28 août.

Après ma leçon de targui, Ihemma me raconte qu’à Tabia il y a une

inscription qu’un Ghadāmsi a copiée et apportée en ville que, l’ayant

montrée aux Touareg, ils n’ont pas pu la lire parce que _nos_ Tefinaghen

ne sont pas tout à fait pareils aux leurs. Ce serait donc une

inscription latine ? Ihemma a été chargé par moi de faire des

recherches.

Il me raconte qu’il y a aux environs des tombeaux des Djohāla[273] où

les Touareg vont dormir lorsqu’ils veulent avoir une inspiration, comme,

par exemple, savoir où un voleur s’est enfui, et que le lendemain, à

leur réveil, les maîtres des tombeaux leur ont dit ce qu’ils

cherchaient.

Aujourd’hui part une petite compagnie de gens du Souf qui emportent des

lettres de moi ; je crois aussi que mes lettres au Consul de Tripoli

partent aujourd’hui.

Journal de route de Henri Duveyrier · 第 187 / 241 题