La conscience et l'humeur du mélancolique ne sont pas favorables à
l'éveil des instincts sexuels. Cependant il arrive parfois que ces
malades se masturbent.
Dans les cas que j'ai observés personnellement, il s'agit toujours de
malades tarés et qui, avant leur maladie déjà, s'étaient adonnés à la
masturbation. L'acte ne paraissait pas être motivé par la satisfaction
d'une excitation voluptueuse; c'était plutôt par habitude, par ennui,
par peur, pour amener un changement temporaire dans leur situation
psychique très pénible.