28 juillet.

Avant de partir, je mesure la direction de l’arête de la dune sous

laquelle j’ai dormi ; je la trouve égale à 150° (boussole) ; les grains

de sable sont chassés par le vent de l’est vers l’ouest. Presque au

début de la journée, nous arrivons aux Haouād el Azoūl où nous nous

séparons de la route de Mouï ’Aissa qui reste sur la droite. La

végétation de cet endroit est composée principalement de _drin_, _arta_

et _ārfij_. Nous passons ensuite le puits mort de Mouï el Arneb. Tous

ces puits morts que nous allons rencontrer ne le sont ainsi que

momentanément ; ainsi, dès que les bergers trouvent de bons pâturages

dans un endroit, ils refont le puits le plus voisin et y restent jusqu’à

ce que bon leur semble.

Une bonne marche de la matinée nous amène à Choūchet el Guedhām, puits

de bonne eau, où nous arrivons au moment où on allait abreuver un

troupeau de moutons et de chèvres. Les pasteurs de la tribu des Mesăaba

(celle d’Ahmed) lui laissent choisir le plus bel agneau qu’il peut

trouver et ne veulent pas en recevoir le prix ; ils viennent plus tard

me rendre leurs hommages. Après avoir fait notre provision d’eau, nous

rétrogradons un peu pour venir passer la sieste sous de petites huttes

de broussailles faites probablement par une caravane qui a passé avant

nous. Après une longue sieste, une courte marche nous amène au puits

mort de Mouï er Rebăya el Gueblaoui[221] (par opposition au puits de

même nom qui se trouve entre le Souf et l’Oued-Righ).

Journal de route de Henri Duveyrier · 第 152 / 241 题