[545: C'est l'empereur actuel d'Autriche, François-Joseph Ier, qui

gouverne l'Autriche depuis 1848. Il est né le 18 août 1830 à

Schœnbrunn.]

[546: «Il était si faible, disait le _Times_, qu'il lui fallait le sein

d'une femme pour prendre quelque nourriture.»--«Le lait d'une nourrice

qui lui a été ordonné, disait le _Moniteur_ à la date du 14 juillet,

paraît produire de bons effets.»]

[547: _Mémoires de Metternich_, t. V, p. 288.]

[548: Comme je l'ai écrit ailleurs: «Napoléon a répudié Joséphine pour

avoir un fils héritier de son œuvre et de son nom, et c'est le

petit-fils de cette même Joséphine qui est devenu le continuateur direct

de l'Empire, sous le nom de Napoléon III.» (Voir le _Divorce de

Napoléon_.)]

[549: Sur ces entrefaites, le chancelier était allé voir le prince.

Malgré son impassibilité systématique, il parut ému. «C'était,

écrivait-il le 21 juillet à l'Empereur, un spectacle déchirant. Je ne me

rappelle pas avoir jamais vu une plus triste image de la destruction.»]

[550: Metternich à Appony le 4 août.]

[551: _Souvenirs_, t. III.--Napoléon avait été jadis bien dur pour

l'empereur d'Autriche. Il l'appelait «un enfant gouverné par ses

ministres, un prince débile et faux, un homme bon et religieux, mais une

ganache, ne s'occupant que de botanique et de jardinage». Enfin il

blâmait «sa débonnaireté, qui le rendait toujours dupe des intrigants».]

[552: «Ce masque, dit le docteur Hermann-Rollet, tomba entre les mains

de mon père dans les circonstances suivantes. Il venait d'être appelé

chez l'ex-impératrice pour donner ses soins à l'un des enfants de son

intendant; en ouvrant la porte, il aperçut les autres enfants en train

de jouer avec un objet en plâtre qu'ils avaient attaché au bout d'une

ficelle et qu'ils traînaient sur le parquet en manière de voiture. Mon

père vit tout de suite que cet objet était un masque en plâtre placé

sens dessus dessous. À ce moment même entra l'intendant, qui s'empressa

d'enlever le moulage à ses enfants et de les gronder pour s'en être

emparés. C'était le masque de Sainte-Hélène. L'intendant avait mandat

spécial de le conserver et de l'emporter partout avec lui, mais sans le

remettre au jeune duc. Mon père, qui possédait la riche collection de

bustes et de crânes formée par le docteur Gall, et en outre un certain

nombre de masques en plâtre de personnages célèbres, demanda aussitôt

qu'on voulût bien lui confier le masque impérial, avec promesse d'en

avoir soin et de le rendre aussitôt que cela serait jugé nécessaire.

«C'est ainsi que ce moulage entra dans sa collection et passa plus tard

au musée de Baden. Le nez, dont la pointe est légèrement aplatie,

témoigne encore du traitement que lui avaient fait subir les enfants de

l'intendant.» (_Neue Beiträge zur Chronik Stadt Baden_, 1894.)]

[553: Le masque déposé à Nancy m'a paru meilleur. Il offre plus de

ressemblance avec la figure de Napoléon. C'est probablement la première

empreinte, qui a été prise aussitôt après la mort.]

[554: Sala, le 12 août.--_Correspondance_, p. 304.]

[555: M. de Prokesch ne savait de la santé du prince que ce qu'en

disaient les journaux, c'est-à-dire peu de chose. Il ne pouvait

s'attendre à un dénouement si rapproché et si tragique. «M'écrire à

Rome, a-t-il dit, _le duc ne le pouvait pas sans en demander

l'autorisation_. Je compris qu'il préférait garder le silence. Je

n'avais donc pas le moindre pressentiment de l'état où il se trouvait.»]

[556:

_Rebus in humanis nil dulcius experiere

Alterno convictu et fido pectore amici._

]

[557: Après les obsèques Marie-Louise était partie pour le château de

Persenbeug, où se trouvait l'Empereur. Elle devait retourner ensuite à

Parme, par Innsbruck.]

[558: T. III, P. 15.]

[559: Numéro du 14 août 1832.]

[560: C'était une allusion au mot dit par le prince au baron de la Rue,

qui rentrait de Vienne à Paris en 1830: «Lorsque vous verrez la Colonne,

saluez-la pour moi!»]

[561: Drame en deux actes, mêlé de couplets. Paris. Poussielgue, 1832.]

[562: Il ne fut joué sur aucun théâtre.]

[563: Il y eut peu de manifestations publiques en 1832. À

Clichy-la-Garenne, à la demande des habitants de ce quartier, un service

funèbre fut célébré le 23 août. On vendait dans les rues de Paris des

placards intitulés: _Les derniers moments du fils de Napoléon, ou le

Tombeau du duc de Reichstadt_, avec des gravures d'une simplicité

primitive.

En fait de manifestations littéraires, je n'ai trouvé qu'une nouvelle de

Frédéric Soulié, intitulée _Sans nom_, plusieurs petites brochures

insignifiantes et un article humoristique de Jules Janin. Chateaubriand

consacra quelques lignes mélancoliques au duc de Reichstadt dans les

_Mémoires d'outre-tombe_. Victor Hugo, Béranger et Guiraud écrivirent

quelques vers, et ce fut tout.]

[564: Cette lettre fut écrite le 10 octobre 1832, et parut à Fribourg en

Brisgau chez Herder avec ce sous-titre modeste: «_Par un de ses amis._»

M. de Metternich avait conseillé à l'auteur, qui était le chevalier de

Prokesch, de ne pas se nommer, ce qu'il fit, car il savait sur quel

terrain difficile on était alors placé à Vienne. Cette lettre a été

traduite par Gerson Hesse (Paris, librairie franco-allemande, 1832). Une

autre traduction de Bastien, que je crois être la meilleure, a paru chez

Levavasseur en 1833.]

[565: Les moindres détails ont, à certaines heures, de tristes et

d'ironiques significations. Ainsi, quand Charles X, détrôné et proscrit,

arriva à Cherbourg, pour passer en Angleterre, un des gardes du corps

remarqua dans les chantiers un vaisseau en construction qu'on avait

jadis appelé _le Roi de Rome_ et qui avait encore pour titre _le Duc de

Bordeaux_... Quel allait être son troisième nom?]

[566: Louis BLANC, _Histoire de Dix ans_.--Et comment ne pas penser ici

aux deuils si nombreux et ai prématurés qui depuis ont frappé cette

fière et implacable Maison d'Autriche?]

[567: Les journaux autrichiens ont fait observer que, pour la première

fois depuis soixante-quatre ans, le jour des Morts de l'année 1896, la

tombe du duc de Reichstadt n'a point reçu de couronne, ses derniers

fidèles étant probablement morts.]

[568: Le mariage secret eut lieu le 17 février 1834. Ce nouvel époux

réunissait à ce qu'il paraît, «tout ce que l'on peut désirer, fermeté et

douceur dans les manières en même temps; et c'est un homme si vertueux,

disait Marie-Louise, c'est une vraie trouvaille». Elle ajoutait que

c'était un saint, et elle vantait ses agréments en société.

(_Correspondance de Marie-Louise._)]

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