14 septembre.

Aujourd’hui, je ne fais pas de promenade ; j’ai une longue leçon de

tefinagh avec Mala et Ihemma. Mala est toute jeune, sans méchanceté ni

préventions et très jolie. Pendant la leçon, je m’amuse avec son petit

pied et, après la leçon, quand Ihemma s’en va, j’échange plusieurs

baisers avec elle. Nous sommes donc très bons amis. Elle m’a promis de

revenir à mon retour et de me jouer ici de la rebazā.

Dans l’après-midi, je travaille à emballer ; j’arrange dans ma chambre

les objets que je laisse et je mets dans les cantines le peu de bagages

que j’emporte.

Je vais, le soir, avec Othman voir Ikhenoukhen, qui vient avec son

frère ; j’apprends que j’ai maigri depuis mon arrivée. C’est le chef des

Azgar qui me fait cette remarque. Je décide Ikhenoukhen à écrire au

général gouverneur de l’Algérie. Ikhenoukhen me dit adieu et me dit que

tout sera facile, faisant allusion probablement à mon voyage à Rhat. Je

dis à Si ’Othman ce qu’il faudrait écrire dans la lettre.

Journal de route de Henri Duveyrier · 第 202 / 241 题