Tout le monde a parlé, depuis huit jours, sur cette question de
l’Odéon, sauf l’homme de Paris le plus désigné peut-être pour le faire.
M. Porel a été durant trente ans le pensionnaire de ce théâtre; il
y a vu passer trois longues directions avec des fortunes diverses;
il en est devenu finalement le directeur et en a exercé, avec une
intelligence et une activité remarquables, la fonction; c’est, de plus,
l’un des rares fermiers de l’Odéon qui se soient retirés avec quelques
centaines de mille francs bien gagnés. Si l’on ajoute que le directeur
actuel du Vaudeville et du Gymnase est, de l’avis général, l’un des
premiers metteurs en scène de Paris, et qu’il est l’auteur de deux
forts volumes sur l’Histoire administrative et littéraire de l’Odéon,
on ne discute plus que sa parole ne doive être attentivement écoutée
sur cette matière.
Je voulais élucider avec M. Porel deux points importants de la question
pendante: les causes du gâchis odéonien, les moyens d’y remédier
durablement.