«Dans une association comme celle qui les avait liés, Ginisty
devait être la tête et Antoine le bras. Or, il paraît que, si la
tête consentait à s’en tenir à ses attributions administratives et
littéraires, le bras voulait devenir cerveau à son tour: Antoine
engageait, dit-on, l’association à fond sans consulter Ginisty,
dépensait l’argent de la commandite comme un enfant qui a, pour la
première fois, un peu d’argent dans les mains! Passe encore s’il avait
bien fait les choses!... Mais là je m’arrête, je ne sais plus... Je
n’ai pas mis les pieds à l’Odéon depuis mon départ, c’est-à-dire depuis
quatre ans, et j’ignore tout du génie d’Antoine canalisé sur l’Odéon.»
Une idée me traverse la cervelle.
«Ecoutez, dis-je à M. Porel, en l’occurrence une consultation théorique
ne suffit pas; puisqu’il s’agit d’un metteur en scène, il me faut une
consultation pratique. Venez-vous avec moi à l’Odéon?»