmutation des métaux, sur les frères de

la Rose-Croix, sur le microcosme, sur tout, excepté sur l'état de son

coeur.

Lorenzo avoua modestement qu'il ne savait rien; que, destiné au pouvoir,

on avait voulu le préserver des systèmes, des partis pris, des préjugés,

et le rendre inaccessible à l'erreur, en lui défendant de chercher la

vérité, mais qu'il ne demandait pas mieux que de courir le danger

d'apprendre.

--Ah! jeune homme! lui dit familièrement le docteur, que cette démarche

vous honore! Les sciences ne sont point ingrates. On les croit maussades

et rechignées; mais elles sont comme ces vieilles sorcières des légendes

qui veulent être domptées par la force, et qui livrent ensuite au

vainqueur une jeune et blanche fiancée.

Au mot de fiancée, Lorenzo rougit. C'était peut-être une allusion à

l'objet de sa visite. Il voulut tenter un effort, et prononça le nom de

Marta. Mais Marforio était en selle sur son hippogriffe et continuait à

galoper.

--Vous règnerez un jour, jeune homme, vous aurez charge d'âmes, il vous

faudra combiner des milliers de volontés, et vous ne savez pas combiner

ensemble deux éléments inertes! Vous aurez des finances en mauvais état

à administrer, et vous ne savez pas faire de l'or! Vous enverrez

peut-être des hommes à la guerre; au moins une fois dans votre règne,

vous ferez tuer de braves gens qui ne demanderont pas mieux que de

vivre, pour satisfaire le tempérament de quelques conseillers bilieux,

ou pour amuser les enfants qui aiment les tambours et les défilés, et

vous ne savez pas comment on peut empêcher de mourir et faire peur à la

mort! Dérision! dérision! Qu'est-ce qu'un prince qui peut troubler

l'ordre moral et qui n'a pas de droits sur l'ordre physique? qui prend

la responsabilité du bonheur de tout un peuple et qui ne sait ni prévoir

une famine, ni empêcher une tempête? Ah! jeune homme, jeune homme,

pourquoi êtes-vous prince?

Lorenzo aurait pu répondre:--Parce que mon père est prince et s'appelle

Bonifacio XXIII.--Il n'y a pas de meilleure raison que celle-là, et les

enfants légitimes sont le principe et les garants de la légitimité.

Mais Lorenzo fut d'autant moins tenté de répondre que le docteur, qui

l'interrogeait toujours, ne lui laissait pas le loisir de placer un mot.

Au bout d'une heure de cette conversation, Marta, qui attendait, pleine

d'anxiété et de trouble, le résultat de la conférence, et qui avait cru

devoir, par un sentiment de respect et de pudeur, s'abstenir d'y

assister, et même de l'écouter, Marta, qui ne trouvait pas Lorenzo assez

laid pour qu'elle renonçât à l'espoir de le trouver beau le lendemain,

se décida à venir frapper hardiment à la porte du laboratoire; et comme

personne ne répondait et qu'elle entendait son père discourir, elle

tourna la clef dans la serrure et entra pour mieux entendre.

[Illustration:...et la jeune fille entra tout d'un coup dans le

laboratoire.]

Le docteur, la tête rejetée en arrière, la bouche ouverte, un pied placé

sur un escabeau, tenant en main un bocal dans lequel s'agitaient

d'horribles monstruosités, expliquait au pauvre Lorenzo, qui n'osait pas

bâiller, comment ce vase renfermait peut-être le véritable homunculus,

le génie familier de Joseph, François Borri le Milanais, qui avait été

arrêté jadis par la sainte inquisition de Rome, pour avoir fait de la

pierre philosophale, et qui mourut en prison pour avoir refusé d'en

faire au profit de ses juges.

Lorenzo, triste, comme s'il eût écouté la lecture d'un poëme élégiaque,

renversé dans son fauteuil, regardait le docteur et se demandait tout

bas à quel moment il pourrait parler de son amour.

Heureusement pour lui, son amour incarné poussa vivement la porte, et la

jeune fille, riant d'un rire mutin, entra tout d'un coup dans le

laboratoire:

--Êtes-vous d'accord? dit-elle.

--D'accord! s'écria Marforio. Est-ce que par hasard, prince, vous

voudriez susciter, encourager une opposition, une cabale contre mon

grand système? parlez, dites-le!

--Moi! murmura Lorenzo, je viens vous demander le droit d'aimer Marta.

--Tiens! c'est vrai, répliqua le docteur Marforio, en replaçant le bocal

pour prendre la main de sa fille, je l'avais oublié. Vous me parlez du

droit? il me semble que vous l'avez un peu usurpé, mon prince. Sans

rancune. Mais la fille du docteur Marforio ne peut pas être la femme du

prince Lorenzo.

--Oh! je foule aux pieds les préjugés de ma naissance, dit Lorenzo d'un

petit air révolutionnaire.

--Parbleu! et moi aussi, repartit le savant; mais j'entends que Marta

soit la récompense de l'homme de génie qui me comprendra, et qui

m'aidera à appliquer mon système au gouvernement des États.

Lorenzo pâlit; le bon jeune homme avait des scrupules. Il croyait que

les sujets de son père ne lui appartenaient pas sans condition, et qu'il

manquerait peut-être à ses devoirs d'héritier présomptif, en promettant

de les livrer. On le voit, Lorenzo avait été mal élevé et ne connaissait

pas ses droits, en s'exagérant ses devoirs.

--Monsieur le docteur, répondit-il gravement, ne faisons pas d'une

question de bonheur intime une question de politique. Les destins de la

principauté me sont chers; mais nous n'en sommes pas seuls les arbitres.

Réglons ce qui nous intéresse personnellement; plus tard, nous verrons.

--Non, non, je ne me laisse pas leurrer repartit le docteur. Marta m'est

tout aussi chère que peut l'être pour vous la principauté. D'ailleurs,

vos affaires ne vont déjà pas si bien, mon prince, et je ne vois pas le

grand sacrifice que vous auriez à faire, en me faisant agréer par Son

Altesse Bonifacio. Soyez donc tranquille. Cela ne peut pas aller plus

mal.

--Monsieur!...

--Quoi! n'est-il pas bien connu que vous payez vos fonctionnaires avec

des petites images qui représentent de l'argent, mais qui n'en donnent

pas; qu'une moitié de votre armée garde le lit, pour permettre à l'autre

moitié de paraître en uniforme; que vous faites vendre au marché les

légumes de la couronne, pour acheter des gants, et si je voulais faire

le prophète, je vous prédirais l'écroulement prochain d'une monarchie

sans argent, sans vigueur, sans talent, qui ne peut ni payer de la

police pour les coquins, ni payer des spectacles pour les honnêtes gens.

--Mais, encore une fois, monsieur, qu'a de commun l'état de l'opinion

avec mon amour?

--Comment! vous ne comprenez pas, jeune homme, repartit majestueusement

le docteur, que je ne veux pas donner ma fille au premier prince venu?

Je veux un gendre solide qui m'offre des garanties; et puis, enfin, je

n'ai que cette occasion-là, une occasion superbe, unique, d'expérimenter

en grand ma merveilleuse découverte, et vous voulez que j'y renonce! Ah!

vous n'êtes qu'un égoïste.

Lorenzo regarda la fille du docteur d'un air navré. Il souffrait de ce

débat ridicule, comme elle avait souffert déjà; mais il se mêlait à sa

douleur un remords. Il pensait qu'à travers ces reproches grotesques, il

y avait des vérités vraies, et qu'il était en effet un prince bien

chétif, fils d'un père bien imprudent. Tout à coup, une autre idée fit

diversion à celle-là. Lorenzo vit comme dans un éclair, le docteur

Marforio, premier ministre du prince Bonifacio, et malgré le respect

auquel son titre de prince du sang l'obligeait pour le chef de sa

maison, il jugeait si bien son père, et le trouvait si parfaitement

appareillé avec un compagnon comme maître Marforio, qu'en dépit de

lui-même, un sourire effleura ses lèvres, sourire ironique et douloureux

encore, et qu'il se sentit vaincu et prêt à toutes les concessions pour

son amour.

Après tout, tant pis pour les habitants de la principauté; les peuples

ont toujours les gouvernements qu'ils méritent; et puisqu'ils se

laissaient mal administrer par Bonifacio XXIII, c'est qu'ils ne

voulaient pas être mieux administrés. Leur donner Marforio pour premier

ministre, c'était donc aller au-devant de leurs voeux et compléter le

pouvoir.

Lorenzo avait laissé pendant au moins cinq minutes son bonheur en

balance avec le bonheur de ses futurs sujets. C'était plus qu'un prince

ordinaire n'eût tenté, et il avait bien acquis le droit maintenant de

faire pencher le plateau du côté qui lui plairait; d'ailleurs, on

voulait des réformes dans la principauté. Le docteur Marforio paraissait

d'humeur à en faire de toutes les nuances et de tous les calibres. On

pouvait essayer. _Le parti des jeunes_ serait peut-être satisfait.

Malgré ses folies, ce savant n'était pas un ignorant. Il avait émis une

opinion dont la profonde justesse avait frappé Lorenzo. Soyez

tranquille, avait-il dit, cela ne peut pas aller plus mal.--Cette

considération, qui n'est pas toujours admissible dans les projets

humains, était de nature à rassurer le prince héréditaire. C'est la

raison qui fait essayer des remèdes de bonnes femmes. On pouvait essayer

de l'utopie du bonhomme.

Et puis, enfin, Marta valait toutes les couronnes, toutes les

principautés. Pour être le mari de la fille du docteur, le prince

Lorenzo eût donné toute la gloire à laquelle il pouvait prétendre. Qui

sait si, tout au fond de son âme, une petite voix ne chantait pas la

chanson qui console d'avance de toutes les peines, de toutes les chutes,

la chanson qui conseille d'aimer et d'être heureux, avant d'être riche

et de régner?

Qu'importe que le vieux trône à clous dorés tombe en lambeaux et ne

donne plus asile aux vers, pourvu qu'il puisse impunément, s'asseoir, le

tendre poëte, le prince charmant, sur la mousse des grands bois, à côté

de sa bien-aimée et lui dire: Oublions l'univers à condition que

l'univers nous oublie? Qu'importe qu'il ne mette pas à son front la

couronne héraldique, pourvu que personne ne l'empêche de cueillir la

fleur des champs, de la respirer, de la mettre à sa boutonnière?

Lorenzo était né troubadour. Il n'y a plus aujourd'hui que très-peu de

princes qui aient cette vocation; mais avant M. de Metternich, les

cabinets européens offraient d'assez nombreuses variétés de cette

espèce.

Lorenzo n'essaya donc pas de lutter plus longtemps. Il promit tout ce

qu'on voulut, et risqua le bonheur de son peuple pour avoir le droit de

venir répéter tous les jours à Marta combien il l'aimait. Il y a tous

les jours des princes qui commettent la même imprudence, sans avoir le

même prétexte. Le docteur promit en retour sa bénédiction. Marta ne

promit rien; mais elle laissa prendre un baiser qui valait bien une

province.

Quand l'héritier présomptif eut fait ses trois saluts, et quand la porte

de la maison se fut refermée sur ses pas, maître Marforio eut un soupir

de triomphe:

--Eh bien! dit-il à sa fille, es-tu contente?

Marta tomba dans les bras de son père.

--Il est bien, ton petit prince, reprit le docteur, il est surtout

très-élégant. Quel bel habit! mais en revanche, il ne sait rien, tu

m'avais trompé; il est ignorant comme un mouton.

Marta ne voulut pas contredire doublement son père; mais elle trouvait

que Lorenzo en savait assez et que son habit lui allait mal. Ce dernier

point, surtout, lui tenait au coeur; elle soupira.

--Va! console-toi, repartit le savant qui se trompa une fois de plus à

ce soupir, je lui donnerai des leçons.

Marta se promit bien, au contraire, de préserver son fiancé des leçons

paternelles. Elle suffirait à l'instruire de ce qu'il ignorait,

c'est-à-dire de la meilleure façon de porter les dentelles, et de faire

accommoder sa chevelure; à ces conditions-là son prince était parfait.

Ah! si les peuples n'étaient pas plus exigeants que la fille du docteur,

on n'aurait besoin pour les mettre à la raison que de se servir du fer,

j'entends du fer à papillotes!

L'île des rêves: Aventures d'un Anglais qui s'ennuie · 第 24 / 51 题