[_Bulla Celestini III de ecclesiis et juribus parrochialibus_][A].
Vidimus Bullæ Celestini papæ tertii qui in alia præcedenti multa bona
ecclesiæ Sancti Petri de Burgo fecit, etiam plurima alia bona fecit eidem
ecclesiæ in sequenti Bulla.
In primis eandem ecclesiam Burgi sub protectione sua suscepit.--Item
statuit quod omnes possessiones & quæcumque alia bona quæ eadem ecclesia in
præsentiarum possidet aut in futurum possit adipisci priori & canonicis
Burgi successoribusque suis illibata permaneant; in quibus hæc duxit
exprimenda: præfatam ecclesiam Burgi, cum decimis, possessionibus & aliis
pertinentiis; ecclesiam Sancti Thomæ[1], ecclesiam Sancti Andreæ apud
Castrum Novum Isaræ[2], ecclesiam Sanctæ Mariæ de Marnaudo[3], ecclesiam
Sancti Joannis Castribuxi[4], capellam Sancti Petri Castribuxi, capellam
Sancti Nicolai Roche[5], ecclesiam Sancti Georgii[6], ecclesiam Sancti
Saturnini[7], ecclesiam Sancti Petri de Juvet[8], ecclesiam Sancti
Apollinaris extra Rodanum[9], ecclesiam Sancti Marcelli de Javeysano[10],
ecclesiam Sanctæ Mariæ de Colombario[11], domum Helemosinæ Burgi[12]; &
tertiam partem lesdæ[l3] carnium in macello Valentiæ, & totam lesdam
carnium in macello Burgi. Libertates quoque & immunitates concessas,
antiquas consuetudines hactenus observatas habuit ratas & perpetuo
illibatas permanere voluit.--Item interdixit ne aliquis constituat
ecclesiam aut oratorium infra terminos parrochiarum ipsorum prioris &
canonicorum.--Item ... interdictum ... (_sic_).--Item sepulturam quoque
Burgi liberam esse decrevit.--Item statuit quod nullus ad sepulturam
parrochianos Burgi admittat, nisi salva priori & canonicis in testamento
canonica portione[14].--Item quod moriente priore Burgi, nullus alius ibi
præponatur nisi quem canonici duxerint eligendum.--Item decrevit quod nemo
ecclesiam Burgi turbet aut ejus possessiones auferat & ablatas retineat.
Postremo dedit omni creaturæ maledictionem contravenienti contra hanc
constitutionem. Datum Lateranen., iij^{o} nonas aprilis, indictione decima,
Incarnationis Dominicæ anno millesimo centesimo nonagesimo secundo,
pontificatus vero domini Celestini papæ tertii anno primo.
[A] Extrait tiré de _l'Invent. rais._, f^{o} 9: il a été fait sur un
_vidimus_, ce qui fait croire que l'original était perdu. On reconnaît à la
formule de la date que c'était une bulle solennelle; elle est précieuse
pour les indications qu'elle donne sur les anciennes dépendances de
l'église du Bourg.
[1] _Saint-Thomas_: d'après M. Lacroix, qui a bien voulu nous aider de ses
lumières pour la partie géographique, cette église devait se trouver, comme
la suivante, à Châteauneuf-d'Isère.
[2] Châteauneuf-d'Isère, canton du Bourg-de-Péage; ce lieu reconnaît
actuellement pour patron Saint Thomas, & on honore comme secondaires saint
Hugues & saint Roch.
[3] L'église de Sainte-Marie de _Marnau_ figure dans une charte du
commencement du XIII^{e} siècle, par laquelle Humbert de Châteaubourg lui
donne divers revenus _super portum Confluentis_ (Cartul. de Saint-Félix);
elle était située près du confluent de l'Isère & du Rhône.
[4] Châteaubourg en Vivarais faisait avant la Révolution partie du diocèse
de Valence, archiprêtré de Saint-Sylvestre; il continua même après l'union
du chapitre du Bourg à celui de Saint-Apollinaire d'être sous le patronage
de la manse de Saint-Pierre: la chapelle dédiée à saint Pierre n'est
mentionnée dans aucun rôle.
[5] Il doit s'agir ici de la Roche-de-Glun, à 7 kilom. de Valence, quoique
le pouillé de 1548 & celui de 1729 ne fassent mention d'aucune chapelle
dédiée à saint Nicolas dans cette paroisse.
[6] Saint-Georges en Vivarais, dans l'archiprêtré de Saint-Sylvestre (dioc.
de Valence); le prieur de ce lieu est taxé aux décimes de 1548 pour 46
livres.--Notons qu'un hameau de ce nom, entre la Roche-de-Glun & Tain, est
surmonté d'une croix, dans la carte de Cassini.
[7] Il existait trois paroisses du nom de Saint-Sorlin au diocèse de
Vienne; dans celui de Valence, Eymeu avait aussi pour vocable saint
Saturnin; cependant cette localité paraît avoir été sur une des rives du
Rhône.
[8] Saint-Pierre de _Juvet_ ou _Juivet_ figure dans des lièves du XVI^{e} &
du XVII^{e} siècles, comme faisant partie du mandement de Durtail; il était
entre cette localité & Cornas.
[9] Voir ch. IX, n. 1.
[10] _Javeysans_, d'après les lièves indiquées, se trouvait près de Saint-
Marcel-lès-Valence (voir encore ch. XLI).
[11] Quoique Colombier-le-Jeune en Vivarais (_Columbarium Juvenis, ex parte
Regni_), dans l'archiprêtré de Saint-Sylvestre, fut, en effet, sous le
vocable de la sainte Vierge, nous opinons à croire qu'il s'agit ici de
Notre-Dame-du-Colombier (_ecclesia sanctæ Mariæ de Colombario_), qui fut
inféodée en 1201, avec ses terres, censes, décimes & droits paroissiaux,
aux religieuses Cisterciennes de Vernaison par les chanoines du Bourg.
[12] Voir ch. VI, n. 12.
[13] Droits prélevés sur les boucheries de Valence et du Bourg.
[14] Voir sur la portion canonique ou _quarte funéraire_, ch. X, n. 2.
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