[411] La _réserve_, c'est le nom qu'on donne, dans notre Bibliothèque

nationale, à ces raretés et trésors bibliographiques. «La Réserve

est le _trésor_ de la Bibliothèque [nationale]; elle abrite ses

livres les plus précieux, et il y en a quatre-vingt mille.» (H.

BERALDI, _Voyage d'un livre à travers la Biblioth. nation._, p. 42.)

GRAESEL (_loc. cit._, pp. 51 et 182) appelle «les œuvres rarissimes,

les _Cimelien_» (_sic_) (de κειμήλια, joyaux), «terme assez

fréquemment employé dans les bibliothèques allemandes,» ajoute-t-il.

[412] «_Formats atlantiques._--Les grands formats de certains atlas

nécessitent une travée spéciale sous la forme d'un comptoir sur les

rayons duquel ils seront placés horizontalement, dans l'intérêt de

leur conservation.» (_Instruction générale relat. au service des

biblioth. universitaires_, _ap._ MAIRE, _loc. cit._, p. 441.)

[413] «On doit toujours placer les livres dans la même direction,

c'est-à-dire en allant de gauche à droite, parce que c'est

précisément dans ce sens que nous sommes accoutumés à lire.»

(GRAESEL, _loc. cit._, pp. 303-304.) Quant à la _méthode

serpentante_, préconisée par CONSTANTIN (_loc. cit._, p. 51), qui

consiste à ranger les volumes du premier rayon de gauche à droite,

ceux du second de droite à gauche, ceux du troisième de gauche à

droite, etc., elle ne présente guère que des inconvénients, et,

encore une fois, il est préférable de nous en tenir à cette règle:

ranger toujours les livres dans le sens de la lecture, c'est-à-dire

de gauche à droite.

[414] Tel est aussi l'avis de GRAESEL (_loc. cit._, p. 129): «... les

rayons du bas pour le grand format, ceux du milieu pour le moyen

format, et ceux du haut pour le petit format.»

[415] Voir pp. 214-215 et 223-224.

[416] GUYOT-DAUBÈS, _l'Art de classer les notes_, pp. 92-93.

[417] _Courrier des biblioth._, mars-avril 1901, p. 113.

[418] Chap. III, pp. 84-85.

[419] Théoriquement 183 millimètres (in-18 jésus).

[420] Correspondant à nos quatre formats décrits p. 76.

[421] Page 210.

[422] Voir pp. 87-88.

[423] TENANT DE LATOUR, _Mémoires d'un biblioph._, p. 36.

[424] ID., _ibid._, pp. 35-36.

[425] GUYOT-DAUBÈS, _loc. cit._, p. 100.

[426] TENANT DE LATOUR, _loc. cit._, p. 35.

[427] ID., _ibid._

[428] _Annuaire du bibliophile_, 1862, p. 105; et _Miscellanées

bibliographiques_, t. I., p. 11.

[429] _Ap._ ROUVEYRE, _Connaissances nécessaires à un biblioph._, 3e

édit., t. II, p. 161.

[430] JULES RICHARD, _l'Art de former une biblioth._, p. 145.

[431] CONSTANTIN, _Bibliothéconomie_, p. 117.

[432] _Manuel prat. du biblioth._, p. 118.

[433] Chose curieuse et qui démontre bien les progrès de la

bibliothéconomie, le célèbre docteur Petzholdt, l'auteur du

_Katechismus_ (publié en 1856), condamne irrévocablement les

catalogues sur fiches, les déclare incommodes, difficiles à

consulter, nullement pratiques; selon lui, les fiches ne doivent

servir qu'à préparer le catalogue en volumes, le seul estimable et

recommandable. (Cf. GRAESEL, _loc. cit._, p. 254.)

[434] JULES RICHARD (_loc. cit._, p. 146) donne à ces boîtes le nom de

_cabriolet_, probablement parce que certaines d'entre elles, pour

faciliter le maniement des fiches, sont plus élevées à une extrémité

qu'à l'autre et offrent ainsi quelque analogie avec un de ces

véhicules surmonté de sa capote. Mais toutes les boîtes à fiches

n'ont pas cet aspect, et la plupart sont de forme régulière.

[435] Voir un modèle de ces fiches _infra_, p. 226.

[436] Cf. BONNANGE, _Projet d'un catalogue universel..._, p. 11.

[437] «Quand il s'agit de livres modernes, on peut omettre dans les

adresses bibliographiques les noms des imprimeurs ou des libraires»

[éditeurs]. (L. DELISLE, _Instructions élémentaires et techniques

pour... une biblioth._, p. 20.)

[438] Cf. L. DELISLE, _ibid._;--MAIRE, _loc. cit._, pp. 119 et

suiv.;--J. COUSIN, _De l'organisation... des biblioth._, pp. 38 et

suiv.;--etc. Il arrive fréquemment, dans les catalogues de

librairie, par exemple, que l'indication du nombre de volumes et du

format est placée avant l'adresse. L'ordre que nous indiquons a pour

lui l'autorité des plus scrupuleux bibliographes et aussi la

logique. Il procède de cette règle: inscrire d'abord sur la fiche

les mentions qui figurent sur la page de titre de l'ouvrage: nom de

l'auteur, titre et adresse; puis les mentions qui n'y figurent pas

ou qui n'y figurent qu'accidentellement: nombre de volumes et de

pages, format, état des volumes, etc.

[439] Ou mieux encore, plusieurs, un pour chacune des catégories de

formats adoptées pour le rangement de vos livres sur rayons. Par

économie de place, nous avons adopté quatre catégories (voir

_supra_, pp. 214-215). Les bibliothèques universitaires en ont

trois, auxquelles correspondent trois registres ayant chacun leur

numérotage spécial: par exemple, de 1 à 9999 pour les grands

formats, de 10 000 à 29 999 pour les moyens formats, 30 000 et

suivants pour les petits formats. (_Instruction générale relat. au

service des biblioth. universitaires_, _ap._ MAIRE, _loc. cit._, p.

432.) Ainsi, dans ces bibliothèques, d'après le numéro d'entrée

inscrit sur une fiche, on reconnaît instantanément le format du

livre que représente cette fiche.

[440] «L'écriture ronde, ou tout au moins un peu relevée, est

recommandée dans l'inscription des cartes; elle est plus nette, plus

lisible et tient moins de place.» (_Instruction générale relative au

service des biblioth. universitaires_, _ap._ MAIRE, _loc. cit._, p.

437.)

[441] _Loc. cit._, pp. 185-186.

[442] Datée du 24 décembre 1884, signée de M. Fallières, alors

ministre de l'Instruction publique, et adressée aux maires des

communes de France.--Si l'on inscrit la cote dans le champ de

l'empreinte apposée sur le titre, on peut, afin de rendre ce champ

plus grand et d'avoir plus de place, se servir d'un timbre rond, de

3 à 4 centimètres de diamètre, pour cette première empreinte, et

d'un timbre oblong d'environ 0,04 × 0,02, pour les empreintes

suivantes (page intérieure conventionnelle et page finale)

dépourvues d'inscriptions.

[443] Cf. _Grande Encyclop._, art. Bibliothèque, t. VI, p. 661.

[444] En haut du dos, et non au bas, comme le conseille NAMUR (_Manuel

du biblioth._, p. 63). Il est évident qu'en collant les étiquettes

au bas du dos des livres, elles ne suivent pas les ressauts produits

par les différences de formats et se trouvent toutes alignées au

même point, ce qui donne à leur ensemble un bien meilleur aspect.

Mais il est à remarquer aussi qu'on peut être obligé, faute de

place, de mettre les livres sur deux rangs: dans ce cas, les livres

du premier rang, si petits qu'ils soient, cachent les étiquettes des

livres du second rang; en outre, comme, en lisant un livre, on le

tient d'ordinaire par la partie inférieure du dos, il y a grande

chance, si l'étiquette se trouve sous les doigts, pour qu'elle se

déchire ou se décolle rapidement.

[445] Cf. GUSTAVE BRUNET, _Fantaisies bibliogr._, p. 168, note 1.

[446] Remarquez ici la règle typographique qui veut que l'article

simple prenne la majuscule quand il commence un nom de personne sans

être précédé de la particule _de_: La Fontaine, La Bruyère, La

Rochefoucauld, Victor Le Clerc; et la minuscule, lorsqu'il est

précédé de cette particule: Jean de la Fontaine, le duc de la

Rochefoucauld, Mme de la Sablière. (Cf. _Règles typographiques...

Hachette_, pp. 43-44;--DAUPELEY-GOUVERNEUR, _le Compositeur et le

Correcteur typographes_, pp. 272-276;--LECLERC, _Typographie_, p.

133;--etc.).

[447] Nous signalerons, au sujet de la particule nobiliaire française

et de la majuscule ou de la minuscule qu'elle doit prendre,

d'intéressantes dissertations dans TASSIS, _Guide du correcteur_, 8e

édit., pp. 31-32; et dans DAUPELEY-GOUVERNEUR, _loc. cit._, pp.

272-275. Nous rappellerons surtout l'ouvrage de VIAN, _la Particule

nobiliaire_ (Paris, 1868. in-8; et Paris, Dentu, 1880, in-12), dont

LITTRÉ, dans son _Dictionnaire_, art. Nobiliaire, cite l'extrait

suivant, qu'on ne saurait trop recommander à l'attention des

écrivains soucieux de l'exactitude et de la pureté du langage: «La

particule _de_ ne se place jamais seule devant le nom; on signe,

non: de Montmorency, de Biron, de Noailles, mais: Charles de

Montmorency, duc de Biron, Paul de Noailles. En signant un billet à

un ami ou un acte, on met sans _de_: Grammont, Richelieu, Mortemart.

Quand on ne met pas le titre de noblesse ou le titre de monsieur ou

monseigneur, on ne met pas non plus la particule _de_: j'ai

rencontré le comte de Ségur, et non: j'ai rencontré de Ségur; mon

cher Grignan, et non de Grignan, dit Mme de Sévigné. Il y a deux

exceptions: on laisse le _de_, même sans prénom, qualification ou

titre: 1º devant les noms d'une syllabe ou de deux avec un _e_ muet:

de Thou a bien écrit; j'ai vu de Sèze;--2º devant les noms qui

commencent par une voyelle ou une _h_ muette: l'_Armorial_ de

d'Hozier; à moi d'Auvergne; le fils de d'Orléans.» (VIAN, _loc.

cit._, p. 52.)

[448] Cf. MAIRE, _loc. cit._, p. 129.

[449] Les prénoms étrangers ou leurs initiales ne se joignent pas par

des traits d'union. Van Praet (bibliographe), cité plus loin, était

naturalisé Français.

[450] En Angleterre et en Amérique, on écrit généralement en un mot

Mackain, Maclaurin, etc., comme Mackenzie, Macdonald, Macaulay, etc.

(Cf. _Encyclop. britannica_.)

[451] Ainsi M. J. COUSIN (_loc. cit._, p. 44) écrit VAN MONS (avec un

V majuscule) et place ce nom à la lettre V; et van AELBROECK et von

SCHLEGEL (avec des v minuscules), qu'il place respectivement aux

lettres A et S. Il écrit de même DE BRY (avec un D majuscule,

pourquoi?), et classe ce nom à la lettre D, tandis que de Bris, de

Bar, etc., se classent à BRIS (de), BAR (de), etc. M. E.-D. GRAND

(_Grande Encyclop._, art. Bibliographie, t. VI, p. 615) est d'avis

que «la particule néerlandaise _van_, analogue au _von_ allemand,

doit être rejetée après le nom: par une anomalie singulière, elle

est classée avant le nom, d'après les règles de la Bibliothèque

nationale, qui porte, par exemple, [van Praet] à VAN PRAET, au lieu

de PRAET (van)». A propos du classement alphabétique des noms

d'auteurs, le docteur GRAESEL déclare très justement (_loc. cit._,

p. 247): «C'est là une source de discussions infinies, et le nombre

des cas douteux qui peuvent se présenter est tellement considérable

qu'il nous serait impossible de les examiner tous, même

superficiellement, sans donner à ce chapitre une étendue démesurée,

et sans risquer de nous perdre dans des détails par trop minutieux».

[452] _Loc. cit._, p. 24.

[453] Plusieurs bibliographes n'hésiteraient pas à préférer ici

l'ordre chronologique à l'ordre alphabétique.

[454] _Instructions élémentaires et techniques pour la mise et le

maintien en ordre des livres d'une bibliothèque_, p. 22. Cet

opuscule, auquel nous avons déjà eu recours à plusieurs reprises,

est un des meilleurs guides qu'on puisse consulter sur la question

qui nous occupe, et nous le suivons ici presque mot à mot et pas à

pas. Voir aussi l'_Instruction générale relative au service des

bibliothèques universitaires_, du 4 mai 1878, _ap._ MAIRE, _loc.

cit._, pp. 425-449.

[455] L. DELISLE, _loc. cit._, p. 24. C'est à tort que M. MAIRE, _loc.

cit._, p. 129, dit qu'«on peut adopter deux méthodes pour les noms

de saints», et classer indifféremment saint Paul, par exemple, à

PAUL (saint) ou à SAINT PAUL. En suivant ce dernier mode, certaines

confusions pourraient se produire: saint Simon, apôtre, classé à

SAINT SIMON, se confondrait (à part le trait d'union) avec

SAINT-SIMON, historien; saint Victor, martyr, avec SAINT-VICTOR,

littérateur et critique; saint Martin, évêque de Tours, avec

SAINT-MARTIN, orientaliste; etc. Rappelons d'ailleurs ici ces deux

règles typographiques: 1º «Les mots _saint_ et _sainte_ ne prennent

ni majuscule ni trait d'union quand ils se rapportent aux

personnages eux-mêmes;» 2º «Les noms composés qui désignent des

pays, des villes, des rues, des églises, etc., prennent des traits

d'union entre tous leurs mots». Ainsi on écrit: le martyre de saint

Pierre, et l'église Saint-Pierre; le supplice de sainte Catherine,

et les tours de Saint-Sulpice; les villes de Saint-Valery-sur-Somme

et de Bar-le-Duc; l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, la rue

Vieille-du-Temple, l'église Saint-Louis-des-Français, etc., etc.

Seuls, et seulement d'après quelques _marches_ typographiques, les

noms composés étrangers font exception: New York, San Francisco,

Civita Vecchia, etc. (Cf. LECLERC, _loc. cit._, pp. 134, 136 et

149;--TASSIS, _loc. cit._, pp. 42-43;--DESORMES, _Notions de

typographie_, p. 309;--_Règles typographiques... Hachette_, pp.

35-36;--etc.)

[456] L. DELISLE, _loc. cit._, p. 25.

[457] Nombre d'écrivains, considérant ici Bernardin, non comme nom de

baptême, mais comme nom de famille, écrivent: BERNARDIN DE

SAINT-PIERRE, et classent par conséquent ce nom à la lettre B: cf.

SAINTE-BEUVE, _Caus. du lundi_, t. dernier, Table, art. Bernardin de

Saint-Pierre;--LAROUSSE, _Grand Dictionn._, art. Bernardin de

Saint-Pierre;--etc.

[458] Cf. CONSTANTIN, _loc. cit._, p. 125; et L. DELISLE, _loc. cit._,

p. 31.

[459] On en trouve la liste dans QUÉRARD, _Bibliographie

Voltairienne_, et dans LAROUSSE, _Grand Dictionn._, art. Pseudonyme.

[460] _Loc. cit._, p. 237.

[461] Son vrai nom littéraire: Voltaire, par exemple, et non Arouet;

George Sand, et non Aurore Dupin ou baronne Dudevant; Champfleury,

et non Fleury; etc. (A. C.)

[462] Cf. E.-D. GRAND, _Grande Encyclop._, art. Bibliographie, t. VI,

p. 615, col. 2.--Voici ce que dit à ce propos M. LÉOPOLD DELISLE,

administrateur de la Bibliothèque nationale (_loc. cit._, p. 23):

«Autant que possible les noms des auteurs doivent être relevés

suivant la forme que ces noms affectent dans la langue maternelle

des auteurs. Ainsi les ouvrages d'André Duchesne, de Henri Estienne

et de Denis Godefroy seront mis sous les rubriques DUCHESNE,

ESTIENNE, GODEFROY, et non sous les rubriques QUERCETANUS,

STEPHANUS, GOTHOFREDUS.» Nombre de bibliographes repoussent, et avec

raison selon nous, ce système de transcription et de classification.

«Il serait absurde et contraire à tous les usages de cataloguer les

ouvrages de Melanchthon sous le nom inconnu de SCHWARZERD», écrit le

docteur GRAESEL, _loc. cit._, pp. 239-240. Le plus rationnel et le

plus simple encore une fois nous semble de toujours s'en tenir au

_texte de la page du titre du livre_, quitte à ajouter entre

crochets sur la fiche le vrai nom à la suite du faux nom: VOLTAIRE

[François-Marie AROUET] ou [François-Marie AROUET DE]; MELANCHTHON

[Philippe SCHWARZERD]; SAND (George) [Armandine-Lucile-Aurore DUPIN,

baronne DUDEVANT]; etc.

[463] Cf. E.-D. GRAND, _Grande Encyclop._, _loc. cit._, t. VI, p. 617.

[464] C'est le conseil donné par l'_Instruction générale relat. au

service des biblioth. universitaires_ (_ap._ MAIRE, _loc. cit._, p.

438): «Si les auteurs d'ouvrages ayant pour titres: _Éléments

d'anatomie_ et _Culture des bois_ sont inconnus, le premier de ces

ouvrages sera catalogué à _Anatomie_, le second à _Bois_.»

[465] L. DELISLE, _loc. cit._, pp. 25 et suiv., et _Introduction au

catalogue génér..._, t. I, p. LXIX;--J. COUSIN, _loc. cit._, p.

42;--GRAESEL, _loc. cit._, p. 244. Cependant, un volume dont les

premiers mots du titre seraient: _Département de la Seine. Ville de

Paris. Direction des Travaux. Notes du Directeur à l'appui du budget

de l'exercice 1872_, se classera de préférence à PARIS (Ville

de);--_Ministère du Commerce. Lois et règlements sur..._ se classera

à LOIS;--etc. (Cf. L. DELISLE, _Instructions élémentaires et

techniques pour... une biblioth._, p. 25.)

[466] GRAESEL, _loc. cit._, pp. 244 et 246.

[467] Voir _supra_, p. 245.

[468] A la Bibliothèque nationale, les auteurs désignés par leurs

initiales sont toujours classés parmi les anonymes, à moins qu'on ne

puisse les identifier; au Musée britannique, au contraire, les

initiales sont classées dans l'ordre alphabétique.--En France, les

prénoms de l'auteur (ou les initiales de ces prénoms) sont réunis

par un tiret; au Musée britannique, les prénoms ne sont pas réunis

par un tiret. (Cf. _Grande Encyclop._, art. Bibliographie, t. VI, p.

614.) Par ce que nous avons dit il y a un instant sur les

incertitudes que présentent parfois les initiales, on voit de quelle

utilité est ce tiret ou trait d'union. Dans l'exemple donné

ci-dessus: L.-E. J., nous sommes sûr, grâce au trait d'union entre L

et E, que L.-E. sont les initiales des prénoms, et par conséquent J

celle du nom de famille de l'auteur. Cette certitude disparaît si

vous écrivez L. E. J. Le bibliophile Jacob (pseudonyme de Paul

Lacroix) a signé un grand nombre de ses livres: P. L. JACOB,

c'est-à-dire Paul Lacroix Jacob, sans trait d'union entre P et L,

puisqu'on n'en met pas entre un prénom et un nom.

[469] Cf. _Grande Encyclop._, _loc. cit._, t. VI, p. 614.

[470] Cf. MAIRE, _loc. cit._, p. 151.

[471] _Ap._ MAIRE, _loc. cit._, p. 438.

[472] Cf. GRAESEL, _loc. cit._, p. 264.

[473] Pour l'explication des abréviations et des signes contenus dans

ces exemples, voir à l'Appendice.

[474] _Loc. cit._, Supplément, t. I, col. 292.

[475] J.-CH. BRUNET, _loc. cit._, t. I, col. 1873.

[476] _Loc. cit._, Supplément, t. I, col. 37.

[477] _Loc. cit._, Supplément, t. II, col. 247.

[478] _Loc. cit._, Supplément, t. I, col. 846.

[479] _Loc. cit._, Supplément, t. I, col. 842.

[480] C'est le conseil donné par CONSTANTIN (_loc. cit._, p. 99): «Le

mieux est donc de les exécuter simultanément (les fiches, bulletins

ou cartes des deux catalogues); ce qui est très aisé, en faisant une

copie exacte des bulletins ou cartes», etc.; et par MAIRE (_loc.

cit._, p. 163). Ajoutons cependant qu'il est inutile, pour le

catalogue méthodique, de prendre copie des _fiches de renvoi_ du

catalogue alphabétique: seules, les _fiches complètes_ ou _fiches

principales_ doivent être identiquement libellées en deux

exemplaires affectés aux deux catalogues. (Cf. L. DELISLE,

_Instructions élémentaires et techniques pour... une biblioth._, p.

33.)

[481] _Loc. cit._, p. 52.

[482] Sur l'historique de la classification bibliographique, voir

l'Introduction au t. VI (col. I à xxvj) du _Manuel du libraire_ de

JACQUES-CHARLES BRUNET: c'est une étude succincte, mais très

soigneusement faite. Voir aussi E.-D. GRAND, _Grande Encyclop._,

art. Bibliographie, t. VI, pp. 608 et suiv.;--MAIRE, _loc. cit._,

pp. 182 et suiv.;--etc.

[483] _Pandectarum sive partitionum universalium Conradi Gesneri libri

XXI: Bibliothecæ universalis tom. II, totius philosophiæ et omnium

bonarum artium atque studiorum locos communes et ordines universales

simul et particulares complectens_ (Zurich, Froschover, 1548;

in-fol., VI-375 ff.). Le dernier livre de l'ouvrage parut l'année

suivante, sous ce titre: _Partitiones theologicæ, Pandectarum

universalium Conradi Gesneri liber ultimus_ (Zurich, 1549; in-fol.,

XXI-157 ff.). Le premier avait paru en 1545 sous le titre, comme on

vient de le voir, de _Bibliotheca universalis_.

[484] _Loc. cit._, t. VI, p. 609.

[485] Cf. MAIRE, _loc. cit._, pp. 183 et 193.

[486] _Advis pour dresser une biblioth._, chap. VII, p. 88.

[487] _Loc. cit._, p. 89. La première édition de l'ouvrage de Naudé,

_Advis pour dresser une bibliothèque_, est de 1627.

[488] Cf. MAIRE, _loc. cit._, pp. 183 et 195. «La tentative faite par

Louis Jacob (R. P. Ludovicus Jacob), pendant les années 1643 à 1646

et 1651 à 1653, dit encore M. ALBERT MAIRE (_loc. cit._, p. 183), de

donner la liste des livres parus en France, mérite d'être signalée,

bien que ses relevés soient fort incomplets.»

[489] On écrit aussi, mais moins exactement, Bouillaud.

[490] Cf. CONSTANTIN, _loc. cit._, p. 127.

[491] Il ne faut pas confondre, comme le font M. ALBERT MAIRE, _loc.

cit._, p. 565 et _passim_, et nombre d'autres écrivains,

JACQUES-CHARLES BRUNET, l'auteur dudit _Manuel_, né à Paris en 1780,

mort en 1867, et PIERRE-GUSTAVE BRUNET, né à Bordeaux en 1807, mort

en 1896, l'auteur du _Dictionnaire de bibliologie catholique_, de

_la Reliure ancienne et moderne_, des _Fantaisies bibliographiques_,

etc., et, en collaboration avec M. PIERRE DESCHAMPS, du _Supplément

au Manuel du libraire_ de JACQUES-CHARLES BRUNET.

[492] «Ce n'est ni à Gabriel Martin, ni à Prosper Marchand, ni à

Garnier, ni à Bouillaud, que revient cet honneur (d'avoir créé un

système bibliographique à peu près universellement adopté): l'_enfin

Malherbe vint_ n'est pas plus vrai, absolument parlant, en

bibliographie qu'en littérature.» (MOURAVIT, _le Livre_, p. 332.)

[493] M. Prieur, bibliothécaire des Facultés à Besançon, a fait un

relevé des critiques auxquelles prête la classification de Brunet;

on en trouvera le résumé dans MAIRE, _loc. cit._, pp. 186-189.

[494] «Cette classification, œuvre des maîtres, que nous appellerions

volontiers la classification des hommes de bon sens, et que

l'histoire, Dieu merci, nous permet d'appeler la _classification des

bibliographes_.»... (MOURAVIT, _loc. cit._, p. 334.)--«Après tout,

c'est encore la meilleure des classifications établies jusqu'ici.»

(MAIRE, _loc. cit._, p. 190.) Néanmoins, M. Albert Maire,

s'associant aux critiques exprimées par M. Prieur, pense avec lui,

et non sans raison, «que le système de Brunet, quoique le meilleur

encore, ne peut plus répondre actuellement à toutes les exigences du

développement des sciences. Il demanderait un remaniement

considérable à peu près dans toutes ses parties, mais surtout dans

les sciences expérimentales, qui sont trop sommairement exposées.

Hâtons-nous de dire toutefois que ces changements ne peuvent

s'effectuer du jour au lendemain, mais devraient être consacrés par

l'acceptation simultanée de tous ceux qui se servent de ce système.

Dans un congrès seulement..., on pourrait établir et arrêter une

nouvelle base de divisions ou proposer de réformer le système de

Brunet, s'il est gardé.» (MAIRE, _ibid._)--«Le système français qui

survécut aux innovations du XIXe siècle... est celui de Brunet, qui

dérive directement de l'ancien mode de classement. Ce système est

aussi celui qui fut le plus fréquemment appliqué dans les pays

étrangers.» (E.-D. GRAND, _Grande Encyclop._, art. Bibliographie, t.

VI, p. 611.)--«Depuis le moyen âge, la classification des sciences

humaines a extrêmement varié: la plus usitée en France aujourd'hui,

et, à vrai dire, la moins imparfaite, malgré quelques défauts de

détails, est celle qui, créée par les libraires érudits du XVIIIe

siècle, a été adoptée définitivement dans le _Manuel du libraire_ de

Brunet; elle fait encore autorité aujourd'hui, et répond à peu près

à tous les besoins; les subdivisions intérieures peuvent varier,

mais l'ensemble est satisfaisant. Les progrès des sciences obligent

d'ailleurs à créer sans cesse de nouveaux chapitres, principalement

dans la médecine, et il serait puéril de considérer aujourd'hui

l'histoire des États-Unis comme appartenant à l'histoire des

colonies européennes; mais, moyennant quelques modifications de

détail, ce cadre bibliographique a l'avantage très appréciable de

pouvoir s'appliquer également à d'anciennes bibliothèques où

dominent la théologie, la jurisprudence et l'histoire, et à des

bibliothèques modernes où les sciences, la littérature et

l'archéologie occupent une place prépondérante.» (A. MOLINIER,

_Grande Encyclop._, art. Bibliothèque, t. VI, p.

661.)--L'_Instruction générale relative au service des bibliothèques

universitaires_ du 4 mai 1878 porte que, dans ces bibliothèques, «la

division adoptée pour le classement des matières sera conforme à

celle du _Manuel du libraire_ de Brunet, comme étant la plus

répandue». (_Ap._ MAIRE, _loc. cit._, p. 438.)

[495] Voir pp. 297-300.

[496] Pages 303-316.

[497] _Loc. cit._, pp. 314-317.

Une bibliothèque L'art d'acheter les livres, de les classer, de les conserver et de s'en servir · 第 31 / 34 段