Dans la matinée, je me rendis avec le Ghadāmsi, ami de ma nation, qui
m’a donné l’inscription latine, pour examiner une pierre sculptée qui
avait été déterrée l’an dernier dans des constructions souterraines tout
près d’une maison nommée Taskô[285], un très ancien bordj qui
appartenait autrefois au gouvernement, mais que Hadj Mohammed Heika a
acheté[286].
Le moudir m’envoie un billet en me priant de lui rapporter de Tripoli 28
bouteilles de liqueurs ; je m’empresserai de ne pas exécuter cette
modeste commission.
Il arrive une nombreuse caravane de Tripoli ; je ne note pas tous les
arrivages de ce côté, j’aurais trop à faire.
Nous avons une nouvelle curieuse. Les Ourghamma sont réellement allés en
expédition. Ils ont attaqué près de Sinaoun la caravane qui avait amené
Hadj Ahmed ou Mohammed, et qui retournait vers Tripoli. Ils ont emmené
les chameaux, mais les gens de Sinaoun sont partis à mehara et ont
rattrapé le _rhezi_ près de son pays ; ils sont tombés sur six
cavaliers, pendant que les autres étaient allés faire boire leurs
chevaux, et ont enlevé tout le butin et, je crois, les selles des
cavaliers.