Nature avoit encore un beau chef-d'œuvre à faire
Quand elle fist au jour naistre tes blonds cheveux,
Et dont la splendeur rend tous les cœurs furieux;
De celuy qui son trait allonge pour y voir,
En vain viendroit Cérès au combat de ta gloire,
Pour emporter le prix entre tes blonds cheveux,
Car sa divinité n'a rien plus précieux
Pour imprimer dessus le tableau de mémoire.
Plustôt desmêlerait l'antre dédalien,
Mon cœur banny de soy, qu'il rompe le lien
Qui le tient enserré dans cette tresse blonde,
N'ayant rien de plus beau ny de plus lumineux
Aux flambeaux allumés sur le lambris des cieux,
Au point que leur clarté éclaire tout le monde.
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