XIII. 3 avril 1192.

[_Bulla Celestini III de ecclesiis et juribus parrochialibus_][A].

Vidimus Bullæ Celestini papæ tertii qui in alia præcedenti multa bona

ecclesiæ Sancti Petri de Burgo fecit, etiam plurima alia bona fecit eidem

ecclesiæ in sequenti Bulla.

In primis eandem ecclesiam Burgi sub protectione sua suscepit.--Item

statuit quod omnes possessiones & quæcumque alia bona quæ eadem ecclesia in

præsentiarum possidet aut in futurum possit adipisci priori & canonicis

Burgi successoribusque suis illibata permaneant; in quibus hæc duxit

exprimenda: præfatam ecclesiam Burgi, cum decimis, possessionibus & aliis

pertinentiis; ecclesiam Sancti Thomæ[1], ecclesiam Sancti Andreæ apud

Castrum Novum Isaræ[2], ecclesiam Sanctæ Mariæ de Marnaudo[3], ecclesiam

Sancti Joannis Castribuxi[4], capellam Sancti Petri Castribuxi, capellam

Sancti Nicolai Roche[5], ecclesiam Sancti Georgii[6], ecclesiam Sancti

Saturnini[7], ecclesiam Sancti Petri de Juvet[8], ecclesiam Sancti

Apollinaris extra Rodanum[9], ecclesiam Sancti Marcelli de Javeysano[10],

ecclesiam Sanctæ Mariæ de Colombario[11], domum Helemosinæ Burgi[12]; &

tertiam partem lesdæ[l3] carnium in macello Valentiæ, & totam lesdam

carnium in macello Burgi. Libertates quoque & immunitates concessas,

antiquas consuetudines hactenus observatas habuit ratas & perpetuo

illibatas permanere voluit.--Item interdixit ne aliquis constituat

ecclesiam aut oratorium infra terminos parrochiarum ipsorum prioris &

canonicorum.--Item ... interdictum ... (_sic_).--Item sepulturam quoque

Burgi liberam esse decrevit.--Item statuit quod nullus ad sepulturam

parrochianos Burgi admittat, nisi salva priori & canonicis in testamento

canonica portione[14].--Item quod moriente priore Burgi, nullus alius ibi

præponatur nisi quem canonici duxerint eligendum.--Item decrevit quod nemo

ecclesiam Burgi turbet aut ejus possessiones auferat & ablatas retineat.

Postremo dedit omni creaturæ maledictionem contravenienti contra hanc

constitutionem. Datum Lateranen., iij^{o} nonas aprilis, indictione decima,

Incarnationis Dominicæ anno millesimo centesimo nonagesimo secundo,

pontificatus vero domini Celestini papæ tertii anno primo.

[A] Extrait tiré de _l'Invent. rais._, f^{o} 9: il a été fait sur un

_vidimus_, ce qui fait croire que l'original était perdu. On reconnaît à la

formule de la date que c'était une bulle solennelle; elle est précieuse

pour les indications qu'elle donne sur les anciennes dépendances de

l'église du Bourg.

[1] _Saint-Thomas_: d'après M. Lacroix, qui a bien voulu nous aider de ses

lumières pour la partie géographique, cette église devait se trouver, comme

la suivante, à Châteauneuf-d'Isère.

[2] Châteauneuf-d'Isère, canton du Bourg-de-Péage; ce lieu reconnaît

actuellement pour patron Saint Thomas, & on honore comme secondaires saint

Hugues & saint Roch.

[3] L'église de Sainte-Marie de _Marnau_ figure dans une charte du

commencement du XIII^{e} siècle, par laquelle Humbert de Châteaubourg lui

donne divers revenus _super portum Confluentis_ (Cartul. de Saint-Félix);

elle était située près du confluent de l'Isère & du Rhône.

[4] Châteaubourg en Vivarais faisait avant la Révolution partie du diocèse

de Valence, archiprêtré de Saint-Sylvestre; il continua même après l'union

du chapitre du Bourg à celui de Saint-Apollinaire d'être sous le patronage

de la manse de Saint-Pierre: la chapelle dédiée à saint Pierre n'est

mentionnée dans aucun rôle.

[5] Il doit s'agir ici de la Roche-de-Glun, à 7 kilom. de Valence, quoique

le pouillé de 1548 & celui de 1729 ne fassent mention d'aucune chapelle

dédiée à saint Nicolas dans cette paroisse.

[6] Saint-Georges en Vivarais, dans l'archiprêtré de Saint-Sylvestre (dioc.

de Valence); le prieur de ce lieu est taxé aux décimes de 1548 pour 46

livres.--Notons qu'un hameau de ce nom, entre la Roche-de-Glun & Tain, est

surmonté d'une croix, dans la carte de Cassini.

[7] Il existait trois paroisses du nom de Saint-Sorlin au diocèse de

Vienne; dans celui de Valence, Eymeu avait aussi pour vocable saint

Saturnin; cependant cette localité paraît avoir été sur une des rives du

Rhône.

[8] Saint-Pierre de _Juvet_ ou _Juivet_ figure dans des lièves du XVI^{e} &

du XVII^{e} siècles, comme faisant partie du mandement de Durtail; il était

entre cette localité & Cornas.

[9] Voir ch. IX, n. 1.

[10] _Javeysans_, d'après les lièves indiquées, se trouvait près de Saint-

Marcel-lès-Valence (voir encore ch. XLI).

[11] Quoique Colombier-le-Jeune en Vivarais (_Columbarium Juvenis, ex parte

Regni_), dans l'archiprêtré de Saint-Sylvestre, fut, en effet, sous le

vocable de la sainte Vierge, nous opinons à croire qu'il s'agit ici de

Notre-Dame-du-Colombier (_ecclesia sanctæ Mariæ de Colombario_), qui fut

inféodée en 1201, avec ses terres, censes, décimes & droits paroissiaux,

aux religieuses Cisterciennes de Vernaison par les chanoines du Bourg.

[12] Voir ch. VI, n. 12.

[13] Droits prélevés sur les boucheries de Valence et du Bourg.

[14] Voir sur la portion canonique ou _quarte funéraire_, ch. X, n. 2.

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Chartvlarivm Ecclesiae Sancti Petri de Bvrgo Valentiae Ordinis Sancti Avgvstini · 第 22 / 103 题