Après ma leçon de targui, Ihemma me raconte qu’à Tabia il y a une
inscription qu’un Ghadāmsi a copiée et apportée en ville que, l’ayant
montrée aux Touareg, ils n’ont pas pu la lire parce que _nos_ Tefinaghen
ne sont pas tout à fait pareils aux leurs. Ce serait donc une
inscription latine ? Ihemma a été chargé par moi de faire des
recherches.
Il me raconte qu’il y a aux environs des tombeaux des Djohāla[273] où
les Touareg vont dormir lorsqu’ils veulent avoir une inspiration, comme,
par exemple, savoir où un voleur s’est enfui, et que le lendemain, à
leur réveil, les maîtres des tombeaux leur ont dit ce qu’ils
cherchaient.
Aujourd’hui part une petite compagnie de gens du Souf qui emportent des
lettres de moi ; je crois aussi que mes lettres au Consul de Tripoli
partent aujourd’hui.