10 septembre.

Dans la matinée, je me rendis avec le Ghadāmsi, ami de ma nation, qui

m’a donné l’inscription latine, pour examiner une pierre sculptée qui

avait été déterrée l’an dernier dans des constructions souterraines tout

près d’une maison nommée Taskô[285], un très ancien bordj qui

appartenait autrefois au gouvernement, mais que Hadj Mohammed Heika a

acheté[286].

Le moudir m’envoie un billet en me priant de lui rapporter de Tripoli 28

bouteilles de liqueurs ; je m’empresserai de ne pas exécuter cette

modeste commission.

Il arrive une nombreuse caravane de Tripoli ; je ne note pas tous les

arrivages de ce côté, j’aurais trop à faire.

Nous avons une nouvelle curieuse. Les Ourghamma sont réellement allés en

expédition. Ils ont attaqué près de Sinaoun la caravane qui avait amené

Hadj Ahmed ou Mohammed, et qui retournait vers Tripoli. Ils ont emmené

les chameaux, mais les gens de Sinaoun sont partis à mehara et ont

rattrapé le _rhezi_ près de son pays ; ils sont tombés sur six

cavaliers, pendant que les autres étaient allés faire boire leurs

chevaux, et ont enlevé tout le butin et, je crois, les selles des

cavaliers.

Journal de route de Henri Duveyrier · 第 198 / 241 题