Aujourd’hui, je ne fais pas de promenade ; j’ai une longue leçon de
tefinagh avec Mala et Ihemma. Mala est toute jeune, sans méchanceté ni
préventions et très jolie. Pendant la leçon, je m’amuse avec son petit
pied et, après la leçon, quand Ihemma s’en va, j’échange plusieurs
baisers avec elle. Nous sommes donc très bons amis. Elle m’a promis de
revenir à mon retour et de me jouer ici de la rebazā.
Dans l’après-midi, je travaille à emballer ; j’arrange dans ma chambre
les objets que je laisse et je mets dans les cantines le peu de bagages
que j’emporte.
Je vais, le soir, avec Othman voir Ikhenoukhen, qui vient avec son
frère ; j’apprends que j’ai maigri depuis mon arrivée. C’est le chef des
Azgar qui me fait cette remarque. Je décide Ikhenoukhen à écrire au
général gouverneur de l’Algérie. Ikhenoukhen me dit adieu et me dit que
tout sera facile, faisant allusion probablement à mon voyage à Rhat. Je
dis à Si ’Othman ce qu’il faudrait écrire dans la lettre.