[406: Metternich l'avait fait croire à beaucoup et le croyait lui-même.

«Que feriez-vous, prince, lui demandait un jour le vieux général de

Gerzelles, si vous n'étiez plus en activité?--Vous admettez là, répliqua

Metternich avec raideur, un cas qui est impossible.» Cela se vit

pourtant en 1848. Mais même après l'insurrection qui le força à déposer

le pouvoir et à quitter l'Autriche pour se réfugier en Angleterre,

Metternich continua à se juger infaillible. Il dit un jour à M. Guizot,

amené sur le même sol par la Révolution, que l'erreur n'avait jamais

approché de son esprit. «Vous êtes bien heureux! repartit M. Guizot.

Moi, cela m'est arrivé quelquefois.»]

[407: Lettre à la comtesse de Crenneville, 27 février 1824.]

[408: 27 avril 1824.]

[409: 20 janvier 1829.]

[410: D'après le baron de Méneval, la mort du premier mari de la

comtesse de Neipperg, née comtesse Pola, ne précéda la mort de celle-ci

que de quelques mois. On sait que Neipperg avait jadis enlevé cette

femme à son mari. (_Mémoires de Méneval_, t. III, p. 592.)]

[411: Il s'agit toujours du testament de Napoléon. (Voir ch. XII.)]

[412: Elle avoua ce nouveau mariage dans ses testaments des 25 mai 1837

et 22 mai 1844. (Voir M. I. DE SAINT-AMAND, p. 413.)]

[413: Archives des Affaires étrangères, _Parme_, et _Mémoires du baron

de Vitrolles_].

[414: Archives des Affaires étrangères, _Parme_.]

[415: Archives nationales, F7 6993.]

[416: Elle avait loué pour le mois d'août et de septembre le château de

Mme Budé-Boissy.]

[417: Archives nationales, F7 6993.]

[418: _Ibid._]

[419: _Ibid._]

[420: Archives des Affaires étrangères, _Parme_.--Cité par M. I. de

Saint-Amand.]

[421: _Correspondance de Marie-Louise._]

[422: F7 6704, 6705, 6706.]

[423: Les portraits surtout causaient de l'émoi aux agents. Cet émoi

datait de loin. Un-rédacteur de l'_Indépendant_, M. Latouche, avait

rendu compte, en 1822, de l'exposition des tableaux au Salon du Louvre

et avait parlé avec éloges d'un joli portrait représentant un enfant qui

tenait à la main un bouquet de fleurs bleues. Cet article attira

l'attention. La foule s'amassa devant le tableau. Les uns prirent les

fleurs pour des _Vergiss mein nicht_, les autres s'écrièrent: «C'est le

roi de Rome!» La police fit évacuer le Salon, enlever le portrait et

supprimer l'_Indépendant_, qui reparut peu de temps après sous le nom de

_Constitutionnel_.]

[424: Jusqu'en Pologne même on fit cette propagande. Ainsi, en 1829, à

Cracovie, il circulait des pièces de monnaie avec cette exergue: «N. F.

C. Joseph, roi de Pologne.»]

[425: Le 18 juillet 1829, la police avait été inquiétée par le faux

bruit de l'arrivée du duc de Reichstadt à Besançon. (Archives

nationales, F7 6995.)]

[426: Archives nationales, F7 6706.]

[427: Voir, pour les détails, le volume de M. GUILLON, _Les complots

militaires sous la Restauration_, et les _Mémoires de M. Pasquier_, t.

IV, ainsi que les débats de la Cour de Paris, du 7 mai au 8 juin 1821.]

[428: Voir GUILLON.]

[429: Voir GUILLON et les _Complots de Saumur_.]

[430: _Ibid._, p. 274 et suiv.]

[431: Il devait racheter ses erreurs par sa conduite héroïque en Grèce

contre les Turcs.--Voir GUILLON, p. 340.]

[432: Préface du _Fils de l'Homme_. Bruxelles, Wahlen et Cie, 1829.]

[433: Voir le _Procès du «Fils de l'Homme»_, chez Denain, 1829, in-8°.]

[434: Barthélémy avait alors trente-quatre ans.]

[435: _Correspondance de Marie-Louise_, 12 janvier 1830.]

[436: 31 janvier.--_Lettres intimes._]

[437: Voir du docteur Herrmann ROLLET, la _Neue Beitrage zur Chronik der

Stadt Baden bei Wien (VII Theil) Verlag von P. Schütze_, 1894, p. 78 à

80.]

[438: Prokesch fut plus tard attaché à l'ambassade d'Autriche à Rome,

puis devint ministre plénipotentiaire à Athènes, feld-maréchal et membre

du Conseil privé de l'Empereur, ambassadeur à Berlin, membre de

l'Académie des sciences de Vienne. Son intelligence, sa droiture, sa

vigueur et son activité méritaient de tels honneurs.--M. G. Valbert a

dit qu'il était un élève du prince de Metternich, «qui l'avait formé,

façonné et nourri du lait de sa sagesse». (_Revue des Deux-Mondes_ du

1er novembre 1896). Ce que j'en sais me donne à croire qu'il avait

certaines idées de Metternich, mais qu'il s'était formé lui-même.]

[439: _Mes relations avec le duc de Reichstadt._--_Mémoire_ du comte de

P. O., traduit par son fils et extrait du ler volume des _Œuvres

posthumes_, chez E. Plon, 1878, 1 vol. in-18.]

[440: Dans cette rencontre heureuse se réalisait la parole du noble

Henri Perreyve qui, frappé avant l'heure, eut cependant la joie de

compter des amitiés précieuses: «La Providence a fait certaines âmes

avec certaines ressemblances qui forcent ces âmes, quand elles se

rencontrent, à se regarder, à se reconnaître et à s'aimer.»]

[441: Voy. MONTBEL, _Récit de Prokesch-Osten_.]

[442: _Mein Verhältniss zum Herzog von Reichstadt_, Stuttgart, 1878.]

[443: Conversation de M. de Prokesch avec Montbel, p. 166.--_Le duc de

Reichstadt_.]

[444: «La France et l'Autriche, dit-il plus tard au duc de Raguse,

pouvaient un jour être alliées et leurs armées combattre l'une à côté de

l'autre. Ce n'est pas contre la France que je puis et dois faire la

guerre. Un ordre de mon père l'a défendu, et jamais je ne l'enfreindrai.

Mon cœur me le défend aussi, de même qu'une bonne et sage politique.»

(_Mémoires de Marmont_, t. VIII.)]

[445: MONTBEL, p. 152.--Voir aussi PROKESCH-OSTEN.]

[446: Il ne faut pas oublier que le prince Eugène de Savoie-Carignan

avait demandé à Louis XIV de servir la France. Après le refus du Roi, il

s'offrit en 1683 à l'Autriche, qui eut l'intelligence de l'accepter. Des

1687, il était feld-maréchal général, puis président du conseil aulique

de la guerre. Plus tard, Louis XIV lui fit offrir inutilement le bâton

de maréchal. Ses victoires à Zentha, Carpi, Chiari, Luzzara, Hochstedt,

Oudenarde, Malplaquet, Peterwardein, Belgrade, sont assez connues. Il

rencontra dans le maréchal de Villars un adversaire redoutable. Le

prince Eugène, dont l'audace et le coup d'œil sont demeurés légendaires,

était un de ces guerriers qui devaient passionner la nature ardente et

chevaleresque du fils de Napoléon.]

[447: _Mémoire de Prokesch-Osten_, p. 22, et MONTBEL, p. 168.]

[448: Les bruits les plus mensongers coururent sur lui. On en trouvera

un exemple dans une _Pièce historique sur le roi de Rome_, 1830, in-8°.]

[449: _Lettre sur la mort du duc de Reichstadt par un de ses amis_,

traduite de l'allemand par Bastien (de Luisbourg en Wurtemberg), Paris,

1833, in-8°.]

[450: Voir la _Lettre sur la mort du duc de Reichstadt par un de ses

amis_.]

[451: «Dans chaque science l'histoire était pour lui la partie la plus

essentielle, et son impatience l'entraînait du sujet de la science à

l'esprit de cette science. L'histoire n'était pas seulement pour lui la

science des faits, mais celle de l'esprit, des peuples et des

individus.» (_Lettre sur la mort du duc de Reichstadt._)]

[452: «La guerre est une institution de Dieu. En elle les plus nobles

vertus trouvent leur épanouissement. Sans la guerre, le monde se

perdrait dans le matérialisme.» Le feld-maréchal de Moltke, qui a dit

cela, s'inspirait de la parole saisissante de J. de Maistre: «Lorsque

l'âme humaine a perdu son ressort par la mollesse, l'incrédulité et les

vices gangreneux qui sont l'excès de la civilisation, elle ne peut être

retrempée que dans le sang.»]

[453: _Lettre sur la mort du duc de Reichstadt._]

[454: Après avoir quitté le service militaire en 1800, le comte de

Dietrichstein s'était adonné aux lettres. Chambellan, puis conseiller

intime de l'Empereur, intendant de la chapelle de la Cour, chargé de la

direction des théâtres, il avait renoncé en 1826 à ces diverses

fonctions pour devenir directeur de la Bibliothèque impériale. Le comte

de Dietrichstein se sépara du duc de Reichstadt au mois de mai 1832 et

fut nommé, en récompense de ses bons services, grand-croix de l'ordre de

Léopold.]

[455: _Lettre sur la mort du duc de Reichstadt._]

[456: Voir _Mémoire de Prokesch_.]

[457: Voir _Napoléon et Alexandre Ier_, par le comte Albert VANDAL, t.

III.--Voir une note sur _Caulaincourt et Napoléon_, publiée par moi dans

la _Revue des Études historiques_, 1896, fasc. I.]

[458: Vers la fin de l'année 1831, les chefs de l'insurrection

polonaise, qui avaient pensé au fils de Napoléon, se tournèrent vers son

cousin, Louis-Napoléon, celui qui devait être Napoléon III, et lui

offrirent le commandement de leur légion. Le prince acceptait et allait

partir, quand il apprit la défaite de Varsovie.]

[459: «On a agi sagement, dit peu de temps après le duc à Prokesch. Que

pouvait avoir à faire avec moi l'ambassadeur extraordinaire de

Louis-Philippe? Voulait-il me demander mon adhésion à ce qui vient de se

passer en France?»]

[460: _Mes relations avec le duc de Reichstadt_, p. 46 et 153.]

[461: _Mémoires de Metternich_, t. V, p. 161.]

[462: D'après le maréchal de Castellane, François II aurait dit au

général Belliard: «Charles X a mérité son sort, puisqu'il a manqué à sa

parole. _Le petit Napoléon est un jeune homme distingué_. Je sais bien

que je pourrais, avec lui, faire du mal au roi Louis-Philippe, mais

pareille chose est loin de ma pensée. Je l'ai élevé comme étranger à la

France.» (5 novembre 1830.--_Journal du maréchal_, t. II.) Ces

affirmations, faites sur ce ton, paraissent peu exactes.]

[463: Voir, pour plus de détails, le 1er volume de l'ouvrage de M.

Thirria: _Napoléon III avant l'Empire_.--Librairie Plon.]

[464: La Russie l'y eût aidé, car elle ne s'en cachait pas, vis-à-vis

des autres puissances. Ainsi, Nesselrode avait écrit à Matusiewicz, le

19 octobre, que l'Empereur aurait vivement désiré que le cabinet de

Londres se fût trouvé à même de déployer, dès à présent, des forces

importantes pour concourir avec ses alliés à maintenir une combinaison à

laquelle il avait si puissamment contribué en 1814 et en 1815.--Dans ses

_Mémoires_ récemment publiés, Nicolas Ier appelle la révolution de

Juillet «l'infâme Révolution».]

[465: Metternich la lui avait fait attendre et s'en était même vanté

auprès de Nesselrode. (_Mémoires_, t. V.)]

[466: Metternich l'avait écrit à Appony, le 12 septembre: «Rien de ce

qui, dans ce moment, existe en France, ne pourra se soutenir.»]

[467: Voir PROKESCH-OSTEN.]

[468: Gentz avait dit à Protesch que l'avènement du duc de Reichstadt à

l'Empire serait une chose désirable pour l'Autriche, mais il avait

aussitôt ajouté que jamais M. de Metternich n'y consentirait, car il

redoutait avec lui une guerre générale.]

[469: _Mémoires de Metternich_, t. V, p. 159.]

[470: Le 18 septembre 1830, le prince Joseph avait également adressé à

la Chambre des députés une lettre où il blâmait le choix du duc

d'Orléans pour souverain et où il revendiquait les droits de Napoléon

II. «J'ai des données positives, affirmait-il, pour savoir que Napoléon

II serait digne de la France... Le fils de cet homme de la Nation peut

seul réunir tous les partis dans une constitution vraiment libérale et

conserver la tranquillité de l'Europe.» Aucune suite ne fut donnée à

cette lettre.]

[471: _Histoire de Dix ans_, t. V.--Louis Blanc parle aussi d'une offre

de cinq millions faite à Lafayette de la part du prince Eugène, pour

couvrir les premiers frais d'une révolution en faveur du frère de la

reine Hortense. Je n'ai pu approfondir cette assertion, qui semble très

contestable.]

[472: Le duc écrivait de Presbourg à son ami Prokesch que le séjour de

cette ville était très brillant et que ce n'étaient que fêtes, parades

et réceptions. «Mais je puis pourtant, ajoutait-il, vouer deux ou trois

heures à la lecture.»]

[473: Voir PROKESCH-OSTEN.--Metternich était alors très préoccupé de la

politique de Louis-Philippe. Il déclarait à Esterhazy que jamais

François II n'admettrait le principe de non-intervention proclamé par la

France en face de la propagande révolutionnaire. Il redoutait, ailleurs

qu'en Belgique, l'imitation de ce qui venait de se passer en France.]

[474: Voir _Mémoires de Metternich_, t. V.]

[475: «Son esprit, plus ardent que jamais, dévorait tout ce que disaient

l'estime, la haine et la passion contre ou pour le puissant César, dans

des milliers de livres ou de journaux.» (_Lettre sur la mort du duc de

Reichstadt._)]

[476: _Ibid._]

[477: Lors du procès des ministres, les bonapartistes invitèrent le

prince Napoléon-Louis, fils aîné de Louis Bonaparte, à venir à Paris

seconder la cause de Napoléon II. Il répondit alors que le peuple était

le seul maître de ses actes et que du moment qu'il avait accepté ce

nouveau souverain, il n'avait pas à intervenir.]

[478: Prokesch apprit, après la mort du prince, à M. de Metternich,

l'affaire de la comtesse Camerata et la façon dont il croyait la police

au courant de tout. Le prince appela aussitôt dans son cabinet le comte

Sedlnizky, ministre de la police, et fit raconter une seconde fois par

Prokesch tous les détails de cette affaire. «Je vis peint dans les

traits du comte, dit Prokesch, un étonnement qui ne fit qu'augmenter, si

bien qu'il finit par me dire: «Je ne savais pas un mot de toute cette

affaire!» (_Mes relations avec le duc de Reichstadt_, p. 152.)]

[479: Metternich venait d'écrire à Trautmannsdorf, à Berlin, que

François II était disposé à accorder un asile à Charles X, mais qu'il

lui fallait «l'assentiment des cours alliées». Et, cependant, il disait

ailleurs que des Chambres séditieuses avaient proclamé Louis-Philippe au

mépris de tous les droits!]

[480: Dès l'arrivée du maréchal Maison à Vienne, M. de Metternich,

s'entretenant avec lui de la situation de l'Europe, dit «qu'il

préférerait avoir pour voisine une Pologne bienveillante et amie qu'une

Russie envieuse et envahissante.» À Trautmannsdorf il disait, au

contraire, que «le royaume de Pologne depuis sa création avait eu à ses

yeux la valeur d'un magasin à poudre». Le prince de Talleyrand, de son

côté, croyait que l'Angleterre et la France pourraient faire tourner les

derniers événements de la Pologne à l'avantage de l'Europe et constituer

un royaume de Pologne comme la meilleure barrière contre les

envahissements de la Russie. (_Mémoires_, t. III.)]

[481: Conversant un jour avec M. de Rayneval, au mois de juin 1830, M.

de Metternich avait dit que Marie-Thérèse et le prince de Kaunitz

avaient été forcés d'accepter le désastreux partage de la Pologne, à

cause des intrigues et de l'ambition de Frédéric II et de Catherine. «Si

le prince de Metternich, dit-il, avait été en 1772 ce qu'il est en 1830,

l'Autriche eût resserré l'alliance de 1756, l'Angleterre s'y serait

adjointe, et la Pologne, ce boulevard de l'Europe, eût été sauvée.»

Enfin, dans un entretien confidentiel avec le maréchal Maison, en

octobre 1831, M. de Metternich s'était laissé aller à regretter le

partage de 1772 et avait dit que _Marie-Thérèse avait été contrainte

d'accepter une part de ce pays «pour éviter de plus grands maux»_.

(_Documents inédits._) Cela rappelle le mot connu: «Elle pleurait, mais

elle prenait toujours.» (Voir à ce sujet _la Question d'Orient au XVIIIe

siècle_, par M. Albert SOREL, pages 218, 253, 274.)]

[482: En 1831, il devait passer au régiment de Wasa et, en 1832, être

nommé colonel en second de ce même régiment.]

[483: Voir PROKESCH-OSTEN, p. 76.]

[484: Il s'agissait de Maximilien-Joseph, fils cadet du prince Eugène,

qui avait pris le titre de duc de Leuchtenberg.]

[485: _Mémoires_, t. V.]

[486: _Ibid._]

[487: _Mein Verhältniss zum Herzog von Reichstadt._]

[488: _Mein Verhältniss zum Herzog von Reichstadt._]

[489: _Mémoires de Marmont_, t. VIII.]

[490: Il avait eu la même attitude vis-à-vis de Napoléon, dans les

affaires de grand litige. (Voir le _Duc d'Enghien_ et le _Divorce de

Napoléon_, _passim_.)]

[491: _Documents inédits._]

[492: Voir _Lettre sur la mort du duc de Reichstadt_.]

[493: _Mémoires de Pasquier_, t. II.]

[494: La reproduction de ce portrait figure dans les Mémoires de

Marmont. Le duc est représenté assis, contemplant le buste de Napoléon.]

[495: _Documents inédits._]

[496: _Ibid._]

[497: Voir PROKESCH-OSTEN.]

[498: _Documents inédits._]

[499: Charles-Louis Napoléon et Louis Napoléon avaient été organiser la

défense des révoltés italiens depuis Foligno jusqu'à Civitta Castellana.

Cédant aux instances de Louis Bonaparte et de la reine Hortense, ils

revinrent à Bologne, espérant que le gouvernement français ferait

quelque chose en faveur des insurgés. Le prince Charles-Louis succomba

le 17 mars à Forli, et le prince Louis-Napoléon se réfugia à Ancône,

d'où il s'échappa difficilement pour gagner l'Angleterre et revenir en

Suisse.]

[500: _Documents inédits._]

[501: _Ibid._]

[502: On a parlé de relations intimes du duc avec l'infant don Miguel,

de 1824 à 1827. Ces relations se sont bornées à quelques visites

banales. Le caractère ignoble de don Miguel ne pouvait avoir la moindre

affinité avec la nature délicate du fils de Napoléon.]

[503: _Journal du maréchal de Castellane_, t. II.]

[504: Les romanciers et les auteurs dramatiques les ont exploités, à

commencer par Alexandre Dumas dans les _Mohicans de Paris_.]

[505: Dans son rapport au Roi, Casimir Périer avait dit que l'histoire

ne séparerait pas le nom du grand capitaine, dont le génie avait présidé

aux victoires de nos légions, du monarque habile qui avait fait succéder

l'ordre à l'anarchie, rendu aux cultes leurs autels et donné à la

société un Code immortel.]

[506: _Mémoires de Talleyrand_, tome IV. On voit que ce renseignement

était fondé.--«La personne du jeune Napoléon a été entre les mains de

l'Autriche tour à tour un objet de terreur pour elle-même et un

épouvantail pour la France et la Restauration.» Le _Constitutionnel_,

qui écrivait ces lignes en 1832, aurait pu ajouter: «et pour la

monarchie de Juillet».]

[507: _Mémoires de Talleyrand_, tome IV.]

[508: _Ibid._]

[509: Voir l'_Histoire de la monarchie de Juillet_, tome I, p.

445.--Voir aussi THIRRIA, _Napoléon III avant l'Empire_, tome I, p. 24 à

27.--Librairie Plon.]

[510: La reproduction qu'on en a faite montre un crayon sûr et

énergique.]

[511: C'est ce que rapporte le docteur Herrmann Rollet, qui a été témoin

de ce fait. (_Neue Beiträge zur Chronik der Stadt Baden._)]

[512: Voir les _Rapports du docteur Malfatti_, publiés par M. DE

MONTBEL.]

[513: À la princesse de Lieven, qui appellera devant lui le gouvernement

de Juillet «une flagrante usurpation», Talleyrand aura l'esprit de

répondre: «Vous avez raison, madame. Seulement, ce qui est à regretter,

c'est qu'elle n'ait pas eu lieu quinze ans plus tôt, comme le désirait

et le voulait l'empereur Alexandre, votre maître!»]

[514: _Histoire de la monarchie de Juillet_, t. I, p. 448, 449.]

[515: Elle a été publiée récemment dans la _Correspondance de Victor

Hugo_, chez Calmann Levy, 1 vol. in-8°, 1896.]

[516: Voir PROKESCH-OSTEN.]

[517: 28 mars 1831. (_Mémoires_, t. IV.)]

[518: Voy. PROKESCH-OSTEN, p. 127.]

[519: C'est ce qui a fait dire que l'Empereur et Metternich avaient,

«par un machiavélisme infernal», ouvert au jeune adolescent les

coulisses de l'Opéra. M. Émile Dard, dans une excellente étude sur _Le

duc de Reichstadt_ (_Annales de l'École des sciences politiques_, 15 mai

1896), a cru pouvoir dire que ce point était particulièrement obscur. Il

ne l'est pas. C'est une légende qu'il faut écarter avec mépris.]

[520: Fanny Essler a déclaré à ses intimes qu'elle n'avait jamais vu le

duc de Reichstadt. Cette danseuse, très courtisée, avait une figure plus

spirituelle que jolie.]

[521: Il paraît que Gentz avait un cabinet de lecture dans l'hôtel de

Fanny Essler... On sait que le publiciste était follement épris de la

danseuse.]

[522: _Mein Verhältniss zum Herzog von Reichstadt._]

[523: Il s'agissait du discours prononcé le 3 octobre 1831 à la Chambre

des députés, par M. Thiers, sur le projet de loi relatif à la

modification de l'art. 23 de la charte sur l'hérédité de la pairie.

L'orateur avait examiné trois formes de gouvernement: «le monarchique,

l'aristocratique, le démocratique». Suivant lui, la monarchie périssait

par la démocratie, la démocratie par l'anarchie, l'anarchie par le

despotisme. Il voulait composer la monarchie représentative de royauté,

d'aristocratie et de démocratie. La royauté délivrait la société des

troubles de la République; la démocratie appelait l'élite de la nation à

délibérer sur les intérêts du pays; l'aristocratie était nécessaire pour

servir d'intermédiaire entre la royauté et la démocratie. Une seconde

Chambre présentait toujours de grands avantages, quelle que fût la

Constitution. Il fallait une Chambre héréditaire, car l'hérédité

reposait sur l'utilité nationale. Cette aristocratie parlementaire

possédait seule les traditions. La Chambre élective restait la Chambre

de l'ambition, mais la Chambre haute, placée dans une sphère plus

sereine, ne dépendait pas des caprices électoraux.]

[524: Un jour seulement il se laissa emmener à l'Opéra, mais le

lendemain il écrivit à Prokesch que la conversation de son ami lui eût

été plus chère que l'audition de la plus harmonieuse des musiques.]

[525: C'était une réponse au prince Louis-Napoléon, qui avait sollicité

l'autorisation de revenir en France, ainsi qu'une menace adressée aux

partisans de Napoléon II.]

[526: _De la nouvelle proposition relative au bannissement de Charles X

et de sa famille._ Paris, Le Normant, in-8°, 1831.]

[527: La brochure de Chateaubriand suscita les _Observations d'un

patriote_, attribuées à Louis BELMONTET. L'auteur disait qu'à la chute

de Charles X, Napoléon II aurait eu toute la France pour lui. Belmontet

défendait avec animation le patriotisme du fils de l'Empereur.]

[528: Voir, dans la brochure _Sur le bannissement de Charles X_ (octobre

1831), les services rendus par Chateaubriand au cardinal Fesch et à

Jérôme en 1829 (p. 129 à 134).]

[529: Nul écrivain n'a plus éloquemment parlé de l'honneur français:

«Dans ce pays, a-t-il dit, l'honneur est pour ainsi dire autochtone,

inhérent au sol.»]

[530: «Je me trouvai, dit le docteur Herrmann-Rollet, sur la

_Josephplatz_, au moment où, en commandant son régiment qui devait

escorter le convoi d'un général, il n'eut plus la force d'émettre aucun

son et dut renoncer, en pleurant de dépit, à ordonner les mouvements.»]

[531: 10 janvier 1832.--_Mein Verhältniss zum Herzog von Reichstadt._]

[532: _Mein Verhältniss zum Herzog von Reichstadt._]

[533: 19 janvier 1832.]

[534: _Mémoires de Metternich_, t. V.--_Journal de la princesse

Mélanie._]

[535: Voir PROKESCH-OSTEN.]

[536: 18 mars 1832. _Archiv fur Œsterreichiche Geschichte_, t. LXXXVI.]

[537: «Dans la situation où se trouvait le duc de Reichstadt, dit le

docteur Malfatti pour excuser le chancelier d'Autriche, on ne crut pas

devoir répondre à cette demande, qui fut inutilement renouvelée.»]

[538: Le 20 avril, la princesse Mélanie, la troisième femme du prince de

Metternich, écrivait dans son _Journal_ ces quelques lignes: «L'Empereur

dit à Clément qu'il avait réuni des médecins en consultation pour se

prononcer sur l'état du duc de Reichstadt et que tous avaient déclaré

que la situation du malade leur paraissait désespérée. Il crache déjà

des morceaux de poumon et n'a plus que quelques mois à vivre. Que la

volonté du Ciel s'accomplisse! Quoi qu'il en soit, nous trouvons fort

triste la destinée de ce prince, qui ne manque ni d'esprit, ni de

talent, ni de génie.»]

[539: _Correspondance de Marie-Louise_, p. 298.]

[540: _Ibid._, p. 299.]

[541: Il a été commencé sous l'empereur Mathias comme chalet de chasse

et terminé sous Marie-Thérèse en 1775. On l'a revêtu d'un affreux

badigeonnage d'un jaune criard, et l'on a peint toutes les persiennes en

vert cru. Ces couleurs enlèvent toute majesté aux constructions, qui

sont d'ailleurs assez disparates.]

[542: On lit sur le fronton de cet édifice peu artistique: «JOSEPHO II

AUGUSTO ET MARIÆ THERESIÆ AUGUSTÆ IMPERANTIBUS ERECTUM MDCCLXXV.»]

[543: Note du docteur Malfatti sur le traitement du prince.]

[544: Un étranger de passage, qui l'aperçut une fois dans ce jardin, le

vit assis dans un grand fauteuil, enveloppé dans une robe de chambre à

raies blanches et rouges, avec un pantalon blanc et un bonnet à la

grecque d'où s'échappaient des boucles blondes. Sa figure était d'une

pâleur de cire. Le prélat de la Cour lui faisait la lecture.]

Le Roi de Rome (1811-1832) · 第 44 / 45 段