[263: Le premier lieu de détention choisi était plus humain, puisque

Metternich avait écrit le 18 juillet à Marie-Louise en l'informant de

l'arrivée de Napoléon sur le _Bellérophon_: «D'après un arrangement fait

entre les puissances, il sera constitué prisonnier au fort Saint-Georges

dans le nord de l'Écosse, et placé sous la surveillance de commissaires

autrichiens, russes, français et prussiens. Il y jouira d'un très bon

traitement et de toute liberté, compatible avec la plus entière sûreté

qu'il ne puisse échapper.» (_Mémoires_, t. II, p. 526.)]

[264: Ne faut-il pas voir dans ces dernières lignes une précaution de

Napoléon? S'il s'était laissé aller à un juste ressentiment, c'est son

fils qui en eût probablement supporté la peine. D'autre part, il lui eût

répugné de faire rougir le fils devant sa mère.]

[265: Archives des Affaires étrangères, _France_, vol. 1803.]

[266: _Ibid._]

[267: _Ibid._]

[268: _Mémoires_, t. IV.]

[269: On verra plus loin que l'Empereur d'Autriche a devancé lui-même

les désirs de Louis XVIII à ce sujet.]

[270: Voici la lettre que Marie-Louise écrivit à Mme Soufflot le 19

octobre 1815: «Les circonstances m'obligeant de mettre mon fils dans les

mains des hommes, je ne veux pas vous laisser partir, Madame, sans vous

assurer de toute la reconnaissance que je vous ai vouée pour toutes les

peines que vous vous êtes données pour la première éducation de mon fils

qui a si complètement réussi au gré de mes désirs. Je désirerais pouvoir

vous prouver, de loin comme de près, toute ma satisfaction, et je vous

prie de croire que je serais heureuse de trouver une occasion pour vous

le prouver.»

L'enfant impérial n'oublia pas sa sous-gouvernante, qui de retour à

Paris lui avait adressé quelques jouets. Il lui écrivait le 17 janvier

1816: «Ma chère Toto, je vous aime toujours beaucoup; nous parlons

souvent de vous et je vous embrasse, ainsi que Fanny, de tout mon cœur.»

Marie-Louise, en envoyant ce mot, ajoutait: «Mon fils, qui me charge de

cette lettre, vous remercie bien de tous les jolis souvenirs que vous

lui avez envoyés. Nous parlons souvent de vous et je lui montre toute la

reconnaissance que nous vous devons tous deux, pour les soins que vous

avez bien voulu lui rendre, ainsi que Fanny. J'ai vu avec plaisir, par

votre lettre, que vous aviez retrouvé votre famille bien portante. Elle

aura été heureuse de vous revoir après une si longue sortie. Mon fils et

moi nous jouissons de la meilleure santé et je suis fort contente de ses

progrès et du développement de son intelligence. Je vous prie de croire

que je pense souvent à vous et que je fais des vœux bien sincères afin

que dans le courant de cette année vous n'éprouviez que du bonheur.

«Votre très affectueuse,

«MARIE-LOUISE.»

(_Collection Antonin Lefèvre-Pontalis._)]

[271: Voir les intéressants détails donnés par le capitaine Foresti à M.

de Montbel. (_Le duc de Reichstadt._)]

[272: J'ai retrouvé dans un opuscule absolument oublié, «_Du système de

l'éducation du roi de Rome et des princes français_», publié à Londres

en 1820 en un texte moitié anglais, moitié français, un travail daté de

Saint-Cloud, le 27 juillet 1812. «C'est dans l'empire de Dieu sur les

rois, dit cet opuscule, que doivent se puiser les principes de

l'éducation des princes du sang de Napoléon faits pour obéir et pour

commander...» L'auteur, qui doit être un impérialiste passionné, dit à

propos des sujets qu'il faudra soumettre au jeune prince: «Dieu et

l'Empereur seront l'inépuisable sujet de ses compositions.»]

[273: Voir sur ce sujet une _Lettre de Roi_, publiée par moi dans la

_Revue des Études historiques_, en mai 1893.]

[274: Dépêches inédites aux hospodars de Valachie.]

[275: Ces craintes ne rappellent-elles pas les vers d'Oreste dans la

première scène d'_Andromaque_:

Je viens voir si l'on peut arracher de ses bras

Cet enfant dont la vie alarme tant d'États.

]

[276: Il va sans dire que la reine d'Étrurie refusa d'obéir à cette

proposition.--Une dépêche de Vienne attestait qu'on avait informé

Marie-Louise qu'elle ne devait plus user dorénavant du titre

d'Impératrice, «ce qui, ajoutait la dépêche, lui a été extrêmement

sensible». (Affaires étrangères, _Vienne_, année 1816.)]

[277: Archives des Affaires étrangères, _Vienne_.]

[278: J'ai reçu avec sensibilité, écrivait alors Marie-Louise au marquis

de Bausset, la démission de votre charge de grand-maître de ma maison

que vous avez remplie avec autant de zèle que de fidélité. Les

circonstances seules dans lesquelles je me trouve me font une loi de

l'accepter.» (Affaires étrangères, _Vienne_.)]

[279: La sous-gouvernante de l'enfant, Mme Soufflot, qui était partie

avec sa fille Fanny, au mois d'octobre précédent, avait été comblée de

prévenances par Marie-Louise, par les princes et tout leur entourage.

Chacun avait rendu hommage à sa conduite et à son zèle. Le gouverneur,

comte de Dietrichstein, lui avait adressé, le 20 octobre 1815, les vers

suivants:

Les mêmes soins nous occupaient tous deux

Et j'attachais du prix à ce partage;

De sincère amitié nous avons plus d'un gage,

Même intérêt, même espoir, mêmes vœux.

(_Collection Amédée Lefèvre-Pontalis._)

]

[280: Archives des Affaires étrangères, _Vienne_.]

[281: _Ibid._, _Parme_, vol. 5.]

[282: Voy. plus haut, chapitre IX.]

[283: Archives des Affaires étrangères, _Parme_.--Cité par M. I. de

Saint-Amand.]

[284: Archives des Affaires étrangères, _Parme_.]

[285: _Correspondance de Marie-Louise_ (1799-1847). _Vienne_, 1887,

Gérold.]

[286: _Ibid._]

[287: Archives des Affaires étrangères, _Vienne_.--L'Autriche voulut

revenir là-dessus en 1830. Elle fut si mal accueillie qu'elle cessa

désormais toute réclamation à cet égard.]

[288: La Russie ne témoignait pas autant de déférence envers le

gouvernement français. Gentz rappelait dans son _Journal_, à la date du

18 septembre 1816, qu'Alexandre se plaisait souvent à relever les fautes

énormes des Bourbons depuis leur retour. «Il verse le sarcasme à pleines

mains, disait-il, sur leur conduite faible et vacillante, sur leur

attachement superstitieux aux anciens usages et à l'ancienne étiquette,

sur l'ignorance et le fanatisme des émigrés, sur la folie des

ultra-royalistes.» (_Journal de Fr. de Gentz._)]

[289: Archives des Affaires étrangères, _Florence_, cité par M. I. de

Saint-Amand.]

[290: _Mémorial de Sainte-Hélène._]

[291: MONTHOLON, t. I.]

[292: Il ne faut pas oublier cette dépêche de lord Liverpool à lord

Castlereagh, datée de Fivehouse le 29 juillet 1815: «Si le roi de France

voulait pendre ou fusiller Bonaparte, ce serait à mes yeux la meilleure

solution pour cette affaire.»]

[293: Rapports du baron Stürmer, 13 décembre 1816.--Voy. le même

incident dans la _Captivité de Sainte-Hélène_, d'après les rapports du

marquis de Montchenu, par M. Georges Firmin-Didot, p. 96 et suiv.--Il

paraîtrait que c'est la fille de Mme Soufflot qui eut, la première,

l'idée d'envoyer cette boucle de cheveux à Napoléon.]

[294: «Mon calme imperturbable, mon immuable sérénité m'ont valu la

confiance de tout le monde!» disait un jour Metternich à Varnhagen.

(_Salons de Vienne._)]

[295: 30 mars 1817.]

[296: 11 avril.]

[297: _Correspondance de Marie-Louise_, p. 198.]

[298: Archives nationales, F7 6668.]

[299: Archives des Affaires étrangères, _Vienne_, 1817.]

[300: _Ibid._]

[301: _Ibid._]

[302: 2 juin 1817. Affaires étrangères, vol. 1803.]

[303: 22 juin. _Ibid._]

[304: 10 juillet. _Ibid._]

[305: Ce petit prince avait écrit, sous la dictée de sa mère, à

Napoléon, le 24 juillet 1807: «Sire, maman me parle toujours de vous. Je

vous aime et je veux vous connaître. En attendant, envoyez-moi votre

portrait, qu'il y a longtemps que maman souhaite et que vous lui avez

promis.» (_Le royaume d'Étrurie_, par P. MARMOTTAN.)]

[306: _Correspondance de Marie-Louise_, 13 octobre 1817.]

[307: Voir ANGEBERG, _le Congrès de Vienne_, t. I et II.]

[308: Lorsque le traité du 17 juin fut connu en France, le Protocole

proposa, puisque la succession de Parme était assurée à la reine

d'Étrurie et à son fils, de rétablir l'article PARME dans l'_Almanach_

de 1818. «On placerait d'abord, disait une note officielle,

l'archiduchesse Marie-Louise comme duchesse de Parme, puis la reine

d'Étrurie et son fils comme héritiers présomptifs et éventuels.» Le

ministre y consentit. (Affaires étrangères, _Parme_, vol. 5.)--On poussa

la condescendance plus loin, car, en 1819, on mit après le nom de

Marie-Louise celui du «lieutenant général comte de Neipperg, chevalier

d'honneur de Sa Majesté».]

[309: Dépêches inédites aux hospodars de Valachie.]

[310: _Correspondance intime_, p. 199, 200.]

[311: Archives des Affaires étrangères, _Vienne,_ vol. 398.]

[312: Ce n'était pas seulement de l'esprit que recherchait Gentz,

c'était encore de l'argent. Il a été un des écrivains les plus

pensionnés de l'Europe, et il a reçu de toutes mains, sans vergogne.

Voici ce que contenait son _Journal_ (t. II), à la fin de 1816: «_Finita

la commedia_ pour 1816. Année brillante dans l'histoire de ma vie.

Rétablissement de ma santé, affaires importantes, perspectives riches.

Je suis content de moi-même, jouissant de beaucoup de choses et me

moquant du reste.» Ailleurs, il fait complaisamment le compte de ses

gains et il s'en vante. Ainsi, en 1814, il a récolté en bénéfices

extraordinaires 48,000 florins, dont 24,000 du roi de France remis par

Talleyrand. Il fait un jour savoir à notre ambassadeur à Vienne «qu'une

augmentation pécuniaire de 250 ducats sera reçue avec une très vive

reconnaissance et qu'on y attachera au moins autant de prix qu'on

pourrait le faire à une décoration dont on n'a déjà que trop». (Affaires

étrangères, _Vienne_, vol. 404.)]

[313: Il y était question d'une fausse protestation de Marie-Louise.

Voir plus haut, ch. VII.]

[314: Gentz ajoutait dans un autre accès de franchise: «Faites des vœux

pour que la France et l'Autriche ne s'entendent jamais!» (Affaires

étrangères, _Vienne_, vol. 398.)]

[315: Voy. _L'Église romaine et le premier Empire_, par le comte

d'HAUSSONVILLE, t. V, p. 347.--Le _Journal de Luisbourg_ et l'_Abeille

américaine_ ont publié, en novembre 1817, une autre lettre attribuée à

Pie VII et adressée par lui à Alexandre. Après examen de cette lettre et

après de minutieuses recherches faites à Rome par l'entremise très

obligeante de Mgr Celli, je me suis convaincu que cette pièce était

apocryphe. (Archives nationales, F7 6668.)]

[316: Le bruit courut plus tard qu'Alexandre aurait reproché à Napoléon

de ne pas s'être adressé à la générosité de la Russie: «Il le pouvait,

aurait-il dit, et s'il l'avait fait, il serait peut-être encore Empereur

des Français.» (_Mémoires d'un homme d'État_, t. XII.)]

[317: Archives des Affaires étrangères.]

[318: _Ibid._]

[319: Archives des Affaires étrangères, _Vienne_, 1818.]

[320: GENTZ, Dépêches inédites aux hospodars de Valachie.--Il ne faut

pas oublier que lord Chatam disait déjà en 1764: «Que deviendrait

l'Angleterre si elle était toujours juste envers la France?... Craignez,

réprimez la maison de Bourbon!»]

[321: Archives des Affaires étrangères, _Vienne_, vol. 399.]

[322: Voy. MONTBEL, p. 104 à 106.]

[323: Affaires étrangères, _Vienne_, 1819.--Il s'agissait du prince

Eugène, qui avait obtenu la principauté d'Eischtedt avec le titre de duc

de Leuchtenberg.]

[324: Le comte d'Appony, ministre d'Autriche près la cour de Toscane,

avait négocié au nom de l'Empereur l'affaire des terres bavaro-palatines

auprès du grand-duc.]

[325: Archives des Affaires étrangères, _Parme_,--cité par I. de

Saint-Amand.]

[326: Archives nationales, F7 6884.]

[327: C'était à la date précise du 24 avril.]

[328: Publiée par la _Bibliothèque historique_, t. IV, p. 201.]

[329: La publication si impartiale et si fidèle de la _Campagne de_

1815, écrite à Sainte-Hélène en 1817, avait exaspéré contre le général

Gourgaud le duc de Wellington, qui l'avait poursuivi de sa haine.

Pendant plusieurs années, le général erra proscrit en Europe, sans

pouvoir rentrer en France. Il y revint seulement le 20 mars 1821, grâce

à la bienveillance de M. Pasquier, alors ministre des affaires

étrangères. Il se défendit vigoureusement en 1827 contre les accusations

de Walter Scott qui, dans son histoire romanesque de Napoléon, l'avait

accusé d'avoir fait connaître au gouvernement anglais les projets

d'évasion de l'Empereur. Il put affirmer et prouver que le célèbre

romancier avait été «le calomniateur volontaire d'un dévouement et d'une

fidélité irréprochables».]

[330: Archives des Affaires étrangères, _Vienne_, 1818.--_Mémoire de

Pozzo di Borgo au Congrès._]

[331: Affaires étrangères, _ibid._]

[332: En présence de ce rapprochement du roi de Rome et de François II,

comment ne pas rappeler le fait que signale M. Albert Vandal dans le

tome III de _Napoléon et Alexandre Ier_, lors de l'entrevue de Dresde en

1812? L'Empereur avait remarqué l'absence de l'héritier présomptif de la

couronne d'Autriche, l'archiduc Ferdinand, et comme sa belle-mère

s'excusait de ne l'avoir point amené, en alléguant sa jeunesse et sa

timidité, Napoléon s'était écrié: «Vous n'avez qu'à me le donner pendant

un an, et vous verrez comme je le dégourdirai.»]

[333: _Correspondance de Marie-Louise._]

[334: Archives des Affaires étrangères, _Vienne_, vol. 400.]

[335: _Ibid._]

[336: _Ibid._]

[337: PASQUIER, _Mémoires_, t. IV, p. 170.]

[338: Voir pour les détails les _Mémoires de Pasquier_, t. IV, p. 389 à

400.--Voir, _passim_, l'ouvrage de M. GUILLON, _Les complots militaires

sous la Restauration_, Plon, 1895.]

[339: Voir mon ouvrage sur _Le maréchal Ney_, ch. III, p. 76, 77.]

[340: _Mémoires de Pasquier_, t. IV, p. 160.]

[341: Archives des Affaires étrangères, _Vienne_, 6 février 1820.]

[342: _Mémoires de Pasquier_, t. IV, p. 361.]

[343: Archives des Affaires étrangères, _Vienne_, 1820, vol. 401.]

[344: _Kaiser Franz und die Napoleoniden_, von Dr H. SCHLITTER. _Archiv

für Œsterreichische Geschichte_, t. LXXII.]

[345: _Correspondance de Marie-Louise_, p. 215.]

[346: Archives des Affaires étrangères, _Vienne_, vol. 401.]

[347: _Ibid._, _France_, vol. 1805.]

[348: _Opinion d'un médecin sur la maladie de l'empereur Napoléon et sur

la cause de sa mort_, par J. HÉREAU.]

[349: Il est rédigé sur un grand papier filigrané in-4°, long de 0m,32

sur 0m,20 de largeur, avec la marque: «J. Wathman, 1819.--Balston et

Cie», et l'écusson en forme de cœur où sont les lettres V. E. C. L.

entre-croisées. À la première page figurent ces mots: «Ceci est mon

testament ou acte de ma volonté dernière.»]

[350: La première page du testament est toute fanée par le temps, et les

cassures du papier ont été réunies par des bandes de papier pelure

d'oignon.]

[351: «Ce fils, prisonnier comme lui, était le seul grand sentiment par

lequel il survécût sur la terre, son orgueil, son amour, sa dynastie,

son nom, sa postérité. Il n'eut de larmes qu'à cette image.»

(LAMARTINE.)]

[352: Héreau, l'ancien chirurgien de Madame Mère et de Marie-Louise, fit

à cet égard, et d'après des documents authentiques, un examen attentif

qu'il consigna dans son livre intitulé: _Napoléon à Sainte-Hélène_. Il

l'offrit, en mars 1827, au duc de Reichstadt, «heureux, disait-il au

prince, si je puis vous préserver des peines et des inquiétudes qui

doivent accompagner une vie que l'on croit toujours menacée».--Voir

aussi sur ce point les récits de Montholon et d'Antomarchi.]

[353: Il relisait souvent les Évangiles. Un jour, méditant sur le sermon

de Jésus sur la Montagne, il se disait ravi, extasié de la pureté, de la

sublimité d'une telle morale. (_Mémorial de Sainte-Hélène._)]

[354: Elle-même, à son lit de mort, le 29 avril 1814, avait prononcé ces

dernières paroles: «_L'île d'Elbe_, NAPOLÉON!»]

[355: Que devenait la parole dite en 1814 par lord Castlereagh au duc de

Vicence «qu'il valait mieux se fier à l'honneur anglais qu'à un

traité»?]

[356: Napoléon à Montholon.]

[357: Archives des Affaires étrangères, _Vienne_, vol. 402.]

[358: Affaires étrangères, _Parme_. Cité par M. Imbert de Saint-Amand.]

[359: _Correspondance de Marie-Louise._]

[360: _Die Stellung der Œsterreichischen Reqierung zum Testament

Napoléon Bonapartes_, von Dr Hans SCHLITTER, _Archiv für O. G._, t.

LXXX.]

[361: _Ibid._]

[362: «La cour de Vienne mit un soin particulier à ce que nulle émotion

publique ne signalât la mort du père du duc de Reichstadt et de l'époux

de l'archiduchesse Marie-Louise.» (_Mémoires de Pasquier_, t. V.)]

[363: Le 9 août 1821 naquit cet enfant adultérin, auquel l'empereur

d'Autriche voulut bien donner un titre princier. Il devint chambellan,

conseiller intime, général de cavalerie, et mourut à Vienne le 7 avril

1895.]

[364: _Ich wählte die ruhige Abenstunde und sah mehr Thränen fliessen

als ich mir von einem Kinde erwartet hätte welches seinem Vater nie

gesehen nie gekannt hat_. (_Archiv für O. G._, t. LXXX.])

[365: Voy. M. DE MONTBEL, p. 123, 124.]

[366: _Correspondance de Marie-Louise._--_Lettres intimes._]

[367: Archives des Affaires étrangères, _France_, vol. 1805, cité par M.

Georges Firmin-Didot. (_Le marquis de Montchenu._)]

[368: Archives nationales, F7 6678.]

[369: Voir _Mémoires d'Antomarchi_, t. II.]

[370: _Mémoires d'Antomarchi_, t. II.]

[371: Après avoir dressé un procès verbal du décès de l'Empereur, les

exécuteurs testamentaires constatèrent que les cassettes impériales

contenaient 327,833 fr. 20. Le 14 mai, ils firent le partage des livres

et effets de l'Empereur, en mettant de côté les objets destinés à son

fils, aux princes et princesses de sa famille. Le 25 juillet, ils

arrêtèrent l'état des payements faits pour le compte de la succession.

Ils s'élevaient à 341,447 fr. 70. Bertrand et Montholon avaient donc

fait l'avance d'une somme de 13,644 fr. 50.]

[372: _Staats Archiv_, SCHLITTER.]

[373: La meilleure étude que j'aie consultée à cet égard, et avec fruit,

est celle du docteur Schlitter. (_Archiv für Œsterreichische

Geschichte_, t. LXXX.)]

[374: SCHLITTER, _ibid._]

[375: SCHLITTER, _Archiv für O. G._]

[376: Voir la lettre de Napoléon citée plus haut.--Voir, pour le détail,

le _Testament de Napoléon_, par M. DUPIN. (_Mémoires_, t. I.)]

[377: M. de Montholon venait de donner au gouvernement de Louis XVIII

communication officielle du testament impérial. «M. Laffitte, dit le

chancelier Pasquier, ne trouvait pas, et avec assez de raison, que les

exécuteurs testamentaires eussent qualité suffisante pour qu'il pût avec

sûreté se dessaisir en leurs mains. Il voulait, au moins pour la forme,

y être contraint par jugement.» On consulta le gouvernement, qui, d'un

commun accord, écarta la répétition du dépôt confié au banquier,

répétition qui, de sa part, eût paru indigne de la grandeur nationale et

de la dignité royale. Quant au testament lui-même, le conseil des

ministres ne voulut pas le reconnaître et permettre ainsi aux exécuteurs

testamentaires de faire valoir leurs droits. Le comte de Montholon prit

alors le parti de déposer le testament en Angleterre et de s'en faire

délivrer un extrait.]

[378: Voir _Mémoires de Dupin_, t. I et annexes.]

[379: Marchand envoya ces objets à Marie-Louise le Ier juillet, avec une

chaîne de montre pour le duc de Reichstadt, faite également avec des

cheveux de Napoléon.]

[380: Voir Archives des Affaires étrangères, _Vienne_, vol. 404.]

[381: La note disait en outre que les questions de la cour de Vienne

étaient indiscrètes et insidieuses. Elle ajoutait: «Il n'existe pour le

gouvernement du Roi ni fils de Napoléon, ni tuteur de cet enfant.»

(Archives des Affaires étrangères, _Vienne_, vol. 404.)]

[382: Archives des Affaires étrangères, _Vienne_, vol. 404.]

[383: La mort du duc, survenue le 22 juillet 1832.]

[384: _Archiv für Œsterreichische Geschichte Hans Schlitter_, t. LXXX.]

[385: Voici ce que devint l'héritage de Napoléon. Des cinq millions

déposés chez Laffitte (c'était le chiffre reconnu), on ne put retirer

que trois millions et demi. Les deux cents millions du domaine privé de

l'Empereur étaient réduits en 1818 à cent dix-huit millions, qu'une

ordonnance royale fit verser au Trésor. Avec les trois millions et demi

du dépôt, les exécuteurs testamentaires se virent forcés de faire face à

des legs montant à neuf millions. Le 5 août 1854, sur le rapport de M.

Fould et après avoir entendu le Conseil d'État, Napoléon III ouvrit au

ministre d'État un crédit de huit millions, affecté à l'exécution des

dispositions testamentaires de Napoléon Ier. Une commission spéciale

chargée de la répartition fut nommée le 29 août. La régularisation du

crédit devait être ultérieurement proposée au Corps législatif.]

[386: En 1825, il fut nommé conseiller de régence, puis baron.

L'éducation du duc de Reichstadt devait se terminer en juin 1831.]

[387: Il visita, entre autres, à cette époque, les champs de bataille

d'Austerlitz et de Wagram.]

[388: Il lut, entre autres, Montholon, O'Méara, Gourgaud, Antomarchi,

Fleury de Chaboulon, Las Cases, Ségur, Polet, Benjamin Constant,

Massias, Arnault et le _Mémorial de Sainte-Hélène_, sans compter

plusieurs écrits allemands.]

[389: _Correspondance de Marie-Louise_, année 1822, p. 230, 231.]

[390: Paris, 1838, t. I.]

[391: _Journal du maréchal de Castellane_, t. II.]

[392: Archives des Affaires étrangères, _Parme_, vol. 5.]

[393: Cette omission avait déjà choqué le comte de Neipperg, car le 23

novembre 1817, un agent des Affaires étrangères informait le duc de

Richelieu que Neipperg lui avait renvoyé l'enveloppe d'une dépêche

officielle qu'il avait reçue «ouverte de la façon la plus inconvenante,

et que même on s'y était permis de biffer sur l'enveloppe le titre de

Majesté adressé à Sa Majesté l'archiduchesse, duchesse de Parme». Le

directeur des postes, interpellé à ce sujet, jura, en s'excusant fort,

que cette infidélité ne pouvait être attribuée à aucun bureau français.

(Affaires étrangères, _Parme_, vol. 5.)]

[394: 13 décembre 1827. Affaires étrangères, _Parme_.--Lamartine

annonçait en même temps à M. de Damas que la duchesse de Parme voulait

contracter un emprunt de dix millions chez Rothschild. Le banquier

exigeait la garantie et la signature du duc de Lucques. Celui-ci y avait

consenti, mais à la condition d'avoir un million sur les dix. Rothschild

avait en outre pris hypothèques sur la totalité des domaines de Parme,

qui se montaient à trente millions. La terre de Borgo San Domino, que

possédait la mère du duc de Lucques, avait été vendue autrefois à

Marie-Louise, qui en avait formé un majorat en faveur d'un enfant de

Neipperg. Le nouvel emprunt était officiellement affecté aux dépenses du

cadastre et d'un grand théâtre nouveau. «Mais on assure qu'à peu près le

tiers de cette somme, disait le secrétaire, est destiné à acheter des

terres et des rentes pour les enfants de l'archiduchesse, de sorte que

la dette de l'État ne sera que peu ou point diminuée par cette

opération.» (Affaires étrangères, _Parme_.) Les trois enfants nés de

l'union secrète de Marie-Louise et du comte de Neipperg étaient le

prince de Montenuovo et deux filles, dont l'une épousa le comte de San

Vitale.]

[395: Archives des Affaires étrangères, _Vienne_, vol. 406.]

[396: Archives nationales, F7 6979.]

[397: _Ibid._, F7 6975.]

[398: Archives des Affaires étrangères, _Vienne_, vol, 409.]

[399: _Mémoires de Vitrolles_, t. III, p. 455.]

[400: Entretiens de Foresti et de Montbel.]

[401: Voir _Mémoires de Metternich_, t. V, p. 265, 266.]

[402: Tome I.]

[403: Or, ce Napoléon était celui que Metternich avait flatté comme tant

d'autres, celui dont Talleyrand a dit: «Les trois hommes qui ont reçu

sur la terre le plus de louanges sont Auguste, Louis XIV et Napoléon...

Je n'ai pas vu à Erfurt une seule main passer noblement sur la crinière

du lion.» (_Mémoires_, t. I.)]

[404: _Mémoires du baron de Vitrolles._]

[405: CAPEFIGUE, _Les diplomates européens_, t. Ier, 1843.]

Le Roi de Rome (1811-1832) · 第 43 / 45 段