Le printemps! Le printemps!
Sur les murs de ma cour, les rosiers blancs étaient fleuris, les jasmins
étaient fleuris, les chèvrefeuilles retombaient en longues guirlandes,
délicieusement odorantes.
Je recommençais à vivre là du matin au soir, dans l'intimité des plantes
et des vieilles pierres, écoutant le jet d'eau bruire à l'ombre du grand
prunier, examinant les graminées et les mousses des bois égarées sur les
bords de mon bassin, et, du côté ardent, où donnait tout le jour le
soleil, comptant les boutons des cactus.
Les départs du mercredi soir pour la Limoise étaient aussi
recommencés,--et j'en rêvais, cela va sans dire, d'une semaine à
l'autre, au grand détriment des leçons et des devoirs.